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Hearts of metal & cold hands | Tony & Bucky

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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Hearts of metal & cold hands | Tony & Bucky    Mar 8 Mar 2016 - 15:52
 

Bucky | Tony
2015


Hearts of metal & cold hand


Combien de temps un type louche pouvait rester en face de la Tour Stark sans se faire botter les fesses par Iron-Man ?

C'était une question que Bucky commençait se poser, alors que ses fesses commençaient, elle, à  souffrir du confort de sa selle de moto. La première chose qu'il avait possédé à part les armes et l'équipement que ses maîtres lui avaient offert. La récupérer avait été la première chose qu'il avait fait après que Rogers l'ait ramené à New York – juste après un long bain brûlant. Très long, très brûlant – tant que l'eau était chaude, il n'y avait aucun souvenir, torture, assimilé à ça, et une porte fermée plus une arme posée sur le rebord de la baignoire lui donnaient une impression de sécurité qui combinée au plaisir d'un bain pourrait peut-être un jour effacer le souvenir de ne plus être un être humain ou un corps digne de respect. Peut-être.  Après Hydra et la Sibérie, Bucky commençait à considérer que l'enfer et la mort étaient le froid, l'eau froide, et n'était pas sûr de la réaction qu'il aurait si Steven lui annonçait un jour qu'ils n'avaient plus d'eau chaude. Comme avant, ajouta son esprit, bien qu'il n'ait pas de souvenirs encore associés à cette pensée. Il n'en voulait pas, à choisir, heureux les ignorants des misères de la Grande Dépression. Il avait de l'eau chaude, de la nourriture, et une Harley que son meilleur ami avait bichonné presque aussi bien que lui durant son absence – entrer par effraction dans le garage du Baxter Building et y trouver sa bécane avec les clefs prêtes à l'emploi ? Buck n'avait pas ressenti de la joie, pas en tant que telle – non, soulagement, l'impression de rentrer à la maison. De pouvoir faire confiance. Un ami valait mieux qu'une safehouse où l'attendait un agent pour le contraindre.

En général, il utilisait surtout sa moto pour se faufiler dans NY, ou s'évader, plus loin. Vitesse et liberté, avec le plaisir gratuit que sa course était, gratuite. Non motivée par le meurtre et le sang. Mais la bécane était présentement sur sa béquille depuis une bonne vingtaine de minute, garée en face de la tour Stark – Bucky, les fesses appuyées contre sa moto et une main dans les poches, fumait en observant les allées et venues. Il n'avait pas vraiment besoin de calculer dangers et sorties dans la bâtiment des Avengers, n'est-ce pas ? Alors quoi ?

Le sniper était d'une patience infinie, d'autant plus que la torture et les lavages de cerveau avaient creusé en lui jusqu'à ôter tout ce qu'il y avait d'humain et ne serait-ce que l'idée de confort, d'impatience ou de répondre à ses besoins élémentaires. Le Winter Soldier serait resté immobile devant la Tour jusqu'à en mourir si tel avait été l'ordre. Mais Bucky Barnes, lui, commençait à sentir le froid de décembre sous sa veste de cuir, le cuir dur sous ses fesses et l'angoisse dormant lovée dans son estomac, et surtout la douleur lancinante qui irradiait toute la partie gauche de son corps, du bout de ses doigts aux muscles de son dos et de son torse reliés à sa prothèse - il pouvait ignorer ses détails, comme il l'avait fait des milliers de fois depuis qu'il avait rejoint la 107e, des décennies auparavant. Mais il avait promis d'essayer d'être humain.

Un mégot de cigarettes fumé jusqu'à la lie avait déjà été réduit en miettes sous sa botte, et la main humaine de Bucky brûlait sous la cendre qui dégringolait de la seconde cigarette – pas assez d'instinct de survie ou trop concentré sur autre chose pour la chasser alors qu'elle tombait de la cigarette Stressé ? Ah ah ah. Le bel euphémisme. Il devait voir Stark. Tony Stark. Il avait tué son père et la culpabilité rongeait James. Il ne savait pas le nom de sa cible à l'époque, ne l'avait appris que lorsqu'il avait cherché quelques « réponses » auprès de ses maîtres. Et alors, il n'avait tilté que parce qu'il avait vécu à NY ces derniers mois – et mené une attaque de la Purge contre l'anormal Tony Stark. Anormal, super-héros, millionnaire, playboy, génie, philanthropiste, ami et partenaire de Steve Rogers. Et pour autant que Bucky en savait, un type avec qui il aurait pu avoir bon nombre d'atomes crochus avant. Le fils d'un des hommes responsables – coupables – de sa survie à Azzano. Le fils d'un ancien à ami à l'ancien lui. Fuck, il ne savait même pas si Stark était au courant qu'il ne s'agissait pas d'un banal accident de voiture – faire une embardée pour éviter un fantôme vieux de plus de vingt ans, fantôme qui vient vous achever mécaniquement en rentrait pas dans la catégorie accident de la plupart des assurances.
Ce dont il était sûr c'était que malgré l'admiration et le respect qu'il avait pour l'homme que Steve, les dossiers volé et les médias lui avaient présenté, il aurait du mal à le regarder en face. Lui demander une faveur comme celle qu'il allait devoir supplier ? Cruel. Il avait repoussé ça jusqu'au dernier moment, mais il n'avait plus vraiment le choix actuellement. A part à se résigner à vraiment vivre la vie d'un manchot – pour un sniper, c'était con.

Il n'avait rien à offrir à Tony, à part peut-être la joie de voir une prothèse d'une autre confection que la sienne – car Bucky avait conscience de l'avancée technique que représentait son bras, c'était un bijou au même titre que le bouclier de Rogers ou l'armure de Stark. Une impossibilité technologique permise uniquement par les moyens astronomiques d'Hydra et leur mépris de l'humanité de leur cobaye. C'était une merveille technologique, même si Bucky n'en était pas fier – au contraire. Capable de résister à peu près à tout ce qu'une mission de super-héros ou vilains pouvait comporter comme risque – sauf le temps. Obsolescence programmée.
Elle n'était pas faite durer. Le Winter Soldier n'était qu'un chien, tenu étroitement en laisse qui se retrouvé étranglé par son collier dès qu'il vagabondait trop loin. Il l'avait appris dans les années 70, mais ce n'était rien par rapport à ce qui se passait maintenant. Quel meilleur moyen que de le faire revenir la queue entre les jambes que de le mutiler un peu plus ?

