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No matter where you are

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MARVEL EVOLUTION REBORN



MessageSujet: No matter where you are   Ven 5 Juin 2015 - 14:31
... Bon, ok, je l'avoue, j'ai craqué. Là. Contents ? C'EST TA FAUTE BILLY. SACHE LE.
Voici donc une sorte de mini fic étrange se situant quelque part dans le futur, dans un univers parallèle, et vous remarquerez que je me suis amusée à changer certaines dates pour que cela reste ... Cohérent. Oui. Je triche. Et alors ?

Petit point Chronologique :
Eilis (l'actuelle gosse de 19 ans), est retournée dans son époque d'origine en 2016, alors qu'elle soufflait les bougies de son vingtième anniversaire en faisait un voeu bien stupide : que la famille de son époque soit heureuse et qu'elle puisse les revoir un jour.

Il faut pourtant toujours se méfier de ce que l'on souhaite, car au moment même où la dernière bougie s'est éteinte, attaque flash dans sa face et ... Bonjour le retour en 2025, une semaine après sa disparition d'époque.
Seulement ce n'est pas aussi simple que l'on pourrait le croire. En effet, elle n'a pas fait le retour à son époque toute seule ... Et ma fic se passe 8 ans plus tard.                 
Autres détails à noter : le Mini Billy Willcotts a 7 ans dans cette fanfic (:face:).

Si vous souhaitez que vos personnages apparaissent, si vous avez des commentaires, suggestions ou des idées foireuses pour la suite, mpottez bibi 8D ! ♥️
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MessageSujet: Re: No matter where you are   Ven 5 Juin 2015 - 14:46


No matter where you are
CHAPITRE 1; I'm not a « regular » mom'. I'm a « cool » mom'.

« I will stay by you, even if we fall »

C'était un samedi matin comme un autre,
un de ceux ayant le goût des rires,
le soleil illuminait le ciel,
l'air embaumait le chèvrefeuille.


Le soleil entre dans la chambre spacieuse, sournoisement, ses rayons venant éclairer la pièce claire avec tendresse, avant de progresser peu à peu jusqu'à atteindre et couvrir la simple carcasse de baleine échouée et emmêlée dans l'enchevêtrement de draps et couettes. Un soupire, des sourcils qui se froncent, et voilà que le visage de l'endormie se fige dans un rictus peu enviable, sa bouche laissant échapper un grognement bougon encore incohérent pour l'heure. Quel est le con ayant décrété que la belle au bois dormant devait se réveiller un jour ?
Je sens la chaleur caresser ma peau avec traitrise, la lumière venir peu à peu éblouir mes yeux fermés, et je grogne pour de bon en tentant vainement de m'extraire au réveil qui s'annonce. Encore 5 minutes, ose-je penser, tout en bougeant légèrement pour enfoncer ma tête hirsute dans le coussin.  Il doit être, quoi … 8H55 ? … Hmpf. Définitivement trop tôt, et je n'ai pas besoin de me redresser pour fusiller le réveil et le soleil du regard.
A la place, je me recale paresseusement dans mon palais fait d'édredon et de plumes d'oies, rabattant d'un geste mou et oisif les tissus sur ma bouille qui porte encore les stigmates d'une nuit trop courte, m'enfouissant ainsi complètement dans cet antre chaud et moelleux. Mhm. Voilà … CA, c'est le paradis. Un sourire satisfait s'affiche sur mes lèvres, et je vais pour m'assoupir de nouveau lorsque, soudain, j'entends de légers bruits de pas dans le couloir. Non. Non, non, non. Nooooooooooooooooon, gémis-je au fond de moi-même. Ce n'est pas possible. Pas déjà! Si ? … Et merde. Adieu tranquillité, adieu sommeil. Tout du moins, c'est là ce que semble signifier le frôlement des doigts du pitchou sur la porte un peu grinçante de ma chambre, porte qui s'entre-ouvre tout doucement au moment même où j'ouvre les yeux péniblement pour de bon.
Nan. Définitivement pas moyen, hurle un coin de ma conscience.

