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Art of War. | Bucky&Steve.

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MessageSujet: Art of War. | Bucky&Steve.   Ven 21 Aoû 2015 - 20:51
Art of war.

James
&
Steve
Cabane en Asie avec un grizzli.

Les récents événements auraient pu le mettre à terre. L'anéantir complètement. Steve ne pensait pas haïr le gouvernement, les politiciens avaient fait des erreurs et il en serait toujours ainsi, qu'importait le fait que des héros étaient prêts à risquer leur vie pour que la balance ait une chance d'être équilibrée. Nombreux d'ailleurs y étaient passés, Hank étant le plus marquant. Mentir serait d'affirmer que ça le laissait de marbre néanmoins, les pertes avaient déjà peuplé son quotidien. Il vivait avec la mort d'innocents dans la conscience, celles de ses ennemis berçaient ses nuits et mieux valait ne pas aborder le sujet des gens qui l'avaient accompagné. Il se sentait stupide, en venait parfois à regretter les choix qu'il avait faits. Devenir un cobaye pour que la guerre soit gagnée, chose à laquelle il n'avait même pas assisté puisqu'il avait plongé dans l’Antarctique. Qu'avait-il réellement été ? Une expérience ratée selon les dires d'Anthony, un simple gamin trop bon et trop con pour livrer son corps à une science peu exacte. Il avait été utilisé sans même qu'il n'élève la voix.. Les actions qu'il avaient menées pouvaient l'aider à penser que le tir avait été rectifié et que désormais, il n'était plus prisonnier. Plus aucun lien ne le liait, les batailles étaient finies, les armes étaient rangées au même titre que la rancœur et le goût amer qu'il en garderait. Une vie de sacrifices.. les gens pensaient savoir et en réalité, ils ne se faisaient berner que par la douce illusion de la grandeur qu'on lui attribuait. Il n'était pas mieux que les autres. Il était horriblement humain.

Cependant, ce constat affligeant le poussait à se dépasser et aller au-delà de ses limites. Se contenter de rester les bras croisés lui déplaisait fortement et depuis que tout ce cirque s'était calmé, une tâche semblait être devenue une priorité. Next les brigands, les petites frappes que certains de ses collègues se démenaient à trouver pour les coffrer. Non pas qu'il n'avait pas la tête à ça, mais après avoir été au STRIKE et avoir combattu en tant qu'Avengers, ses aspirations étaient plus larges bien que dans un passé très lointain, il aurait tout donné pour arrêter les canailles. C'était en souvenir de ce même passé qu'il avait consacré des journées entières aux recherches qu'il avait entreprises, le cœur saignant et l'être souffrant. Ce n'était pas plaisant, la désagréable sensation d'être dépiécé le narguait à chaque fois qu'il posait son regard céruléen sur ce dossier qui le tendait. Douleurs irritantes qui n'en demeuraient que morales, il n'avait pas abandonné. Arrêter signifiait l'échec. Et il n'avait jamais baisser les bras. Jamais.
Alors James méritait que quelqu'un prenne son cas au sérieux, et qui était mieux placé que Rogers pour s'en occuper ? C'était de sa faute, uniquement la sienne si ce dernier était tombé. Il s'en voulait, oh ça, il n'avait même pas les mots pour exprimer le dégoût qu'il avait de lui-même pour l'avoir laissé chuter. Ça aurait pu être lui. Ça aurait dû. Mais bien que tourmenté, les pistes s'étaient enchaînées et c'était avec une certaine surprise qu'il les suivait. Ca lui semblait aussi absurde que risible, voir le nom de son meilleur ami apparaître sur les routes qu'il devait emprunter. Néanmoins, qui avait-il de réellement fou ? Ils étaient tous les deux vivants, soixante-dix ans plus tard et avec les corps d'antan.

Après avoir enfilé son costume, Steven avait été gentiment demandé de l'aide à Barton. D'ordinaire, se débrouiller avec ses propres moyens ne l'embêtaient pas plus que ça mais il doutait des capacités de sa moto à l'emmener à l'autre bout du globe, sans compter qu'il était un piètre pilote lorsqu'il s'agissait du Quinjet. Il s'était naturellement tourné vers son camarade avec lequel la situation serait la moins compliquée, où les questions ne seraient pas à ignorer. Ils avaient à faire face à leur propre vie, avec les merdes qu'ils cumulaient chacun de leur côté. C'était ardu ainsi qu'aisé à la fois, partager des peines était futile bien que certaines personnes pouvaient aider lorsqu'il s'agissait de réparer les plaies.
Le vent frais lui avait cinglé le visage et ça avait d'un mouvement accordé au pilote qu'il s'était laissé emporté par la brise, ses bottes de cuir se plantant mollement dans la terre mouillée. Il tendit l'oreille, les sens aux aguets mais seule l'étrange tranquillité lui répondit, effaçant les doutes et les peurs qu'il avait renfermées. Le blond ne savait pas réellement à quoi s'attendre, il n'espérait d'ailleurs rien de bien concluant. Tout au plus, si des affaires usagées traînaient encore il s'en satisferait.. Mais l'espoir.. l'espoir de le voir grandissait au fil des mètres qu'il franchissait. Ce moment, il en avait rêvé. Pas de combat. Pas d'injures. Juste l'innocente sérénité.

D'un mouvement calme mais assuré, le Captain avait poussé la porte de cette cabane qui semblait être le dernier endroit où il avait été aperçu. Le Winter Soldier murmurait-on, Bucky resterait-il. Les atrocités qu'il avait commises n'avaient pas été exécutées de son plein gré, et si les gens osaient penser que Steve était blanc comme neige, ils se trompaient. Lentement, il s'était avancé tandis que ses yeux tentaient de s'habituer à l'obscurité et, avec précaution, il referma derrière lui. La bêtise et l'empressement avaient fait qu'il ne s'était même pas assuré de ne pas être suivi mais sur l'instant, il s'en fichait, l'air concerné sur ses traits se déformant. Il n'était pas vraiment sûr de ce qu'il voyait mais cette forme.. Elle était humaine.

- Bucky ?

