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Kilgrave, pour vous (as)servir.

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MARVEL EVOLUTION REBORN



MessageSujet: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Jeu 28 Jan 2016 - 21:46


   
feat David Tennant
Zebediah K. Kilgrave

   

   
Carte d'Identité
Nom de code:Kilgrave ou l'Homme PourpreDate & lieu de naissance: Manchester, Royaume-Uni, 25 décembre 1974.Âge:41 ansEmploi/occupation: Profiteur professionnel.Statut:Compliqué...Groupe: Mutant ?

   
Caractère

    Pour un psychologue, ou même pour une simple personne pourvu d'un minimum de sens commun, il n'y aurait qu'un mot pour définir l'Homme Pourpre : psychopathe. Penchons-nous donc sur la définition de ce terme, utilisé à tort et à travers, et dont le sens finit par s'évaporer au fil des articles de presse peu informés et des blagues de mauvais goût entre badauds en manque de sensations fortes – et de sens des réalités. Psychopathie : trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains » décrit comme étant un mode de vie criminel et instable. Définition parfaite pour un être dépourvu de tout sentiment de culpabilité comme lui. Habitué à tout recevoir, à tout obtenir de quelques mots, comment aurait-il pu en être autrement ? Abandonné par ses parents, sans limite et sans repère, confronté dès l'adolescence à la cruauté et à la froideur du monde, il n'avait qu'à ouvrir la bouche pour que tout lui soit accordé. Et comme tous les enfants qui ne veulent pas grandir, il avait pris la voie la plus facile. Profiteur, égoïste, froid, indifférent au reste du monde, voilà ce que l'enfant blessé et trop puissant était devenu. Pourtant, il présente bien au premier abord. Vêtements de haute facture, sourire impeccable, appétit gourmand, accent british aux modulations aristocratiques, voix claire et enjouée... Rien, sous ce sourire charmeur et contagieux, ne pourrait laisser deviner le monstre qui se cache derrière. Monstre au cœur blessé certes, mais monstre quand même. Capable de tuer sur un caprice, de torturer sur un autre, de violer dans une impulsion. Capricieux, sadique et manipulateur, il ne recule devant rien. Cependant, il dénie farouchement tous ces actes, dans la plus grande mauvaise foi du monde : après tout, les gens ne font que l'écouter, ce n'est pas lui qui se salit les mains... Il y a pourtant une personne qui lui résiste aujourd'hui, et sa résistance fait ressortir en lui ce qu'il y a de plus sombre... mais de plus humain également. Jessica Jones fut et est encore sa seule faiblesse, le seul être qui lui importe, la seule à pouvoir le blesser et atteindre son cœur de pierre. La seule envers il éprouve quelques soupçons de remords pour ce qu'il lui a fait subir, et la seule qui serait capable de le changer. De faire de lui, psychopathe infâme et perdu, un homme meilleur et presque humain. Mais cela semble bien compromis. Le Mal et l'Amour contrarié ne font pas toujours bon ménage...

   

Pouvoirs & capacités

    Sa capacité est aussi simple que dangereuse. Il est capable de contrôler l'esprit des personnes qui l'entourent, par le simple son de sa voix. Impossible de résister aux phéromones qu'il émet – car c'est bien de cela dont il s'agit – malgré l'unique tentative de son père pour trouver un vaccin. Depuis son séjour forcé en prison et l'élaboration de son plan d'évasion, il a réussi à augmenter la portée et la durée de ses pouvoirs : son influence peut désormais durer jusqu'à trois jours sans renouvellement, et il peut atteindre plusieurs personnes en même temps.
Hormis ce pouvoir effroyable – et cela l'est finalement autant pour celui qui le subit que pour celui qui le possède – il dispose d'un charisme assez important, dû à un charme british tout naturel qu'il a acquit on ne sait comment. Il a des goûts très pointus en matière de mode et de nourriture, et dispose d'une culture relativement étendue, bien que sur des sujets très sporadiques – quand on tue un professeur sous prétexte d'une remarque mal placée, on arrive jamais à rien de bon...

    Derrière le masque, y a qui ?
   
Prénom/pseudoLyaAge20 ansCode règlementok - 'Lis    Pv, scénario, perso marvel ou inventéPerso MarvelComment as-tu atterri ici ?GoogleFréquence de connexionDépend des périodes
RemarquesPomme'pot.

   
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MARVEL EVOLUTION REBORN



MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Jeu 28 Jan 2016 - 21:46


    Approuvez-vous le gouvernement ? (Votre personnage ne sait pas forcément que Liesmith est Loki)
   
Kilgrave, même s'il trouverait sans doute le terme trop vulgaire et trop connoté pour sa personne, pourrait être considéré comme un anarchiste, ou plutôt un apolitique, hors de toutes normes. Un véritable hors-la-loi. Après tout, quelques soient les lois du système, il peut les contourner par quelques mots. Mais il doit avouer que la fin de la Purge lui a procuré un certain sentiment de soulagement... Il ne manquerait plus qu'on le remarque.


    On parle désormais "d'Inhumains", cela vous dit-il quelque chose ?
   
Il savait que d'autres personnes un peu « spéciales » comme lui existaient, et ce depuis quelques années. Son indifférence vis-à-vis d'eux est relative, comme tout le reste, mais être considéré comme un monstre, il connaît et il n'apprécie pas particulièrement. Le terme lui semble donc « vulgaire » et « déplacé », espérons que personne ne l'utilise devant lui, au risque de perdre quelques organes en cours de route... Pourtant, le terme d'Inhumain s'applique à la perfection pour lui, dans tous les sens du terme...


