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Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01

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MessageSujet: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Ven 15 Mai 2015 - 10:26


Breathe, just breathe ; Feat. Matt Murdock
Lost and insecure; you found me, you found me.


23h37. La nuit est tombée depuis une vie déjà lorsque je regarde l'heure à mon portable. Une voix dans ma tête continue de crier au loup, l'autre se contentant de hausser les épaules avec suffisance, tandis que je laisse mes pieds décider de la destination. « Tu devrais rentrer, maintenant », me souffle-t-on. Pour quoi faire au juste ? Voir Neil malade ? Voir Az' bourré ? Nous sommes tous humains, dans le sens où, nous avons nos faiblesses. Qui ne se tord pas de douleur à un moment donné ? Chuter est normal, pleurer est facile, se débattre plus encore que se laisser sombrer, mais lorsqu'il s'agit de votre roc depuis une dizaine d'années, du seul repère stable qui pourrait vous rester, la pilule est recrachée à la  vite, après avoir manqué de s'étouffer avec.
Pour ma part, la bile âcre prend ma gorge, j'ai l'estomac noué, et c'est avec la ferme intention d'oublier ce soir que j'ai fermé la porte d'entrée. Faire le mur, je ne l'avais encore jamais fait, mais si ça se trouve une habitude prendra naissance ce soir ; mauvaise, dangereuse, stupide. La seule à laquelle j'ai pensé ...
Où aller ? A une heure pareille, c'est une autre New York qui s'éveille, j'en ai bien conscience. J'ai revêtu un jean, un débardeur noir strict, avant de m'emmitoufler dans un sweat sombre à capuche que j'ai rabattu sur un chignon fait à la va vite. Qui portera attention à moi, fringuée telle que je suis ? Des converses au pieds, je serais capable de piquer un sprint ; l'arme dans ma poche, je saurais décoller une oreille si le besoin s'en fait ressentir.

Pourquoi cela se passerait-il mal après tout ? Je ne fais que marcher. Courir. Flâner. Oublier, à ma façon, le temps de quelques heures, grâce à l'adrénaline ; le vieil appareil photo maintenu fermement contre ma poitrine. Ne me jugez pas, vous qui me regardez. J'ai tenté l'alcool à dix sept ans, curieuse, et rien n'a fonctionné. Le goût était amer, la gorge m'a brûlée quelques secondes, et là où certains sont ivres, je me suis contentée de grimacer avant de laisser tomber sans comprendre. Lorsque l'on guérit vite, se bourrer la gueule est une idée saugrenue qui ne marche jamais bien longtemps.
Je finis tout de même par m'arrêter à une intersection, indécise. Central Park, j'ai donné. Times Square ? Pas ce soir. Mais alors peut-être que ? J'ai repris ma route en solitaire ; Broadway s'est étendue à mes pieds comme la mer affamée pourlèche le sable d'or, et c'est avec Hold Me Now de Red dans les oreilles que j'ai remonté l'allée, avant de la redescendre de nouveau. Tout voir. Comprendre. Se perdre dans l'infinité immense, redevenir poussière au yeux des autres. Juste pour quelques heures, cesser d'exister, contempler autrui se mouvoir, changer, évoluer.
Le temps défile encore, je croque le monde de la nuit, et les lumières clignotes dans la ruelle sombre lorsque je comprends enfin que, et bien, à force de déambuler sans regarder la destination, je me suis perdue. Je relève le nez, comprenant sans mal que j'ai dépassé la zone autorisée, mais après tout … Ne suis-je pas là, cette nuit, pour braver les interdits ? Un sourire sur mes lèvres fugace, je continue ma route, inconsciente et sans peur.

Les restaurants de la 9eme avenue pullulent devant mes yeux, et je muselle solidement mon estomac qui se réveille, faisant profil bas, continuant dans ma lancée. Nop, mauvaise idée. Sûrement au yeux des autres ai-je l'air d'un chaton noyé. Je m'en moque pourtant, me voilà en chasse de nouveautés, mes yeux découvrent avec ravissement une contrée sauvage et oubliée faites de guerres de gangs et passement de drogues. Les lumières criardes de Hell's Kitchen me sourient, pourquoi ne pas continuer d'avancer ? Je ne sais plus à quel moment je tourne. Je me fie au plan de New-York gravé dans ma tête, désireuse d'arpenter la 48ème Avenue pour me poser dans le Clinton Community Garden. Peut-être même finirais-je ma soirée au Bare Burger, situé dans la 46ème rue. Je ne sais pas. Je spécule. Jusqu'au moment où un bruit différent me fige, des rires gras, d'imposantes statures, peut-être ou non ivres. La capuche tombe dans mon dos, visage à découvert, je sens la panique monter stupidement. Je tourne subitement dans une impasse sans le savoir encore – je ne regarde pas les panneaux lors de mon mini pique de panique -, mue par un instinct de survie profondément ancré, le pas pressé un peu gauche. Le temps de comprendre que c'est trop tard, là, seule dans une ruelle crade au possible et aux poubelles renversées, une voix nasale me vrille les tympans. Des junkies, des drogués, la pègre, qu'importe et je m'en fiche, toujours est-il que le son se rapproche encore, et me voilà coincée comme une bleue. Un juron étouffé, je me retourne. Déjà je sens mes yeux se fendre, s'adapter à la lumière, ma peau frémir sous mes manches, des écailles naître, ma respiration siffler ... Non ! Focus Eilis. Pense à Allen. Ses entraînements. Les techniques d'auto-défense. Ne rien laisser paraître, rester calme, se concentrer … Maîtriser sa peur, et paradoxalement son rythme cardiaque. Pas de crise d'angoisse maintenant, se serait stupide et mal placé. Il est hors de question que cela se passe ainsi ! Je maîtrise le grondement dans ma gorge, je prends une bouffée d'air saturée d'ordures, me plaçant sur la défensive, tout comme je fige mes muscles au cas où, les mains dans les poches, prête à sauter au besoin, voir sortir le flingue et tirer. Ce n'est pas la première fois que je flinguerais quelqu'un, mais j'aimerais malgré tout autant éviter ... Même si, au moment où les trois affreux entrent dans un faible rayon de lumière, je ne peux que me contenter de grimacer à vomir – ils sentent le sexe sale, la poudre blanche et la pisse à plein nez. Ouaip. Aucun doute. Neil manquera de me tuer lorsque je rentrerais de mon aventure aussi grotesque qu'inconsidérée.

« Allons ma mignonne, on veut juste s'amuser, prends pas peur ! » ronfle celui du milieu avec un sourire torve. S'amuser … hmh. La colère flamboie dans les yeux, au même titre que la révolte et le dégoût. La peur ? Tapie, enfouie sous une masse. Mes doigts caressent mon treizième cadeau d'anniversaire maintes fois remanié, modifié, un petit sourire s'accroche à mes lèvres de gosse stupide qui semble les encourager. Le courage ? Que dalle. Juste l'envie de vivre qui bat furieusement dans mes veines, et la frustration accumulée qui, enfin, se déchaîne. Pas de haine. Juste l'envie de cogner, mordre, griffer, se débattre jusqu'à ce que l’hémoglobine s'échappe pour me tacher. Approche donc, connard. On verra par la suite de qui de nous s'amuse le plus quand je t'aurais refait le nez.


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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Dim 17 Mai 2015 - 14:50


La journée de Matt Murdock se terminait, il avait dit au revoir à Foggy et Karen vers dix neuf heures leur disant qu’il travaillerait sur un cas que Nelson & Murdock venait de prendre en charge. Seul dans son bureau, il étudiait le dossier en effleurant le papier de ses doigts mais au bout d’une heure il estima avoir une assez grande connaissance du dossier et décida de partir pour rentrer chez lui. A la voir dehors comme ça, seul, avec sa canne à arpenter les rues de Hell’s Kitchen seul, on aurait pu voir une proie facile. C’est vrai après tout, un pauvre aveugle qui se retrouve coincé dans une allée avec un groupe de personnes mal intentionnées et l’aveugle avait peu de chance de gagner mais évidemment ils ne pouvaient pas savoir ce qui leur tomberait dessus s’ils essayaient et peut être que ces hypothétiques ‘méchants’, il allait les rencontrer ce soir car Matt Murdock, l’avocat allait chez lui pour se changer et revêtir le costume du démon de Hell’s Kitchen et de laisser parler sa rage et ses poings au service de la justice. Cela sonnait tellement sérieux et sombre, pourtant, personne n’aurait pu imaginer l’avocat qu’il était la journée capable d’avoir de pensées aussi sombres.



Vêtu de son costume rouge, Daredevil était sur les toits d’un immeuble de la ville, les sens en alerte pour mieux entendre les cris de détresse. Il fut alerté par les cris de jeunes femmes. Deux. Suppliant qu’on les laisse tranquille tandis que la petite bande en face se mettait à rire. Matt serra les poings, sortit ses bâtons et sauta du building se raccrochant à des rampes d’escaliers afin d’arriver au sol. Il ne volait pas, mais il était conscient de ce qui l’entourait et avait une certaine agilité. Une fois débarqué derrière les cinq malfrats, les filles qu’il tentait de sauver se mirent à hurler de plus belle, obligeant la petite bande à se tourner vers lui et à commencer à attaquer. Ils n’avaient pas demandé qui il était : ils savaient. Alors il commença à éviter les coups et à en donner, il brisa un bras, fractura le nez à un autre. Bien sûr il se prit quelques coups parce qu’après tout ils étaient cinq mais rien de bien grave il continua de frapper utilisant toutes ses connaissances dignes des plus grands films de kung-fu. Il entendit les battements de cœur des filles et alors que la moitié de ses opposants étaient à terre, il leur intima de partir d’une voix sombre ce qui leur fit sans doute peur mais les poussa à obéir. Pas de merci mais ce n’était pas ce qu’il recherchait. Un grognement derrière lui indiqua qu’un des types étaient encore debout, il entendit le bruit d’un flingue ramassé vite fait sur le sol et Daredevil voltigea de manière à ce que ses pieds rencontre son adversaire avant qu’il ne tire ce qui fit grogner le malfrat de plus belle. Il était le seul encore conscient de la bande, alors il le prit par le col et commença à le frapper plusieurs fois jusqu’à ce qu’il imprime le message «Dégage de ma ville » fit-il d’une voix sinistre «Je te retrouverais si tu recommences… » Et il ne savait pas à quel point il serait capable de le retrouver.



