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Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell

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Mindy McCready
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MessageSujet: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Jeu 2 Juin 2016 - 15:41


「All I heard was
“I swear it will be funny…”
And then I was in jail.」

Jack & Mindy
Je me demande bien si cette cage est en double vitrage. Peut-être même en triple qui sait. Je n’arrive pas à le déterminer alors que je fixe le vide devant moi. C’est très silencieux ici. Les gens ne parlent pas énormément. Ou plutôt je montre mon mépris a échangé des mots avec les autres. Je ne sais pas qui ils sont, mais je suppose que ce sont des criminels. Donc, des gens que j’exècre au plus point. J’entends déjà des murmures qui viennent me dire « Et toi, pourquoi tu es là ? On n’enferme pas les gens quand ils font des trucs bien. ». Fais chier. C’est simplement parce que les gens ne comprennent pas ce que je fais. En soi, que quelqu’un aille questionne une mère de famille et qu’on lui dise que quelqu’un a tué un pédophile. Quelle sera sa réaction d’après vous ? C’est ça la beauté humaine dans toute sa splendeur. On aime les remèdes de sorcière, mais on n'aime pas les sorcières. L’hypocrisie a l'état pur.

C’était le premier jour que je le voyais. Un homme avec un cache-œil, enfermé dans la cellule juste en face de la mienne. Il avait un léger sourire en coin des lèvres quand il se laissa enfermer, je ne comprenais pas bien pourquoi ça semblait tant le faire rire. Il était assez grand, ce qui n’était pas choquant vu comment j’étais petite. Je devais à peine lui arriver au niveau des pectoraux. Il était musclé, mais possédant une silhouette fine. Pas une sorte de musculature des Marines tout à fait abominable ; avec des biceps et tout le tralala qui ressort de partout. Quand le maton referma finalement la porte, un petit bruit  d’alerte prévenant que la cage était verrouillée. L’homme murmura quelque chose comme un « Tiens-toi à carreaux. » avant de le laisser sans un regard pour les autres prisonniers. Il y avait eu un peu d’agitation. Il était possible que les déchets de cette prison se connaissent entre eux après tout. Peu de choses pouvaient maintenant me surprendre au stade où j’en étais.

Sur mon matelas, je ramène mes jambes sous moi afin de d’être en tailleur. Croisant les bras contre ma poitrine inexistante. Les yeux fermés, je me concentre sur les bruits qui résident ici. Les odeurs aussi. Cela ne sent pas mauvais comme quand j’étais dans l’autre prison. Dommage pour moi, le service de sécurité est d’un tel niveau, je ne peux même pas sortir d’ici. Aucune sortie possible. Pourtant, j’ai bien observé l’endroit. Me concentrant sur ma respiration, essayant de faire abstraction de ce qui m’entoure. « Maintenant ils enferment les gamines au SHIELD ? De mieux en mieux. » Le ton humoristique me tire de ma concentration. Tournant légèrement la tête vers la vitre, je vois cet homme qui me regarde. Un léger sourire aux lèvres. « . Qu’est-ce que t’as fait ? Volé des sucettes ? ». Finalement, je ne l’écoute pas. Je préfère le laisser parler. Ses paroles n’ont aucun sens, c’est même complètement stupide.

Je n’aime pas ce terme. Gamine. Je sais pertinemment que c’est un terme pour me désigner, moi-même je devrais l’utiliser. Mais malgré toute ma bonne volonté, je n’y arrive pas. Papa ne m’a jamais vu comme une enfant, seulement comme une sorte de glaive de la justice qu’il avait polis lui-même. Toute arme devait porter un nom après tout, il fallait la baptiser. L’homme se renfrogne un peu, il voit que je n’ai pas envie de parler, pas à lui. Il a compris, c’est pas mal. Alors, un ange prend le temps de passer. Très lentement. Jusqu’à ce que quelques heures plus tard, on vienne lui ouvrir pour l’emmener ailleurs. Je ne lui jette aucun regard, bien que je sente le sien sur moi.