Son bras déconnait depuis presque deux ans maintenant. Les dysfonctionnements avaient commencé lorsqu'il servait encore Hydra et la Purge – il aurait du contacter ses supérieurs, leur indiquer qu'il y avait un problème et que son bras avait besoin d'une maintenance. Mais il avait préféré serré les dents, encaisser la douleur et cacher les gestes incontrôlés, les verres brisés et les bleus faits pour une simple poignée de main. A l'époque, il ne savait pas trop ce qui se passait, pourquoi ses miracles, cauchemars, insomnies, s'il devenait fou ou si son cerveau avait juste été électrocuté trop de fois. Mais il préférait manger sa propre main plutôt que perdre la relative liberté qu'il avait gagné, et risquer ne plus jamais se réveiller. Ou se réveiller et oublier qui il était avant le réveil, et oublier encore plus ce dont il commençait à se rappeler. Il se réveillerait peut-être dans dix jours, peut-être dans un an ou peut-être jamais, il était à leur disposition. Il avait Natasha et un conscience de soi de plus en plus grande, à l'époque. Et aujourd'hui ? Il était un être humain, cassé, certes, mais un humain, pas que le Winter Soldier.

Il avait écarté l'option de menacer un agent, un des types avec qui Steve bosser mais à qui il avait obéit, qu'il avait l'interdiction d'attaquer, et qui avait trop de fois discuté à côté de l'Asset au repos.  Pierce, Rumlow, Rollins. Trop de risques, d'intermédiaires, il faudrait qu'ils le mènent à un scientifique, et ce serait un guet-apens, malgré ( à cause ) de la peur qu'il provoquait chez eux. Qu'ils le pensent mort avec la dernière installation HYDRA qu'il avait incendié et dynamité, c'était le plus sûr.

La moitié des soucis de son bras pouvaient être expliqués – ou étaient causés – par ses propres réflexes et traumatismes. Il s'était ( un peu trop ) caché derrière cette excuse alors que l'arme greffée à son corps devenait incontrôlable et pire qu'un simple mort.  Ce matin ? Impossible de le bouger -  d'où la chemise bleue volée à Steve ( 90 % des vêtements portés par Buck lui appartenaient de toute façon car il ne possédait pas vraiment de garde-robe propre en dehors de son équipement et des vêtements dans lequel il s'était réfugié pendant un an et demi. Un an et demi sans se doucher ou changer : il méritait de voler les vêtements de son meilleur ami ), impossible de passer un t-shirt avec plusieurs kilos immobiles et plaqués contre son torse. Boutonner la chemise avait déjà été assez compliqué comme ça, conduire la Harley jusqu'à Manhattan pas mieux.

Avec un demi-soupir, le Winter Soldier écrasa sa cigarette et se força à se mettre en mouvement, traverser la rue pour rejoindre le bâtiment Stark. Il avait fait l'effort de s'habiller en civil – jeans au lieu de pantalon de combat, pas d'armes visibles – bien qu'il en portait plusieurs et sans doute que ses cheveux attachés en chignon dans sa nuque lui donnait plus l'air d'un chiot que d'un tueur. Il se faufila parmi la foule, regard bas, épaules basses, et tentant de rendre ses foulées plus légères : pourquoi est-ce qu'il était un fantôme dans le silence dont tout le monde oubliait la vision lorsqu'il était en mission, mais qu'une fois sans cible, il avait l'impression d'avoir un drapeau américain peint dans le dos pour attirer le regard ? Encore pire une fois dans... l'accueil ? Le hall ? Comment est-ce qu'il était censé appeler ça ? Blanc, immense, remplis de gens qui savaient non seulement pourquoi ils étaient là mais accessoirement où ils en étaient dans leur vie. Il ne devait pas être le premier avec un profil de mercenaire-agent à venir, et aucun des vigiles n'allait se mettre sur son chemin, n'est-ce pas ? Pas qu'il ne pouvait pas s'en débarrasser, mais justement – il n'était pas sûr de pouvoir se retenir de les tuer, même à une main.

Steve avait déjà sous-entendu que Stark pouvait faire quelque chose pour son bras et si la moitié de ce qu'on disait de Tony était vrai.. Bucky se força à avancer dans le hall, jusqu'à l'ascenseur que les civils semblaient éviter.  Lorsque les portes se refermèrent derrière lui, Bucky inspira le plus silencieusement possible, comptant les battements de son cœur pour rester calme : il se rappelait de la sensation du gaz dans la gorge ou du taser sur la nuque, dans des situations semblables, merci.

« - Stark ? »  … Good job Buck, brillant, ça c'est un discours convaincant. « Bordel de merde. » Barnes lâcha un juron vulgaire, mais destiné à lui-même avant de secouer la tête pour chasser une mèche folle retombée devant ses yeux et de reprendre à voix haute «- Barnes, je suis... un ami à Rogers. Steven. »Tout en parlant, Bucky ôta de sa main libre et visible le gant de cuir qu'il portait sur les doigts de sa prothèse - c'était plus difficile que d'habitude, sans jouir de l'usage de ses doigts de métal –, dévoilant le métal qui remplaçait chair et os. « - J'aurais besoin d'un coup de main. Ou d'une main, »  ajouta-t-il pour lui-même avec un grimace qui était presque un rire jaune. Le premier qui lui demandait un coup de main en mission se prendrait une prothèse dan la gueule, décida-t-il dans son âme et conscience – apparemment, le package humour pourrit et sourire goguenard-charmeur venait avec James Buchanan Barnes, lavage de cerveau ou pas.