Pas même épuisé par ce petit échauffement, l’homme sans peur se remit en chasse jusqu’à ce qu’il tombe sur ces quelques mots « Allons ma mignonne, on veut juste s'amuser, prends pas peur ! » Etrangement, il n’entendit pas le ou la victime crier, il était assez proche pour distinguer trois petits malins mais leur proie, elle en revanche ne semblait montrer aucun signe de panique ce qui mit le doute à Murdock qui se demanda si ce n’était pas un piège ou quelque chose d’organisé. Il se concentra un peu plus sur la prétendue future victime et tout ce qu’il décela fut des battements contrôlés, tout comme une respiration calme comme si…Comme si rien, il avait rarement vu quelqu’un capable de se maîtriser de la sorte à vrai dire à moins de posséder des super-pouvoirs. Néanmoins, Daredevil ne pouvait rester là sans intervenir tout simplement parce qu’il avait un petit doute sur qui il devait réellement protéger. Il pencha la tête en entendant le bruit familier d’une arme que l’on touchait. Sans plus attendre, il descendit dans la ruelle et ses bâtons prêts pour le combat il rageait de ne pas comprendre qui elle était. ‘Elle’ parce qu’il avait sentit un parfum féminin très léger…Et aussi parce que le fait d’avoir entendu ‘ma mignonne’ un peu plutôt l’avait mis sur la piste mais, hé, il n’était qu’avocat. Il entendit un ‘oh putain’ de la part d’un des junkies, il pouvait sentir la substance qui avait été consommée. Et c’était reparti, un coup de bâton en plein visage sur le premier attaquant le mit à terre, Matt en termina avec lui par un coup de pied en pleine tête. Il vivrait. Les deux autres, ils prirent peur et l’un d’eux sortit une arme et tira sur Matt, la balle ne frôla que son bras mais il grogna et s’en suivit une série de coups habilement assénés. Le dernier à être conscient était contre le mur de l’allée et Matt lui donna un coup final, brutal. A toi, maintenant pensa-t-il en se tournant vers la victime. Son bras lui faisait plus mal que prévu, il saignait et pas seulement de cet endroit. Son nez en avait pris un coup et il ne se souvenait même pas de quand cela était arrivé. «Tu devrais partir…Tu n’as pas besoin de ton arme, je ne te ferais aucun mal mais…Comment as-tu gardé ton calme ? Entraînement militaire ? Tu ne montres aucun signe de panique… »
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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Dim 17 Mai 2015 - 17:54


Breathe, just breathe ; Feat. Matt Murdock
... I'll kill you someday.


Je ne ferme pas les yeux. Comme ce soir là, dans le placard, alors même que maman touchait le sol, une balle fichée entre ses yeux. Je regarde la scène se passer au ralenti, mes sens en éveil, l'adrénaline sature mes veines, mes yeux venant se fendre d'exquises couleurs noir et doré. Sauf que je n'ai plus huit ans. Je ne me cache pas dans un placard. La peur est reléguée à un rang infime où l'attente prend sa place. Ce soir est différent. Après tout, je sais être une petite machine à tuer et, clairement, c'est eux qui vivront un enfer – je sens déjà la colère affluer, et ce n'est qu'une question de secondes avant qu'elle ne se déchaîne. Les tuer ? Je n'en suis pas encore là, mais je pourrais très bien le faire de sang froid, même si c'est un acte qui me répugne. Mais … Non. Les amocher suffisamment pour qu'à l'avenir ils se méfient des filles en sweat me paraît une meilleure option – pas de radicalité extrême ce soir à la Allen.
Pourtant, un bruit étrange vient contrarier mes plans, au moment même où j'amorce un premier mouvement. Je me fige donc de nouveau, mon rythme cardiaque s'accélère, et me voilà plus tendue qu'un string – pardonnez moi l'expression, je n'ai que celle là qui me vient à l'instant – … Avant que l'enfer ne descende du ciel comme par un putain de tour de magie. Et croyez moi lorsque je vous dis que si un jour je croise le magicien responsable de toute cette merde, je l'étranglerais avec ses foulards colorés après lui avoir fait bouffer ses lapins.
Pourquoi tant de haine ? Duh. Simple. Parmi tous les scénarios, plus ou moins sadiques et tordus, qui avaient traversé ma tête en l'espace d'une à deux minute ... c'est le seul que je n'avais pas pris en compte. Je n'avais en effet pas prévu que ce ne soit pas moi qui fasse voler ces petites frappes casse bonbon. Un muscle contracté, une respiration qui se bloque, mes yeux s'écarquillent d'incrédulité lorsque l'être cornu – un alien ?– vêtu de rouge saute du ciel noir où il semblait perché, aidé de bâtons magiques, pour s'empresser de rendre une correction peu enviable aux malfrats.
… Attendez …. Quoi ?! Mais …. What. The Hell. Is That ?!

Je tombe des nues. Ok. Je manque de me casser la gueule sous la surprise, ce qui n'arrange en rien mon humeur – je suis définitivement en rogne. Mais qu'est-ce que ? Mais … Mais qui c'est ce type ? Fucking Christ ! Et mes jouets alors ? Comment je fais pour me défouler maintenant ? Non mais … Mais … … Non mais je rêve. Mais … Maisjevaisletuer ! Mais quoi qui est-ce qu'il se prend, ce type ?! Le bal masqué c'est la semaine prochaine, merde ! ... Sauf si il se rend à une soirée SM, où là, bien évidemment .. Hrm. Passons.
… Hrm. Ok. Je l'avoue. Dans une autre situation, je lui en aurais été reconnaissante. Vraiment. Le problème est que ce n'est plus la mignonne Eilis Archer aux commandes, mais le pilote automatique. Celle qui ne tergiverse pas, implacable, et qui a tendance à réagir dans le quart de seconde qui suit – avant même que le mot « cookie » ne puisse être énoncé … Et le pilote automatique à légèrement tendance à être rancunier en plus d'être territoriale et n'a pas pour habitude qu'un homme vienne l'aider – outre Neil s'entend. Sans compter le fait que je suis désormais inquiète pour cet abruti, même si il semble gérer la situation par la suite. Mais en attendant et bien … Je bug. Error 404, Eilis not found. Mon instinct fini tout de même par me gifler lorsque j'entends une balle siffler – ce son seul réussit à me faire revenir avec violence, me faisant sursauter, puis lâcher un grognement digne de Cerbère – j'aurais été en face du type armé, je l'aurais tué d'un simple mouvement sec.
Je me reprends bien vite néanmoins, la situation est de nouveau analysée par mes neurones et ma partie la plus noire de ma personne se déchaîne en hurlant tous les noms d'oiseaux possibles et inimaginables sous ma boite crânienne. Si jamais vous me demandez, la réponse est non – hors de question que j'aille encore consulter un putain de psy.
Inspirer, expirer. Calme Eilis. Focus. Serrer les dents, serrer les poings, maîtriser ta température corporelle qui doit surchauffer et, surtout … Ne pas étrangler ce gus en collant criard qui vient de sauver ta vie – même si cette dernière n'était pas en danger. Cela partait d'une bonne attention après tout. Tout du moins, c'est ce que je calcule tout en restant aussi immobile qu'hébétée. Bon sang comment … ?

La scène de carnage se termine vite. Je ne regarde pas les dégâts, je sais que les types sont en vie même si méchamment assommés. Tant mieux. Une re-calibration cognitive leur fera peut-être du bien, qui sait ? Pour ma part, je fixe Action Man se retourner vers moi … Et malgré toutes ses bonnes paroles, je ne peux plus maîtriser le peu de calme que je gardais lorsque je vois du sang couler. … Sérieusement ? Non seulement il me pique mes proies, mais en plus il se démerde pour … Mais ARG ! S'en est trop. Je fonds sur lui, avalant les quelques mètre de distance, désormais furieuse, pour, et bien, tout bonnement l'engueuler.
« Non mais, sérieusement ? Etes-vous complètement inconscient où simplement stupide ? Je maîtrisais la situation bordel, et vous auriez pu vous faire tuer ! Non mais regardez dans quel état vous êtes bon sang ! Vous êtes blessé ! Est-ce que cela vous arrive de réfléchir un peu avant d'agir ou bien est-ce que vous vous êtes réveillé un matin en vous disant « aujourd'hui je vais massacrer des vilains » ? Abruti ! Et si vous étiez mort au juste ?! » … En rogne ? Vous avez dit en rogne ? Ah ah ah … le mot est faible. Je me reprends pourtant, malgré mes yeux qui lancent des éclairs - ok, c'est bon, je commets un meurtre juste en le fixant -, à la limite de me pincer le nez pour ne pas m'emporter encore plus. Non. Il n'était pas prévu dans le programme. Pas plus que je pensais devoir utiliser mes dons pour soigner un énergumène gentleman et psychologiquement dérangé.
« Je vous préviens qu'après un coup pareil, vous avez intérêt à me payer un putain de cheese burger ! » Je marmonne, grognant, quelque peu calmée - en apparence seulement malheureusement, avant de tout bonnement, et sans plus de cérémonie, lui ôter son masque d'un geste pour poser mes deux mains libres – mon flingue étant resté sagement dans ma poche – sur ses joues et puiser dans les forces qu'il me reste pour soigner ses blessures. « Ne bougez-pas. » je siffle en le toisant, au moment même où mes yeux commencent à voir trouble et où je sens mon énergie se faire drainer, s'évacuant par mes paumes pour venir chatouiller la peau de Mr Drag Queen. Non mais je vous jure ...