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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: Art of War. | Bucky&Steve.   Mar 1 Sep 2015 - 1:30


     Barnes & Rogers
         

Oh, to see what they did to you. It would break your Captain’s heart.
Le Winter Soldier est défait, le fantôme caché, mort en fuite. L'âme en morceau, il a disparu des radars depuis des mois maintenant - c'est cela, quand vous dressez quelqu'un à échapper à toute surveillance, à tuer sans preuve et à n'être plus qu'une ombre, lorsque l'ombre se retourne contre vous, elle demeure insaisissable.

Les premiers temps de son retour en Russie, les flocons de neige tombant sur sa peau autrefois pâle comme la mort, pâle comme la page blanche de sa mémoire, mais qui avait pris le soleil américain, ces flocons lui avait donné l'impression de le faire revenir sur terre. Dans sa peau. Il avait eu l'illusion qu'ils apaisaient sa fièvre. En vain bien sûr - son pays, sa patrie, les raisons qu'ils lui avaient donné d'obéir, tout cela sonnait creux. Rien n'était à sa place, tout était faux, confus, et depuis deux ans il avait l'impression de glisser, sans parvenir à saisir quoi que ce soit pour se raccrocher, sans voir le sol. Quelque chose manquait, ne tournait pas rond. Mais la pièce manquant lui échappait, désespérément.

Cela faisait deux ans maintenant que ses patrons, quelqu'ils soient en réalité, l'avait dépêché aux Etats-Unis, pour sonder les faiblesses du pays, anéantir la menace des sur-humains. Prêter main forte à la Purge et à ses intérêts haut-placés, à ses multiples couches de secrets et de squelettes pourrissants dans les placards. Affronter les super-héros du SHIELD et des Etats-Unis. Forger un nouveau monde où il était la seule menace, une menace muselée, domestiquée. Il avait servi la Russie. Il avait aidé à l'extermination des anormaux sans ressentir la moindre émotion - bon petit soldat -, il avait tué et entraîné à tuer. Assimilé au SHIELD, à la Purge, il s'était mêlé à ces êtres vivants si différents de lui. Il avait retrouvé Natasha, s'était lié à des américains inconscients de l'arme qu'il était. Ils étaient tenaces et butés, les américains.

Deux ans sans cryogénie, sans lavage de cerveau.
C'était long, c'était une erreur - qu'ils avaient et allaient payer cher. Il s'était reconstruit, à partir des miettes, il était devenu fou. Il avait cru mourir. Il avait oublié ce que c'était que de ressentir, d'avoir des émotions et de lentement devenir autre chose qu'une arme bien huilée, une coquille vide portant un arsenal sur le dos. De retrouver une personnalité propre, d'être un être vivant. Découvrir qu'on aimait les pancakes, faire de la moto, mais qu'on avait mal, qu'on avait la migraine et des cauchemars. Découvrir qu'on vous a menti, que vous avez porté un deuil inutile. A partir de là, le Winter Soldier avait été rongé par les doutes au bord de la folie; il ne se passait pas une nuit sans se réveiller en hurlant, appelant un Steve inconnu, le visage de Johnny dansant devant ses yeux, il tombait. Il tombait, il hurlait et il n'y avait plus que la douleur et l'abandon. Deux ans c'était assez long pour se sentir enfermé dans un spectre qui n'était pas le sien, pour chercher à comprendre sans y parvenir. Pour vouloir mettre le doigt sur la raison de ces migraines atroces, de ces cauchemars, de sa peur des hauteurs, de cette impression de devenir fou, d'être quelqu'un.

Le chien bien dressé avait mordu ses maîtres - après la disparition de Natasha, après l'effondrement de la Purge... lorsqu'il avait été laissé seul face à ses démons, face à ses fantômes. Il était retourné en Russie, comme ordonné, mais c'était révélé incapable d'obéir. De regarder ses maîtres et plier l'échine. Quelque chose s'était brisé en lui, mais il ne savait pas quoi. Il avait posé des questions, et pour la première fois sa voix, autrefois si rauque, portant la trace du russe qui volait autour de lui avait posé une question, d'une voix claire et américaine. Il voulait des réponses, il sentait les mensonges - il n'avait obtenu que des menaces, des promesses en l'air et quand ils avaient voulu effacer tout ce qu'il avait reconstruit, il était devenu fou.
Enfin.  Le Winter Soldier avait disparu sans laisser de traces. Et avait laissé la place à James Buchanan Barnes : C'était le pseudonyme qui lui était venu aux lèvres lorsqu'on lui avait demandé un nom. Il chérissait ce nom - parce que c'était sous lequel Natasha l'avait apprivoisé, il y a des décennies. On ne tombe pas amoureux du "Winter Soldier" mais James, c'est décent. Cela donne l'illusion d'être réel, d'exister en-dehors des missions et des bacs à glaçons. Buchanan. Américain, nom à coucher dehors, mais bizarrement, il l'aimait bien. Un peu comme on aime bien le chien à trois pattes qui vient parfois dormir sur le porche les nuits d'hiver. Et personne n'associerait ce nom ridicule avec le tueur froid et sans âme qu'il était.  