Deuxième jour où il est là. Le même manège. On l’installe, on lui dit de se tenir à carreau et le gardien file. Il y a un lavabo dans ma cellule, alors je mets mes mains en coupe, venant me laver un peu le visage comme je peux. Mes mains s’appuient un peu sur le lavabo alors que je laisse les dernières gouttes couler sur mon visage. Trop longtemps que je ne me suis pas entraîné. Mais cet homme est à nouveau là. « Hey gamine. Tout va bien pour toi ? » La question me surprend. Je ne peux pas m’empêcher de détourner réellement ma tête pour lui faire face. De quoi il se mêlait. Sa voix n’était plus sur le ton de l’humour comme la veille. Alors, j’essuie mes mains sur mes cuisses, il n’y a pas de serviette ici. Bien pratique dis donc. Je ressemble à un lion en cage ici. Je ne sais pas quoi faire. « T 'sais, je mords pas. » Tiens, l’humour est de retour. Finalement, je le laisse parler tout seul, comme hier, il arrêterait au bout d’un moment.

Troisième jour où il est là. Il commence déjà à ouvrir la bouche, il me cause encore et encore. Je sens d’ici l’agacement des autres prisonniers. «Tu ne comprends pas le principe du silence ou c’est juste parce que t'es con ? » Lançais-je finalement dans un claquement de langue. Voilà quinze minutes qu’il ne s’arrêtait pas de parler, encore et encore. Il s’ennuyait ? Pourquoi ne pas faire copain copain avec les autres ? Par principe je ne voulais pas lui parler, mais voilà qu’il avait réussi à me faire cracher le morceau. Je m’exaspérais par moments. Voilà qu’il prenait cela pour un signal. Il n’allait plus s’arrêter à présent. Je me masse le haut du nez en soupirant doucement. Bien. Maintenant que la conversation était engagée, difficile de faire marche arrière. Et  j’avais même une question en tête pour lui. « Pourquoi tu fais des allers-retours tous les jours ? » suivit d’une sympathique petite remarque « Tu devais être nul au roi du silence. ».
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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Jeu 2 Juin 2016 - 20:04





“How old are you ? Did you steal lollipops ?”



Tout avait été si rapide. L’évacuation de New York, le déménagement vers Los Angeles, les quelques jours passés au campement, avant qu’ils ne se trouvent un appartement. Jack soupçonnait le SHIELD d’aider et de favoriser ses agents – mais bénéficiant de la surveillance, de la protection et de tous les avantages de l’un desdits agents, le mercenaire n’allait pas s’en plaindre, au contraire. Imaginez deux secondes Jack Scott Campbell au milieu d’un camp de réfugiés. Vous avez du mal ? Normal. Voyez l’urgence de la situation, donc, de trouver un endroit où vivre – et c’était chose faite. Seul le voyage en avion lui avait semblé interminable, agrippé à Ashley comme si sa vie en dépendait parce que le terrible sniper avait une sainte horreur et une peur panique de l’avion.

Mais qui disait explosion de New York disait explosion de sa cellule. Son premier mouvement avait été celui de la joie, avant que son « cher et tendre » ne lui rappelle douloureusement qu’il y avait d’autres bases, et d’autres prisons. Vu comment s’était déroulée son dernier passage dans sa cellule – torture, entre autres réjouissances – il appréhendait d’y retourner mais, plus encore, d’être séparé d’Ashley. Il voudrait pouvoir avoir toujours l’œil sur son petit-ami, bien qu’il sache pertinemment que cela était tout à fait impossible. Mais le SHIELD semblait avoir décidé de le garder en liberté conditionnelle – toute relative, certes, puisqu’il n’avait pas de papiers et était mort, et il n’allait pas s’en plaindre. Au moins, il pouvait rester avec son compagnon, et il n’en demandait pas plus (pour le moment). Néanmoins, le SHIELD avait insisté pour lui faire passer une batterie de tests sur une semaine, notamment réimplanter une nouvelle balise gps – ou la mettre à jour, il n’avait pas tout compris – et le mettre derrière les barreaux pendant ce temps. Ashley avait réussi à obtenir du SHIELD que son amant puisse rentrer chez eux chaque soir, ce que Jack appréciait énormément, quoi qu’il n’ait aucun mal à imaginer Ashley hurler dans tout le SHIELD pour qu’on n’enferme plus le mercenaire – et ils leur devaient bien ça, après l’erreur qu’ils avaient fait avec Jack (cf l’épisode de la torture, toujours lui).