Je sens le petit être observer la pièce avec minutie, vérifiant que l'endroit est sans danger, tandis que je me fige totalement sous mes draps, priant pour qu'un petit miracle apparaisse histoire de pouvoir grappiller quelques minutes salvatrices de sommeil supplémentaires ... Mais comme tout un chacun le sait, c'est perdu d'avance. Morphée, je te déteste.
- Maman ? chuchote d'ailleurs la voix fluette que je ne connais que trop bien. Nop, râle une nouvelle fois ma conscience. A l'heure actuelle je suis un grizzly et si l'on te demande, tu as été adopté à la SPA. Quoi ?! Ne me jugez pas. Il n'est pas encore 9h00, je suis donc encore une jeune femme respectable sans enfants et sans ennuis aucun avec la justice, même si, comme tout un chacun le sait, cela ne va pas durer longtemps, malheureusement pour moi ... Car évidemment, le trouble-fête n'est pas seul – qu'est-ce que je disais ?
En effet, j'ai beau être planquée telle une sioux invisible dans la plaine à bison sous une montagne de couvertures, mon odorat parvient encore à reconnaître la bonne – que dis-je, merveilleuse ! - odeur de pâtisserie que le petit cowboy trimbale avec lui. Remerde !, s'exclame la partie la moins noble de ma personne – la plus folle aussi, à ne pas en douter. Pas moyen, lutte, chuchote t-elle à mon oreille – et elle a raison, nous sommes Samedi, bordel.
Ouais, Samedi. Mais allez donc dire ça à mon tortionnaire qui entre finalement pleinement dans la pièce – je l'entends et je sens l'odeur délicieuse des gâteaux se rapprocher. « Maaaaamaaaan ! » reprend t-il d'ailleurs sans une once de pitié, toujours à voix basse. Si je fais la morte, peut-être s'en ira t-il ? … Quoi ?! On a bien le droit de rêver, non ? Je suis de toute façon déterminée à ne pas bouger d'un putain de iota même si mon ventre est à deux doigts de se manifester – le sale traître. Le confort contre de la bouffe ? Je vous laisse prendre les paris sur cette lutte acharnée, néanmoins sachez que la vile fainéantise est de la partie – et qu'elle mène actuellement. Pour autant, le petit garnement ne semble pas se démonter non plus par mon manque évident de réactivité.  Non. C'est qu'il en a, dans sa petite caboche. Je le sens s'approcher encore jusqu'à atteindre le bord du lit (de mon coté) et observer le tas informe et monstrueux que forme sa mère lâchement cachée pour échapper à ses devoirs. Pour un peu, je pourrais même le sentir sourire – le sale gosse.

- … Maaaamaaaan? chantonne-t-il à présent, alors que je suis occupée à ne pas me mettre à sourire comme une abrutie face à sa détermination. « Allez … J'sais bien que tu dors pas. »
Damned ! Je me mords la lèvre pour ne pas rire. Pourtant, je ne bouge toujours pas, désormais curieuse de savoir ce qu'il me réserve – oui, je suis masochiste, et mon ventre commence sérieusement à me menacer d'émettre de bruyantes contestations en réponse à ce plan abjecte de mère indigne – qui l'assume néanmoins parfaitement.
- … Je t'ai vu bouger, tu sais ? reprend t-il après un petit temps de silence. Bein tiens. Et quand je te prie ? Maman sioux est plus silencieuse que la marmotte qui hiberne en ce moment même. D'ailleurs en parlant de silence … De nouveau, plus rien. Je tends l'oreille, désormais méfiante, pour chercher à savoir ce qu'il fait à présent. Il est toujours là, je le sais – je le sens, mais je suis curieuse de savoir quelle idée va t-il pouvoir mettre en pratique.
- … Et en plus, j'ai des cookies, lance t-il soudainement, ce qui manque de me faire sursauter, sa voix baissant d'un octave avec cette intonation de gangster complice qui cherche à vous refourguer au plus haut prix de la came - comme si cette information là était capitale, top-secrète et précieuse. Merde ! Non ! Pas ça ! … Saloperie. Maudit petit-je-sais-tout ! Faites des gosses qu'ils disaient … Dictateur ! Et forcément, juste après l'énonciation du mot-qu'il-ne-faut-jamais-prononcer, il fallait que toi – oui, toi, estomac inutile de Hobbit famélique – tu te mettes à grogner, révélant donc ma position à l'ennemi …
Tir en C4, porte avion touché.