Il voulait mourir. Une part de lui voulait mourir et pourtant les habitudes ont la vie dure - faire le strict nécessaire pour survivre et pouvoir continuer la mission. Un pas devant l'autre. Il s'était égaré, avait fuit, hagard. Il fuyait autant les vivants que des visages sur lesquels ils n'avaient pas de nom. Depuis, il vivait dans cette petite cabane abandonnée. Personne n'était venu, il y avait des provisions pour durer un hiver russe, de la vodka, de l'eau froide dans une rivière proche - assez froide pour accentuer sa fièvre, assez pure pour laver le sang qu'il avait sur les mains. Celui réel, en tous cas.
Quelqu'un était entré dans la cabane. Bucky s'immobilisa, le temps d'un battement de cœur. Puis, immédiatement, son poing métallique se serra en un poing fermé, et sa main de chair se posa sur un couteau – il en gardait toujours à portée demain. Autant pour qu'on le tue que pour annihiler ceux qui viendraient à ses trousses. Cauchemardés ou réels. La porte s'ouvrit et un homme passa par l'ouverture, tandis que le Winter Soldier à la retraite s'approchait d'un pas silencieux, l'arme en main.
Abruti.
Bucky ne retient pas cette insulte qui lui passait par la tête - il n'avait pas l'habitude de penser ça de ses cibles. C'était un petit plaisir nouveau . Et pourtant - rentrer ainsi, bille en tête, sans assurer ses arrières alors que le Winter Soldier n'était qu'à quelques pas de lui ? L'inconscient voulait-il mourir ?
"Bucky ?" Son coeur manqua un battement. Bucky cligna des yeux, le trouble passant sur son visage, sous ses cheveux à nouveau trop longs – Johnny. Un court instant, il avait cru entrevoir son ancien ami, mais l'idée s'effaça aussitôt et il s'avança d'un grand pas pour le saisir au collet, le faire reculer contre le mur, ses doigts d'acier refermés sur son col. Les réflexes du Winter Soldier étaient toujours en place, sa paranoïa et sa capacité à tuer rampantes en James. L'homme qui se tenait face à lui était un peu plus grand que lui, à peine. Il ressemblait un peu à Johnny, ou Johnny lui ressemblait. Mais on ne pouvait pas les confondre, pas face à face.
La mâchoire de Bucky se serra comme un étau, avant qu'il ne parvienne à prendre la parole, les mots bloqués dans la gorge.

"...Je te connais. Qui es-tu putain ?"


Question stupide, l'uniforme de l'intrus le trahissait. Captain America. Que faisait Captain America en plein milieu de la Russie, en tête à tête avec le Winter Soldier ? Que faisait Captain America dans ses cauchemars, que fait ce visage qui le hante soudainement réel ? Ils s'étaient déjà rencontrés et déjà, cela avait laissé une impression confuse dans l'esprit de Bucky. Mais il ne l'avait pas vu d'aussi près, pas aussi longtemps et il cherchait désespéremment une réponse. Il fixait les traits de son vis à vis comme s'il était capable de lui expliquer ce qu'il n'allait pas chez lui, pourquoi il voulait le tuer et pourquoi il n'arrivait pas à dormir. Malgré sa poigne d'acier, dans les yeux céruléens du Winter Soldier il n'y avait que confusion, une peur panique et un espoir qui chavirait au bord de la folie - il fouillait les yeux de Steve avec effroi comme s'il n'y luisait que son propre passé.


To know what they did to you, it would break your captain's heart.

My dreams are the worst I've ever had. Images of the Winter Soldier fold in on each other... I see things I forgot happened... Like a door unlocking in my mind... Torture... Slaughter... And training others in their use... So much horror... I wake up vomiting


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MessageSujet: Re: Art of War. | Bucky&Steve.   Ven 25 Sep 2015 - 21:40
Art of war.

James
&
Steve
Steve était heurté. Heurté par la douleur qui engourdissait ses membres. Heurté par le froid qui s’insinuait une nouvelle fois dans le creux de ses entrailles déjà tordues par la souffrance d'un passé qu'il refoulait. Heurté par cette main qui venait enserrer une gorge qui avalait avec difficulté la salive qu'il venait de sécréter sans trop savoir d'où elle provenait. De la peur, du fait d'enfin le retrouver. Heurté il était et c'était aisé de le deviner, ses traits se tordant en une grimace tandis qu'il portait ses doigts gantés à l'acier qui l'étouffait. Ce qui était plus ardu à comprendre, c'était que la douleur physique ne l'importait pas, qu'il aurait déjà pu se faire lacérer par la lame d'un couteau sans ciller. Tout résidait dans sa tête où les songes incohérents se mêlaient, où les questions s'étaient bousculées lorsqu'il avait eut la certitude à qui ce corps qui lui faisait désormais face appartenait. Il le reconnaissait entre milles, peu importait si la barbe dessinait cette mâchoire carrée, que des mèches trop longues venaient cacher les expressions qu'il pouvait encore entrevoir après des décennies d'abandon. James, ce nom résonnait maladroitement et sur la chair de ses lèvres il allait glisser bien que dans une tentative fortuite il le ravala, continuant son observation silencieuse comme si Bucky était la plus belle œuvre d'art qui lui avait été donné de voir. Ce n'était pas le cas, il gardait à l'esprit que son ancien ami n'avait pas la carrure des statues qu'il avait eut la chance de découvrir dans les musées, ni même l'animosité des tableaux colorés dans lesquels mille sens étaient cachés. Sauf qu'il s'en fichait, éperdument, il était tétanisé et ne pouvait se résoudre à esquisser le moindre mouvement pour se détacher de cette prise qui l'empêchait de respirer correctement, lui rappelant désagréablement l'époque où l'asthme le narguait.

Il avait souffert, les guerres ou la Grande Dépression n'étant pas seulement ses plus grands ennemis. Non, comme aujourd'hui, il les balayait aisément parce que c'était ce qu'il savait faire de mieux. Guider, aider.. se battre, combat permanent contre les maladies qui s'étaient attaquées à un corps bien maigrelet. Il avait tout attrapé et s'en était toujours échappé, contrairement à sa ma. Sarah. Qu'est-ce qu'il l'avait aimée, à tel point que la douleur qu'il avait ressentie le jour où il l'avait perdu avait été pire que n'importe quelle phase endurée sous fièvre et cachets. Bucky avait été la seule personne l'ayant aidé. Il l'avait maintenu en vie, il lui avait redonné de l'espoir quand l'étoile de ses nuits s'était éteinte. Il l'avait guidé lors des nuits les plus sombres et lors des jours les plus chaotiques, et à la place de cette main qui tentait de le tuer s'était trouvée celle qui caressait son dos fermement lorsqu'une toux l'emportait, qui guidait les cuillères de sirop lorsqu'il tremblait de trop pour réellement pouvoir se les donner. «Even when I had nothing I had Bucky», lorsque le monde lui avait semblé trop morne pour qu'il puisse s'évader en dessinant, une tête brune apparaissait et le faisait sourire bien que la flamme d'un réel bonheur ne pouvait luire dans ses yeux de glace. Et son cœur se serrait lorsqu'il plantait ces mêmes prunelles dans celles qu'il avait vues tant de fois enjouées, parce que quand James Barnes souriait, cela se reflétait même dans ses pupilles.
Sauf qu'à cet instant, elles n'inspiraient plus rien si ce n'était la hargne et le désespoir et ça le brisait. Il était impuissant, comme autrefois, et dans un murmure il prononça.