Jour 1.

On l’avait donc emmené dans la prison du SHIELD, « mélangé » aux autres. Une première pour le mercenaire fantôme qui n’avait pas vraiment l’habitude de côtoyer du monde ; et cela lui arrachait un sourire en coin. Il n’allait pas se faire des amis lorsque les autres verraient qu’ils ne restaient là que pour la journée… Au moins, les cellules étaient individuelles. Néanmoins, son attention fut attirée par l’occupant de la cellule, face à lui. Une gamine. D’un peu de plus de la dizaine, approximativement, il dirait. Etonné, il appuya nonchalamment un bras contre la paroi de sa cellule, et tenta d’engager la conversation avec elle, sur le ton de l’humour. Elle ne semble pas vraiment apprécier ses paroles, et semble même ne pas l’écouter du tout. Avec un léger haussement d’épaule, il finit par abandonner. Surtout qu’on venait le chercher pour ses premiers tests.

Jour 2.

Même manège. Et ça allait être ça pendant une semaine. Dire qu’il aurait pu faire tellement d’autres choses… Il espérait que ces enfoirés n’allaient pas mettre trop de repos à Ashley pendant que lui-même serait justement enfermé ici. La gamine est toujours dans la cellule, en face, et Jack tente toujours de lui arracher quelques mots. Une enfant ne devrait pas être enfermée. Ou pas ici, du moins. Il abandonne plus ou moins l’humour, sans pouvoir vraiment s’en empêche, mais la pauvre gamine ne lui répond pas. Il se sent un peu triste pour elle lorsqu’on l’emmène pour les tests du jour, mais sa « tristesse » est vite oubliée lorsque, de retour dans sa cellule entre deux tests, Ashley passe lui faire coucou. Il n’en fallait pas beaucoup pour faire ronronner le gros vilain chat.

Jour 3.

« Tiens-toi à carreau encore, surtout. Si tu continues comme ça, on aura peut-être terminé plus vite.
- Oh, ne vous inquiétez pas, avec ce que m’a mis l’agent Johanssen hier soir, je risque pas de trop bouger… »


La lueur un brin lubrique qui passa dans le regard de Jack et le sourire en coin qui s’était étiré sur ses fines lèvres ne laissaient aucun doute sur les activités plus ou moins nocturnes qu’il avait très certainement dû avoir avec « l’agent Johanssen ». Son geôlier marqua un temps d’arrêt, avant de froncer les sourcils et de s’éloigner en secouant la tête, d’un air un peu désespéré. Il y avait des choses pour lesquelles Jack n’évoluerai sans doute jamais, et niveau « perversité » le borgne était certainement un cas désespéré ; mais sa meilleure défense étant la provocation…

Jack s’assoit par terre, en tailleur, avec un reniflement satisfait. Satisfait de sa connerie, satisfait de sa condition. En revanche, moins satisfait de voir toujours cette pauvre enfant enfermée. Qu’avait-elle donc fait ? Elle rappelait ses nièces à sa mémoire. La plus jeune devait être à peine plus âgée que la prisonnière… Pourquoi se complaisait-elle dans son mutisme ? Il fallait parler. Jack adorait parler, et quand il était lancé – pour peu qu’il le veuille bien – il était difficile de l’arrêter. Il l’observa quelques secondes, avant de se mettre à parler, lui, puisque c’était comme ça. Sur le fait qu’il n’avait même pas de quoi tricoter (parce que, oui, il tricotait), et ce genre de chose, et ne s’arrêtait plus, même lorsqu’il commença à sentir l’agacement des autres prisonniers. «Tu ne comprends pas le principe du silence ou c’est juste parce que t'es con ? » Il marqua un temps d’arrêt, et un sourire s’étira sur ses lèvres. Nous y voilà ! La langue de la gamine se déliait enfin !

« On aurait tendance à dire que je suis con, et ça doit pas être trop loin de la vérité. » répondit-il avec un sourire amusé.