« - Monsieur Stark est dans son atelier. »

Lui indiqua aimablement une voix désincarnée, semblable à Herbie du Baxter Building au masculin – et anglais,  alors que l'ascenseur se mettait en mouvement – Bucky se détendit légèrement et acquiesça d'un ton plus léger :

« - Merci. »

Bucky pénétra prudemment dans « l'atelier » de Tony Stark et lâcha machinalement un sifflement en apercevant... ça. Tout ça. Peut-être, okay peut-être qu'il avait des étoiles dans les yeux et qu'un sourire lui vient aux lèvres – réveillant un ancien émerveillement enfantin qu'il n'avait plus éprouvé depuis 1941.  Bucky fit quelques pas presque enthousiastes, clignant des yeux, avant que son bras ne se rappelle à son bon souvenir – bien que plaqué contre son torse comme en écharpe, il lui faisait toujours un mal de chien, perturbant son souvenir et faisant osciller ses pas. James se mordilla la lèvre, puppy eyes dans un corps d'arme brisé :

« - Stark ? »  

Il n'était pas assez désespéré pour ne pas lui en mettre une s'il voulait lui serrer la main gauche par contre. Fierté, esprit de contradiction, tout ça.


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Anthony E. Stark
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MessageSujet: Re: Hearts of metal & cold hands | Tony & Bucky    Jeu 23 Juin 2016 - 18:43



Hearts of metal & cold hands

Foutus soviétiques. Communistes. Russes. Bref.

   Travailler sur un nouveau réacteur ARK n'est jamais une mince affaire. On ne peut pas non plus dire que ce soit une bonne idée, si on a peur de faire tout exploser et ainsi de terminer en une espèce de pluie de chair carbonisée. Pour les voisins, c'est une véritable plaie. Heureusement, mon atelier de la tour Stark -comme tous mes ateliers, du reste- était isolé à la perfection, que ce soit d'un point de vue sonore, thermique... En fait, imaginez-vous une vaste pièce remplie de trucs dangereux, qui est pratiquement totalement hermétique. Vous ne serez pas si loin que ça de la réalité. Après des décennies à vendre des armes de destruction massive et autres joyeusetés du genre, ce serait bête de tuer mon prochain lors d'une expérience ratée. Ah, elle serait belle, la rédemption ! Franchement, je venais encore à provoquer la mort d'innocents supplémentaires à mon insu, je vous vous jure que je commencerais à sérieusement me demander s'il n'y aurait pas une sorte de malédiction planant sur la famille Stark. Enfin... Peut-être seulement sur les hommes. Moony avait l'air plutôt bien partie, de son côté. Enfin, hormis le fait qu'elle incarnait l'Innocence avec un I majuscule et qu'elle ne semblait malheureusement pas bien douée pour maîtriser sa mutation, maiiiis... Bah, elle était jeune. Elle aurait bien le temps de s'habituer à tout ça. Je pourrais l'envoyer à l'Institut Xavier, cependant, vu les propensions de cet établissement à partir en fumée tous les quatre matins, ça me refroidissait quelque peu. Ah, je n'avais absolument rien contre ce cher Charles, mais il fallait avouer que ce n'était pas vraiment le genre de choses qui incitaient à inscrire son gosse dans une école.

Alors que je tendais le bras pour saisir le soudeur dont j'avais besoin pour lier le réceptacle du coeur du réacteur au reste de la structure en alliage -dont moi seul connaissait la combinaison exacte, histoire de limiter les risques- je sentis un léger courant d'air me caresser la nuque. Oh. Oh non. Pitié, pas ça. A peine avais-je formulé cette pensée qu'une tempête de plumes s'abattit sur ma tête. Etouffant un juron entre mes dents serrées, je tentai de chasser l'animal sans brusquerie pour ne pas le blesser... Et ne reçus pour toute gratitude qu'un coup de bec sur le plat de la main et les doigts. Okay, stop la délicatesse là.

- Du vent, oiseau de malheur ! râlai-je en le chassant à l'aide de grands gestes. Albert le paon atterrit trois ou quatre mètres plus loin, bien face à moi, les ailes encore à moitié déployées et une lueur de folie dans le regard. La sale bête se redressa dignement, son cou formant un S élégant, me lança une oeillade assassine... Avant de se détourner en repliant ses ailes sur ses flancs, me snobant royalement pour aller se percher sur l'une de ses étagères préférées, que j'avais vidées expressément pour monsieur. Bordel. Pourquoi est-ce que je gardais cette créature vicelarde, déjà ? Ah oui. Cadeau du président Liesmith. Non mais il avait de ces idées, celui-là, aussi... Un paon. Et pourquoi pas un casoar, une autruche, ou même un rhinocéros tant qu'il y était ! Je savais que mon père avait une petite ménagerie dans sa villa de Los Angeles, à l'époque de sa folle jeunesse, mais ce n'était pas vraiment pour son plaisir personnel. Les animaux ne l'ont jamais beaucoup intéressé. Pas plus que moi, d'ailleurs. Enfin, peut-être un peu plus, quand même. Bah, quelle importance de toute façon, ça revenait au même. Je me retrouvais avec un volatile qui passait son temps à venir m'emmerder pile quand il ne fallait pas. Une chance que l'élément qui alimentait le réacteur ARK n'était plus en phase d'instabilité critique, sinon mon atelier n'aurait plus été qu'un lointain souvenir.

Je laissai échapper un soupir fatigué en réunissant les quelques outils qu'Albert avait dispersés avec ses pattes et ses coups d'ailes, quand Jarvis m'interrompit, presque à reculons.

- Monsieur, je sais que vous aviez expressément demandé à ne pas être dérangé durant les prochains jours, mais vous avez un visiteur. Un certain Barnes, qui serait ami avec Steven Rogers.
- Ah, lui. Qu'est-ce qu'il veut, il l'a dit ?
- Il a dit "avoir besoin d'une main". Manifestement, sa prothèse n'est plus fonctionnelle.