Oui. Pour une première rencontre, ça envoie, c'est sûr. A part ça ... Enchanté, moi c'est Eilis Archer, 19 ans, et concrètement si tu me refais un coup pareil, je te botte le cul jusqu'en Antarctique.


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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Dim 24 Mai 2015 - 21:14


Ce n’était pas la première fois qu’il s’attaquait à des criminels que ce soit des enragés ou des petites frappes comme les trois derniers qu’il venait de fracasser. Ce n’était pas les premiers Os qu’il entendait se briser sous ses coups. Ce n’était pas la première fois que les gens qu’il sauvait ne le remerciait pas mais le fuyait comme si son nom du ‘démon de Hell’s Kitchen’ le suivait toujours. Mais ce qu’il était en train de vivre à cet instant précis ? Ca c’était une première. La voix de la jeune fille était une véritable agression, son cœur s’était mis à battre un peu plus rapidement ce qui traduisait un certain agacement. Il la savait armée alors il resta sur ses gardes, écoutant ses battements avec précision afin de prévoir son comportement, elle ne le remerciait pas mais le traitait de tous les noms et lui disait qu’elle pouvait se débrouiller…Enfin, à ce stade c’était du bruit et il n’écoutait pas vraiment ce qu’elle disait mais elle était vraiment énervée. Il s’adossa contre un mur et se reposa quelques instants, la laissant toujours parler, après tout si cela pouvait lui faire plaisir. Au moins elle se défoulait de façon saine et elle n’était pas dehors à tirer sur les gens. Et oui, il était blessé mais il avait connu bien pire, il ne voyait pas pourquoi elle était en train de s’alarmer. «Tu peux toujours partir » fit-il, un brin amusé par la situation mais elle ne devait pas l’entendre. Il n’arrivait pas à cerner l’attitude de cette fille. Parce que c’était une jeune fille, dans la vingtaine, peut être pas plus de vingt d’ailleurs. Mais avant de descendre pour lui venir en aide il lui avait semblé qu’elle était en parfaite maitrise de son rythme cardiaque et le fait qu’elle possède une arme était alarmant. Puis il se remit à écouter et elle évoqua un cheese burger qu’il devrait lui payer ? Et puis quoi encore ? Elle était une personne singulière pensa-t-il avant de soudainement sentir quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout et qui le prit au dépourvu.



Il se mit à se toucher le visage. Elle avait ôté son masque, le prenant par surprise. Il n’avait pas anticipé ce geste pas plus que celui qui suivit. Elle posa ses mains sur son visage et soudainement…soudainement il ne ressentait plus la douleur dans son bras mais plus alarmant il crû distinguer des formes mais pas comme d’habitude plutôt comme s’il voyait réellement, comme une personne normal. Il vit une poubelle vaguement avant de replonger dans l’obscurité. «Qu’est ce que tu as fait à mes yeux » lança-t-il, inquiet. Il savait qu’elle était en train de le guérir mais il fut perturbé par ce qu’il venait de vivre. «Tu as vu mon visage… » fit-il encore choqué qu’elle ai fait ça. Puis ce fut à son tour de la prendre par surprise en s’emparant de son arme à feu «Qu’est ce que tu fait avec ça ? » Il s’éloigna d’elle, respirant un peu trop fort mais se sentant en pleine forme. C’était à son tour de se sentir complètement en colère mais contrairement à elle, il se maitriserait et n’allait pas lui hurler dessus parce que ça serait vraiment…Bizarre. L’arme de la demoiselle en main il tourna en rond, à croire que s’être fait soigné par une mutante lui avait fait perdre temporairement ses repères. Il réalisa qu’il n’avait toujours pas remis son masque et qu’il était toujours à découvert. Ah ! maintenant elle pourrait dresser un vrai portrait robot à la police si elle le désirait. Il retrouva ses repères et reprit son masque qu’il enfila à nouveau. «Tu ne dois dire à personne… » Il écoutait attentivement les battements de l’inconnue, elle semblait affaiblie d’une certaine manière mais elle était mutante et il n’avait pas eu l’occasion d’en côtoyer des masses et peut être était-ce là quelque chose de normal.



«Besoin d’aide ? » Il fronça les sourcils, décidemment pas prêt à laisser la jeune fille toute seule «Tu as besoin de reprendre des forces ? C’est comme ça que ça fonctionne ? » Il n’attendit pas de réponse de sa part qu’il s’engagea dans quelque chose d’encore plus dingue «Viens avec moi. Et ensuite je…Peu importe ce que tu dois faire, je t’aiderais. Tu as vu ma tête de toute façon alors au point où j’en suis… » Il soupira, insistant encore une fois sur le fait qu’elle avait vu sa tête.
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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Lun 25 Mai 2015 - 16:37


Breathe, just breathe ; Feat. Matt Murdock
Sweet God ... Are you serious ?


Même si Mini Bi' m'avait prévenue que je ferais pareille rencontre, je crois que je lui aurais rit au nez, avant de lui dire d'arrêter le sucre. C'était tellement … Improbable ! Fou ! Stupide ! In-foutrement-croyable ! … Par Odin et sa clique ! Quelle était la probabilité de chance que cela se passe ainsi ? Ah … Ne vous méprenez pas malgré ma surprise ; je suis toujours en colère, même si je m'applique à la maîtriser. Il s'agit plus d'un ras-le-bol qu'autre chose mais … Les faits sont là, comme ce violent sentiment humain qui me broie la poitrine avec autant de force que de confusion. Quelles sont mes cibles me demanderez-vous. Pour le moment, je me contente de m'appuyer contre le mur pour reprendre mon souffle, sans peur aucune - si ce type en avait voulu a ma peau, cela ferait belle lurette que je ne serais plus là pour en parler.
Bon. Ma vue n'est plus acérée, mes oreilles bourdonnent, je tituberais presque avec pathétique. Se calmer. Étouffer le grondement animal qui est sorti de ma gorge, feulement dirigé au départ contre ce type sorti de nulle part qui m'a fichue la frousse. Même si c'était aussi simple … Je n'en serais pas là. Non. Je ferme les yeux, me concentrant sur mon rythme cardiaque. Inspirer, expirer … sentir mes écailles rentrer sous ma peau lentement. Laisser cette envie de me battre se ramasser sur elle-même ; l'étouffer. Planquer cette douleur sourde, cette rancoeur, ce potentiel de destruction massif ... Pense au chocolat Eilis. Ou a ta peluche panda. Ou autre chose d'aussi tordu qui pourrait te détendre - comme, par exemple, la vaisselle rose immonde qu'Azraël achètera sûrement pour les ex-relations d'un soir de Neil. Voilà. Bon plan.
La vérité ? C'est à moi-même que j'en veux, plus qu'aux crétins de ce soir que mon mystérieux acolyte à mis en déroute. Moi et ma couardise, pour ne pas avoir insisté face à Neil et sa connerie profonde qui nous terrassent tous les deux. Moi et ma lâcheté, moi et mon coté absurde. Ma propre faute, mon propre égoïsme … Mes peurs qui se matérialisent. Encore une personne blessée par ma faute, à se demander si je ne les collectionne pas ; et voici le résultat du vote. Conscience : emportée par le remord ; cœur : proche de la crise d'angoisse. Inspirer, expirer. C'est okay, tout est sous contrôle maintenant. C'était des plaies nettes et bien qu'une d'entre elle était profonde, ce n'était pas trop alarmant, pas de quoi tirer sur la sonnette précipitamment. Avec ses conneries, c'est à se demander si au fond je ne serais paranoïaque – mais à vrai dire, voir ses parents mourir sous ses yeux n'aide pas vraiment. C'est là l'une de ces blessures béantes, et bien que le temps ait cicatrisé la plaie extérieure, il est des entailles internes que l'on ne peut recoudre totalement même avec le meilleur fil chirurgical.