Il en avait tellement entendu, tellement vu, que maintenant – à moins d’être vraiment proche de lui et vraiment sérieux – cela ne le touchait plus vraiment. Et Jack savait qu’il était quelque chose comme « con », Ashley le lui avait déjà dit et il ne pouvait de toute façon pas le nier. La question de la jeune fille lui tira un nouveau sourire, mais l’un de leur « camarade » répondit avant lui ; « Parce que c’est la pute du SHIELD ». Jack eu une moue agacé, lançant un regard noir vers celui qui avait parlé. Il était vrai que, dans cette prison, il devait certainement y avoir encore quelques personnes qu’il avait aidé à boucler. Ou que l’on avait fait accuser pour ses meurtres. A New York, il était dans une cellule, isolée, et ne voyait personne d’autre que quelques agents du SHIELD – ceux qui lui apportaient des nouvelles, ceux qui le nourrissaient. Et son existence avait toujours été plus ou moins tenue secrète à l’intérieur du SHIELD, quelques-uns des prisonniers devinaient ce qu’il était.

« Je ne me fais pas payer, malheureusement. » rétorqua-t-il, avant de reporter son regard sur l’enfant. « Je fais des allers-retours parce que je suis mort. » Son ton frôlait à nouveau l’humour. Il s’amusait, un peu, avant de redevenir un peu plus sérieux, ne sachant pas vraiment comment expliquer sa situation ; « C’est compliqué, mais disons que je fais le sale boulot du SHIELD pour qu’on ne remonte pas à l’agence, et j’ai une… Liaison avec un de leurs agents, ce qui me permet d’être en liberté conditionnelle. Parce que j'ai été sage, tu vois. Adorable même. » Il se releva pour s’appuyer contre la paroi. Le sol n’était pas si confortable que ça. « Test psychologique. Test sanguins. Test des aptitudes. Balises gps. Des conneries comme ça. Et ils me gardent ici le temps qu’ils préparent tout ça. »

Ca ne rimait pas à grand-chose, mais le SHIELD avait toujours eu des méthodes douteuses envers ses prisonniers. Il gardait encore quelques stigmates de son dernier passage, quelques fines cicatrices. Il lui arrivait même d’avoir quelque sursaut de peur lorsqu’Ashley haussait la voix – et il s’en voulait pour cela.

« Moi c’est Jack. Tu accepterais enfin de me dire ce que tu fais là ? Ou… Au moins ton prénom, non ? Ce serait plus juste, je viens de te donner le mien. » Il esquissa un léger sourire à son intention. Parle sans crainte, petite, tonton Jack est là pour t’écouter.




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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Jeu 2 Juin 2016 - 23:19


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Jack & Mindy
Pas trop loin de la vérité ? Je commençais déjà à regretter mon choix d’avoir ouvert la bouche. Mais cela ne semblait pas le perturber plus que ça. Cela semblait toujours le faire rigoler. Je n’arrivais pas à déterminer ce qui m’exaspérait le plus, ma bêtise de lui avoir répondu, son air satisfait ou les bruits des autres prisonniers. D’ailleurs, en parlant d’eux je grimace en entendant un parler. Il n’était pas bienvenu dans la conversation. Un seul toquard à gérer à la fois, pas la peine d’avoir les autres sur mon dos. Je me trouve déjà assez sympa de discuter. Mais je ne m’avouerai pas que c’est peut-être aussi parce que ça me fait du bien d’ouvrir un peu la bouche. Depuis que je suis arrivée, je n’ai pas ouvert la bouche pour grand monde. Hormis pour insulter les autres crapules à mon arrivée qui avait fait quelques remarques désobligeantes.

J’avais certainement réussi à me faire des ennemis ici seulement pour ça. Mais ce n’était pas quelque chose qui m’inquiétait. Parce que, nous étions séparés, que nous ne nous parlions pas et que personne ne sortait. Cela restait assez exceptionnel en fait que les prisonniers bougent beaucoup. Ils étaient tous trop dangereux ici. Heureusement que j’avais plus d’un tour dans son sac pour me défendre, mais je n’avais pas à m’en faire. Pas pour le moment non. Mon souci principal à cet instant précis, c’était l’homme dans la cellule en face de la mienne. La pute du SHIELD hein ? Sa réplique m’arrache un sourire. Ouais, au moins une pute se fait payer. Donc, il se fait bien baiser en somme. J’entends le même prisonnier ricaner à cette réplique. « Boucle-la. » Ma voix se fait entendre pour faire taire l’homme. Il m’envoie une autre insulte que je n’écoute pas. Parce que, je suis concentré sur les mots de l’autre.