Si quelqu'un d'autre s'était trouvé dans la même pièce que moi à ce moment-là, je suis certain qu'il aurait pu témoigner que des étincelles avaient enflammées mon regard, pourtant éteint et fatigué après des heures et des heures d'un travail pratiquement ininterrompu. On me donnait l'occasion de plonger mes mains dans une technologie d'HYDRA dont je ne connaissais rien ? Et comment que j'allais sauter sur l'occasion ! Elle était bien trop belle pour la laisser me filer entre les doigts. D'un geste vif, j'attrapai la tasse de café qui trônait sur le coin du bureau et en avalai le contenu d'une traite. Je ne pus retenir une grimace en sentant le café froid passer le long de ma gorge, mais je n'y portai pas plus d'attention que ça. Mon esprit était déjà ailleurs.

- Qu'il vienne, je sens qu'on va bien s'amuser !
- Très bien, monsieur.


Honnêtement, les premiers temps j'avais trouvé ça étrange, de côtoyer les personnes qui se trouvaient autrefois aux côtés de mon père. Ses amis, même. Et puis, Howard m'avait tellement gonflé avec son obsession de Captain America, durant toute mon enfance... Steve par là, Rogers par ci, Captain avait fait ça, etc. Une plaie. J'en étais arrivé à haïr Steve Rogers, avant même de le connaître. D'où un début de collaboration relativement... Hardu. Enfin, ce n'était pas de leur faute, s'ils se retrouvaient catapultés à notre époque. Evitons donc de les traumatiser davantage.
D'un mouvement de la tête, je chassai ces pensées parasites pour me diriger vers l'ascenseur, d'un pas presque pressé.

« - Stark ? »
- Je suis là ! lançai-je en apparaissant de derrière l'une des nombreuses étagères métalliques sur lesquelles reposaient tout mon barda. Quelque chose me chatouillait vaguement le cuir chevelu. Possible que j'avais quelques plumes coincées dans ma tignasse, mais je m'en foutais totalement. Alors, paraît-il que tu as besoin d'un coup de main, Barnes ?

Un sourire étira le coin de mes lèvres, tandis que je levai la main droite pour lui serrer la sienne, lançant un regard entendu vers son bras inanimé. Eh, vous pensiez vraiment que j'allais lui faire des cadeaux ? Non, certainement pas. La force de l'habitude, entre autres. Et puis c'était franchement trop tentant de saisir la perche qu'il avait lui-même tendue. Fallait pas me provoquer comme ça.

- Bon, plus sérieusement, je pense pouvoir t'aider. Enfin, si les scientifiques de HYDRA n'ont pas travaillé comme des porcs. Ce qui doit malheureusement être le cas. Explique-moi un peu ce que tu ressens avec ta prothèse, s'il te reste des sensations. Ca me donnera déjà un bon indicateur de la situation générale.

.SHADOW


« Je garde les pieds sur terre, Je garde la tête froide, Je garde un revolver jusque dans ma baignoire, Je garde un oeil ouvert quand je suis dans mon lit, Plus une veste militaire sous mon pyjama gris, Je garde le buste droit, La tête sur les épaules, Je garde un regard froid sur l'écran de contrôle, Je garde un coeur de pierre du lundi au dimanche, Et pour tout l'univers, Rien que de la méfiance »

  (c) Bloody Storm
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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: Hearts of metal & cold hands | Tony & Bucky    Dim 3 Juil 2016 - 19:08
 

Bucky | Tony
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« - Je suis là ! » Bucky s'efforça de ne pas laisser voir son sursaut alors qu'il était pris par surprise – Stark était plus proche qu'il ne l'avait pensé. Son regard quitta les bricolages et outils qui l'avait accroché, attiré sa curiosité, pour se poser sur son sauveur du jour. Stark Jr. Parfaitement à son aise au milieu de... son milieu naturel. Il ne l'avait pas vu arriver, trop occupé à observer les étagères métalliques et le chaos qui allait avec pour apercevoir la tête de l'animal dont c'était la tanière. Il faut dire qu'il dépassait à peine de certaines de ses créations.  Buck inclina légèrement sa tête sur le côté, perplexe - il y a des plumes sur Stark. Des plumes n'avaient rien à faire dans une tanière aussi métallique. Est-ce qu'il avait des plumes ou des poils sur son bras de cyborg, lui ?

Stark ne lui laissa cependant pas le temps de s'étonner - ne jamais s'étonner de rien avec un Stark aurait pu lui conseiller le sergent James Barnes, s'il n'était pas crevé en même temps que ses souvenirs. Enfin. Bucky avait arrêté de s'étonner de tout ce qui pouvait lui tomber sur le crâne. Génétiquement blasé, voilà ce qu'il était - il avait depuis longtemps dépassé le futur dont il aurait pu rêvé, et les limites de son imagination pourtant autrefois fertile. Un ou deux "what the hell ?" par heure, pas plus.
Malgré ses belles promesses intérieures, lorsque Tony lui tendit la main qu'il ne pouvait pas serrer à cause d'une histoire de pouces opposables et de bras en moins, il ne lui envoya pas son poing valide dans la gueule. Déjà parce qu'il aurait du le voir venir et que comme dit précédemment, il était blasé. Il ne serra même pas le poing, restant une statue impassible et immobile, semblable au Winter Soldier, et les traits impénétrables, à peine de lumière dans le regard - kudos aux soviétiques, sans eux il n'aurait pas réussi à camoufler sa malice de troll au fond de son regard.  Il se contenta de arquer un sourcil avec exagération visible - vraiment ?

"- Se moquer d'un handicapé, c'est bas."