- C'est moi, Steve. Steven Rogers.

Il baissa les yeux, comme trop honteux et ses sourcils se froncèrent tandis qu'encore une fois, il se souvenait. C'était peut-être horrible de caresser pareille pensée mais, valait-il mieux oublier une vie qui nous résumait et avait la force de nous consumer plutôt que de porter des bagages trop pleins, eux, qui dansaient avec malice lorsqu'il les revivait. Ca avait été d'une poignée de main que tout avait commencé, le sang s'écoulant lentement d'un nez depuis bien longtemps brisé à force de recevoir les coups donnés. Une petite mule mais il n'y pouvait rien, il se mettait à chaque fois dans les ennuis parce qu'il avait de la conviction. Naïf l'appelait son père, sauf qu'il n'en avait cure, il avait le féroce espoir de grandir dans un monde meilleur ainsi, il s'attirait les foudres des connards de Brooklyn, finissant généralement à terre avec le peu de dignité qu'il avait à porter sur ses maigres épaules. Cette fois-ci avait été différente, un corps s'était interposé, l'avait admirablement protégé et ça avait été un ébahissement muet qu'il avait observé son sauveur. «My friends call me Bucky ». Alors ils avaient été amis, meilleurs amis, la terre pouvait sans soucis tourner autour de James sans que Steve n'y voyait de réel inconvénient. C'était la seule personne à laquelle il pouvait parler, se confier. La seule personne qui ne se permettait pas de le juger, avec laquelle il pouvait plaisanter. Sa liberté d'esprit était acceptée et lorsque cette silhouette qu'il avait tant de fois côtoyée s'était effacée progressivement pour ne devenir qu'un point sombre dans la neige alpine, il avait su qu'il avait tout perdu. Ce n'était pas seulement le meilleur homme qu'il ait jamais connu, ni même la lumière qu'il avait suivie pour s'en sortir lorsqu'il était incertain quant au lendemain que les médecins n'estimaient pas, ou encore son meilleur ami. Non, une part de lui-même s'était égarée lorsque leurs doigts s'étaient frôlés et que le hurlement cassé était devenu le fantôme de nuits qu'il passait loin des bras de Morphée.

Sa mâchoire se crispa tandis qu'il se faisait violence pour bouger. Il était entraîné, savait parfaitement frapper pour se libérer. Il ne suffisait que de quelques coups bien placés avec une violence qu'il ne saurait contenir de par la colère qui l'avait gagnée en repensant à tout ce qu'ils avaient enduré, chacun de leurs côtés. Néanmoins il ne s'y résoudrait pas, aussi dangereux que la population le pensait, aussi détruit que ses supérieurs avaient l'amusement de l'appeler, Steven le connaissait mieux que quiconque. Il savait ce qu'abritait la coquille cabossée qui n'avait que la hâte de le tuer et soit, si c'était cette volonté qu'il avait, alors il laisserait son dernier souffle s'expirait en observant un homme qui l'avait pourtant aidé. Le soldat et Barnes étaient deux êtres parfaitement dissociés malgré tout, il continuait à ne les mettre que dans un seul et même panier, ainsi ce fut avec douceur qu'il le poussa par les épaules, ne fuyant en aucun instant son regard. Il était prêt à tout lui donner et il souhaitait que ses intentions soient connues parce que pour rien au monde, il n'abandonnerait cette mission.  Pour rien au monde, il n'abandonnerait Bucky.

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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: Art of War. | Bucky&Steve.   Dim 1 Nov 2015 - 19:52


     Barnes & Rogers

         

Oh, to see what they did to you. It would break your Captain’s heart.
Pourquoi n'était-il pas effrayé ? Pourquoi n'y avait-il pas la peur de la mort dans ses yeux ? Pourquoi ces grands yeux d'un bleu trop pur et trop fort n'étaient-ils pas implorants de pitié ? Cela faisait des années que chaque regard dans lequel se plongeait Bucky lui renvoyaient l'image de la faucheuse – même lorsqu'à nouveau un semblant d'émotions et de sourire lui montaient jusqu'aux prunelles, depuis qu'il avait mis les pieds sur le continent américain, l'image sombre et lugubre du Winter Soldier était toujours sur son épaule. Il avait été un fantôme, mais un type de fantôme très particulier : il n'était vu que par des personnes déjà mortes. Il était meilleur à être un fantôme qu'à être une personne. Il était sans visage, sans expression, la mort personnifiée. Brutale. Présentement, Bucky n'était plus qu'un visage, une expression troublée et démunie – les traits durs et ravagés d'un tueur en fuite, sa peau sale voilée par les mèches désordonnées qui effleuraient sa mâchoire  comme un enfant enfuit qui craint la punition.

Pourquoi Bucky sentait, lui, le froid du trouble lui serrer les entrailles et une émotion inconnue, oubliée, rougir sa peau ? Son souffle était toujours aussi régulier, la pression de ses doigts régulières, les anneaux métalliques de son bras s'articulaient sans un grincement, prêts à faire leur office. Machine à tuer imperturbable, malgré cette situation inédite. Malgré le fait que la machine à tuer dysfonctionnait. Il sentait la peau chaude sous ses doigts, les frissonnements de la chair électrisant le métal de son bras, et surtout le regard de l'inconnu sur lui. Pourquoi ? Pourquoi le regardait-il ainsi ? Le désespoir qui était dans ses yeux n'avait rien à voir avec la peur de la mort et il regardait Bucky – le Winter Soldier – comme quoi ? Comme s'il n'avait rien vu d'aussi beau ou d'aussi précieux au monde tandis que Bucky ressentait une sensation de frustration grandissante, presque d'effroi alors que le blond fouillait ses traits du regard. Et pourtant, il était habitué à être à moité nu, attaché et étendue sur une table d'opération pendant que des scientifiques lui tournaient autour comme s'il était déjà un cadavre, à peine humaine. Il pouvait lutter contre ses maîtres, mais là il attendait un ordre, une raison, quelque chose que laquelle se battre – et n'écopait que d'une incompréhension qui lui donnait envie de frapper le mur.