Sauf que, évidemment, ce n'est jamais drôle de mettre du désordre tout seul. Il avait donc bien fallut accompagner la résonance parfaite de la septième symphonie de Beethoven (mon ventre qui quémande sa ration de bouffe, donc) avec le son aigu, honteux, outrageux et indigne d'une noble aristocrate que ma gorge s'était permise de glapir sans permission. Des fucking cookies !
C5, porte avion coulé. Houston vous baissez dans mon estime.
Ma partie folle me faisait désormais la gueule – la faute à qui ? Des cookies bordel ! Des C-o-o-k-i-e-s ! Quel être saint d'esprit résistait à ça ? – mais au final ... je m'en tapais pas mal. Après tout, n'étais-je pas, dixit mon fils, une princesse seulement du lundi au vendredi ? Exactement. Le week-end Cendrillon aimait, de temps à autre, se revêtir de nouveau de ses vieilles fripes élimées pour aller se pieuter tranquille, tout cela pour pouvoir ronfler sans que Mr Charmant ne vienne lui casser les joyeuses. Même si Cendrillon n'avait pas prévu dans son plan infaillible d'avoir un adorable bambin.
Enfin … Pour en revenir à notre histoire principale … Je m'étais faite avoir comme une bleue. Et je pouvais désormais l'entendre se bidonner, comme le petit monstre qu'il était et que j'aimais tant. Soupirant, malgré mon sourire, et grognant pour la forme, je finis tout de même par ouvrir les couettes histoire d'offrir mon visage défait aux yeux rieurs et emplit de malice de mon adorable fils de sept ans.
- Wow. Tu fais peur maman, ose-t-il me narguer en posant ses cookies sur la table de chevet. Avais-je dis adorable ? J'ai du me tromper de qualificatif.
- Jaaaack … C'est pas humain, tu le sais, ça ? Je réponds en couinant lamentablement, me redressant quelque peu et virant une partie des draps. Lui se contente de hausser les épaules, réprimant de nouveau un éclat de rire. Le bougre. Le plus difficile dans ces moments, c'est que je ne peux même pas faire mine d'être fâchée – il respire trop la joie de vivre pour que cela paraisse crédible. Cependant, je peux malgré tout me venger d'une autre manière, bien plus puérile et méprisante encore. Ainsi, alors même qu'il baisse sa garde en se pensant victorieux, je l'attrape soudainement pour le tirer à moi, sur le lit, avant de le coincer par la suite et, sans efforts, le chatouiller.
Oui, je sais. Je suis une mère totalement indigne, flemmarde et tyrannique, et j'assume pleinement, parfaitement, à 100 %, tous les jours.
- Maaaamaaaaan ! » hurle désormais le petit gremlins entre deux éclats de rire « Niaaan ! Tu triches ! » Ouaip'. Et ce n'est pas pour autant que je m'arrête.
- Tu m'as réveillée avant que la petite aiguille soit sur le neuf, petite anguille, et tu savais parfaitement quels risques tu allais encourir par la suite. Ma voix claque, sans remords aucun, alors qu'il se débat de plus belle pour échapper à la torture. Bon courage petit mousse !
- C'pas vrai ! Il est 9h07 maintenant ! Hoquette t-il en me défiant, tentant de montrer mon réveil matin de la main. ... Crap. Il a raison ! Je secoue la tête avant de le lâcher avec un soupir. Adieu belle grasse matinée; il est à présent l'heure pour la belle et jeune mère célibataire d'assumer sa progéniture et de museler sa partie d'ours grognon. Je me redresse tout à fait avant de m'étirer, le laissant pendant ce temps reprendre son souffle, avant de sentir ses yeux bleus magnifiques sur moi de nouveau.          
- Hmmm ?
- … 'Jour Maman, me sourit-il avec sa bouille de petit ange, le souffle encore un peu court. Owww … Vous ai-je déjà dit que ce gosse était impossible ? Comment résister à un tel potentiel de destruction massive ? Ce n'était définitivement pas compris dans la boite de livraison, ni même marqué sur la notice, et je ne peux que lui sourire tendrement en retour avant de l'attraper pour un gros câlin, mon petit coeur fondant comme un marshmallow positionné au dessus d'un feu de bois.
- Bonjour bébé, je murmure, enfouissant mon visage dans ses cheveux bruns. Son odeur a quelqu'un chose de rassurant et de familier et je ne sais plus m'en passer. Heureusement pour moi, il aime encore les câlins matinaux, et je sais que j'ai énormément de chance à ce niveau. Là où certains petits mecs de son âge commencent tout juste à repousser leurs mères pour aller à la place fanfaronner avec les copains, Jack continue de me sauter dessus dès que j'apparais, littéralement, en plus d'être assez protecteur comme le reste de notre famille. J'ai bien conscience qu'avoir Neil comme oncle ne doit pas aider – il a beau avoir vieilli, il est resté fidèle à lui-même, surprotecteur tel un papa poule sans la crête mais toujours armé d'un gun et accro au thé –, sans parler des autres, mais je ne m'attendais tout de même pas à ce qu'il reste aussi adorable et méfiant lorsque cela me concernait, au point où je me demandais parfois si le complexe d'Oedipe ne serait pas quelque peu déclaré. Enfin. Pour le moment, il reste un petit garçon prudent et réfléchit la plupart du temps, et bien qu'il soit plus actif que moi au même âge et qu'il reste un peu casse cou, je n'ai encore jamais eu de soucis trop grave. Tout du moins si on ne parle pas de sa dernière fracture en date – il y a trois mois maintenant – alors qu'il cherchait simplement à sortir le café du plus haut placard pour me préparer le petit dej'. Heureusement qu'il guérit vite …