A noter qu'il avait retenu le "fuck you" et l'uppercut dans la face qu'il aurait sans doute adressé à n'importe qui d'autre. Non, dans n'importe quelle autre circonstance - Tony n'était pas un précieux flocon de neige magique, mais il était là pour ramper  , montrer son ventre, supplier, demander de l'aide. Se laisser aller à sa réaction naturelle ( je ne suis pas un handicapé, je ne suis pas manchot, je ne dois pas être mis à mort, ne me regardez pas, foutez moi la paix ou je vous en fous une ) serait contre-productif. Et bouger son bras valide pouvait parfois envoyer des ondes de douleur dans le côté gauche, et il n'était pas complètement masochiste ou stupide.
L'énergie, la vibrance... Stark Sr. l'avait aussi, dans ses souvenirs épars. Mais Buck ne ferait pas de comparaison entre les deux hommes - ses souvenirs ne le permettaient pas, de toute manière. Il se souvenait pas vraiment de ses soeurs ou de Steve alors Howard... well. En-dehors de la dernière fois qu'il l'avait vu, s'entend. Et ce souvenir était trop douloureux pour être évoqué plus d'une demi-seconde, ou pour appeler le souvenir de Stark Sr. Pas de Stark Sr. ici. Pas de guerre, pas de souvenirs, pas de passé -  il savait que certains se moquaient de Steve à propos d'homme du passé, qui avait du mal à s'intégrer à cette époque, qui vivait avec des morts sur les épaules et dans le coeur - que cette affirmation soit justifiée ou non, cela ne changeait rien au fait que Bucky était bien déterminé à regarder droit devant lui. Mais il avait beau aimer autant le futur que son lui passé, cela n'aidait pas pour autant à se détendre face à Tony.
La plume qui rebiquait dans ses cheveux aidait cependant, et le regard de Bucky s'y fixa, se forçant à refaire surface et à prêter attention aux propos du mécano en chef.

"- Bon, plus sérieusement, je pense pouvoir t'aider. Enfin, si les scientifiques de HYDRA n'ont pas travaillé comme des porcs. Ce qui doit malheureusement être le cas. Explique-moi un peu ce que tu ressens avec ta prothèse, s'il te reste des sensations. Ca me donnera déjà un bon indicateur de la situation générale." Hey Bucky ? Tu veux paniquer ? Je vais te donner quelque chose de très réel sur lequel paniquer : ta prothèse, ton bras mort, le poids lourd qui tire sur ta colonne vertébrale et abîme la moitié des nerfs de la partie supérieure de ton corps. L'opération qui va sans doute avoir lieu, et à défaut, a minima, l'examen de ton bras.

Bucky se mordit la lèvre inférieure, il n' avait aucun bon souvenir associé à l'entretien de son bras – souvent inconscient, toujours une chose manipulée sans être considéré comme un être humain. Assis, pas bouger, tant pis pour la douleur, pas un son. A y penser, Bucky avait les genoux dans le coton, une peur primale qui prenait aux tripes, des suppliques je ne veux pas non, non, non s'il vous plaît, non . Pitié comme un enfant, une fois qu'il avait compris qu'il ne pourrait jamais tous les avoir ou faire repousser son bras. Steve lui fait confiance. Tu fais confiance à Steve. Et si Steve l'avait envoyé à l'abattoir... ce serait bien fait pour lui.  
Ce qu'il ressentait avec sa prothèse ?

« - Actuellement ou en général ? »  James grimaça légèrement, cherchant ses mots « - Je ne sens rien, juste la pression, il y a des capteurs de température, du... relief des objets, des détails. Plutôt sensible. »

Techniquement, son bras était plus subtile et sensible dans ce qui lui servait de toucher qu'un bras humain, enregistrant des données d'une manière que la peau humaine était incapable. Mais il n'aurait pas appelé ça toucher. La technologie était fine, bien huilée - pour ce que HYDRA en avait voulu, rien de plus. Confort, longévité, poids, sensibilité au toucher c'était une chose... mais arracher le coeur d'un homme, étrangler d'une main, brouiller les fréquences ou sentir une pression infime sur la gâchette, tout autre chose.

Bucky n'avait pas l'habitude de parler - surtout de ça. Personne ne voulait en apprendre plus sur le monstre, et avec Hydra, parler était très très haut dans la liste des interdits. Bucky préférait faire semblant que son bras n'était tout simplement pas là - un corps étranger accroché à son corps, souillé de sang, avec lequel il ne serait jamais familier, qu'il n'accepterait jamais comme le sien, violence faite à son corps qu'il devait trimballer partout - combien de fois s'était-il réveillé, persuadé que cette chose n'était pas à lui, ne faisait pas partie de son corps ?  Il cligna des yeux vivement, avant de détourner les yeux, hésitant et expliquer, ses mots traînants les uns à la suite des autres, avec lenteur.

« - Je ne sens plus rien depuis ce matin, et il ne répond plus du tout, je ne peux pas le bouger, le déplier... il dysfonctionne depuis pas mal de temps, mais... »

Bucky essaya de hausser son épaule valide, mais le mouvement tira violemment dans sa colonne vertébrale - assez pour l'ébranler dans tout son corps, un hoquet de douleur passant ses lèvres. Merde. Il serra les dents alors que la douleur refluait - juste la douleur d'une blessure puissance dix, pas la douleur d'une blessure se prenant un mur par-dessus le marché.  Winter Soldier avala salive et grimace pour corriger doucement - docilement.

« - Ca fait mal. »

Un mal de chien sans doute atroce pour 90% de la population, bien bas sur son échelle personnelle alors que les nerfs brûlaient, comme enflammés. Il avait pris l'habitude de cacher le fait d'avoir mal - gémir, souffrir entraînait en général plus de souffrance, voire de la cryogénisation ou des électrodes dans son crâne. Ou l'indifférence. Ou la curiosité malsaine de savoir jusqu'où il pouvait crier.
Bucky baissa les yeux -  aucune idée de ce que Stark entendait par sentir, après tout et le génie n'avait certainement pas envie d'entendre l'assassin de ses parents gémir sur ses petits bobos.

« - Pardon. Que dois-je faire ? »

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MessageSujet: Re: Hearts of metal & cold hands | Tony & Bucky    Sam 3 Sep 2016 - 18:47



Hearts of metal & cold hands

Foutus soviétiques. Communistes. Russes. Bref.

   "- Se moquer d'un handicapé, c'est bas."

