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“Un véritable ami vous poignarde en face.” | ft. Neil Archer

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MARVEL EVOLUTION REBORN



MessageSujet: Re: “Un véritable ami vous poignarde en face.” | ft. Neil Archer   Jeu 3 Sep 2015 - 11:24


 

Un véritable ami vous poignarde en face

 
Aucun problème, je vais t'en coller une en face, tu vas voir !

  On ne peut pas dire que j'avais été particulièrement ravi lorsque Billy m'avait annoncé qu'il devait sortir dans la soirée. Il ne m'avait pas dit grand chose, hormis qu'il allait voir un ami qui, d'après lui, n'allait pas très bien. Si seulement j'avais su à quel point était "pas très bien", et dans quel état j'allais récupérer mon homme, je l'aurais attaché au radiateur, fermé la porte à clefs et donner ces dernières à manger à Ammy plutôt que de le laisser y aller ! Enfin...

Assis devant la télévision, la chienne à moitié couchée sur les genoux, je zappais sans réelle conviction. Comme d'habitude -et à plus forte raison quand j'étais seul- le salon était aussi bien éclairé qu'un arbre de Noël. Je ne vous raconte pas le montant de mes factures d'électricité à chaque fin de mois, heureusement que j'étais loin d'être dans le besoin. Finalement, j'arrêtai mon choix sur un vieux film français. Un petit tour dans les options, et hop ! En Français. La langue de Molière me manquait parfois plus que je ne le laissais paraître. Et puis quelle hérésie de regarder un film dans une autre langue que celle d'origine, de toute façon ! Les sous-titres, ce n'est pas pour les chiens, hein. Désolé, Ammy, ce n'est pas contre toi.

A propos d'Ammy, justement. La chienne dressa subitement les oreilles en relevant la tête, museau tourné vers les fenêtres qui donnaient sur la rue. Elle se mit à agiter la queue et chouiner, avant de sauter au sol pour venir poser les pattes sur le rebord d'un fenêtre, geignant et aboyant un peu. Je fronçai les sourcils, perplexe. D'habitude, elle ne s'agitait comme ça que lorsque Billy passait en bas pour rentrer, mais elle avait vite fait de filer l'attendre bien sagement devant la porte. Or, là, elle ne voulait pas décrocher de devant la vitre. Je posai la télécommande sur la table basse, et vint jeter un coup d'oeil à mon tour.
Un taxi était arrêté juste devant l'immeuble, et à l'intérieur je pouvais distinguer deux silhouettes, sur la banquette arrière. Bon... Eh bien quitte à passer pour le petit ami exclusif et casse-bonbons, tant pis hein, j'allais descendre. J'enfilai le vieux sweat noir que je mettais généralement pour sortir la chienne, et sortis donc, Ammy sur les talons.

... Dites-moi que je rêve. Excusez-moi, quelqu'un pour m'expliquer pourquoi Billy -mon Billy- ressemblait presque trait pour trait à un Picasso ? Qu'est-ce qui s'était passé, bon sang ? Sainte Marie Mère de Dieu, retenez-moi ou je sens que je vais devenir violent... Quoique. Trop tard. Mon poing semblait être parti tout seul se coller dans la mâchoire du type qui accompagnait mon homme. Honnêtement, je m'étais sûrement fait plus mal que je ne lui en avais fait, mais au moins, ça défoulait. Secouant un peu ma main quelque peu endolorie, je me mis à pester, tandis que ma chienne observait la scène sans broncher, assise à un mètre de là.

- Je sais pas ce qu'il s'est passé, mais si c'est de ta faute ce massacre, tu mériterais que je t'en mette une autre ! Oh et puis tu sais quoi ? Même si c'est pas toi de qui l'a mis dans cet état-là, c'est que t'as pas su le tenir à l'abri, espèce de... Raah, bordel de merde ! Y a des jours où on ferait mieux de rester couchés ! terminai-je en Français, avant d'aller le plus délicatement possible soutenir Billy, et l'entraîner vers l'intérieur. Je vais appeler un médecin, et je ne veux pas t'entendre protester, ce n'est absolument pas négociable.

 
.SHADOW
 
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MessageSujet: Re: “Un véritable ami vous poignarde en face.” | ft. Neil Archer   Ven 4 Sep 2015 - 1:15




“Un véritable ami vous

poignarde en face.”