Sursaut brutal de conscience, je reviens m'ancrer sur la planète Terre lorsque sa voix vient de nouveau me happer. « Tu as vu mon visage » avait-il dit quelques instants plus tôt avant de chopper mon arme de façon brutale et me demander par la suite ce que je pouvais fiche avec. Je vous avoue qu'avec tout ce cirque et le contre coup, je ressemble à présent plus à une poupée de chiffon qu'autre chose, et mon cerveau a raté la moitié de la conversation. Ce que je faisais avec une arme ... Ah. Simple, Sherlock. C'est au cas où pour me défendre. Certains utilisent la bombe au poivre, moi je suis un tantinet plus radicale, surtout lorsque l'on sait que Roger Rabbit a été modifiée par Rocket en personne. Tout du moins, ça c'est ce que j'aurais répondu en temps normal. Là, je me contente de hausser doucement les épaules – et puis de quoi je me mêle ? Je me reconnecte peu à peu à mes basques, et je maudis le contre coup que je me prends. Si je dormais plus, je n'en serais pas là, mais ceci est une autre histoire.
Il s'éloigne, et je le regarde. Des vagues de colère et d'incompréhension l’entoure, ce qui est parfaitement normal, et je sourirais presque – la situation est tellement absurde ... Mais j'ai fait un boulot acceptable niveau réparation - à se demander pourquoi suis-je tant claquée après si peu d'effort. D'ailleurs ... Pourquoi ai-je soigné cet homme, au juste ? Je ne sais pas. Ou tout du moins, je ne veux pas savoir. Je suis toujours sous le choc – comme dit précédemment, je n'ai aucunement calculé mes gestes à l'avance –  et, et à mesure que je me reprends, je mesure toute l'ampleur de ma stupidité et les conséquences de mes actes inconsidérés. Eilis … sérieusement. A ce stade il faudrait t'assommer. Je secoue la tête pour observer plus minutieusement l'homme qui me fait face. Si je n'étais pas aussi épuisée, je m'excuserais platement, mais … Avant que je n'ai pu ouvrir la bouche pour dire quelque chose de cohérent, je me rends compte de plusieurs choses. La première, c'est qu'il est aveugle – oui je sais, allez vous faire foutre, mon cerveau est en panne ce soir. La seconde est qu'il a toujours mon Rabbit, et la troisième … Merde, Eilis, tu es tombée sur un ninja. Les fous, j'ai l'habitude, ma famille est atypique et complètement cinglée et je sais y faire. Mais les ninjas travestis en rouge flashy, aveugles, suicidaires et certainement récidivistes en revanche … Merde. Cela explique le coût énergétique si élevé malgré si peu de blessures et sa phrase étrange – la première qu'il a pu prononcer à propos de ses yeux et la suite à propos de son visage – dont je me souviens à présent. Mes cellules ont tendance à vouloir sauver le monde sans me demander mon avis, et guérir un aveugle me tuerait sûrement de fatigue à l'heure actuelle. C'est plus d'un cheese que j'ai besoin, mais d'un menu Best Of et d'une grosse dose de sucre. Ceci dit, soyons positif. Grâce à ce type je vais peut-être finalement pouvoir dormir, ce qui est plutôt … bien. Ah. C'est tellement bête que finalement j'en souris.

« Tu ne dois le dire à personne » .. Hein ? Je fronce les sourcils avant de me redresser. De quoi ? Mon escapade ? Aucune chance, je tiens à ma vie.
 « ça ira , mer- » commence-je à lui dire alors que la foudre ne me frappe de nouveau par surprise, au moment même où je vais pour faire un pas. What ? Je cligne des yeux comme une demeurée, incertaine d'avoir entendue correctement. Il voulait, quoi ? .... M'accompa-... Oh mon dieu, ce type était définitivement dingue. Bon d'un autre coté … Hé. Je lui en devais une. Voir même peut-être deux. Le pauvre. Je lui avais tout de même crié dessus et le fait d'avoir vu son visage le rendait catastrophé. Laissez tombez, je lui en devais trois et je crois que j'aurais de toute façon besoin de lui au moins jusqu'à ce que je me nourrisse correctement. Aaah … Neil allait me tuer … Sauf si il était encore occupé lorsque je rentrerais. Hm. Allez Eilis. Montre donc ta générosité habituelle et laisse aller dormir la pétasse du mode automatique.
« ... Je … Je vais bien. » Bien sûr. Je manque juste de me casser la gueule, mais hé. Il y a eu pire. Ma voix est redevenue normale, voir même douce et intimidée – rien à voir avec le Furie d'il y a quelques minutes ; la colère est maîtrisée et renfermée dans sa boite, pour ne pas dire expédiée sur Neptune. Bonjour, moi civilisée - encore un type qui va me croire bipolaire alors que je tente de le rassurer. Je vérifie malgré tout mes dires en me déplaçant, me décollant du mur. ... Bon. Les vertiges sont encore présents mais je tiens sur mes jambes comme une pro, tout est nickel, je peux me remettre à marcher sans risquer de me casser le figure.
« C'est juste … un coup de mou. C'est rien, ça va passer. Il faut juste que je mange … Quelque chose de consistant » Mac Do, je pense. Tu es définitivement pathétique ma vieille.
J'inspire doucement avant de lever les yeux pour le contempler vraiment, avec attention, pour mémoriser le plus de détails possibles. Il porte un costume étrange qui ne laisse aucune place à l'imagination outre son visage de nouveau masqué, et je sens naître en moi des interrogations qui resteront sûrement sans réponses tandis que je m'évertue à rappeler les souvenirs happés à la va vite tels que la texture de sa peau sous mes doigts, ainsi que les traits de son visage – sa bouche tordue de façon adorable, son nez un peu large, sa barbe de trois jours, ses fossettes … Hé. N'allez pas vous imaginer des choses. Je tente juste d'imprimer des détails qui pourraient m'aider à comprendre plus tard quel type d'être peut-il être en somme.

« Je suis désolée. » je lâche ça comme une bombe, subitement, d'une voix fatiguée, un simple souffle. « Pour mon comportement. Vous hurler dessus … C'était inapproprié, même si vous êtes sacrément suicidaire » Je lui souris calmement. Je sais désormais qu'il ne peut pas me voir, mais sûrement peut-il le sentir, en un sens.
« Je ne dirais rien à la police, si c'est ce que vous craignez. Mais … vous êtes mieux sans. » Je parle de son masque. Je m'approche de lui en prenant garde – me casser la gueule maintenant ne ferait pas un bon effet alors que je suis censée être ok – avant de reprendre sur le même ton détaché. « En revanche, j'aimerais bien récupérer Roger Rabbit. Je ne comptais pas m'en servir en tant que tel, juste pour leur foutre la trouille, et mine de rien j'y tiens. De plus, c'est une arme dangereuse entre les mains d'une personne inexpérimentée, vous risqueriez de vous blesser et … Là par contre, je recommencerais à vous râler dessus. » Je plaide mon innocence, doucement, et l'on pourrait presque croire que je me fiche de lui avec mon humour décalé alors que je suis tout à fait sérieuse. Pour tout dire, c'est surtout une arme dangereuse parce que Rocket s'est amusé avec et que je n'ai pas eu le temps de la tester depuis les dernières modifications. Elle pourrait dont très bien en un tir détruire la fondation d'une baraque entière comme tirer des lasers – je n'en ai aucune foutue idée. Ceci mis sur la table, il ne reste que peu de choses à régler ... A savoir, sa proposition. Que faire ? Il ne me semble pas avoir vraiment le choix en fait. Aaah, damned. Je soupire, regardant autour de moi, mémorisant la rue sale et peu recommandable avant d'en revenir à lui.
« Je n'ai pas la foi de vous semer, et vous avez l'air du genre tenace donc … Je suppose que vous allez m'accompagner jusqu'au premier bouiboui que je vais trouver et me surveiller comme un chaperon jusqu'à ce que je mange sagement, que je rentre et que j'oublie tout ça ? » je penche la tête, haussant un sourcil interrogateur. Si ce type a des super pouvoirs, j'espère qu'il est capable d'effacer la mémoire et qu'il courre vite, sinon il est mal barré. Enfin … Il n'a pas l'air méchant. Juste fou. Et gentleman … Et ma curiosité est malheureusement réveillée pour de bon. « Ceci dit, se faire suivre par un ninja rouge, c'est tout de même assez étrange pour que tout le monde vous remarque ici » j'ajoute en souriant pleinement, me fichant ouvertement de lui cette fois-ci. Il pourrait très bien être psychopathe que je me ficherais de lui de la même façon - et comme dit plus haut la situation est déjà tellement absurde qu'un peu plus ou un peu moins ... Il ne me reste plus qu'à lui donner le verdict « Mais pourquoi pas … De toute façon, je vous dois un café alors … Allons-y ? »


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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Mar 2 Juin 2015 - 19:58


Menacer les gens, il savait faire. Il était passé maître dans l’art de menacer de briser des bras ou divers os du corps humain mais ce soir, c’était différent. Oui, il avait besoin de garder son identité secrète mais pas au point de faire peur à une jeune fille. D’ailleurs, il avait du mal à déterminer son âge. La vingtaine mais pas plus sans doute, elle était jeune et petite de taille mais il se sentait un petit peu détraqué à l’heure actuelle. Il laissa la demoiselle raconter je ne sais quoi pour vérifier que ses sens fonctionnaient toujours comme avant. Il pouvait entendre une conversation du haut de la rue, sentir une eau de Cologne assez forte d’un homme qui traversait la rue… Tout fonctionnait comme avant, pas de problème là-dessus. Mais ce que la mutante lui avait fait, le soigner…A ce moment là il aurait juré pouvoir percevoir une poubelle et pas comme d’habitude mais plutôt de manière plus distincte comme avant de perdre la vue, des ombres et puis plus rien. Du coup, il se sentait désorienté plus que jamais mais il n’avait pas perdu le nord et avait remis son masque. Il bougea son bras qui s’était pris une balle et ne grimaçait plus de douleur même s’il avait connu bien pire et avait déjà été dans l’incapacité de bouger plus que ça. Et maintenant, cette fille l’avait aidé – pas sauvé, il ne faut pas exagérer – et il ne pouvait décemment pas la laisser seule. D’autant plus qu’elle n’était plus en train de lui hurler dessus et il ne comprenait pas ce changement, elle n’avait pas peur, il avait compris ça mais maintenant elle cherchait à le rassurer, à s’excuser…Le contrecoup ? C’était bien son jour de chance, d’habitude, il filait loin de la scène où il avait joué le justicier pour passer à autre chose mais là il était en quelque sorte coincé. Du moins c’est ce qu’il se disait. Non, il ne lui devait pas la vie mais elle avait risqué la sienne pour lui alors la laisser là était hors de question. En plus il avait tellement de question.