Voilà tout ce à quoi j'eus droit, en réponse à ma pic. Toute innocente, comparé à ce que je pouvais parfois lancer, entendons-nous bien. Ceci dit... Si Bucky avait perdu son calme, il m'aurait certainement collé une bonne droite de derrière les fagots. Si vous voyez ce que je veux dire. Et je suis à peu près certain que j'aurais perdu quelques dents dans le processus. Avec l'armure, je fais le poids face à un super soldat. Sans... Je peux rentrer chez moi la queue entre les jambes, avec ma fierté sous le bras, pour ensuite l'oublier dans un coin pour quelques temps.
Alors oui, se moquer d'un handicapé, c'est mal. Ce n'est pas politiquement correct. Ca ne se fait pas. Et alors ? Est-ce que les Stark avaient déjà une seule fois collé au standard du citoyen ordinaire ? Non, pas vraiment. Que ce soit mon père ou moi, nous avions tout les deux la même tendance à allègrement piétiner les plate-bandes que nous ne devrions justement pas piétiner. Mettre les pieds dans le plat ? Notre spécialité familiale. Howard aurait-il épargné Bucky, dans la même situation ? Aurait-il fait preuve de davantage de diplomatie, de gentillesse ? Enfin, en supposant que ledit Bucky n'ait pas tué mon père, évidemment. Très franchement... Je ne pense pas. A mon avis, il se serait même permis d'aller encore plus loin que moi, avec la légitimité dont il se serait cru doté, qu'il le connaît depuis longtemps. Il est vrai que moi, je ne côtoyais Barnes que depuis... Oh, peu de temps, au final. Et seulement parce que je connaissais Rogers. Mais là encore, connaissais-je réellement le Captain ? Rien n'était moins sûr. Comme souvent -toujours- je me contentais d'effleurer la personnalité des gens, et ne cherchais pas à aller plus loin. Au nom de quoi en aurais-je eu besoin ? J'étais bien mieux seul. Avec mes machines.

Le regard de Bucky semblait s'être fixé quelque part dans mes cheveux, et n'en décrochait plus. Perplexe, je passais une main dans ma tignasse brune, pour en retirer trois ou quatre plumes, bleues et vertes. Albert. Décidément, même quand il n'était pas là, cet oiseau s'arrangeait pour me pourrir ma réputation. ... Quoique. J'étais assez grand pour le faire tout seul, ça. Pas besoin du volatile. D'un geste de la main, je me débarrassai des plumes, qui chutèrent légèrement sur le sol. Pas besoin de m'en soucier davantage, elles iraient finir leur vie dans l'aspirateur.

« - Actuellement ou en général ? Je ne sens rien, juste la pression, il y a des capteurs de température, du... relief des objets, des détails. Plutôt sensible. »

Même s'il ne m'en disait, pour le moment, pas plus, je pouvais facilement deviner aux grimaces qui déformaient parfois ses traits que tout ceci était plus douloureux qu'il ne voulait bien l'admettre. Que ce soit la fierté, la peur, ou je ne sais quoi d'autre qui le retenait d'être totalement honnête, je m'en foutais. Il pouvait bien me raconter ce qu'il voulait, si ça pouvait lui faire plaisir. Le soucis, c'est que si je lui posais cette question, c'est que j'avais besoin d'une réponse franche. J'avais besoin d'une base, sur laquelle planifier mes prochaines actions. Une erreur de diagnostique, une mauvaise manoeuvre ? Adieu motricité. Peut-être même qu'il pourrait dire bonjour à la paralysie de toute cette moitié de son corps. Je ne pouvais pas me permettre d'opérer à l'aveuglette. Je croisai les bras, affichant une moue sceptique. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que j'étais là pour le juger ? Me passer les nerfs sur lui ? Eh bien, grande nouvelle, mais j'avais autre chose à faire de ma vie que ce genre de choses. Que je n'appréciais absolument pas, d'ailleurs. Contrairement à ce que devait croire l'opinion publique, j'étais au dessus de ça.

« - Je ne sens plus rien depuis ce matin, et il ne répond plus du tout, je ne peux pas le bouger, le déplier... il dysfonctionne depuis pas mal de temps, mais... Ca fait mal. »

Mieux. Je préférais ce genre de réponses. Mon regard s'affairait déjà à décortiquer la moindre parcelle du bras mécanique qui se trouvait en face de moi. Cette technologie, bien que manifestement avancée, paraissait malgré tout relativement rudimentaire, dans sa façon de procéder. Tout avait été créé, agencé, monté, de façon à assurer un rendement maximal. Et pas de façon à ce que son porteur puisse être totalement en phase avec celui-ci. Ce qui était une grossière erreur. Une prothèse optimisée spécifiquement pour son utilisateur donnerait de biens meilleurs résultats, même en étant un peu moins puissante d'un point de vue de la force brute, qu'en s'obstinant à vouloir lui coller à tout prix le dernier joujou à la mode. Résultat des courses, c'était à présent à moi de réparer les pots cassés. Sans doute Barnes aurait-il dû venir me trouver avant. Mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir d'avoir tardé. Quelle assurance avait-il que je n'allais pas le renvoyer tout simplement chez lui d'un grand de pied au cul, hum ? Scénario plausible. Rien de fantasque là-dedans.

« - Pardon. Que dois-je faire ? »
Je laissai échapper un soupir en levant les yeux au ciel, un peu agacé.

- Premièrement, tu vas te détendre. Ou essayer, au moins. Je vais pas te bouffer, et personne ici ne va le faire. Sauf lui, peut-être. ajoutai-je en désignant du pouce le paon, qui était venu curieusement observer la scène, depuis le sommet d'une étagère. Ensuite, tu vas t'asseoir ici, merci. Je vais avoir besoin de faire un diagnostique complet de l'état de ton bras, mais d'après ce que tu  m'en dis et que j'ai pu en observer jusque là, il va très certainement falloir te retirer celui-là. A mon avis, il est foutu. Je peux t'en faire un autre, pas de panique.