Nous restons ainsi blottis l'un contre l'autre, avant que mon ventre ne me rappelle à l'ordre et nous fasse rire.
- Bien. Je crois que c'est l'heure de nourrir maman ours.
Il acquiesce à l'idée, ravi.
- Bébé ours aussi, rajoute t-il et je lui ébouriffe les cheveux alors qu'il s'extrait de mes bras pour filer dans la cuisine, laissant ses cookies là pour m'aider à me réveiller. Nouveau soupir. Cette fois, c'est foutu ... Je ne peux plus y échapper. Je me bouge à mon tour, histoire d'aller ouvrir la fenêtre et repousser les draps complètement, désormais un peu mieux réveillée. J'ai beau avoir vieilli, mon quota de sommeil n'a guère augmenté et je me demande depuis combien de temps il peut-être debout. Jack a beau être un enfant, il dort tout de même relativement peu, a mon grand damne. A croire que les Archer sont ainsi constitués, et mon fils n'a pas l'air de faire exception à la règle. Et dire que lorsqu'il était bébé c'était l'inverse … Bon sang.
Je m'étire dans la lumière, avant d'aller attraper un vieux sweat quelque peu plus large que moi puis l'enfiler. Il est assez simple, à vrai dire, et l'on peut lire le nom « Archer » en gros dans le dos. Tout ce que je peux dire à son sujet c'est qu'il appartenait autrefois à « grand oncle Neil », comme l'appelle Jack, et qu'il fut l'un de mes cadeaux d'anniversaire – le 19eme.
J'attrape le sac de gâteaux et en gobe un, avant de finir par rejoindre mon fils  dans  la grande cuisine américaine.  Le temps que je me bouge, il a déjà eu le temps de mettre en route la cafetière  et les tartines dans le grille pain. Cet enfant est parfait …
Souriante, je vais allumer la radio – un vieux poste d'un charmant rouge délavé crachotant – qui se met à inonder la pièce d'une musique plus vieille que moi encore. Je mets à fredonner I'm an english man in New-York en rythme, et mon fils roule des yeux en sortant la confiture, habitué à mes frasques.
- Pas de pancakes, aujourd'hui ? Je demande intriguée, tout en revenant au centre de l’îlot pour aller chercher son bol du Looney Toon Sylvestre. Ce gosse me ressemble un peu trop pour notre propre bien à tous les deux, notamment lorsqu'il s'agit de sucre. Enfin, pas que je ne sache pas prendre soin de mon fils. Je fais assez attention pour vérifier que nous mangeons bien équilibré – Neil m'a suffisamment fait la remarque pour ça – et pour qu'il se dépense bien chaque jour. Cependant je dois avouer qu'il nous arrive parfois de faire des entorses à cette règle, surtout le week-end et le matin. De plus, nous préférons, lui comme moi, le laisser choisir lui même le menu des repas car c'est plus « fun » – sachant, bien évidemment, que j'ai un droit de veto si cela ne convient pas. Qu'a-t-il prévu cette fois-ci ?
- Nop', convient-il. « J'ai envie de confiture d'abricot, et ça ne va pas très bien avec les pancakes aux myrtilles », assène t-il simplement. Je ne peux qu'être d'accord avec lui sur ce point et je le laisse donc gérer les tartines, me concentrant sur la préparation de nos boissons respectives : chocolat chaud pour lui, cappuccino pour moi.  
- Tu mets le chocolat en poudre après, hein ! me lance t-il tout à coup, une lueur de panique dans les yeux, tandis que je manque de faire rouler les miens.
- Jackson Archer, t'ai-je déjà déçu à ce propos ? Je rétorque avec une fausse moue désabusée; et cela a au moins le but de le rasséréner. Bon sang, ce que ce gosse pouvait être tyrannique lorsqu'il s'agissait de ce genre de détails ! Parce que oui, Mister Jax, comme l'appelait Neil, préférait mettre le chocolat après le lait. Et pourquoi cela, je vous prie ? Pour ce que la majorité des gosses détestent, à savoir, obtenir des grumeaux de chocolat. Faut-il croire qu'il avait également pris mon quota de bizarreries … Mais cela me faisait l'aimer un peu plus chaque jour – tout du moins lorsqu'il ne me prenait pas pour une novice du parfait petit déjeuner. Je verse donc le lait froid dans son bol puis rajoute deux grandes cuillers de bonheur en poudre, avant d'apporter le tout sur le  bar qui sépare la cuisine du salon. Nous aimions manger ici, préférant laisser la grande table du salon pour les repas de famille quand il ne faisait ses devoirs. Pendant ce temps, il semble avoir remporté sa bataille sur la confiture et les tartines sans se brûler ni en mettre partout, et c'est fièrement qu'il prépare le plateau pendant que je me charge de sortir mon mug des matinées difficiles. « Screw you, I'm a wonderMum » scande la grande tasse bientôt remplit généreusement de faux café.
- Ow ! Maman! s’exclame soudain mon parfait petit homme en voyant mon manège, tout en portant sa main gauche sur son cœur, une moue terriblement – et faussement assurément – choquée sur ses lèvres. Je me contente de rire en secouant la tête – il m'a sautée dessus au réveil, après tout, il mérite donc bien que je le maltraite un peu –, avant d'installer ce qu'il reste pour pouvoir enfin passer à table.