«Pas de problème » fit-il lorsqu’elle s’excusa de lui avoir hurlé dessus. Matt Murdock était une personne qui parlait, plaisantait et pouvait être charmant mais Daredevil, c’était une autre histoire. Il parlait peu, d’une voix un peu grave dans le but d’intimider les autres et avait surtout pour habitude d’intimider. En gros, il laissait parler son démon intérieur mais là, ce soir, c’était différent. Elle avait vu Matt et même si elle était en train de lui assurer qu’elle ne dirait rien à la police, il devait s’assurer de cette promesse et s’adoucir un peu plus. Il pouvait le faire. Juste pour s’assurer qu’elle ne dirait rien, allez Matt. Il pencha la tête en l’écoutant. Elle avait une jolie voix. Même si elle parlait beaucoup. Et il n’en comprenait pas la moitié. Tiens, Roger Rabbit par exemple…Est-ce qu’elle avait donné un nom à son flingue ? Il tenait toujours l’arme à feu dans ses mains et il n’aimait pas vraiment ça. Non, Matt, lui se servait de ses mains et pas de ces engins qui l’avaient souvent pris pour cible. Il n’avait jamais tiré avec une arme à feu et ne le ferait jamais. «Pourquoi je devrais te le rendre ? Qui me dit que tu n’avais pas prévu quelque chose ce soir ? » Il écouta les battements de la demoiselle qui demeurait calme, peut être dû à sa fatigue. Il ne pouvait pas risquer d’avoir une folle dangereuse dans son quartier. Imaginez qu’il la laisse partir avec son arme et qu’elle entre dans un fast food pour descendre toutes les personnes se trouvant en travers de son chemin… Non, il ne pouvait pas laisser faire ça, pas tant qu’il aurait cerné la personne. Et pour le moment il avait du mal. Mais l’occasion se présenta : elle avait besoin de reprendre des forces, de manger et quelque chose de consistent apparemment et il s’était proposé mais un problème de taille se posait : son costume. Il ne pouvait décemment pas entrer dans un fast food vêtu comme ça, non. Mais il ne voulait pas la laisser comme ça non plus. Alors il soupira et posa les mains sur ses hanches. «Tu.. Va venir chez moi. Je te l’ai prouvé je ne te veux aucun mal. Je veux aider. » Il lui donna son adresse , il n’arrivait pas à croire qu’il était en train de le faire mais pourtant... «Je t’attendrais là-bas et je prends ton arme, pour être sûr. » Sans plus de cérémonie, et toujours en ayant parlé le moins possible alors qu’il avait tenté de se montrer gentil et sociable, il fila en grimpant les échelles sur les côtés des immeubles avec une agilité déconcertante.




Qu’est ce que tu fait au juste, Matt ? pensa-t-il alors qu’il rentrait chez lui. Il retira son costume et enfila quelque chose de plus normal comme un pantalon de jogging mais ayant omis de mettre un tshirt. Il avait posé l’arme sur sa table et attendait, debout au milieu de son salon que la mystérieuse inconnue n’arrive. Il pencha la tête en entendant des bruits de pas et son odeur, celle de la fille approcher ainsi que de la nourriture – il espérait secrètement qu’elle en ai apporté assez pour deux – «Je ne savais pas si tu viendrais. » Il posa les mains sur ses hanches «Je suppose que c’est mieux sans le…Comment avait-tu dit…’Ninja rouge’ ? » Il eu un léger sourire «J’ai des questions pour toi, si tu le veux bien. » Il était en train de jouer au gentil, sociable Matthew Murdock. Et pourtant, il ne se forçait pas. «Je suppose que tu auras des questions pour moi mais…Je me garde le droit de ne pas répondre à certaines questions. Disons que je m’accorde deux Jokers ? » un autre sourire tandis qu’il se déplaçait dans son appartement pour aller jusqu’à la cuisine et attraper une bière dans le réfrigérateur.
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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Mer 3 Juin 2015 - 23:33



Breathe, just breathe ; Feat. Matt Murdock
Sweet God ... Are you serious ?


Et ma plongée dans le terrier du lapin continue sans que je ne puisse comprendre d'avantage. Mais une fois qu'on y est … Où se trouve la potion qui fait rapetisser ?
« Deux doubles coca en prime, je vous prie. » la femme acquiesce et prend ma commande, avant d'aller s'activer à sa préparation. Ce que j'apprécie présentement, c'est qu'elle me parle pas de mon air déterré, ni me fait de remarque sur le fait que je salope tout son sol avec mes fringues trempées. Certainement en a t-elle vu d'autres, des filles paumées dans mon genre, avec une dégaine similaire qui viennent de se prendre la saucée du siècle. Je regarde le petit fast-food d'un air songeur sans même tenter d'étreindre ma tignasse qui goutte, me remémorant les derniers événements en date. J'essaie juste de forcer mon cerveau à rester le plus actif possible. Lorsque j'aurais mangé – le fait d'être mouillée ne me dérange pas tant que ça -, ça ira mieux, mais en attendant …
« Pourquoi je devrais te le rendre ? Qui me dit que tu n’avais pas prévu quelque chose ce soir ? » La voix du type me revient en mémoire et je grimace. Il n'était pas stupide, mais avais-je tant eu l'air d'une tueuse en série ? Je veux dire, merde, j'aurais voulu le tuer que se serait déjà fait. Je n'avais vu que le contempler avec surprise, avant de grogner intérieurement. Si il y avait bien un truc auquel je tenais c'était mon flingue : autant que mon appareil photo toujours caché contre ma poitrine, sous mon sweat, mais je me répète. Il avait connu la guerre, il avait connu Attilan et il venait de mon époque d'origine … Sans compter sur la valeur sentimentale. Je secoue la tête avant qu'un mince sourire ne vienne tordre mes traits défaits. Ce type est fou, duh. Complètement et irrévocablement … Serait-ce là le chapelier ?

Je me reprends quand la femme me tend ma commande volumineuse. Il y a à manger pour trois à quatre personnes. Pourquoi autant ? Je ne sais pas. J'ai pris plusieurs trucs, parfois en double, j'avais envie de goûter divers mets, laissant de coté tout ce qui était piquant – je n'aime pas lorsque c'est trop épicé. Je compose le mon code de carte bleue à l'abri des regards, avant de prendre un sachet de potatoes à la main, le reste de ma bouffe empaquetée dans l'autre, et m'en aller comme je suis venue, calmement, lentement, laissant derrière moi des traînées d'eau immondes ... à la différence que j'ai désormais la bouche occupée par de la patate brûlante.
«Tu.. Va venir chez moi. Je te l’ai prouvé je ne te veux aucun mal. Je veux aider. » avait-il dit avant de disparaître comme il était venu, me laissant en plan, choquée et … Merde. Putain de fou psychopathe. Il m'avait eu. Tu aurais du partir en courant petite fille, et non pas jouer comme tu le faisais présentement. Il m'avait fallut dix minutes pour me reprendre correctement, au moment même où l'orage avait éclaté, venu d'on ne savait où. Pas question de courir se mettre à l'abri : je devais encore me traîner jusqu'à un bouiboui de bouffe et repartir pour une destination inconnue … La pluie avait fait son œuvre. J'avais simplement caché au mieux mon appareil photo avant de me remettre piteusement en chemin. Jusqu'à maintenant.
Quel croisement fallait-il prendre au juste ? Ah, ce qu'on ne ferait pas pour reprendre son objet fétiche … Même si je l'aurais sûrement fait sans qu'il ne m'emprunte mon bien, ce qui, en soit, était bien pire que l'actuelle situation. Je regarde le nom des rues, continuant mon trajet sous la flotte qui m'appaise – je suis une gosse complètement étrange et folle, je sais. Heureusement, se repérer dans N-Y est facile, et je trouve rapidement l'immeuble étrange. Est-ce vraiment là où est-il du genre à jouer ? Quoi qu'il m'avait l'air étrangement honnête, pour un type en rogne qui massacre des crétins. Je monte les escaliers en observant le moindre détail, avant d'atteindre le bon pallier et m'arrêter devant la porte, indécise. Est-ce que je dois frapper ? Je ferme les yeux pour écouter les bruits, mais c'est le silence qui me répond. Fort bien … Tu as bu la potion et pris la clé, à toi de t'en servir pour ouvrir la porte du pays des merveilles.

C'est timidement que ma main se pose sur la poignée et qu'elle la tord en poussant la porte. Le noir règne dans l'appartement, mais est-ce là si surprenant lorsque l'on est aveugle ? Je sens ma propre vue se changer et s'habituer, laissant ma mutation agir, mes pupilles se fendant comme celle des chats et des lézards. Nyctalopie. Vision nocturne.
« Je ne savais pas si tu viendrais. » Je manque un bête sursaut en entendant sa voix, et je tourne la tête pour pouvoir apercevoir l'inconnu planté au milieu du salon, sans son masque et … Torse nu. Je manque d'en lâcher mon large sac suintant de flotte sous la surprise et mon traître de cœur inutile et stupide manque un battement. Mes lèvres elles-mêmes étouffent un juron miniature face à cette attaque qui me fait en prime rougir. Ninja rouge … Je déteste ce type, c'est un fait .
« Il faut croire que je suis là. » je souffle en réponse, d'une voix un peu rauque – effet du froid que je n'ai pas vraiment senti jusqu'à présent. Eilis Archer, reprend toi ! Il est chez lui, il peut bien se balader à poil si il le souhaite. C'est toi l'intruse ici, n'oublie pas ça.
Je détourne le regard par pudeur, le temps de me reprendre – encore –, mon attention se portant sur la table et … oh. Roger Rabbit y est mis en évidence, ce qui me fait froncer un sourcil. Ce type … Qui est-ce à la fin ?
L'homme, rebaptisé Le Ninja Traitre pour le moment, reprend la parole, et je me reconcentre sur lui en ignorant royalement sa demi-nudité. Il semble bien plus cordiale que tout à l'heure, à se demander si il n'aurait pas pris une poutre sur le crâne – le recalibration cognitive peut provoquer ce genre de choses. A moins qu'il ne soit en train de répéter un rôle, mais qu'en puis-je savoir ?
« Deux jockers ? » Ma bouche se fend d'une moue malgré moi, et je sens un sourire pointer le bout de son nez. Sur quoi me suis-je embarquée au juste ? Pas comme si je n'étais plus méfiante, juste que … Merde². « J'ai intérêt de bien choisir mes questions. » je rétorque, un brin joueuse. Heureusement que j'ai du temps à tuer … A quelle heure je dois rentrer déjà ? Avant cinq heure ? … On verra bien.