- Oscar Wilde



Aucun gémissement, aucune plainte ne s’échappa des lèvres de Billy lorsque Neil l’installa dans le taxi. Il était déjà bien aimable de faire un minimum attention à lui et de réquisitionner un taxi, alors il n’allait pas en rajouter une couche. Quoi ? Le mutant se comportait un peu comme s’il avait mérité ce qu’il lui arrivait. Il répondait quand cela était nécessaire, mais il tentait de garder la douleur pour lui. Il l’écouta, les yeux clos. Ses yeux le brûlaient, d’ailleurs, comme s’il avait trop pleurer. Sans parler de celui qui devait être noir, gonflait, qu’il peinait à ouvrir et qui le lançait quand il le fermait. Un léger rictus apparut sur ses lèvres, invisible. Le dire à Rick ? Lui avouer qu’en plus d’être une erreur temporel, il était un monstre ? Qu’il avait tué, qu’il tuait, qu’il tuerait encore ? Oui, il était un monstre, et s’il s’assumait en tant que tel (il ne descendait que ceux qui l’avaient mérité), il n’assumerait pas que Rick pense cela de lui. Il ne supporterait pas. C’était profondément égoïste, certes, mais…

Il rouvrit légèrement son œil le moins abîmé. Hum ? Si Allen était en danger ? Etait-il possible que Billy se sente encore plus mal qu’à présent ? Oui, et c’était chose faite. Vraiment, ces deux-là (Neil et Allen) allaient le tuer. Entre Allen qui quittait la confrérie, et qui était loin d’être au meilleur de sa forme, et Neil qui était… Pire qu’une loque et qui manquait de le tuer. Le taxi s’était arrêté devant la pâtisserie. Il pouvait toujours s’enfuir avant de répondre à la question. Billy lâcha un soupire sifflant ; il ne pouvait de toute façon pas descendre. Et Rick ? Il allait lui envoyer un sms… Mais avant il devait répondre.

« Je crois que le vrai danger pour Allen, c’est lui-même. Je le fais surveiller, l’air de rien, je veille sur lui, la Confrérie n’a pas encore chercher à l’attraper alors… Je ne sais pas. »

Le véritable danger pour Allen, c’était lui-même. Comme pour Neil, apparemment ; leurs démons intérieurs les rongeaient. Ah non, pardon ; actuellement, le danger pour Neil ce n’était pas lui-même, mais Rick, qui venait d’ouvrir la portière du taxi et balancer son poing dans la mâchoire de Neil. Et toc. Bien fait pour toi. Il n’eut le temps de rien dire – son fiancé s’emportant légèrement, mais il n’allait pas râler au contraire – qu’une fois que Rick eu terminé de parler, il l’aida à sortir du taxi et à remonter vers l’appartement. Il n’eut même pas le temps – ni la force – de faire un signe à Neil. Et encore moins de se tourner pour voir. Il resta muet, hochant doucement la tête même s’il ne voulait pas qu’on appelle de médecin. La réaction de Rick était tout à fait légitime, et il avait l’impression de rentré défoncé après une soirée arrosée. A la différence qu’il n’avait rien bu.

Le plus difficile fut de monter les escaliers. Il cru même qu’il allait mourir en chemin, qu’il n’allait jamais arriver en haut, plutôt retomber jusqu’en bas et terminer d’être cassé de partout… Il persévérer, pourtant. Toujours en silence. Beaucoup trop appuyé sur Rick à son goût. A vrai dire, les seuls bruits qu’il faisait était, parfois, quelques gémissements qu’il ne parvenait pas à retenir – et Dieu seul savait à quel point il se contenait, pour ne pas exploser à côté de Rick. Se montrer plus fort qu’il ne l’était, en toute circonstance, que ce soit pour rassurer son fiancé, ou pour lui éviter de s’inquiéter. Quand ils arrivèrent enfin à l’appartement, il alla s’échouer sur le canapé. Il ne se relèverait pas – pas seul, du moins – et observa un point fixe. Oh, il pouvait rester muet longtemps. Ce n’était pas contre Rick, il refoulait les larmes de douleurs qui voulaient perler à ses yeux ; ce fut heureusement le moment que choisit le français pour appeler le médecin. Il se sentait pathétique. Il voulait juste se blottir contre Richard, et dormir jusqu’à être rétabli.