- Quel est le programme du jour, cap'taine Jack ? je demande tout en prenant une tartine. Je sais déjà qu'il y a déjà réfléchit – c'est pour cela qu'il se lève aussi tôt le matin.
- Hm, commence-t-il avec hésitation. Tiens donc. Les idées se seraient-elles bousculées ? Je ne peux que lui sourire d'avantage pour l'encourager.
- Oui ? 
- En fait … Je voulais savoir si l'on pouvait aller faire un peu de patins ce matin. On pourrait manger au restaurant ce midi, tu sais, chez Gaspard et Grace, et, heu, peut-être, photographier quelques trucs ensuite avant de manger une glace ? Et puis j'aimerais bien aussi manger des lasagnes ce soir … En plus il faut que l'on regarde Wall-E aussi ! Il s'exclame, les yeux brillants et je lui souris. Oui, si vous vous demandez, notre programme parle beaucoup de nourriture et d'activités extérieures – il fait beau, il faut donc en profiter – et régulièrement de films à voir. Depuis le temps que je le lui avais promis Wall-E, c'est même un miracle qu'il ne me l'ait pas demandé plus tôt, pour ne pas dire me bassiner avec. Étais-je ainsi plus jeune ? Toujours aussi pleine d'entrain ? Il me faudra demander à Neil. En attendant, je fais mine de réfléchir cinq minutes – je suis vraiment une mère vile comme vous pouvez le constater – , juste parce que le voir mordre sa lèvre inférieure dans une moue pleine d'espérance me fait rire, avant d'acquiescer à sa requête. Cela me paraît un bon plan, à condition bien sûr de ne pas rentrer trop tard.
- Seulement si tu veux avoir des lasagnes, il nous faudra aussi aller faire des courses, sans compter qu'il faudrait aussi acheter de quoi faire un moelleux pour ton oncle demain. Ah, les gâteaux. Une institution à laquelle Neil comme Jack sont accros, et qu'il me revient de faire pour tous nos dimanches en famille depuis que mon fils sait marcher – ma façon de payer ma dette envers Neil (et, sincèrement, si mon père de cœur n'avait pas été là lorsque j'ai appris ma grossesse, je n'ose pas imaginer ce que nous serions devenus). Il est parfaitement inutile de vous dire à quel point Jack raffole de cette tradition, surtout depuis que je lui permets de m'aider. Ses yeux s'illuminent au mot « moelleux », et je glousse en le voyant se pourlécher les lèvres, couvertes de chocolat.
- Je pourrais lécher le plat ?  demande t-il plein d'espoir. Ah, les enfants ...
- Bien sûr. Tant que tu m'aides à faire le gâteau puis la vaisselle, offre-je d'un air entendu.