Je finis par rentrer totalement dans l'appartement et refermer la porte derrière moi – rester sur le pallier n'est plus d'actualité à présent. Non. Je furète, j'observe son lieu de vie tandis que Monsieur-Le-Ninja (-Traitre) va se prendre une bière. Je me déplace jusqu'à la table, faisant attention à faire le moins de pas possible pour ne pas mouiller son sol – il pourrait glisser et se faire mal – mais pas pour reprendre mon arme. Non. Je le contemple, cet engin de mort, avant de tout simplement poser mon sac e bouffe à coté. « J'ai … pris de quoi manger. Je ne sais pas ce que vous … Tu … Aimais, donc … j'ai pris un peu de tout, sauf de l'épicé, et j'ai veillé à ce que cela reste tiède. » Je hausse les épaules. Cette phrase sonne … bizarre. Mais au point où l'on en est … Autant le tutoyer. Pour tout dire, contrôler sa température corporelle peut aider sur ce sujet – même si j'avoue avoir préféré gardé la bouffe au chaud plutôt que ma petite personne. D'où mes lèvres un peu bleues.A ce propos … « Aurais-tu, par hasard, une serviette ? Je suis désolée d'abuser de la sorte, mais … je suis trempée. Et je n'ai pas envie que tu glisses bêtement sur le sol alors que je t'ai remis sur pieds … Et non, cette question ne supportera aucun joker. A toi d'en poser. » Léger sourire, là, je me fiche de lui. Mais qu'y puis-je ? Me voilà désormais assise dans le jardin, une tasse de thé à la main, tandis que l'heure s'est arrêté. Un sucre ou deux ? Faites donc comme il vous plaira, monsieur le chapelier.


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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Ven 12 Juin 2015 - 15:15



Bien qu’il ait assuré à la mutante qu’il ne lui ferait aucun mal, il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle vienne d’elle-même. Certes, elle avait mis un peu de temps mais en sentant la nourriture, il avait compris qu’elle avait fait un arrêt sur le chemin. Mais franchement, il trouvait cette fille complètement inconsciente. Non, il ne lui voulait aucun mal, au contraire, mais qu’est ce qui lui prouvait qu’il n’était pas dangereux voir même plus que les ordures qui avaient essayé de l’attaquer dans la ruelle ? Rien. Alors, oui, Matt était un peu curieux au sujet de cette fille et il y avait tellement de choses qu’il désirait lui demander. Bon, allez Matt, tu as promis d’être charmant et aimable pour qu’elle ne prenne pas la fuite et n’aille faire un rapport à la police. Matt Murdock n’était pas un homme désagréable, remettons les choses à leur place, il était juste un peu compliqué et torturé sur les bords, un brin cinglé selon Foggy parce que d’après lui qui se balade la nuit en costume pour régler leur compte aux criminels ? Mais bon, son ami avait accepté la situation. Et Foggy était souvent celui qui demandait à Matt de jouer à l’aveugle charmant, l’être blessé n’ayant plus la vue pour obtenir certaines faveurs. Mais Matt était gentil de nature, juste…Méfiant sur les bords, avec tout ce qui s’était passé, pouvait-on vraiment lui en vouloir ? Comme cette fille qu’il avait invité chez lui, il n’arrivait pas vraiment à la cerner totalement. Résumons les faits : elle se balade dans la rue, armée, mais prétends que ce n’est que pour se défendre. Pourtant lorsqu’elle était sur le point de se faire attaquer, son rythme cardiaque était étrangement calme et elle ne semblait pas sous l’emprise de la panique et là il en aurait conclut qu’elle avait un genre d’entraînement militaire, peut être un père qui lui aurait appris à se défendre. Mais…Petit détail qui avait son importance : elle était mutante, ce qui expliquerait sans doute que son rythme cardiaque soit différent, ou pas, il n’était pas expert en mutant mais elle avait des pouvoirs et sans doute était-elle en mesure de se défendre. Tant de questions…



Il eu un léger sourire à l’évocation des Jokers et du fait qu’elle allait bien choisir ses questions. En vérité il savait déjà les questions qu’elle pourrait lui poser : Son nom. Depuis quand est-il aveugle et sans doute s’il aimerait voir à nouveau. En général, cette dernière question revenait souvent et il pouvait comprendre pourquoi. C’était comme demander à quelqu’un en fauteuil roulant s’il voulait marcher à nouveau. «Tu peux choisir d’avoir des jokers aussi si tu veux.. » fit-il en souriant légèrement tandis qu’elle se décidait à enfin approcher un peu plus et à entrer complètement dans l’appartement. L’odeur de la nourriture qu’elle avait apporté était tentante, il avait faim et en plus elle n’avait rien pris d’épicé – pas la peine de le dire, il l’aurait senti si ça avait été le cas – mais alors qu’elle posait la nourriture sur la table, près du flingue, il se concentra sur ses battements, voulant savoir si elle n’allait pas attraper l’arme et lui tirer dessus mais visiblement, non. Il commençait à se détendre un peu. «Tu sembles aller mieux que dans l’allée… » Il posa les mains sur la table et fit un signe de tête «Non, merci, je n’ai pas faim » menteur. Il aurait bien pris un morceau de ce qu’elle avait ramené mais il restait sur la défensive. Ce n’est que quelques secondes avant qu’elle ne lui demande une serviette qu’il entendit les gouttes tomber sur son plancher. Comment avait-il pu louper cela, il n’entendait que çà à présent. Les gouttes et la jeune fille qui était en train de grelotter. Il fit un signe de tête et s’en alla du côté de la salle de bain pour attraper une serviette et fit un crochet par sa chambre pour prendre une de ses chemise. Une fois revenu dans la salle à manger, il déposa le tout devant elle «Tu peux te changer, je ne verrais rien » il souriait, faisait le malin. «Et tu n’abuses pas, je suis désolé de ne pas l’avoir remarqué plus tôt…J’avais d’autres choses à vérifier avant » certes, cette phrase était terriblement vague quand on y réfléchissait bien mais c’était voulu. ‘Oui, mes autres sens étaient occupés, je n’ai pas entendu les goûtes tomber.’



Et soudain « Oh » lâcha-t-il en sentant un courant d’air frais sur son torse. Il était torse-nu et ne s’en était pas rendu compte. Retour vers la chambre où il enfila rapidement un sweat shirt avant de revenir. «Donc. Questions… » un nouveau sourire, sincère. Il ne voulait pas l’effrayer ou passer pour un flic «Je…Ton nom ? Et… » il laissa sa phrase en suspens un instant, réfléchissant à sa question, pas franchement prioritaire mais qui le tracassait un peu et il ne put s’empêcher de demander «Je suis aveugle mais quand tu m’a guérit…J’ai vu, brièvement, mais j’ai vu… C’est ton pouvoir, de guérir les gens ? Ou est-ce qu’il y a plus ? »

Son estomac traître se mit à gargouiller. Il avait faim et l'odeur alléchante était bien trop tentante
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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Dim 14 Juin 2015 - 23:38



Breathe, just breathe ; Feat. Matt Murdock
You're a ninja, I'm a monster, Nice to meet you ?


A vrai dire … Je ne sais toujours pas ce que je fiche ici, mais je suis déterminée à en apprendre plus sur ce type qui m'intrigue un peu trop. Il faut dire que se faire sauver de la sorte ne fait pas partie de mes habitudes, pas plus que d'aller chez des inconnus qui, de toute évidence, pourraient me séquestrer par la suite. Au point où j'en suis de toute façon … Certains appelleront ça de l'inconscience, grand bien leur fasse. La vérité c'est que … Je n'ai pas peur. Il ne me paraît pas dangereux, pour moi toujours et … Bon sang. En y repensant j'ai vraiment manqué de l'emplâtrer. Je le jauge, attendant toutefois sa réaction. Il a l'air surpris de me voir, ce qui me convainc un peu plus malgré ma méfiance naturelle, qu'il ne me fera pas de mal. Pas que je n'ai pas pris ses propos au sérieux tout à l'heure, mais si je croyais tout ce que les gens me racontent, la terre serait encore une planète plate.
« Tu peux choisir d’avoir des jokers aussi si tu veux.. » dit-il, me ramenant sur terre. Encore heureux, je manque de m'exclamer. Mais à la place, je hoche la tête, bien que je sache qu'il ne peut pas me voir. Nous verrons bien. Tout dépendra des questions, et si il pense qu'elles seront banales, il se fourre le doigt dans l'oeil. Après tout … Un prénom est ce qui nous représente vraiment, mais nous pouvons le cacher, le voiler, le désavouer. Nous pouvons mentir, comme nous pouvons tricher sur notre âge. Un prénom se mérite. Lorsqu'il s'agit de parler de nous-même en revanche, lorsque nous devons parler de notre véritable identité, celle-la même reliée à nos goûts … C'est une autre histoire. On ne peut prétendre aimer le chocolat lorsque c'est faux, car je ne me contenterais pas d'une phrase aussi simple. Non. Je lui demanderais d'expliquer ce qui fait que le chocolat est si spécial pour lui. La sensation sur la langue, l'onctuosité … ? Chocolat noir et amer ou plus sucré et au lait ? Avec des morceaux de noisettes ? Nos goûts nous définissent plus que notre âge, car ils ne sont pas forcément commun à tous. Chaque raison est particulière … Et intime. Et lui qui est apparemment aveugle devrait même bien mieux s'y retrouver puisque ses autres sens devraient être plus développés que les ceux des humains lambda, un peu comme les miens … Même si moi je triche.