« Rick, je… » Les paroles de Neil lui était revenu en mémoire. Il voulait bien faire preuve de bonne volonté, il voulait bien lui dire, mais il était lâche, avait peur des conséquences. Pourtant, il voyait bien ce que le secret avait fait à ses amis. Il esquissa un léger sourire. « Je t’aime. Je suis désolé, je pensais pas que Neil… Hm… Merci d’être là. Toujours… »

Le médecin ne mit pas longtemps à arriver et Billy se tendit, légèrement. Bon Dieu, il avait horreur de ça – on le déshabille, on le palpe, allez-y vous gênez surtout pas, profitez-en bien hein… Il resta muet durant toute la durée de l’examen, ne répondant que faiblement aux questions, lançant des regards à Rick lorsqu’il dû expliquer ce qui s’était passé. Lorsque le médecin se releva, le résultat était loin d’être glorieux ;

« Hm. Il n’a pas fait semblant, hein… Nous avons donc l’épaule droite déboîtée, deux côtes fêlées et une brisées, juste ici. De multiple contusions un peu partout, et il est ouvert à de nombreux endroits au visage, mais rien de bien grave. Juste, faire attention autour de sa bouche ainsi qu’à l’ecchymose périorbitaire. Et… Je crois que j’ai fait le tour. Il faudra un petit mois pour qu’il se remette. En attendant, tâchez de le maintenir… Au calme. »

S’ensuivit des moments que Billy préférait oublier – tant pour son égo que pour la douleur – où on le… Lava. Oui oui. Avec un gant. Ammy semblait d’ailleurs l’observer avec l’air de dire : « Je suis contente que ça soit pas moi à ta place, même si j’aime le canapé », et il ne cessa alors de la regarder le temps qu’on lui bande le torse, qu’on lui immobilise le bras, qu’on désinfecte ses plaies… La totale quoi. Lorsque le médecin les quitta enfin, Billy posa les yeux sur Rick. Bordel qu’il avait honte. Il pinça doucement ses lèvres, et essuya rapidement son œil « valide » et humide, en prenant une grande inspiration. La fatigue. Il tendit la main pour attraper celle de Rick, s’excusant encore, et ils ne tardèrent pas à aller au lit.

Le lendemain, Billy eu la bonne surprise de trouver la poche de médicament que, vraisemblablement, Rick avait été chercher à la pharmacie. Enfin, surprise… Il se demandait surtout si Rick était en colère. Légitimement, il aurait pu l’être. Billy préféra faire profil bas, ne pas poser la question. Et s’il ne parlait que peu, son cerveau tournait à plein régime. Le fait d’avoir été mis dans cet état par l’un de ses plus proches amis (il était fier du coup de son homme, d’ailleurs) lui avait fait prendre conscience qu’il n’était pas si invulnérable que ça. Et qu’un autre ne lui aurait pas laissé sa chance de s’en sortir vivant. Et que réduit à cet état… Déjà, il ne pouvait pas tirer mais, en plus, on lui interdisait de trop bouger. L’horreur. Qu’un ennemi de Void le trouve, et il était fini. Alors, il devait…

Il laissa Rick s’occuper de lui. Les bandages, les vêtements… C’était presque humiliant, rabaissant, mais soit… Heureusement que c’était Rick. Il pesait le pour, le contre : mais, pire que tout, il avait peur de se faire jeter. Malgré tout, en fin de matinée, il prit son courage à deux mains. Il avait prévu plus romantique. Des roses, des bougies, son plus beau costume. Ses deux bras. Voilà bien un an qu’il avait prévu tout ça, et que ses plans étaient réduits à néant. Le mutant passa son bras autour de la taille du français, et le serra contre lui un instant.

« Rick... Tu te souviens de ce que tu m'avais demandé de te promettre, le jour où je suis revenu, après la Purge ? Tu m'as demandé de te promettre de ne plus disparaître, et je t'ai répondu que je n'étais pas en mesure de te promettre une telle chose, mais que je te promettais d'essayer... Hier, j’ai bien cru, que j’allais faillir à cette promesse. Mais je voulais que tu saches que… Aujourd'hui, ça n'a pas changé, mais je voulais te promettre que, quoi qu'il arrive, je te protègerai, toujours. Et je vais t'aimer jusqu'à la fin de ma vie. Alors... »

Billy lâcha ses mains, et posa un genou à terre, légèrement anxieux. Il plongea son regard dans celui de son petit-ami en sortant un petit écrin d'une de ses poches.

« Richard, est-ce que tu veux bien m'épouser ? »







HRP.
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