Je dois dire que je m'attendais à beaucoup de choses par la suite. Un hochement de tête de sa part, un sourire suivit d'un « bien sûr maman ! », ce genre de geste qui faisait de lui le petit garçon bien éduqué que j'élevais de mon mieux. Le problème était que ce môme était aussi poli qu'intelligent, en plus d'être extrêmement taquin, ainsi aurais-je dû sentir le coup fourré arriver à des miles au lieu de me laisser avoir comme une bleue une nouvelle fois.
- Maman, osa t-il soupirer avant de rouler des yeux. « Tu sais bien que si je ne t'aide pas pour séparer les blancs d'oeufs des jaunes, tu vas encore les casser, et alors la recette de mamie ne sera plus la bonne. Je ne veux pas encore entendre Grand Tonton Neil râler à ce propos », me morigéna t-il comme s'il s'agissait d'une évidence, imitant parfaitement l'air sérieux que je prenais et ma moue spéciale « are you fucking kidding me now ? » … Quoi ? … Oh par Odin et sa clique. Vous avais-je dit que cet enfant me ressemblait trop pour mon propre bien ? … Oui ? … Merde. Maudit gosse.
C'est dépitée que je secoue la tête en réponse à son petit manège – après avoir écarquillé les yeux de surprise, ok, je l'avoue honteusement.
- ... C'est Neil, pas vrai ? Il se venge pour sa tarte au citron. Et à ma décharge, je n'ai loupé mes blancs qu'une seule et unique fois !
Pour vous expliquer la chose, à chaque fois que Neil tentait de cuisiner une tarte au citron, il la loupait, mais s'évertuait encore à tenter la chance. Et, évidemment, la dernière fois je l'avais taquinée à ce sujet … Quoi ? Il fallait bien que l'obstination de Jack et la mienne vienne de quelque part ! A se demander d'ailleurs pourquoi je tente de me justifier. Peut-être était-ce à cause de mon honneur de mère respectable et bonne cuisinière ? Cela ne changeait de toute façon pas le fait que je possédais une famille complètement barge qui n'hésitait pas une seule seconde à utiliser un innocent et mignon petit mec dans une vendetta d'adultes. Contre sa propre mère en plus ! Attendez voir un peu.
- Hu. Tu sais, je t'ai toujours promis de dire la vérité, mais j'ai également promis à cette personne que je ne divulguerais pas cette information sous peine de mort imminente dans d'atroces et longues douleurs. Et, tu sais, je tiens vraiment à vivre au moins jusqu'à mon prochain anniversaire, ose t-il me répondre, mutin, me laissant une seconde fois ahurie. … Oubliez tout ce que je viens de dire à propos des mots « innocent » et « mignon ». Cet enfant était bien un Archer ; corrompu jusqu'à la moelle en plus d'être un parfait manipulateur.
- Depuis quand te laisses-tu corrompre ? Il ne me semblait pas t'avoir élevé comme ça. Je pince les lèvres pour ne pas rire, et il plisse le nez, signe qu'il n'est pas fier de la suite.
- La personne avait des cookies ..., finit-il par m'avouer. Malédiction ! Les cookies ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Il n'y avait que ça pour nous corrompre, lui et moi. Les cookies. Je secoue la tête en soupirant. Où irions-nous ainsi, hein ?
- Qu'est-ce que je t'ai déjà dit à ce propos ? Nous finirons tous les deux par mourir d'une overdose de sucre. En attendant … Tu mériterais presque que je te chatouille.
- Non ! s'écrit-il en écarquillant les yeux soudain, ce qui m'arrache un léger ricanement.