    Comment avez-vous vécu l'attaque de New York et l’évacuation vers Los Angeles ?

   
C'était dérangeant et perturbant. Il n'a pas beaucoup aimé, c'est le cas de le dire. Tous ces gens paniqués, ça lui a donné des envies de meurtre en public. Et puis toute cette agitation... Non, franchement, cela lui a vraiment tapé sur le système. Et il a été fortement tenté d'ordonner à tout le monde de se jeter par les fenêtres. Voilà tout. D'autant plus qu'il a perdu la trace de Jessica Jones dans l'affaire.


    Votre histoire
   

   
[Certains passages de ce texte sont tirés d'une présentation de Kilgrave que j'avais faite sur un autre forum. Mais ils restent minoritaires, et j'ai essayé de bien les étoffer et de les reformuler dans certains cas. En cas de soucis, je peux fournir les preuves et les modifications nécessaires ^^ Bonne lecture à vous <3 ]

Ottawa, Canada, 23h47

Nuit sombre, froide et humide. Des nappes de brouillard rampent sur le sol, sinuosités éphémères qui se dissipent sous les pas des passants et sous les feux des réverbères. De réverbères il n'y en a point dans la ruelle qui nous intéresse. Quant aux passants, il s'empressent de la fuir, effrayés par l'obscurité et les nuées qui y règnent. Un brouillard lourd s'épaissit entre ces murs de brique étroits. Leur couleur rouge prend une teinte pourpre à la nuit tombée, inquiétante nuance sur laquelle le sang ne se voit plus. Un véritable brouillard, lourd et pesant. Un simulacre de british fog...

***

Grande-Bretagne. Royaume-Uni. Angleterre. C'est là qu'il est né. Dans une bourgade dans la périphérie de Manchester, petite banlieue tranquille et sans histoire. Le genre de ville où chacun se connaît, où les enfants se côtoient chaque jour sur le terrain municipal, et où leurs parents organisent des barbecues les dimanche qui s'y prêtent. Des allées bien entretenues, des maisons de briques blanches et rouges, des jardins à la pelouse émeraude, taillée au brin près. Rien ne préparait ce coin paisible de la douce Albion à voir naître une créature aussi imparfaite que lui...

Personne n'était moins bien préparés à le recevoir que ses parents d'ailleurs.
Mr et Mrs Thompson. Ou plutôt Dr et Dr Thompson. Tous deux médecins brillants, son père neurologue et sa mère généticienne, reconnus comme l'un des couples les plus compétents dans leur domaine... Mari et femme devant l'Eternel, couple complémentaire et harmonieux, dont lui, enfant désiré et maintes fois espéré, aurait dû être la cerise sur le gâteau de la famille parfaite... Comme ils avaient dû être déçus. Tous les signes étaient là pourtant. Quoi de mieux que de recevoir un enfant la nuit de Noël ? Le fait qu'un être comme lui naisse un jour aussi sacré que celui-ci avait quelque chose de délicieusement ironique.

En tout cas, Marie et Joseph, s'ils avaient eu un fils tel que lui, auraient certainement eu la même expression atterrée et désespérée que ses parents lorsque le verdict tomba : le nourrisson braillard et chétif qu'il était, était condamné par une maladie cérébrale dégénérative incurable. Il ne vivrait sans doute pas plus de douze ou treize ans. Il n'aurait pas dû vivre plus de douze et treize ans, et ce, à cause d'une maladie que ses parents avait côtoyé des centaines de fois dans leur cabinet. Ironie du sort, quand tu nous tiens.

Ses parents jugèrent bon de le prénommer Kevin. Kevin... Que c'est vain. Il n'avait jamais aimé son prénom. Il était trop banal, trop agressif dans ses sonorités, trop enfantin, trop faible. C'est pourquoi il en changea dès qu'il en eût l'occasion... en Zebediah. « Don de Dieu », encore une fois pour se moquer du Destin qui l'avait maudit. Mais il dû supporter Kevin bien des années avant de pouvoir s'en débarrasser. Des années plus ou moins joyeuses, mais dont le souvenir était désormais largement assombri par la haine et la rancœur.

Il fut donc un enfant fragile, sur-protégé, et suivi – pour ne pas dire harcelé – par les examens de routine. Il n'aurait su dire, même à l'époque, combien de fois il avait dû subir observations, radios, tests, et billevesées. Piqûres, médicaments, traitements néo-expérimentaux, techniques d'Orient et d'Occident, manitous en tout genre. Ses parents n'avaient jamais dû se résigner à « leur » malheur. Ils ne supportaient pas l'idée d'une vie anormale, d'une vie qu'ils jugeaient trop imparfaite pour eux et pour leur fils. Ils voulaient être irréprochables, et offrir la vie la plus « parfaite » à leur enfant unique. Sans vraiment se préoccuper de son bonheur immédiat à lui.

Après tout, peu leur importait que le jeune Kevin soit encore plus rejeté du fait de ses traitements et de leur surveillance continuelle. Le jeune garçon aurait peut-être pu trouver des amis suffisamment ouverts d'esprit pour accepter sa différence, sa fragilité et sa lenteur. Mais il n'avait juste pas le temps. Il perdait du temps, et tout cela pour rien. Pas le moindre effort significatif, la maladie progressait, année après année, jour après jour, et cela rendait fous ses parents. Et au lieu d'abandonner, ils décidèrent que si personne n'était capable de sauver leur fils, alors il étaient le dernier à pouvoir le faire. L'orgueil est bien le plus terrible péché de l'homme, et dont les conséquences peuvent être bien plus tragiques que ce qui était à prévoir...