Un temps de silence, suspendu dans les airs avec sa légion d'anges, d'agents du KGB et de cauchemars qui passaient entre les deux hommes. Il aurait pu écraser cette trachée entre ses doigts, il aurait du. Mais il ne bougeait pas, n'esquissait pas le moindre mouvement – seuls ses yeux semblaient encore vivant. L'autre ne bougeait pas plus.  Il était Captain America, non ? Le grand ennemi de sa patrie, le grand ennemi de ses patrons, de péril de leur idéal – il devait être capable de se défendre, d'être autre chose qu'un agneau emmené à l'abattoir, non ? C'était ça ? Le meilleur des américains ? Le fleuron de la nation ?  Pourquoi ne lui accordait-il pas au moins la perspective d'un exultoire autre que les grizzlys et les murs en ruines de son cabanon, autre chose que la mort froide et glacée de la Russie ? « - C'est moi, Steve. Steven Rogers. » L'ironie du destin était qu'on avait transformé un visage aussi mobile et expressif que celui d'un enfant – aux lèvres aussi promptes à faire une moue boudeuse qu'à éclater d'un rire qui montait jusqu'au ciel et faisait vibrer son dos - en un masque de cire sans émotions, des mains faites pour aimer, soutenir et protéger – ne se fermant en un poing que lorsqu'il y était obligé, et pour les bonnes raisons – arrachées, remplacées par une machine sans âme.

« - Steve. »


Répéta Bucky, sa gorge éraflée d'avoir trop hurlé contre des fantômes. Steve était le prénom qui le faisait se réveiller en sursaut quasiment chaque nuit, l'halètement cassé qui mourrait sur ses lèvres lorsqu'il osait enfin dormir. Il avait dit à Natasha qu'il ne connaissait pas de Steve, personne s'appelant Steve, qu'il ne comprenait pas pourquoi il hurlait ce nom alors qu'il tombait, ou qu'il essayait de rattraper quelqu'un, que le monde tournait et qu'il ne restait que le froid et le vertige – c'était vrai, jusqu'à maintenant.  The asset does not feel. The asset doesn't know any names. Only targets. Kill him. La voix pernicieuse sur son épaule lui rappelait une vérité qui avait été la sienne à chaque instant où il avait fait surface depuis un demi-siècle, mais l'ordre sonnait creux, il n'y avait plus personne pour écouter cette vérité éculée. Fausse.
Il en était incapable. Il en était incapable. Il ne savait pas qui il était, il ne savait pas pourquoi, mais il était incapable de faire ce qu'il avait à faire, ce qu'il avait été impeccablement dressé et conditionné à faire.  

Il ne répondait pas à sa question, voilà ce que Bucky avait envie de hurler. Réponds. Il avait osé poser une question, réclamer une réponse ne passerait pas ses lèvres et pourtant.  Ce qui choquait le plus le Winter Soldier, était la douceur avec laquelle il fut repoussé – il était parfaitement capable de saisir la force qu'il y avait dans ces mains, lui qui pouvait arracher tout ce qui passait sous ses doigts de métal - pourtant les mains posées sur ses épaules étaient douces, fermes mais sans violence. Premier contact depuis qu'il avait fuit les Etats-Unis, premier contact dénué de violence depuis longtemps. Lorsque la mâchoire de Steve s'était crispée, il s'était raidi, attentif à chacun des mouvements de son corps et prêt à encaisser un coup à défaut de le parer.

A la place, des mains qui le repoussaient presque avec douceur, des mains qui s'accrochaient à lui, des mains qu'il tenait dans les siennes pour les réchauffer, pour essuyer le sang sur les phalanges, pour remettre debout. Cela saignait, l'impression que son cœur pissait le sang, se répandant sur le sol, sur sa chair à vif, son cœur mis à nu.

« -I don't know you. You're not... you're not real. »  


La douleur, elle, était réelle - ses doigts humains ne tremblaient plus lorsqu'il les referma en un poing et les abattit dans la cloison à côté de ce visage qui s'imprimait dans ses rétines. La douleur se répercutait dans son bras, mais Bucky avait l'habitude de ne pouvoir échapper à la souffrance. Elle semblait réelle, elle lui appartenait en propre, elle, il pouvait frapper, encore et encore, se faire mal, être réel, exister autant que le pouvait un fantôme qui voulait désesperemment se battre avec un autre fantôme et l'empoigner par le linceul.  C'était une autre hallucination, un autre de ses rêves, de ses cauchemars qui prenaient vie. Les nuits sans sommeil, ses souvenirs qui remontaient dans le désordre à la surface, son libre-arbitre qui ne savait plus où donner de la tête.

"-You're a ghost, like me. You're not real. You don't exist. "


Il repoussa Steve de ses poings fermés, ses poings martelant le torse face à lui, cherchant à repousser en arrière, à le faire reculer plus qu'à lui faire mal - éprouver la réalité de son hallucination, combien de fois avait-il effleuré ses doigts pour se réveiller en sueur et sans souvenirs depuis qu'il était sorti de cryogénie ? S'il était réel, si ce Steven Rogers existait et s'il le connaissait, alors chacun de ses cauchemars était réel, alors cet homme blond, celui qui toussait à fendre l'âme et son coeur dans le noir comme celui qui le portait et l'appelait Buck' étaient réels. Et si le visage sur qui il ouvrait les yeux était réel, alors le numéro de matricule auquel il s'accrochait l'était aussi, alors la douleur et la joie étaient réels, tout était réel. Sauf lui.
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MessageSujet: Re: Art of War. | Bucky&Steve.   Sam 9 Jan 2016 - 19:37
Art of war.