- … Tu … Tu ne ferais pas ça n'est-ce pas ? demande t-il, soudain inquiet alors que je hausse les épaules en réponse. Lui comme moi savait que tout allait se jouer dans ces dernières répliques, et c'était à son tour d'argumenter pour sauver sa peau. « … En plus ça rendrait caduc le traité des chatouilles établit il y a six mois, qui stipule que si tu me chatouilles le matin, tu ne peux plus recommencer avant l'après-midi ! » entonne t-il soudain comme si il avait appris sa leçon par cœur, avec un petit air mi paniqué, mi accusateur. Ah, mon Jack … Cette fois-ci, je grogne de nouveau quelque peu – quoi ? Il avait bien fallut que je remplace un maximum les injures par quelques chose de plus civilisé pour montrer l'exemple, et grogner avait donc pris une place importante dans ma vie active – avant de secouer la tête tandis que le garnement se remettait à sourire. Dieux. Je savais bien que ce traité était une connerie nécessaire à sa santé, mon bébé étant un asthmatique, il n'empêche que je regrettais toujours de l'avoir signé.
- Ce n'est pas grave, finis-je par dire, ayant trouvé la parade. Je peux d'ors et déjà constater que son sourire se fait ravaler par un air tendu, soudain méfiant, alors qu'il fronce les sourcils quelque peu perdu. Hé. Maman ours a plus d'un tour dans son sac.  « Tu me paieras le restaurant ce midi puisque tu m'avais également promis de ne jamais rien me cacher. »
Je lui souris simplement d'un air entendu, croisant les bras, délivrant finalement mon jeu alors qu'il se met à couiner. C'est bas, certes, mais faire des cachotteries à sa mère ce n'est pas terrible non plus et il a tendance à oublier ce fait. Je souris un peu plus en cachette en le voyant prendre ma réplique au sérieux, observant les rouages de son cerveau tourner à toute allure pour trouver un compromis acceptable – il a beau être généreux, il n'aime pas pour autant de faire dépouiller de la sorte par sa propre mère.
- Est-ce que si je te donne un indice je ne pourrais payer que le dessert ? s'enquit-il soudain avec une petite moue suppliante, me sortant de mes songes. Ah ! Ce petit futé. Je sais déjà qu'il ira tout raconter à Allen et Neil demain, et je me ferais sûrement chambrer de nouveau mais ils méritent que je les prenne à leur propre jeu. Au pire je les abandonnerais en reprenant le moelleux – et seulement le moelleux ! – histoire de leur donner une bonne raison de me traiter de mauvaise nièce et mère de famille.
- Hm. … Et bien … D'accord. Je consens sans me méfier. Ouais. J'aurais dû refuser net, mais ça je ne le savais pas encore.
- Bon, se concentre t-il alors que j'attends patiemment. « Tout ce que je peux te dire c'est que … C'est une personne qui raffole de ton moelleux ! » s'exclame t-il finalement, fier de lui à nouveau, la malice brillant dans ses prunelles alors que je le contemple, lui et son sourire outrageux, aussi ahurie en façade que morte de rire intérieurement par son coup de maître.
- Jackson Neil Alexander Donovan Archer ! Tu as osé mentir à ta mère ! Je tonne dans un espèce de couinement pathétique, faussement fâchée, alors qu'il tente de ne pas glousser – il sait qu'il serait d'autant plus dans les problèmes. Pour tout dire, j'emploie rarement ses prénoms complets (sans compter le nom de famille de mon père, Donovan), tout du moins le fais-je seulement lorsque je suis en colère, mais faisons une exception ici.
- C'est pas vrai, c'est un indice valable ! Offre t-il calmement, avec le maudit petit sourire en coin affiché sur une bouille d'angelot adorable. Taître.
Que vais-je donc bien pouvoir faire de lui ?