Il ne se souvenait pas vraiment de quand cela avait commencé. Aux alentours de ses dix ans tout cas, c'était la seule chose dont il était certain. Ça avait débuté avec de simples petits tests avec de jolis petit bouts de bois colorés dans le salon, avec son père. C'était comme une sorte de jeu. Mais le salon dans lequel ses parents l'entraînaient, avait été remplacé par une grande chambre blanche et froide. Il avait voulu partir. Au début, ses parents l'avaient rassuré. Dit qu'ils ne viendraient pas souvent ici. Que ça ne durerait pas longtemps. Mensonges. Les puzzles étaient restés sur la table. Et lui, sur la chaise. Dans ce laboratoire, dont il ne saurait le nom que bien plus tard, où d'autres enfants anormaux, comme lui, étaient testés, soignés, et parfois même modifiés...

Il se souvenait encore du jour où sa mère lui avait rasé la tête. C'était la première fois où il avait pleuré dans cette pièce immaculée. Il aimait ses cheveux. Il aimait y mettre du gel pour les faire tenir en l'air, et leur donner des formes aussi ubuesques que les joueurs de rugby qu'il adulait. Sa mère aussi avait pleuré quand elle les lui avait coupé. Son père, non. Il lui avait simplement dit d'arrêter de faire l'enfant, et que ses cheveux repousseraient. Pauvre fou. Un enfant ne devrait jamais devenir chauve. Un enfant ne devrait jamais voir ses cheveux tomber sur le sol. Un enfant ne devrait jamais sentir le froid glisser le long de son crâne. Il ne devrait jamais sentir les os de son crâne sous ses doigts. Un enfant ne devrait jamais laisser le champ libre à une aiguille de cette taille... Il avait un souvenir très précis de cette aiguille malheureusement. Cette aiguille trop longue. Bien trop longue.

Il avait déjà été piqué par des petites aiguilles, dans le bras, dans le dos, dans la cuisse. Enfant rendu courageux par habitude, brave par nécessité, il n'avait pas peur de ce genre d'épreuves. Mais l'aiguille était trop longue. Il ne la voyait pas, elle approchait, fourbe et silencieuse, derrière sa tête... Ses parents lui avaient expliqué que cette aiguille le rendrait plus fort. Qu'il serait un enfant normal. Il savait que le fait qu'il devienne normal pour ses parents était important. Il voulait que ses parents soient heureux, qu'ils soient fiers de lui. Il voulait qu'ils l'aiment plus fort. Alors il avait appuyé sa joue contre le linox froid, et serré les dents pour ne pas pleurer, tandis que l'aiguille s'enfonçait, millimètre par millimètre, dans la peau tendre de sa nuque.

La douleur était encore un souvenir cuisant. Et Dieu savait comme il avait mal. La souffrance était insoutenable. Il avait beau serrer les dents, coller les lèvres, fermer ses petits poings d'enfant, la douleur était toujours là. Elle lui transperçait le crâne, descendait comme un filet d'acide jusqu'à sa mâchoire, coulait comme de la lave le long de sa colonne vertébrale, embrasait ses veines qui viraient au violet... Piqûre après piqûre, elle s'intensifiait. Et rien ne changeait. Il s'en souvenait encore, cruelle et froide, cette aiguille dans sa nuque, et parfois, il passait encore nerveusement la main derrière sa nuque, pour vérifier qu'elle avait disparu... Traumatisé, terrifié et torturé, voilà ce qu'il était.

Mais ses parents s'acharnaient. Absorbés par leurs soi-disants progrès, ils avaient oublié qui était le sujet de leur expérience... Leur propre fils. Obnubilés par leurs expériences, par le protocole scientifique, par l'excitation de la découverte, ils avaient oublié que ce n'était une souris qui subissaient chaque jours leurs expérimentations... Obsédés par la possibilité d'un remède, d'une découverte scientifique d'envergure, obsédés par la vie qu'ils pourraient avoir... par le fils qu'il pourraient avoir, ils firent subir l'enfer à celui dont ils ne voulaient plus. Ils oubliaient les larmes de Kevin, ses supplications, ils oubliaient l'amour que celui-ci leur portait. Et les expériences continuaient. Et l'aiguille repiquait, entre les mains de la mère qui ne tremblaient désormais plus.

Il se souvenait de sa colère. De son incompréhension face à l’acharnement de ses parents. Les efforts dont ils s'auto-congratulaient, Kevin ne les ressentaient qu'à travers la douleur toujours croissante que lui infligeait l'Aiguille. Qu'importait qu'il puisse placer ces stupides petits bouts de bois dans le bon ordre maintenant ? A quoi bon, si ses parents continuaient à lui dire que ce n'était pas assez, qu'il fallait continuer l'Expérience, continuer à combattre la Maladie ?! Mais la Maladie ne bougeait pas, la Maladie ne criait pas de douleur, la Maladie ne pleurait pas, elle ! Ce n'était pas la Maladie qui l'empêchait d'aller jouer au rugby, de VIVRE ! c'était ses parents !

Il était en colère contre ses parents. Il leur en voulait. Il voulait que tout s'arrête. Que tout redevienne comme avant. Qu'ils l'aiment, comme il était, peu importe que ce soit pour peu de temps... Que ses parents le laissent faire ce qu'il voulait... comme un enfant de son âge. Qu'ils le laissent tranquille... Que cela s'arrête.  Il avait crié. Il leur avait crié d'arrêter. Une énième fois évidemment. Combien de fois étaient-ils restés sourds à ces appels ? Il avait crié, en désespoir de cause.