Mort. Je me demandais bien ce que le gouvernement avait pu donner comme mots de réconfort à Maman et à Marcus concernant ma situation. Prison ? Disparu ? Morte peut-être ? C’était l’une des questions qui m’obsédaient le  plus quand je tournais en rond ici. Comment ils allaient. Mais eux, étaient-ils en vie ? Je savais pour New-York… Détruite. Comme si l’on avait balayé d’un revers de la main un château de cartes. Et personne ici ne risquait de me dire quoi que ce soit. Et je ne me voyais pas cirer les pompes des gardiens pour obtenir des informations. Non, j’avais trop de fierté pour cela malgré l’inquiétude qui dévorait mon cœur. Sans parler de mon ami Dave, dont je ne pouvais même pas prononcer le nom. « Ça va, y'en à qui se font pas chier, même enfermer à ce que je vois. » Oui, je faisais un commentaire sur sa relation. Après tout, y’avait peu de distraction ici. Même un léger rire m’échappe. « Adorable… C’est vrai, tu as la gueule d’un ange. »

Je me positionne au fond de mon lit pour pouvoir avoir le dos contre le mur. Ainsi, je peux le regarder en « face ». C’est bien plus agréable pour ma colonne vertébrale. Une batterie de tests en tous genres. Sans oublier la puce GPS. Et il n’avait aucun moyen de pouvoir se l’enlever certainement. Sinon, il risquait de nouveau sa liberté si ce n’était pas sa vie. Enfin, c'étaient les suppositions les plus probables à mon sens. Sans compter que s’il tenait vraiment à cet agent avec lequel  il était, il risquait aussi de le mettre dans la merde. « Une semaine pour des tests ? Je pensais que c’était le SHIELD, pas une sorte de laboratoire pourri que l'on peut voir dans les séries policières à la con. Où ils expliquent à chaque épisode, comment marche un appareil. » Je détestais ces séries quand j’étais chez maman. C’était d’un ennui mortel au possible. On s’étonne après que je la droguais avec Marcus pour pouvoir filer en douce et m’occuper des rues de New-York.

Cette pensée m’arrache une petite grimace. « Moi, c’est Jack. Tu accepterais enfin de me dire ce que tu fais là ? Ou… Au moins ton prénom, non ? Ce serait plus juste, je viens de te donner le mien. » Mon regard sur lui, j’observe son sourire en ma direction. « Tu as gagné le borgne. Mindy. » Je prends plus de temps pour lui répondre à sa première réponse. J’hausse simplement les épaules. « Je me suis occupée de quelques trous du cul de la mafia. Donc, on considère que je suis dangereuse pour la société. La blague. » J’attrape alors l’ongle de mon pouce et je le mordille. Non, je ne suce pas mon pouce. Quelle honte. « Parce que, t'es la plus cinglée d’entre nous tous ici petite garce ! » Je fronce les sourcils et serre, les dents avant de répondre sur un ton sec « Fermez votre gueule les dégénérés ! Je ne parle pas à des déchets doublés de connards de votre espèce ! ». Un jour je paierai, ses paroles, je le sais bien. Mais ils me dégoûtent tous les uns autant que les autres.

« Et toi, tu as fait quoi pour que l'on aille jusqu’à te faire passer pour mort et être le gentil chien du SHIELD ? »
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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Mar 5 Juil 2016 - 23:07





“How old are you ? Did you steal lollipops ?”