Délicatement, je saisis la prothèse pour la soupeser. Concentré, j'attrapai quelques outils, et commençai à ouvrir la bête. Pour le commun des mortels, tout là-dedans n'étaient que rouages, fils bariolés, morceaux de métal épars, bref, un beau bordel incompréhensible. Mais pas pour moi. Je savais lire ces informations comme n'importe qui saurait lire le dernier Harry Potter. Et ce que je retirais de ma lecture ne faisait que confirmer ce que je pensais déjà. Fichu, bon à jeter, à balancer aux ordures sans l'ombre d'une hésitation.
D'abord sans réfléchir, comme par automatisme, je m'apprêtai à lui retirer le membre devenu obsolète... Avant de me rappeler soudainement qu'il y avait un être vivant et bien conscient, attaché au bout. Comme si je me rendais compte qu'il ne s'agissait pas de l'une de mes armures endommagées, mais bien d'un humain, dont je m'occupais actuellement. Tony, parfois tu mériterais des baffes.

- Hum. Il faudrait te la retirer, ça t'enlèverait un poids, déjà. Ca cesserait aussi de te faire souffrir, je pense. Si tu es d'accord, je pourrais t'en faire une nouvelle pour... Allez, disons deux semaines, en comptant large. Histoire d'être sûr que je fais pas de conneries. Oh, et si tu as des réclamations à faire, je te conseille de les faire tout de suite. Parce que les plans, je vais sûrement les commencer cette nuit, et je n'aime pas revenir dessus une fois qu'ils sont terminés.

.SHADOW


« Je garde les pieds sur terre, Je garde la tête froide, Je garde un revolver jusque dans ma baignoire, Je garde un oeil ouvert quand je suis dans mon lit, Plus une veste militaire sous mon pyjama gris, Je garde le buste droit, La tête sur les épaules, Je garde un regard froid sur l'écran de contrôle, Je garde un coeur de pierre du lundi au dimanche, Et pour tout l'univers, Rien que de la méfiance »

  (c) Bloody Storm
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Bucky J. Barnes
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♠ EMPLOI : Garde du corps de Moony Stark. Winter Soldier ( c'est un job si )
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MessageSujet: Re: Hearts of metal & cold hands | Tony & Bucky    Ven 14 Oct 2016 - 21:41
 

Bucky | Tony
2015


Hearts of metal & cold hand


Dans cette pièce il y avait le potentiel pour faire de grandes choses. Des découvertes de génie, du travail, des débats, de fébrilité. Pour beaucoup d’incompréhensions et d’insécurités, aussi. Après tout, l’un est l’autre avait du mal à être à l’aise dans leur propre tête, leur propre corps – ils avaient déjà suffisamment de problèmes individuellement. Aucun des deux n’était vraiment à l’aise avec le monde et le principe de communiquer avec autrui – même si tous les deux avaient par le passé, fort bien prétendu le contraire. Est-ce que James avait vraiment adoré être aussi sociable que les souvenirs, qui revenaient parfois à l’esprit de Bucky, en donnaient l’impression ? Comment est-ce que c’était seulement possible ? De transformer ce type … en ce qu’était devenu le Winter Soldier ?

L’homme qui observait Anthony Edward Stark qui le regardait avec une exaspération perceptible, bras croisé, mâle accusateur en situation de pouvoir. Bucky ne savait pas à quoi s’attendre. Ni de Tony, ni de laisser son bras aux mains de quelqu’un qui n’était pas HYDRA. Devait-il être effrayé ? Docile ? Ou s’accrocher à cette mince humanité, cette mince conscience de soi qui avait éclos ces deux dernières années et avoir de l’espoir ? Lever des yeux innocents qui avaient trop vu et se détendre.  Se mettre au yoga ou aux pilates. Rationnellement – il savait, il se doutait que l’Avenger, l’ami de Steve Rogers aka. Captain America ne pouvait pas être intrinsèquement mauvais. Même si Steve le considérait bien lui comme son ami.

Il ne dégageait pas la même impression que ses anciens tortionnaires même lorsqu’il le regardait les bras croisés comme s’il était une expérience ratée qui lui faisait perdre son temps et devait être refaite à neuf.  Au moins n’était-il pas dégouté et s’adressait-il directement à lui. « - Premièrement, tu vas te détendre. Ou essayer, au moins. Je vais pas te bouffer, et personne ici ne va le faire. Sauf lui, peut-être. » Bucky arqua un sourcil lorsqu’il reprit la parole – tu vas te détendre n’était en général pas une phrase perfomative et quand on vous dites de vous détendre… l’effet inverse se produit invariablement. Il était en état incapable là. Stark devrait se satisfaire qu’il soit en position défensive, tendu comme un arc et étudiant les diverses options qui se présentaient à lui, la tête froide. Pas en crise de panique ou agressif.  Inspirant, expirant, comme si c’était une mission d’infiltration. Lentement, clignant des paupières, Bucky porta son regard sur Albert, le paon qui s’ébattait en haut d’une armoire au beau milieu du labo de Stark, Tour Stark, Manhattan, New York. 2015.

« - Je refuse de poser la moindre question. »

Articula Bucky, un sourire dissimulé dans sa voix – en d’autres circonstances, il aurait sans doute eu un sourire moqueur au coin des lèvres. Le paon n’était pas la personne qui lui faisait le plus peur – en réalité, Tony n’était pas ce qu’il craignait non plus – en face à face, le super-héros et l’assassin devaient se valoir. De ses souvenirs, de ce qu’il pourrait faire s’il y était confronté, de son désir farouche de ne pas se souvenir, de ne pas revivre encore et encore. C’était le problème du passé – il ne pouvait pas vous toucher, mais vous enveloppait de ses mains moites et immatérielles. Le sang était plus facile à laver que le passé.

«  Ensuite, tu vas t'asseoir ici, merci. » Ce point était facile et Bucky s’assit docilement, exposant son bras pour laisser Tony le décortiquer – l’ouvrir, dans tous les sens du terme. « Je vais avoir besoin de faire un  diagnostique complet de l'état de ton bras, mais d'après ce que tu  m'en dis et que j'ai pu en observer jusque là, il va très certainement falloir te retirer celui-là. A mon avis, il est foutu. Je peux t'en faire un autre, pas de panique. » Comment était-il censé rester calme et se détendre, en entendant ça ? Au moins les propos des scientifiques d’HYDRA ne lui étaient pas adressé et il n’avait qu’à attendre et à se préparer pour encaisser les chocs ou le noir de la cryogénie, compter ses respirations, oublié de tous et pourtant objet de tous les regards.