Laissez-moi !
Il se souvenait encore de l'ivresse du pouvoir. De la première ivresse, noyée dans le sentiment de soulagement, le sentiment d'être enfin libre. Un sentiment addictif. Si l'on devait chercher une raison à son utilisation systématique du Pouvoir, elle se trouvait là... Le cri de désespoir d'un enfant avait quelque chose de « miraculeux » et de sauvage, quelque chose qui intimait le destin lui-même de se plier face à sa volonté. Ils s'étaient arrêtés.

Ordre après ordre, il avait constaté l'étendue de ses pouvoirs. Ses parents lui obéissaient, invariablement, quelle que soit sa demande. Et sa vie changea.

D'enfant martyr, il devint enfant choyé. Et il en profitait. En abusait même. Car s'il n'était plus soumis à leurs affreuses expériences, mais le souvenir terrifiant de celles-ci avait installé une profonde rancune dans le cœur de l'enfant. Un enfant désormais trop puissant et trop blessé pour être « normal ». Il haïssait autant qu'il pouvait aimer ses parents. Il désirait les voir souffrir autant que de les voir le chérir. Il oscillait dangereusement entre haine et amour, entre sadisme et tendresse, capable de leur ordonner de se rouler dans la boue le matin et de leur demander un câlin le soir dans son lit... Parfois, il essayait de ne pas les contrôler, de les voir l'aimer et le choyer sans qu'il n'ait à les forcer. Mais, il voyait alors la peur et la colère dans leurs yeux. Cela lui brisait le cœur, et l'endurcissait. Il avait peur que son calvaire recommence. Alors, il continuait. Toute sa colère et sa frustration retombaient sur ses parents, et les autres habitants de la ville furent pendant longtemps épargné par son pouvoir dévastateur.

Jusqu'à ce jour maudit où tout bascula à nouveau.
Il avait quinze ans. C'était Noël. Le jour de son anniversaire. Il ne se souvenait même plus comment il avait commencé à s'énerver. Les raisons de son énervement lui restaient obscures et floues, comme si son cerveau malade avait voulu repousser aux tréfonds de son esprit ce jour maudit. La seule certitude qui lui restait, c'était qu'il avait fait un caprice, comme un adolescent de son âge.  Malheureusement, ce que n'aurait jamais pu faire un jeune garçon de son âge, et la chose la plus affreuse, resta gravé dans sa mémoire. Il se souvenait de sa voix d'enfant, aux modalités graves et hésitantes de la puberté, qui avait crié de colère. Il se souvenait au mot près de l'ordre qu'il avait donné à sa mère. Et il se souvenait du hurlement de cette dernière quand le fer à repasser s'était posé sur sa joue.

Quelques jours plus tard, ses parents avaient disparu. Laissant le monstre qu'il était devenu derrière eux, fuyant leur responsabilité, tel que Frankenstein le fit devant sa créature. Il se retrouva seul et livré à lui-même. Il crut longtemps que ses parents allaient revenir, qu'ils ne pouvaient pas abandonner leur enfant aussi facilement. La culpabilité et la douleur le rongèrent pendant des mois et des mois. Il survécut tant bien que mal grâce à ses pouvoirs et à la « bonne volonté » de ses voisins qui lui fournissaient de quoi se nourrir. Il ne prévint personne, persuadé et espérant que les Thompson allaient revenir sur leur décision, revenir le chérir et l'aimer comme un fils. Mais ils ne revinrent jamais. Le remord et la tristesse se changèrent en haine et en douleur encore plus forte. Pour la seconde fois, sa perte de contrôle allait changer sa vie à jamais.

Fou de douleur et de chagrin, il se vengea sur toutes les personnes qui l'avaient connu d'un peu trop près, décidé à effacer tout ce qui le reliait encore à ses parents indignes, à effacer son reste d'humanité. Il leur ordonna de s'entretuer, et de brûler le quartier. La police et les pompiers ne réussirent jamais à remonter la piste, et encore moins à donner une explication cohérente. On en déduisit donc qu'il s'agissait d'un gang de dégénérés qui avaient sévi dans cette banlieue, et on n'entendit plus parler de cette histoire. Quant à Kevin Thompson et ses parents, on crut tout simplement que leurs corps avaient été réduits en cendres.

Kevin Thompson, ou plutôt Zebediah Kilgrave comme il convenait de l'appeler désormais, commença une vie d'errance avec sa seizième année. Il erra de longues années, à la recherche de ses traîtres de parents. Il s'efforça d'utiliser le moins possible ses pouvoirs au début, craignant d'attirer l'attention sur lui. Il regrettait amèrement ses meurtres, commis sur un accès de rage et de désespoir. Il essaya de se racheter en limitant son influence. Il se contenta de miettes d'attention, du strict minimum pendant plusieurs années. Il finit plusieurs fois à la rue. Mais le monde ne pouvait s'adoucir, même devant ses vains efforts de jeune meurtrier repenti.

Le monde était dur et sale. Et grâce à son pouvoir qui lui permettait d'obtenir la vérité à chaque fois qu'il le souhaitait, il eut l'occasion d'observer la nature humaine de très près... dans ce qu'elle a de plus hypocrite et de plus cruel. La vérité était monstrueuse, les gens étaient laids sous leurs sourires de circonstances. Les gens étaient idiots, stupides, inutiles, faibles... méchants, cruels, égoïstes... Tous comme ses parents, capables du pire au nom de leur propre bonheur. Il vit des choses affreuses, des secrets ronger le cœur d'une famille qui avait tous les aspects de la perfection au premier abord, des mensonges grossiers et infâmes, des actes d'une cruauté sans précédent. Il vit des femmes se faire violer sous ses yeux, des hommes agoniser à ses pieds.