Je me contente de hausser les épaules à la suite, sans rien dire. Ce n'est pas véritablement que je vais mieux, c'est juste que j'ai mangé un cornet de potatoes en entier en moins de deux minutes, histoire de ne plus avoir la tête qui tourne. Mais c'est loin d'être suffisant, et même si je guéris bien plus vite que la moyenne il me faut tout mon self contrôle pour ne pas sauter sur toute cette bouffe présentement. Je veux dire, je suis bien élevée, pour ce genre de choses toujours, même si manger gras avec les doigts c'est sacrément fun. Je fronce les sourcils quand il me dit que lui n'a pas faim. Est-ce la la vérité ? A se demander comment il fait. Il est plutôt musclé et – quoi ? Il est torse nu, excusez-moi de voir clairement sa musculature… focus Eilis, tu n'es pas une ado pré-pubère –, moi, après un exercice pareil et le choc occasionné, j'ai tendance à crever de faim. Peut-être est-il au régime ? A moins qu'il ne soit végétarien ? Je n'ai pas pensé à ça en ramenant à manger toujours, merde. Enfin quelque part, si il n'a pas faim, cela m'en fera plus pour moi … même si m'attriste un peu. Je le regarde enfin filer dans sa chambre – je le suppose – sans trop chercher à bouger, simplement car je ne suis pas chez moi. Tout ce que je me permets de faire pendant sa courte absence, c'est prendre mon arme pour la ranger dans mon sac. On ne doit pas laisser traîner ce genre de choses. Neil a toujours très strict avec ça lorsque j'étais môme, et c'est une habitude que j'ai rapidement prise lorsque j'en ai eu une. Une arme se doit être rangée. Une arme. Pour ce qui est de ses tasses à thé vides que je retrouvais partout, c'est une autre histoire.
Je cligne des yeux lorsque je le vois revenir avec … oh ! Une … Une chemise ? … A lui ? Merde. Évidemment, abrutie. Me voilà à rougir, je le sens. « Merci ... » je murmure, un peu confuse. Une chemise … J'adore les chemises, surtout pour dormir – il n'y a plus de petits lapins blancs sur mes pyjamas depuis longtemps, sauf ceux d'hiver, mais là aussi c'est un secret que je garde précieusement. D'ailleurs c'est très stupide et très gamin mais si il y a bien un truc qui me rassure au plus haut point, c'est de dormir dans une chemise de Neil, simplement car elle porte son odeur. Et croyez moi que lorsque vous êtes une gosse insomniaque qui cauchemarde énormément c'est bien pratique, surtout lorsque vous n'avez plus l'âge de venir dans la chambre de votre père (de cœur) pour venir vous blottir contre lui. Cela n'a peut être l'air de rien pour lui, mais pour moi ce geste à une certaine symbolique … Enfin je suis tordue, mais ce geste me touche, bien avant de tilter que … well, wait Sherlock. Je vais me retrouver à moitié nue devant lui ? Et bien heureusement qu'il est plus grand et large que moi, la chemise m'arrivera sûrement à mi-cuisse. J'enlève d'ailleurs mon sweat avant de me mettre à sécher activement ma tignasse tandis qu'il fait son malin – et je hausse les yeux au ciel malgré mon sourire amusé.
Définitivement ce type n'est pas net et souffre sûrement d'un dédoublement de la personnalité. Fort heureusement, il finit par se rendre compte qu'il est torse nu et repart de nouveau dans sa chambre. Hallelujah ! J'en profite pour enlever mon t-shirt, nouer la serviette au dessus de ma poitrine et me sécher le buste, avant d'enlever chaussures / chaussettes et pantalon d'un geste rapide – être mutante pouvait parfois se révéler utile. Lorsqu'il revient, je suis occupée à refermée la chemise sur mon soutient-gorge. Hé. Qu'il soit aveugle ou non ne change rien au fait qu'une fille a besoin d'un peu d'intimité par moment – et puis vu la façon dont il se battait, il aurait très bien pu faire semblant et être en réalité un pervers.

Je repasse un coup de serviette sur mes jambes avant de poser le tissus gorgé d'eau de façon à l'étendre correctement sur le dossier d'une chaise. Mes vêtements, je les pose sur le radiateur, et si mes cheveux gouttent encore, c'est comme si je sortais de la douche : ils sécheront rapidement à partir du moment où je pourrais ré-augmenter ma température corporelle une fois que mon ventre sera remplit.
«Donc. Questions… » Je me tourne vers lui, intriguée. Ca y'est. Le jeu commence, nous pouvons enfin nous envoyer les tasses de thé à la figure, et j'attrape le sac de bouffe énorme pour en sortir le contenu. Il va me falloir des forces, pour rester concentrée et lucide, et de toute façon … J'ai faim.
«Je…Ton nom ? Et…  Je suis aveugle mais quand tu m’as guérit…J’ai vu, brièvement, mais j’ai vu… C’est ton pouvoir, de guérir les gens ? Ou est-ce qu’il y a plus ? »
Je reste silencieuse, le temps de réfléchir à ce que je peux bien lui dire, mais son estomac fait des siennes et je me stoppe net dans mon mouvement pour lui lancer un coup d'oeil. … Pas faim, avait-il déclaré, sûr de lui. … oui. Bien sûr. Et mes fesses, c'est du poulet ? Are you take me for a couillon ?
Mais au lieu d'être en colère, je ne fais que soupirer lourdement avant de sourire. « Je suppose qu'il faut être honnête à ce jeu, n'est-ce pas ? Les hommes et leur fierté stupide, je connais suffisamment donc … Si tu as faim, manges. Ce n'est pas empoisonné, je n'ai pas craché dedans non plus, et si ça peut te convaincre, ça vient de l'épicerie qui se trouve à coté. Ne m'oblige pas à te nourrir à la cuiller comme je le ferais avec un gosse de cinq ans qui refuse de manger simplement parce qu'il boude. Je n'ai plus la force de me battre pour des bêtises pareilles ce soir. » Je lance, simplement, un brin taquine, même si entre nous l'image est fort plaisante. Je vous jure. Je pourrais presque rouler des yeux. A se demander qui est l'adulte ici … Et ça me fait rire, au fond. Je prends d'ailleurs un sandwich, n'importe lequel, que je déballe avant de le lui fourrer dans les mains histoire qu'il ne puisse pas répliquer. Je répète l'opération mais pour moi cette fois-ci, et je mords dans mon mets à pleine dent avant de lui donner mes réponses.
« Un prénom … se mérite. » Je commence, d'une voix douce, une fois la première bouchée avalée. « Je ne peux pas te l'offrir maintenant, se serait trop facile. D'ailleurs, je ne veux pas savoir le tien pour le moment. » Je souris. L'appeler « le ninja » dans ma tête est suffisant, et bien plus drôle. Je mords dans mon sandwich une seconde fois, savourant le goût du fromage allié à la viande avant de reprendre. « Pour mes ... pouvoirs … duh. Oui, en partie. Je … Je n'ai pas fait exprès. Je suis désolée si cela t'a déstabilisé, je … Je ne savais pas que tu étais aveugle. J'ai agis instinctivement, je n'ai pas réfléchit. J'étais tellement en colère en même temps … Quelle idée de débarquer comme ça ! Tu aurais très bien pu te faire tuer. » Je secoue la tête, moitié exaspérée, moitié … De nouveau en colère. Mais je me maîtrise cette fois, et je muselle très rapidement cette partie de moi-même. Ce type est tout bonnement impossible je crois bien. Eilis, ou l'art et la manière de rencontrer des personnes improbables dans des lieux infréquentables.
« En réalité … Je peux, entre autre, régénérer mes cellules. » Je reprends, avant de laisser planer un petit blanc. « Enfin, ce n'est pas quelque chose que je contrôle, c'est automatique. La dernière fois j'ai eu le bras gauche comme qui dirait sectionné – enfin volatilisé serait plus juste - et … Il a ... repoussé. C'est un don assez fatiguant, surtout que je peux le … l'utiliser sur autrui par le biais du toucher … Comme tu as pu le voir. Enfin, sentir. Bref ... A la base, je voulais juste que tes blessures cicatrisent … Et ma volonté a du affecter tes yeux, ce qui explique pourquoi je suis autant vidée maintenant. » Je me tais, fixant mon sandwich en grimaçant, le laissant digérer la nouvelle et le fait que son invitée surprise soit un petit monstre ambulant. Je n'aime pas vraiment parler de mes pouvoirs. A vrai dire, j'ai toujours du mal avec le fait d'être … Différente. Car même si j'adule Sleipnir, Eve, Cha', Dylan et Allen, et bien que Neil m'accepte telle que je suis … Si je n'étais pas un membre de sa famille, il aurait déjà tenté de m’éradiquer – je le sais bien, et je ne lui en veux pas.