James
&
Steve
Mourir n'avait plus aucune signification. C'était la rédemption. La douce étreinte de ce que tant de gens redoutaient. Le néant qui vous emportait. Steve avait cru connaître la mort, du bout des doigts il avait caressé ce mythe indompté lorsque d'une décision appuyée, il avait décrété que sa place résidait dans l'immensité des eaux glacées. Et il y avait goûté, à la paix, la vraie, que jamais la nation qu'il défendait ne connaîtrait.
Sauf que ce n'était pas cette sensation de tranquillité qui le berçait. Il ne le craignait pas, non pas parce qu'il défiait la faucheuse mais parce qu'il était persuadé que la personne qui se tenait devant lui était celle qui l'avait autrefois soutenu ainsi qu'aidé. Il n'avait cure des rumeurs qui circulaient à son sujet, des abominations citées dans son dossier. Le Captain était aussi redoutable que n'importe quelle arme qu'HYDRA avait créée, il n'avait juste pas été utilisé dans le même but. Ça ne voulait pas dire qu'il ne demeurait pas un jouet.

Entendre à nouveau sa voix le sortit de sa torpeur, se réveillant comme s'il sortait d'un rêve pour atterrir dans un cauchemar. Tout ce qui était en train de se passer, tout ce qu'il lui était arrivé ne portait que sa marque. Il était responsable, même si Margaret avait voulu le persuader du contraire, si Bucky était tombé ce jour là, c'était parce que Steve avait été incapable de remplir des fonctions. Comment devait-il sauver le monde lorsqu'il n'était pas fichu d'attraper une main ? Comment était-il censé poursuivre des idéaux lorsque sa conviction avait été à son tour englouti dans la neige des montagnes ? Uniquement sa faute. Et il se blâmait pour de nombreux autres accidents. Le complexe du héros lui diagnostiqueraient les médecins, sauf qu'il y songeait dur comme fer en se démenant quand même pour continuer. « Some stuff you leave there, other stuff you bring back. » Brisé bien qu'il était dur de le déceler, son cœur était d'or et sa volonté d'acier.

Ainsi avait-il envie de crier à s'en déchirer les cordes vocales, pour évacuer la douleur, pour rejeter la frustration. Il avait envie de se faire frapper. De sentir à nouveau le sang se rependre sur sa peau épurée, d'avoir les muscles tendus par l'anticipation de chaque coup. Chaque coup qu'il laisserait l'atteindre jusqu'à en avoir le souffle coupé et contre lesquels il n'esquisserait pas le moindre geste pour les contrer. Rogers n'avait pas besoin de réfléchir quant aux choix qui lui étaient offerts, quant aux actions qu'il devrait déterminer. Parce qu'ils n'étaient pas sur un champ de bataille. Bucky n'était pas l'ennemi. Et il savait depuis longtemps ce qu'il y avait de meilleur à faire dans un cas comme celui-ci. Le laisser lui ôter la vie. Sans regret. Sans remords. Sans peine liée à un corps meurtri. « The guy he is now, I don't think he's the kind you save. He's the kind you stop. »  Ne jamais abandonner ou perdre espoir. On le jugeait naïf et trop plein d'optimisme sauf qu'il se contentait ne pas baisser lâchement les bras où trop de personnes l'auraient fait. Il savait lorsqu'une cause valait la peine d'être défendue ou abandonnée et quoiqu'on lui en dirait, James faisait partie de la première catégorie. Et si ça signifiait expirer ses dernières bouffées après avoir été étouffé, soit, si le Winter Soldier pouvait atteindre la paix après avoir effectué sa mission, ça valait la peine d'être tenté. « I don't know if I can do that. » Ce n'était pas par pitié mais par amitié.

C'était la mâchoire crispée qu'il continuait de l’observer remettre, ou non, les pièces en place. Que pensait-il ? Que croyait-il ? Le brusquer était vain, le combattre également. Steve n'était pas une machine à tuer. Il n'était plus un soldat. Face à son ancien ami il n'était rien. Et c'était peu de le dire, il n'avait peut-être pas les compétences requises pour avancer une hypothèse mais la gestuelle qui lui était présentée ne tendait qu'à lui faire croire qu'aux yeux du brun, peu d'espoir était à avoir. Un morceau de son cœur se brisa bien que ses expressions faciles demeuraient neutres. Il ne cligna même pas des yeux lorsque l'impact près de sa tête résonna, le laissant de marbre et complètement vide. Ils lui avaient tout enlevé, il n'avait pas l'envie de se relever. La seule bataille durant laquelle il acceptait d'être malmené.

- You do. You do know me and I'm not gonna fight you.


Il empêchait sa voix de trembler comme celle d'un faible le ferait. Empêchait les larmes de rouler. Jamais au cours de cette longue vie il ne s'était senti aussi inutile, déjà que les combats le lassaient et qu'un jour, il aimerait reconnaître cette paix qui l'avait abritée lorsqu'il avait été glacé. Mais là, c'était un peu la goutte qui faisait déborder le vase. Inspirant lentement, il se décolla du mur contre lequel il avait été plaqué dans le but de retirer son bouclier, le jetant plus loin pour appuyer ses propos.

- We were friends. We were real. We are real.

Oui, ils étaient réels comme les souvenirs qu'il en conservait. Comme les soirs du quatre juillet où les feux d'artifice éclataient devant ses prunelles émerveillées. C'était son anniversaire, le bonheur flottait, les rires fusaient, et pour rien au monde il n'aurait souhaité échangé sa place. Sa mère et Bucky étaient bien assez, surtout lorsque ce dernier affirmait avec idiotie que la fête qui se déroulait était en son honneur. Ça l'amusait. Ça les amusait. Parce qu'ils n'étaient que des gamins insouciants qui bravaient l'époque compliquée dans laquelle ils vivaient.
Sauf que ce n'était plus que du passé et les poings qui s'abattaient sur sa large poitrine n'étaient qu'un infime élément de ce qui le lui faisait réaliser. Sans attendre pour longtemps, il inversa leur position avec une douceur dont il ne souhaitait pas se détacher. N'arrivait pas. C'était son ami. Sans plus tarder il attrapa ses poignets qu'il cloua contre les briques au dessous de leurs têtes.

- See ? You can feel me and I can feel you. We aren't ghosts Buck. I'm so sorry.