Le résultat fut terrible, mais inéluctable. Dans son esprit, la limite entre Bien et Mal finit par s'estomper lentement, pour enfin disparaître. Après tout, que ce soit une bonne ou une mauvaise action, le résultat était le même pour lui : il obtenait toujours satisfaction. Et sa satisfaction était-elle moins importante que les autres ? Non, car la leur n'était pas plus belle, plus juste, ni meilleure que la sienne, il en était convaincu.  A peu près au même moment, son sens des réalités commença lui aussi à s'estomper. Comment savoir si ce que faisait les autres étaient le produit de sa propre volonté ou de la leur ? Il devait surveiller le moindre de ses mots, et cela devenait de plus en plus épuisant. Alors, il laissa son pouvoir grandir et s'épanouir, ne reconnaissant d'autre maître que sa propre volonté, ses propres caprices. La vérité était laide, alors il en prit le contrôle.

Il n'avait pas besoin de travailler, ne connaissait pas la moindre contrariété. Il voyagea à travers le monde sans se soucier de rien d'autre que son plaisir personnel. Il fit en sorte d'être le centre du monde, et finit par le croire. A l'aube de ses trente ans, il finit par échouer aux Etats-Unis, continuant sa vie de débauche, de plus en plus dangereux, de plus en plus cruel, de plus en plus extrême... pour tromper l'ennui.
C'est alors qu'il la rencontra. Elle.
Jessica Jones.

Il habitait encore à New-York en ce temps là. Une ville qui lui ressemblait. Rayonnante et puissante au premier abord, laide et dangereuse quand on s'approchait de ses zones d'ombres. Il arborait ses trente-sept ans avec fierté. Il se baladait en compagnie de deux jeunes femmes qui avaient eu le malheur de croiser son chemin quand il la rencontra. Il avait observé, ébahi, à une scène surréaliste : une jeune femme, toute mince, qui balançait deux brutes contre un mur d'une seule main. Tout ça pour protéger un pauvre junkie qui traînait sur le pavé. Incompréhensible pour un être tel que lui. Ce n'était pas tant la force de cette femme qui l'avait tant impressionné, car il savait que d'autres êtres étaient dotés de dons surnaturels semblables au sien. Il avait eu le temps de retrouver la trace du mystérieux laboratoire où l'avaient entraîné ses parents, et de se rendre compte que cette organisation secrète était obsédée par les jeunes « gifted » comme lui. Raison de plus, le concernant, de rester discret. Il était parfaitement inconnu des services secrets ou du SHIELD à cette époque.

Non, ce qui l'avait fasciné, c'était l'usage que faisait cette jeune femme de son don...  Protéger des inconnus ? Pour quoi faire ? Qu'est-ce que cela lui apportait ? Pour un monstre tel que lui, tout cela n'avait aucun sens, surtout lorsqu'on savait à quel point ces êtres pouvaient être méprisables... Mais ces questions prirent un caractère bien futile lorsque le visage de l'héroïne s'était tourné vers lui. Fasciné, il avait observé le teint diaphane, les lèvres rose foncé, les yeux noisette, les cheveux longs et épais, si brun qu'ils en semblaient noir... Aucune notion de style, mais ça pouvait s'arranger. Cette femme était magnifique. Et puissante. Autant de qualités qui la désignaient comme sa future et parfaite victime.

Kilgrave fit de Jessica son jouet, sa poupée docile et obéissante. Il éprouvait toujours une certaine fascination envers elle, mais sa nature capricieuse et changeante lui avait bien fait vite oublier pourquoi cette jeune femme l'avait tant attiré au premier abord. Pourtant, il ne pouvait s'en détacher. Son intérêt ne décroissait pas aussi vite qu'à son habitude. Il se rendit compte, à plusieurs reprises, qu'il ne pouvait lui faire du mal comme aux autres : à la moindre incartade, ses autres amantes auraient été mutilées et jetées, sans autre forme de cérémonie. Mais pas elle. Il n'arrivait même pas à faire couler son sang. Une fois qu'elle l'avait contrarié, il lui ordonna cependant de se trancher l'oreille... Mais dès que le bordeaux de son sang avait coulé sur son cou d'albâtre, il n'avait pas pu supporter la vision, et lui réclama d'arrêter immédiatement.

Elle le rendait faible. Il hésita même plusieurs fois à lui laisser son libre arbitre... quelques secondes au moins. Pour voir si ses sourires, si beaux et si rares – lorsqu'il ne les exigeait pas, lui étaient réellement adressé. Mais, se souvenant de la dernière fois qu'il avait laissé le contrôle à des personnes auxquelles il tenait – ses chers parents... -  il se ravisait toujours au dernier moment. Il mit toutes ces anomalies sur le compte de sa bonne disposition du moment.  Ne comprenant pas cet étrange sentiments qui le rongeait de l'intérieur et qui pesait au fond de son ventre. Leur 'relation' dura huit mois. Il l'aurait gardé plus longtemps encore s'il l'avait pu. S'il n'avait pas été aussi imprudent.