« - Détends toi, pas de panique, ton bras est foutu. »

Railla Bucky d’un ton de robot, moins vivant que Jarvis, semblable à ces premiers films de science-fiction qu’il avait gobé des étoiles pleins les yeux, une vie auparavant. Un ton presque boudeur, pour lutter contre la panique. Il essayait de simuler la normalité, mais techniquement son bras était foutu depuis qu’il l’avait perdu dans un ravin en Europe, d’après les dossiers de l’ancien SSR. Cela foutait un toujours un coup. Il était même surpris de ressentir quelque chose à cette annonce dénuée de tact : on ne lui aurait de toute façon pas demander son avis il y a trois ans. Pire, il détestait son bras, le considérant comme un corps étranger avec lequel il ne voulait pas vivre.

Mais sentir le bras inerte entre les doigts agiles de Stark.. en temps normal ce simple contact aurait animer le bras d’un bourdonnement imperceptible et silencieux, fait bouger les plaques qui en composaient les délicates articulations, réveiller les capteurs, fait hésiter entre l’apprentissage de la docilité et l’instinct de repousser l’agresseur. Il ne réagit pas, ni le bras, ni son porteur, telle une machine blanche et neutre. Il n’était pas là.  La douleur vous ramène toujours au corps en premier, c’était instinctif, primal. Bucky préférait regarder, ailleurs faire semblant d’être ailleurs, et y croire assez pour se détacher du monde réel. Dissocier son esprit de la peur qui tordait les entrailles et la douleur qui vous suppliait de mourir, de supplier, d’abandonner. Ne pas être conscient de ce qui se passait autour de vous.  L’homme qui était censé être Bucky mit donc une éternité avant de réagir à la question que Stark avait presque oublié de poser. « - Hum. Il faudrait te la retirer, ça t'enlèverait un poids, déjà. Ca cesserait aussi de te faire souffrir, je pense. Si tu es d'accord, je pourrais t'en faire une nouvelle pour... Allez, disons deux semaines, en comptant large. Histoire d'être sûr que je fais pas de conneries. Oh, et si tu as des réclamations à faire, je te conseille de les faire tout de suite. Parce que les plans, je vais sûrement les commencer cette nuit, et je n'aime pas revenir dessus une fois qu'ils sont terminés. » Les premiers mots qui passèrent les lèvres de l’ancien Winter Soldier étaient prononcés d’un ton égal, légèrement amusé, son regard bleu se vrillant à celui de Tony, comme si de rien était. Sans qu’il pense à ce qu’il prononce véritablement.

« - J’ai perdu mon bras de toute façon, donc... »

C’était du pareil au même, il n’avait plus le choix, il n’y aurait plus que des choix par défaut maintenant : l’os de son bras était resté en Europe, il ne voulait rien d’autre si on lui demandait la vérité. Deux semaines sans son bras gauche, deux semaines à passer manchot. Difficile à imaginer : il devrait être en cryogénie, plutôt que « gâcher » ce temps. Et il n’était foncièrement incapable avec un bras et demeurait plus dangereux que la quasi-totalité de la population de New-York, super-héros compris. Il pouvait se défendre s’il le désirait, tuer, sa main de chair étant aussi souillée de sang que l’autre. Et, parfois il aurait préféré ne plus en avoir du tout, garder son moignon.
Steve allait être hystérique, par contre – oh, il ne dirait rien, comme il n’avait rien dit sur sa prothèse, faisant semblant de rien mais la regardant en coin.

« - Je m’en fiche, faites ce que vous avez à faire » Ajouta-t-il d’une voix basse, venant de sa gorge, qui se voulait tranquille, indifférent. Il était supposé… parler de son bras ? Considérer ses options ? Il espérait que non, vraiment pas. Aller vider son sac auprès d’un psy lui semblait presque plus réaliste. Hors de question.

 « Tant qu’il ne me fait plus souffrir, » même en état de marche «  je suis gagnant et preneur. »

Bucky inspira doucement, résista à l’envie de faire pivoter comme à son habitude les plaques de son bras alors que la douleur irradiait son dos, comme une brûlure.  Il ajouta d’un ton concentré :

« - Mobilité.  Pouvoir l’utiliser, silencieusement, en comptant mes réflexes améliorés et les chocs qu’il prendra. La force aussi, et plus la pression est précise, mieux c’est. Les ondes EMP sont efficaces également. »

Les termes techniques, les manières d’améliorer l’arme qui pendait à son corps valaient mieux que se poser la question de comment arriver à vivre avec.  Ses grands yeux bleus gris trop clairs et trop vides se posèrent sur Tony, Bucky se mordillant légèrement la lèvre inférieure, enfonçant ses dents dans la chair sans même qu’il en est conscience. Seule preuve qu’il était bien Bucky, qu’il était anxieux, terriblement anxieux, et qu’il luttait pour … pour il n’était pas sûr de ce qu’il parvenait à faire.

« - Sentir autre chose que les données de pression ? Et… la température du métal ? »

C’était inutile. Et égoïste, et prononcé d’une voix douce, hésitante, pleine d’espoir . Il eut une grimace, se mordillant l’intérieur de la joue. Il pencha légèrement la tête sur le côté, un bref instant, balayant la proposition. Ce que vous jugez le mieux. Vous êtes le marchand de mort, vous êtes le constructeur d’armes, je suis l’arme, réparez-moi.  Même le Winter Soldier était capable de faire preuve de pitié et il était conscient du mal que ces mots pouvaient faire et il les ravala. Se taire n’était pas dur. Il essaya d’hausser les épaules, et essuya sa paume de chair contre son pantalon.
« - C’est vous le boss et le mécano. »

© TITANIA


To know what they did to you, it would break your captain's heart.

My dreams are the worst I've ever had. Images of the Winter Soldier fold in on each other... I see things I forgot happened... Like a door unlocking in my mind... Torture... Slaughter... And training others in their use... So much horror... I wake up vomiting


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