Je m'arrête un temps de nouveau, juste histoire de prendre une des quatre boissons XXL et y introduire la paille puis poser mes lèvres et aspirer le liquide sucré. Je la vide au quart, avant de finir mon sandwich en quelques bouchées. « J'en ai d'autre, mais … Ce n'est pas quelque chose dont je discute aisément avec un ninja inconnu. » Je souris doucement, tentant un peu d'humour pour cacher mon malaise. Ce n'est pas quelque chose dont je parle régulièrement avec les gens que je croise, d'ailleurs habituellement les gens je les évite. Non. Je détourne la tête, observant son appartement. Il manque de lumière à mon goût mais, hé, c'est la nuit après tout, et si je n'étais pas nyctalope je me cognerais sûrement pas mal dans les coins - même si il y en a peu. « Tu en as posé trois donc … A mon tour. » J'attrape de nouveau un sandwich. J'y ai déjà réfléchit, et il temps que je pose mes propres conditions à tout ceci.
« Premièrement, j'aimerais connaître ta saison préférée, avec les raisons de ton choix. » Je penche la tête, il n'y a rien de plus facile. Je commence en douceur, même si c'est une question capitale pour la suite. « Ensuite, je souhaiterais que tu me donnes le premier mot qui te passe par la tête, et que tu m'expliques ce qu'il représente pour toi. Enfin ... » La encore, ce n'est pas sorcier, même si c'est important à mes yeux. Mais ce qui arrive en fin de liste l'est bien plus encore. Petit temps d'arrêt d'ailleurs, et lui même doit sentir mon sourire derrière mon sérieux alors même que je reprends enfin, mettant fin au supplice. « Ta couleur préférée. Je veux la connaître. Et comme pour les précédentes questions, je veux que tu m'expliques ta réponse. … En fait … J'aimerais que tu me justifies toutes les interrogations à venir … Et ne me sors pas que tu n'as pas de couleur favorite simplement parce que tu es aveugle. Se serait un odieux mensonge. Après tout … tu es l'une des rares personnes à véritablement pouvoir le voir, ce monde qui est le nôtre, et c'est là ma dernière condition pour ce soir si tu veux que je te laisse tranquille. Apprends moi ... à voir. » Mes yeux luisent dans la nuit tandis que je le fixe, un brin de malice dansant dans mes iris. Sur la table, les cartes sont posées. De chaque coté, des tasses brisées, et la théière qui passe de main en main sans jamais sembler s'arrêter. Mais plus que cette scène pittoresque, c'est une question qui taraude les joueurs. Qui des deux protagonistes abattra l'as de cœur ?




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MessageSujet: Re: Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01   Jeu 2 Juil 2015 - 18:52



Il avait un tas de questions et devait se retenir pour ne pas tout balancer en même temps. Il se devait de rester cool et garder sa part de mystère lui-même bien qu’elle ai tout ruiné en à peine deux minutes dans l’allée un peu plus tôt en lui retirant son masque. Il n’en revenait toujours pas d’ailleurs, qui faisait ce genre de choses ? Voir un mec en démolir trois autres avant de décider d’aller lui retirer son masque ? Et s’il avait été un maniaque ? Elle n’y avait sûrement pas pensé à ça. Tout comme lui se sentait stupide d’avoir laissé cet événement se produire, certes, il avait mal au moment où elle était passée à l’action et ses reproches hurlés contre lui l’avaient achevé et empêché de se concentrer pleinement mais il l’avait vu foncer vers lui rapidement mais n’avait pas pensé un seul instant qu’elle puisse faire cela. Pouf, identité envolée. Enfin, pas tant que ça…Et c’est là qu’il était en conflit avec lui-même : devait-il lui révéler qui il était ? Son vrai prénom ? Il en jugerait plus tard après qu’il ait appris à la connaître. Mais elle ne semblait pas vouloir lui faciliter la tâche, ça aurait aidé de connaître son nom mais voilà qu’elle était décidée à l’engueuler une fois de plus. Oui, il avait faim. Non, il n’était pas méfiant juste un peu…Idiot, elle avait raison sur ce point. Il eu un léger sourire tandis qu’il l’écoutait débiter sur la bêtise des hommes ou un truc dans le genre. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle savait ce qu’elle voulait et qu’elle ne se gênait pas pour dire ce qu’elle pensait réellement, ça promettait des échanges disons sympathiques avec un Matt qui hésitait sur la marche à suivre : Devait-il considérer cela comme un interrogatoire ? Sachant qu’il n’avait sans doute plus aucune crédibilité niveau intimidation depuis qu’elle avait vu son visage. De plus, elle devait savoir qu’elle ne risquait rien ici parce qu’après tout, c’est elle qui avait les cartes en main, elle en savait plus sur lui que lui sur elle. Elle lui fourra un sandwich dans les mains et cela le tira de ses pensées un moment. Il n’hésita plus une seconde et avala un morceau sans se faire prier. Puis il stoppa net son repas lorsque celle-ci refusa de lui donner son nom – oui, il avait pris cela comme un refus – mais, pire encore, elle ne voulait pas connaître le sien pour le moment…C’était louche, très louche ou alors elle qui clamait haut et fort que c’était lui le malade dans cette histoire tenait des discours plus qu’étranges. Il ne savait pas à quel jeu elle jouait mais il semblait être impossible pour Matt de sortir de cette partie. «Un nom est un nom…Pourquoi c’est si difficile ? » Il aurait pu jouer au type intimidant et menacer de lui briser quelque chose si elle ne lui donnait pas son nom mais franchement il ne s’en sentait tout simplement pas capable et puis c’était sans doute un simple jeu sans aucune conséquence. Alors, ok. Pensa-t-il.



Mais si elle ne voulait pas donner son prénom, elle fut beaucoup plus bavarde sur le sujet de ses pouvoirs. Elle s’excusa de l’avoir un peu déstabilisé avec son don, il fit un geste de la main pour lui faire comprendre que ce n’était pas grave tout en continuant de l’écouter. Mais pourquoi était-elle si en colère qu’il soit intervenu dans la ruelle ? Il l’avait simplement sauvée en quoi était-ce insensé. Elle semblait s’inquiéter pour lui, elle l’avait déjà dit plusieurs fois mais elle semblait avoir peur qu’il ne se fasse tuer ce qui était fou étant donné qu’ils ne se connaissaient même pas. «En quoi ça te gêne si j’interviens et m’occupe de sales types ? Je ne demande pas à être soigné même si, oui, je suis reconnaissant mais si tu m’as jugé imprudent tu as été pire que ça…Te balader avec un flingue et t’exposer ainsi, sur ta condition de mutante ? Pas très malin. » Sur ce, il écouta la suite de ses explications et ne pu que hausser les sourcils lorsqu’elle évoqua de manière plutôt nonchalante qu’elle avait perdu un bras, une fois mais que, pas de soucis, il avait repoussé. C’était peut être normal pour elle mais pour lui, c’était inédit ce genre d’histoires. Il avait envie de lui demander comment c’était arrivé mais n’en fit rien. Il ne savait pas s’il voulait savoir dans quel genre de pétrin il s’était fourré en sauvant cette fille même si en y repensant elle n’aurait vraiment pas eu besoin de lui au final. «Je ne pense pas l’avoir dit mais…Merci » fit-il en haussant les épaules. Il ne savait pas s’il l’avait remerciée avant mais maintenant c’était fait. Oui il était reconnaissant mais une part de lui avait envie de lui dire qu’il avait connu bien pire que cette nuit, mais passons. «Tu comptais mes questions ? » lança-t-il soudainement amusé, avec un vrai sourire de sa part tandis qu’il mordait dans son sandwich à moitié fini qu’il posa sur la table. «C’était une question en plusieurs parties… » Mais il n’insista pas et était prêt à écouter ce qu’elle voulait lui demander et là il n’allait pas être déçu du voyage.



«Quoi ? » Il fut surpris, ça c’est le moins que l’on puisse dire. Il laissa échapper un petit rire avant de réaliser… Qu’elle était parfaitement sérieuse. Elle voulait savoir des choses sans importance et il ne voyait pas l’intérêt.


«Ma saison préférée ? Que…Quel intérêt franchement… » il poussa un soupir, mais elle semblait tellement y tenir et puis s’il voulait continuer à lui poser des questions il devait sans doute jouer le jeu. Un nouveau soupir et in s’enfonça dans sa chaise «Je suppose que j’aime bien l’hiver…Pourquoi, je ne sais pas, sans doute parce que tout le monde préfère le printemps ou l’été mais ça ne me réussit pas parce qu’il y a les allergies et les gens qui transpirent et quand on peut sentir comme moi, c’est désagréable. » Il marqua une pause «Je suis désolé de ne pas être un poète. » un léger sourire tandis qu’il réfléchissait déjà à la réponse de sa deuxième – étrange -  demande.  Mais elle lui demandait de ne pas trop réfléchir, bon sang il avait l’impression de consulter une psychiatre. Sans réfléchir il balança un mot «Démon. » Il avait failli opter pour justice mais celui qu’il avait prononcé avait tellement plus de sens pour lui «Je le sens en moi, le démon. C’est ce que ma grand-mère disait que les hommes de la famille avaient le démon en eux… » Il haussa les épaules «Je ne suis pas en train de dire que je suis possédé, c’est une façon de parler, enfin, je crois…Et aussi parce que je vais à l’église, les conversations avec le prêtre sur le sujet me restent dans la tête. Sur la question du bien et du mal c’est… » il haussa les épaules «…C’est inintéressant. »  Mais pourtant il venait de se livrer pour la première fois depuis qu’ils étaient assis autour de cette table. Est-ce qu’elle avait secrètement le pouvoir de faire parler ? Hmmm. La dernière question était encore une fois singulière…Il fronça les sourcils avant de sourire « Le rouge, j’imagine. Mon père était boxeur et il portait du rouge et je sais que mon costume est rouge donc ça devrait être ma couleur préférée. » Il secoua la tête «C’est plus compliqué que ce que tu crois, je ne vois pas l’importance de la couleur parce que je ne peux plus les voir donc je ne peux pas te donner d’autre réponse que celle que je viens de te donner, tant pis si ça ne te convient pas.  Je perçois les choses…Je sais quand tu fait un geste de la tête, je sais que tu as rangé ton arme parce qu’elle n’est plus sur la table… C’est mais je ne peux pas voir des photos ou la télévision.  C’est…Complexe. »
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Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01

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