Il pensait avoir retrouvé la trace de ses parents. Une femme, du nom de Reva Connors, au rôle encore obscur, avait parlé. Il lui avait ordonné de le conduire à l'endroit où elle cachait ces informations le concernant. Jessica était avec lui. Ils se retrouvèrent dans un immeuble délabré. Sous l'ordre de Kilgrave, les deux femmes se mirent à creuser, et finirent par déterrer un coffre contenant une clé usb. Clé contenant, il le découvrirait plus tard, les images filmées dans le laboratoire où lui et d'autres enfants avaient été torturés...

Mais lorsqu'ils sortirent, le SHIELD les attendait. On lui avait tendu un piège. La disparition de Jessica Jones alias la super-héroïne Jewel, n'était finalement pas passée inaperçue... Reva Connors et la clé étaient des appâts pour l'attirer dans un piège. Tous les agents avaient des masques et des casques qui les protégeaient des ordres et des hormones qu'il pouvait émettre. Avant qu'on ne le bâillonne, il eut le temps de hurler à Jessica de tuer Reva. Ce qu'elle fit, sous le regard impuissant des agents du SHIELD, trop faibles pour s'opposer à son pouvoir et à celui de Kilgrave conjugués. Puis, il fut emmené. De cette nuit, il ne se souvenait encore que d'une seule chose : le regard haineux de Jessica, lorsqu'elle fut libérée de son emprise. Et ce regard le blessa bien plus que les menottes et le bâillon qui lui sciaient la peau.

Il fut incarcéré dans une prison de haute sécurité, où il passa un peu plus de deux ans. Seul, plus fou que jamais, la seule chose qui lui permit de ne pas se briser, fut le souvenir de sa dernière victime. La haine et la douleur le rongeaient de nouveau. La jeune femme devint une obsession pour lui. Une nouvelle fois, il était déchiré entre l'envie de la voir souffrir, et celle de... De quoi exactement... ? Il n'aurait su le définir. Il n'avait jamais vraiment appréhendé cet étrange sentiment. Ce ne fut qu'au bout de quelques mois, et de quelques heures négociées à la bibliothèque – seul endroit décent de la prison – qu'il finit par trouver le mot qu'il recherchait. « The Yearning ». Le Désir Ardent.
L'amour peut-être. Peut-être pas. L'amour pouvait-il être aussi malsain à ce point ? Aussi fort et douloureux, aussi égoïste ? Aussi haineux ? Finalement la réponse finit par s'imposer d'elle-même avec les évènements qui suivirent.

Une association s'était formée lorsqu'il avait été arrêté et enfermé. Les familles de ses anciennes victimes – femmes violées par ses ordres, hommes suicidés de force, meurtriers par procuration – s'étaient réunies afin d'obtenir des réponses quant au devenir de leurs enfants et amis, et afin de découvrir la vérité de ce qu'il s'était vraiment passé... Ils réclamaient la vérité, le pardon, la vengeance parfois... Cette association finit par contacter Jessica Jones, devenue détective privée, pour lui demander de confronter le criminel incarcéré. Celle-ci, après moult refus et protestations, avait fini par céder – faiblesse d'un trop grand cœur. Alors que Kilgrave fêtait ses deux ans passés en prison, elle demanda un entretien avec lui.

Évidemment, il n'avait pas été prévenu. On avait voulu éviter qu'il fomente un complot afin de s'évader ou de faire du mal à la jeune femme. Il ne comprit donc pas très bien pourquoi on le traîna aux aurores dans cette petite pièce, camisolé, un collier à pulsations électrices autour du cou, et des menottes aux mains et aux pieds. Le choc le plus grand, cependant, fut de voir son ancienne victime derrière le grillage, le fixant d'un air méprisant et haineux. Il faillit défaillir sur le moment, tant les sentiments contradictoires s'agitèrent dans son esprit et nouèrent ses entrailles. Puis, on les mit face l'un à l'autre, et l'entretien débuta.

Il se souvenait avoir été peu coopératif, contrariant sensiblement la jeune femme. Il se souvenait d'avoir réclamé des contreparties en échange des informations et des excuses demandées. La plupart n'étaient pas très morales d'ailleurs... Il crut à un moment que Jessica allait se jeter sur lui pour lui arracher les yeux lorsqu'il lui demanda un baiser en échange d'excuses à une mère éplorée par le « suicide » de son fils. Après tout, la découverte de cet étrange sentiment qu'il ressentait envers la jeune femme, ne le rendait pas vraiment meilleur... Au contraire même. Ou pas... Ou si...

Elle partit donc furieuse et frustrée de n'avoir quasiment rien obtenu de son ennemi juré. Et lui sombra davantage dans la folie. La haine avait disparu pour laisser place à une douleur sans nom. Ses envies cruelles envers elle s'étaient muées en envies tendres, mais tout aussi violentes et difficiles à supporter pour un esprit aussi égoïste tel que le sien. Il ne désirait même plus la contrôler,... de toute manière il avait eu l'occasion de voir pendant l'entretien que ses pouvoirs ne fonctionnaient plus sur elle... Il avait réussi à tromper pendant quelques secondes la vigilance de ses gardiens et de leur objet de torture, afin de donner un ordre indirect à la jeune femme... et cela n'avait pas marché. Surpris et furieux tout d'abord, il finit par en concevoir un désir encore plus fort de retrouver la jeune femme.