Il ne savait pas dans quel délire psychotique était entré le brun mais clairement, ça ne lui plaisait pas. Ce n'était plus de la violence mais de la torture. Reprenant la pleine possession de ses esprits et de ses capacités, il plongeait son regard céruléen dans celui de l'Asset, tentant tant bien que mal de lui faire réaliser qu'ils n'étaient pas dans une sorte d'hallucination. Ils étaient vivants, et ensemble. Et il n'avait jamais été autant déterminer quant au fait de le protéger.

- You were used to taking care of me. Now, you gotta let me take care of you.  


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Bucky J. Barnes
Marvel Knights
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Winter Soldier
♠ EMPLOI : Winter Soldier, traqueur d'HYDRA, père au foyer
♠ GIF :
MessageSujet: Re: Art of War. | Bucky&Steve.   Sam 16 Jan 2016 - 17:56


     Barnes & Rogers

 

Oh, to see what they did to you. It would break your Captain’s heart.

Tu ne vas pas le tuer. Repos. Economise tes mouvements. Arme au repos. Stop. Les voix hurlaient dans la tête du Winter Soldier – pourquoi frapper la cible s'il ne voulait pas la tuer ? Il ne voulait le tuer, et il avait beau lutter contre lui, il ne voulait pas le tuer, ni lui faire du mal – il en était incapable, viscéralement, et ses poings capable de briser une nuque d'un serrement de mécanismes tremblaient et frappaient avec faiblesse.  Pourquoi Captain America ne répliquait- pas ? Pourquoi ne le frappait-il pas ?  Le Winter Soldier ne savait pas quoi faire de cette réaction - désemparé par le manque de violence à son égard. Sit. Kill. Dodge. Take the shot. Sit. Be wiped.  « - We were friends. We were real. We are real. »

Bucky se retrouva soudain dos au mur, les poignets prisonniers des doigts de son ennemi, au-dessus de sa tête. Sans défense. Immobilisé. S'il avait renversé le position avec violence, il aurait pu contrer, répliquer, jouer de son poids. Mais la douceur de l'acte l'avais pris à revers, et son dos était plaqué, non, appuyé contre la paroi, sa peau seulement séparée du bois et du froid par son haut élimé. Le contact le terrifiait, le bloquait dans ses mouvements et sa respiration - Il n'était plus libre de ses mouvements à nouveau, avec une impression de déjà vu qui saillait entre ses côtes et faisait saigner son cœur.  La main qui retenait ses poignets brisait sa résistance -  obéir, avant d'être puni -, excitaient sa résistance - jamais, il préférait mourir qu'y retourner. C'était plus fort que lui. Il ne devrait pas être aussi faible - il se souvenait des cris, des pleurs, du refus d'appeler à l'aide - non, non, pas lui, il devait pas, il ne fallait pas, ne pas l'embarquer dans ce pétrin - du refus d'implorer la pitié - résister, serrer les dents, ne pas hurler, ne pas leur donner la satisfaction de céder... Coincé. Piégé. Bucky inspira une brusque goulée d'air, coupant son souffle, brûlant sa poitrine. La peur comprimait sa poitrine, créature familière – la cible allait le tuer, il allait le tuer. Il avait échoué. Personne n'éprouverait de pité. Un bref instant, Bucky se cabra contre sa faiblesse et les doigts de Steve, cherchant à se libérer, se croyant déjà mort. Jusqu'à ce que la voix de l'homme parvienne à ses oreilles et le ramena sur terre – comment pouvait-on parler avec autant de douceur ?

« - See ? You can feel me and I can feel you. We aren't ghosts Buck. I'm so sorry. » Il ne sentait rien. Il sentait soudain la douleur. Une tristesse qui n'était pas sienne. Plus que la confusion - un coeur brisé, qui hurlait, se démenait contre des barreaux qui l'emprisonnait. Barnes sentit sa gorge se nouait alors qu'il entendait quelque d'indéfinissable dans la voix du blond. C'était presque viscéral – il y avait quelque chose, même s'il n'y avait nulle preuve, mais s'il n'identifiait pas le sentiment. Et cela le rendait triste.

La pression sur sa peau le ramenait à la réalité - ce n'était un poing dans la mâchoire, mais c'était presque meilleur. La réalité. Ces doigts qui serraient ses poignets, qui brûlaient sa chair, pressaient le métal. Réels. Le souffle pris il y a une éternité, lui échappa soudain alors que la réalité le heurtait de plein fouet. Ils étaient réels et le contact brûlaient sa peau, l'empêcher d'errer plus avant dans le brouillard.  Friends. Il avait des amis. Peut-être. Il avait aidé des gens, souri à des gens, menti à des gens. Johnny. Jack. Il savait ce que c'était. Cet homme n'était pas un ami.
Les yeux du Winter Soldier s'ancrèrent dans ceux qui lui faisaient face, accrochèrent son regard – comment faisait-il ? Pour être si déterminé, inébranlable, sûr de lui, plein de mâle certitude, un roc contre lequel s'appuyer. Un exemple pour la nation, un symbole pour la résistance – Le Winter Soldier en avait entendu parler, lorsqu'il se battait dansles rangs des purgises, mais c'était autre chose que de sentir ce regard toujours plein de douceur qui semblait essayer de lui transmettre.. Quoi ? Comme si cette foutue situation avait un sens. Lui, il sombrait. Il coulait – s'il se souvenait d'autre chose que l'écho de son rire amer dans l'immensité blanche de la Sibérie, il aurait pu rire.  « - You were used to taking care of me. Now, you gotta let me take care of you. »  Bucky écarquilla les yeux, frappé par l'absurdité de l'idée. Il ne se rappelait pas de ce que Steve évoquait, ni … si, il se souvenait du sentiment, de vouloir prendre soin de quelqu'un, le protéger. Même avant, lorsqu'il ne savait pas qu'il existait, ce sentiment fourmillait dans ses doigts. Il voulait prendre soin des autres, les protéger, veiller sur eux, mais une arme ne prenait soin de quiconque et le paradoxe le rendait nauséeux. Il ferma les yeux, closant ses paupières avec force et secoua la tête, pour repousser la possibilité avec froideur :

« -Don't. That's useless. »