Je secoue la tête, dépitée en recalculant mentalement les points. Jackson : 2, Wondermom : 0, Neil Archer – aka l'oncle-diabolique – … Je ne compte plus, mais je me vengerais d'une façon ou d'une autre, vous pouvez en être sûrs.
- Soit, tu as gagné cette partie là. Je fronce le nez, tête penchée sur le coté. Je me dois de le reconnaître, même si cela me fait râler pour la forme ; par contre vous pouvez toujours courir pour si vous souhaitez que je vous avoue que je suis fière de ce petit diable.
- … Promis, je t'offrirais la grosse coupe, avec la double dose caramel chantilly, m'offre t-il, heureux de m'avoir piégée et désireux de se faire pardonner malgré tout. Comment voulez-vous résister à ce petit démon au juste ? J'acquiesce avant de finir ma tartine et mon Cappuccino, et il fait de même avec son chocolat. La suite reprend notre routine bien réglée. C'est ensemble que nous débarrassons, puis il va monter le volume de la radio – qui fredonne désormais du Skip the Use – tandis que je fais couler l'eau dans le bac pour la vaisselle. Souriants, complices, nous voilà à chanter en cœur tout en nous trémoussant exagérément alors que je passe un coup d'éponge sur la table. Durant ce temps, il préfére passer le balai, et une fois toutes nos tâches accomplies et la vaisselle propre rangée l'horloge affiche dix heures passées – ce qui en soit reste une horaire respectable.
Je laisse à Jackson le soin d'aller se préparer le premier tandis que je rassemble nos affaires pour la journée, ne prenant mon tour de salle de bain qu'après avoir effectué l’inspection des travaux finis. Comme tous les enfants (du moins je le suppose), il a tendance à se précipiter lorsqu'il a hâte d'en finir, et en ce moment le combat fait rage entre moi, la brosse à dent électrique et ses quenottes. Heureusement pour lui, il ne se fera pas reprendre cette fois-ci, et je me dépêche pour que nous puissions passer un maximum de temps dehors ensemble.
- Tu as vérifié si tout était bon ? je lui demande une fois propre et habillée, en lui laissant le soin d'éteindre la télé – il aime regarder les dessins animés en m'attendant. J'ai beau avoir vérifié par deux fois, il peut m'arriver de rater certains objets de ma liste.
- Oui. La liste est complète. Est-ce que la semaine prochaine on pourra inviter Billy ? me demande t-il plein d'espoir. Billy Wilcotts, aka Mini Bi', est mon filleul, mon second fils – adoptif celui-ci – et le meilleur ami de Jack. Plus calme que mon petit monstre, ils sont aussi inséparables qu'une bernique et son rocher lorsqu'ils se retrouvent et ils aiment particulièrement me faire tourner en bourrique lorsque je le leur permets. La dernière fois, par exemple, nous avons repeins la chambre de Jack, et ils se sont amusés à me donner un bain de peinture pour que je puisse, je cite, plus facilement m'accorder au décor (le thème étant désormais la piraterie, j'avais donc été transformée en requin bleu et blanc. Heureusement que je portais des vieilles fringues).
- Bien sûr. J'appellerais Elisa pour la prévenir du kidnapping, mais vous m'aiderez à préparer le repas.
Il pousse un réel cri de joie, et je ris doucement, heureuse de le voir ainsi. Jack est si expressif que ses émotions sont contagieuses. Je finis par prendre mon sac à dos de randonnée rouge et noir customisé par mon fils – l'on peut y voir cousu grossièrement des têtes de panda et le logo « Je suis une maman trop cool », qu'il a lui même tenu à faire –, ainsi que nos appareils photos et des bouteilles d'eau. Lui même prend un paquet de biscuits au cas où, qu'il range soigneusement dans son petit sac bleu et noir, celui assorti au mien ( il a des têtes de raton laveur et le logo « je suis le digne fils de ma mère » cousu avec application par mes mains de novice). En réalité, son travail est bien meilleur que le mien, mais ne le lui dites pas, il prendrait la grosse tête (coudre n'a jamais été mon fort mais, hé, je sais au moins repriser les chaussettes, même si Jack se fiche toujours de moi lorsque je peste contre le fil qui refuse de passer dans l'aiguille - sale gosse); mais pour en revenir à nos moutons, ce n'est qu'une fois la crème solaire étalée sur nos peaux, nos lunettes de starlettes sur le nez et nos casquettes vissées sur nos têtes que nous sortons dehors en fredonnant « il en faut peu pour être heureux », le grand classique de Disney.

Dix heures trente sonnent désormais à la pendule alors que les deux âmes vagabondes partent à l'aventure, avec courage et bonne humeur, sans trop se soucier de l'avenir et sans qu'aucun d'entre eux ne puissent prédire les événements futurs qui changeraient pour de bon leur petite routine.
Car c'était un samedi matin comme un autre, un de ceux ayant le goût des rires, le soleil illuminait le ciel, l'air embaumait le chèvrefeuille.


FICHE ET CODES PAR BROADSWORD & SHADOW.
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