Il prépara donc son évasion. Peu à peu, il réussit à reprendre le contrôle et à élaborer des techniques afin de manipuler les hommes qui le gardaient. Il réussit à développer et à renforcer l'influence de ses pouvoirs, réduire suffisamment la quantité de phéromones qu'il émettait afin que ces derniers passent inaperçus par les capteurs dans sa cellules... Et au terme de plus de six mois, il parvint à s'évader de la prison la plus sécurisée du pays. Et à se remettre à la recherche de sa Nemesis. Le SHIELD se lança à sa poursuite, mais il leur échappa à de maintes reprises, et de toute façon, ses pouvoirs renforcés le rendait presque inatteignable...
Sauf pour elle.

Jessica, dès qu'elle apprit que le criminel s'était échappé, se lança à sa poursuite. Et cela tombait bien, puisque Kilgrave ne rêvait que de « reconquérir » la jeune femme, peu importe le prix. Il la fuyait quelque peu au début de sa cavale, le temps de reprendre du poil de la bête, et de préparer sa venue mais ce ne fut que temporaire... Au terme de longs mois de jeu chat-souris, ils finirent par se retrouver face à face une nouvelle fois.

Dans l'ancienne maison familiale des Jones. Il l'avait racheté et s'était servi d'anciennes photos prises par les agents immobiliers afin de toute remettre en état, dans les moindres détails... Pour elle. Elle lui avait dit qu'elle avait été heureuse à cette époque. Il désirait la voir heureuse. Mais à ses côtés. Lorsque la jeune femme le retrouva à son ancienne adresse, choquée et perturbée au plus haut point, il lui confessa son « amour » pour elle. Au grand dégoût et à l'incrédulité de la jeune femme, qui le rejeta brutalement. Elle ignorait encore qu'elle n'était plus sensible à ses ordres, et ce fut pourquoi elle n'essaya pas de le tuer immédiatement... ça, et la menace de Kilgrave de tuer les voisins si elle tentait quoique soit.

Quoiqu'il en soit, Kilgrave en profita pour essayer de susciter la sympathie et la compassion de la jeune femme. Il lui parla de son enfance, et tenta de lui expliquer pourquoi il agissait ainsi. Il désirait vraiment qu'elle le comprenne, qu'elle cesse de le haïr, qu'elle lui pardonne ce qu'il avait fait... qu'elle réponde à ses sentiments. Le désir et l'envie lui dévoraient les entrailles. Les preuves de la haine que lui vouait – à juste raison – la justicière le blessait davantage que les actes commis par ses parents... Mais il lui semblait que les choses s'amélioraient quelque peu...

Au bout de trois jours, la jeune femme sembla avoir décidé de faire de lui « quelqu'un de bien ». Elle l'emmena sur les lieux d'une prise d'otages. Ils sauvèrent une gentille petite famille ensemble, grâce à leurs pouvoirs combinés. Il avait apprécié. Il avait trouvé cela amusant, divertissant. Intéressant, cette lueur de reconnaissance dans le regard des gens... Et si cela lui permettait de se racheter aux yeux de la détective, alors il se serait plié en quatre pour la satisfaire, et qu'elle décide librement de rester à ses côtés.

Mais, Jessica ne lui pardonna pas. Elle finit par comprendre que Kilgrave n'avait plus aucune influence sur elle... Et, alors qu'ils se promenaient tous les deux sur un pont, une parole déplacée de Zebediah lui fit perdre le contrôle d'elle-même. Alors qu'elle ne désirait avant que son arrestation, son envie de meurtre atteignit de sommets... Elle lui sourit et s'approcha de lui... Lui, fou d'amour et d'espoir, stupide et pitoyable, ne bougea pas. Alors, elle l'attrapa par la gorge, et le balança sous un bus... Ne le voyant pas se relever, elle en conclut qu'il était définitivement hors d'état de nuire, et l'abandonna à son triste sort.

Et pourtant, il avait survécut à cet accident, miraculeusement... Il fut recueilli par des promeneurs qui s'empressèrent de l'emmener à l'hôpital. Os brisés, reins foutus, on ne donnait pas cher de sa vie. Mais dès son réveil, il fit en sorte qu'on le soigne aux dépens d'autres patients et récupéra deux reins fonctionnels, généreusement « accordé » par l'un des infirmiers. Il mit quelques temps à se remettre, mais fit produire un certificat de décès à son nom, afin de brouiller les pistes... Hors de question que Jessica ou le SHIELD retrouve sa trace avant qu'il ne trouve un moyen de reprendre le contrôle sur ses ennemis...

Il se remit cependant sur la piste de sa chère Jessica. Mais, cette fois, il fit en sorte de rester invisible. Il mit sous son contrôle un jeune voisin junkie de la jeune femme, afin qu'il lui procure des photos de celle-ci. Son obsession avait atteint des sommets, tout comme sa haine. Il lui en voulait terriblement d'avoir tenté de l'assassiner, et cette « trahison » lui donnait des envies peu recommandables concernant le sort de la jeune détective. Mais son attirance ne décroissait pas non plus... A nouveau, il oscillait entre sadisme et tendresse, entre haine et amour. Exactement comme avec ses parents, ce désir fou en plus... Comme si l'histoire était condamnée à se répéter, encore et encore.

L'évacuation de New York et la Purge lui firent perdre momentanément la trace de Jessica. Il dut se réfugier à Los Angeles pendant quelques temps, s'oubliant dans l'alcool et dans la débauche pendant plusieurs mois. Mais il finit par retrouver la trace de sa proie et bourreau, grâce à une agente du SHIELD un peu trop naïve et coopérative... Apparemment, elle résidait désormais au Canada...