Le ton était froid, la voix , amère, Prendre soin de lui – des images pénibles revenaient dans sa mémoire. Prendre soin du Winter Soldier – cela voulait dire des douches au jet d'eau, des opérations sans anesthésie, la machine, les entraves, la douleur, son bras trituré. Son bras, lourd et pesant, grinçant, qui devenait un peu plus un poids mort et une souffrance à chaque fois qu'un flocon de neige s'y mêlait ou que le gel et la crasse entravaient un peu plus ses mouvements.  Ses maîtres avaient des défauts, mais dans leurs mains il n'avait jamais passé autant de temps sans maintenant, ou sans qu'on s'occupe de lui. Un nœud se formait dans sa gorge :

« - Who are you. I.. It can't be. I dreamt of you. But...it's the first time, this very dream. »

Bucky eut un sourire sans joie qui défigurait son visage – étranglé par la boule qui grandissait dans sa gorge, qui tentait d'additionner un et un pour faire deux et qui se heurtait à l'absence d'un des deux participants. Il y avait de l'honnêteté dans sa voix pourtant – fragilité aussi. Il posa ses yeux sur Steve, fouillant ses traits du regard, comme s'il allait en fait voir une différence d'avec ses souvenirs. Ou un sens. Ou comme s'il allait s'évaporer dans les airs, tomber, hurler. Ou subsister, tangible, près de lui – honnêtement, Bucky ne savait pas ce qu'il préférait.
Rendez-lui la peine et la souffrance, la douleur familière – plutôt que de croire encore que ça avait un sens.  Il y avait tellement de mensonges, tellement de de manipulation. Il avait cru Natasha morte. Il avait cru agir pour le bien. Il avait cru être mort. Pourquoi ne pouvait-il pas croire que ce type était un ami ? L'homme dont il rêvait ?  Il sentait toujours les doigts du blond sur lui, le collant au mur – réels.  Il pouvait, il pouvait poser son dos contre la table, volontairement, serrer les dents, tendre ses muscles, se préparer à la douleur. On ne craint de se prendre un coup de poing que tant qu'on en a jamais pris. Ensuite ? On s'habitue à tout. Mais Bucky ne parvenait pas à s'habituer aux cauchemars qui le hantaient et le maintenant éveillé la nuit, aux vies et cadavres qui se superposaient, s'entassaient dans sa mémoire - une crevure dans l'arme sans émotion qu'il était.

« - Thousands times. You. Dead. Sick. Screaming.  Scrawny... Stupid... »


Les morts échappèrent de ses lèvres gercées et ouvertes par le froid – par l'habitude de les mordre pour ne pas hurler, aussi. Bucky parlait pour lui-même d'une voix égarée, hachée, mais remplie d'une émotion qui ne lui étais pas familière – qui ne l'était plus. Ces derniers temps, il parlait de plus en plus tout seul, mais nul témoin n'était là pour le certifier, jusqu'à Steve. Bucky parlait à voix basse, et détourna le regard, clignant des paupières jusqu'à trouver ce qui le troublait : jusqu'à ce que son regard tombe sur le morceau de vibranium abandonné là comme une femme abandonnerait un soutien-gorge après une journée de boulot – sur le sol, inutile et oublié , lâché avec soulagement.

« You dropped your shield. »
Simple constatation, suivie d'un froncement de sourcil et le Winter Soldier remonta le regard jusqu'à Steve pour éructer, hésitant entre colère et incompréhension «  What are you ? A jerk ? »


Un tête à tête avec un foutu assassin, un meurtrier au cerveau en miettes, un mercenaire, ancien agent du KGB et d'Hydra, et Captain America, ô glorieux captain à l'intelligence de cétacé, lâchait son bouclier ?Quoi ? La réputation du Winter Soldier s'était déjà estompée malgré le massacre laissé aux bases ? Bucky n'aimait pas ça, mais il se souvenait des réactions des hommes avec lui – surtout des mercenaires de la Purge ou des agents du SHIELD ; ils gardaient leur distance avec lui autant parce que son attitude inhumaine leur foutait les jetons, autant parce que son historique leur foutait les jetons.  Et cet homme, le plaquait contre le mur, calmement et sans avoir l'air même ne serait-ce qu'effrayer, lâchait son moyen de défense principal. Pourquoi avait-il le sentiment diffus que ce n'était pas la première fois ? Il se souvenait de..Steve Rogers. Cet opiniâtre inconnu, qui avait encore moins de souci que lui pour sa propre personne et la protection de sa personne.  Et de quelqu'un d'autre. James cligna des yeux, et se mordit la lèvre tandis qu'un autre souvenir, le souvenir d'un rêve remontait à la surface. Il s'abandonna contre la paroi, tenant à peine sur ses jambes qui étaient comme en mode automatique – elles le tenaient debout même s'il n'en avait pas conscience, même si une partie de lui avait abandonné et voulait se laisser glisser au sol, les jambes en coton. Mais c'était contradictoire avec sa mission – quelle mission ? Barnes, James Buchanan, Sergeant, 32557.  Tuez-moi, que cela finisse. Pas de prière ou de supplique pourtant - James Buchanan, Sergeant, 32557. Cela avait eu du sens, dans une autre vie. Hurler, la douleur, une identité – il en rêvait presque aussi souvent qu'il rêvait de l'homme en face de lui, mais cela n'avait jamais eu de sens.

« Barnes. James Buchanan Barnes. Sergeant, 107th. Matricule : 32557. »


Il avait parlé à voix haute ; le regard dans les yeux dans les yeux de Rogers le trahissait et le piquait au vif, comme électrisé. Bucky le réalisa avec un temps de décalage et redressa la tête pour interroger d'une voix calme. Trop calme - la seule chose qui trahissait sa peur et son émotion, c'était son regard presque enfantin, et la tension dans la ligne de sa mâchoire, la difficulté à prononcer les mots, à laisser sortir la vérité de sa gorge nouée :

« ... Is it true ? He is me, or ... a target I killed ? »



To know what they did to you, it would break your captain's heart.

My dreams are the worst I've ever had. Images of the Winter Soldier fold in on each other... I see things I forgot happened... Like a door unlocking in my mind... Torture... Slaughter... And training others in their use... So much horror... I wake up vomiting


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Art of War. | Bucky&Steve.

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