***

Ombre solitaire dans la ruelle.
Un homme de haute taille, à la fine carrure et au habits de grande marque, mais légèrement élimés. Sous un lampadaire délabré, un visage aussi pâle que la mort. Une barbe de trois jours – ou trois semaines – dévorait la moitié d'une paire de joues émaciées, surmontées de pommettes saillantes et acérées. Brune, elle était de la même teinte que les cheveux courts et ébouriffés de l'inconnu. Là où finissait cette barbe, commençaient les cernes, dont la couleur violette – presque noire – semblait presque surnaturelle. La noirceur des iris qui les dominait, et le vide qui y régnait aurait fait frisonner le Diable lui-même...
Rien d'étonnant à ce que les passants fuient ce coin sombre.

- Où est-elle ? Parle.
- Je ne sais pas ! Je le jure ! Pitié, laissez-moi partir !

Le démon tenait un homme par le col, le visage inexpressif mais la main ferme. Son interlocuteur était un grand gaillard qui le dépassait d'une tête et qui aurait pu le jeter d'une pichenette sur le sol... Mais il semblait terrifié, et incapable de bouger. L'homme qui le maintenait contre le mur esquissa un sourire désagréable et menaçant.

- Alors tu ne me sers à rien...

Le sang gicla contre les murs de brique rouge lorsque la montagne de muscles s'effondra sur le sol, un éclat de verre enfoncé dans sa gorge, et la main ensanglantée par les bords coupants qu'il avait lui-même enfoncé dans sa trachée...
L'autre homme s'éloigna, sortit un mouchoir blanc et brodé de sa poche et essuya une minuscule goutte de sang sur son nez, avec une grimace de dégoût. Puis, il disparut entre les sombres, hanté par le visage de celle qu'il recherchait... et qui le suivait pourtant partout.

Car il la voyait constamment. Elle le poursuivait jusque dans ses rêves, où tout n'était que frustration et torture. Il la voyait à quelques mètres de lui, tendait les mains pour la toucher, mais la voyait se dérober, encore et encore... Il voulait la tuer, il voulait la faire souffrir... mais dès qu'il essayait, son cœur hurlait de douleur, et il tombait à genoux devant elle, incapable de mener ses projets à bien... Incapable de lui faire à nouveau du mal. Il la voyait alors nue devant lui, offerte mais inatteignable. Il pleurait de frustration, suppliait comme un enfant, mais elle souriait – ce sourire ! - et l'assassinait sans le moindre remord. Encore et encore. Il n'avait jamais encore souffert à ce point. C'était la première fois que quelque chose lui échappait. Et cela le rendait fou. Pour le meilleur et pour le pire. Et même s'il risquait la mort, il ne désirait désormais plus qu'une seule chose... La revoir.

- Jessica !!


   

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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Jeu 28 Jan 2016 - 23:36
HIII KILGRAAAVEEEE :amour:

Bienvenue parmi nous :43:
Tu as désormais 7 jours pour finir ta fichette :v: J'ai hâte d'en savoir plus; si tu as des questions / suggestions / besoin d'un délai tout ça n'hésite pas à solliciter le staff par MP et n'hésite pas non plus à passer en CB !
*lance des cookies pour donner du courage*
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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Ven 29 Jan 2016 - 1:04
Bienvenue officiellement :61: Contente de voir cette petite fiche et hâte de lire :v: Bon courage pour la suite ! ♥
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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Ven 29 Jan 2016 - 8:58
Coupain psychopathe hey Bienvenue officiellement, bon courage pour ta fiche :21: J'ai hâte :huhu:


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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Mar 2 Fév 2016 - 22:04
Merci à vous pour votre accueil :36:

Je devrais avoir fini ma fiche d'ici jeudi si tout va bien ^^ A très vite!
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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Dim 7 Fév 2016 - 11:29
Hello ! Désolé pour le double-post....
Je viens demander un petit délai supplémentaire de trois jours (mardi) pour finir ma fiche :/ Je suis débordé et je ne veux pas bâcler la fin de l'histoire... Siouplait :77:
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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Dim 7 Fév 2016 - 16:36
Ok, je te l'accorde.
Tu as donc jusqu'à ce mardi pour terminer ta fiche. Bon courage :60:
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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Dim 7 Fév 2016 - 18:35
Merci beaucoup :21:
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MessageSujet: Re: Kilgrave, pour vous (as)servir.   Dim 14 Fév 2016 - 17:17



Bienvenue, tu es validé !

J'ai adoré ta fiche, félicitations : tu as fait entré un peu l'univers du forum dans l'univers de la série, et ça c'est vachement bien :v: Je me suis presque senti désolé pour lui, presque :face: Viens me voir au bureau, on va dominer le monde :huhu:

Félicitation, le Staff a aimé ta présentation et tu es par conséquent validé(e) ! Nous sommes heureux de te compter parmi nos membres et te souhaitons bon jeu parmi nous ♥

La Paperasse

♠ Viens recenser ton avatar dans le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en postant le code suivant:
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♠ Viens recenser ton pouvoir dans la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en postant le code suivant:
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[code]pouvoir ↔ pseudo[/code]
Il y aura autant de codes que de pouvoirs.

♠ Ouvre ton [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ! Il te permet de tenir à jour tes liens et tes RPs !

♠ Remplis ton profil au maximum !



Pour rp, je fais quoi ?

♠ En ouvrant ton journal de bord tu pourras chercher des liens et des rps; n'hésite pas à passer sur les journaux des autres pour faire connaissance !

♠ Si tu te sens perdu, tu peux demander un[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]: les membres sont prêts à t'aider et sont là pour ça, pas d'inquiétude ♥

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