Un sourire en coin s’étira sur ses lèvres lorsque la « gamine d’en face » intima à l’autre homme de se taire, lui donnant ainsi le loisir de continuer son petit discours explicatif. Pas que Jack aime particulièrement parler de lui-même, non, il ne voulait jamais trop en révéler, mais lorsque cela concernait « sa vie au SHIELD », il n’allait pas se priver. Après tout, ce qui entrait dans le SHIELD – et dans la prison – avait plus ou moins cette obligation au silence sur certaines choses – chose dont l’existence et le boulot de Jack faisait partie. Qui croirait un demeuré disant qu’un mercenaire borgne nommé Jack Campbell bosse pour couvrir les sales affaires du SHIELD ? Qu’un fantôme servait une étrange organisation secrète-plus-si-secrète-que-ça ? Peu de monde. A part sa chère jumelle, peut-être, qui ne l’avait jamais réellement cru mort. Il parait qu’il y a une sorte de connexion entre jumeaux, mais Jack s’en est senti indigne dès le jour où il a mis un pied en prison et qu’il a aimé tiré sur des gens. Mais il n’avait jamais tué d’innocents, n’est-ce pas ? Enfin… Hormis le carnage fait chez son père (sa femme et ses enfants seuls étaient innocents, à ses yeux), il n’avait toujours eu que des cibles à abattre… Et la guerre étant la guerre…

« Quinze ans que je suis ici, j’ai bien le droit de me faire plaisir au bout d’un moment ! » Il l’observa un instant, avant d’esquisser un sourire nonchalant ; « Tu devrais plutôt avoir des étoiles dans les yeux, non ? Les trucs niais, c’est pas de ton âge ? C’est pas parce que je suis un vieux con borgne et tatoué que j’ai pas le droit d’aimer un peu. » Son rire rassura Jack – au moins, elle ne semblait pas trop triste, trop dépressive ou… N’importe quoi. Si elle riait, c’était un plutôt bon signe, non ? « La gueule d’un ange ? Tu me flattes, tu sais. Je t’aime bien, toi. » lui lança-t-il avec un clin d’œil.

Il retint un petit ricanement à sa réplique sur le fait qu’elle ne pensait pas que le SHIELD puisse être une sorte de laboratoire. Il se retint également de dire qu’en effet, c’était même pire que ça ; qu’il y avait le bon côté du SHIELD, sauveur de l’humanité, protecteur de la Terre, ce genre de chose, et… Qu’il y avait le mauvais côté du SHIELD. La branche pourrie. Celle qui enfermaient les mutants, qui les torturaient, qui annihilait – ou tentait – ce qu’ils étaient, leur nature humaine, leurs souvenirs, pour en faire de jolies petites machines de guerre rutilantes et dangereuses… Ce que Jack avait peut-être failli devenir, d’ailleurs. Il espérait sincèrement que l’enfant n’était pas ici à cause d’une quelconque mutation. Ils n’oseraient pas faire ça, tout de même ? Il avait enduré, sans rien dire, sans un cri, les retenant par fierté, ne laissant que ses larmes endeuillées et silencieuse couler le long de ses joues, accompagnant le sang, prouvé sa souffrance. Physique – se faire ouvrir et rouer de coup pour voir à quelle vitesse il allait guérir n’avait rien d’agréable – et mentale… Car il croyait, à ce moment-là, avoir été l’un des acteurs de la mort d’Ashley. Son poing se serra légèrement, nerveusement, à l’idée que l’on puisse vouloir faire subir ça à une gamine…

Le sourire de la demoiselle le calma, le ramena sur terre. Mindy. Joli prénom. Un sourire s’étira à nouveau sur ses fines lèvres, autant amusé par son langage (qui ne le rebutait pas vraiment, l’étonnait juste un peu) et la manière qu’elle avait de le désigner. Le borgne. Je viens de te dire que je m’appelais Jack, gamine. Elle s’était occupée de quelques trous du cul de la mafia ?... A la réplique de l’autre prisonnier, il failli rétorquer – elle l’avait bien fait pour lui quelques instants plus tôt – mais n’en eu pas le temps… C’est qu’elle se débrouillait bien, la petite ! Et pour peu, il se sentit à nouveau flatté, flatté de ne pas faire partie de ces « déchets doublés de connards ». Il était impressionné… Et il arqua un sourcil, avant de froncer un peu le nez :

« La mafia ?... Hum. C’est toi la tornade violette qui a fait foirer ma mission une fois ? »

Quoi, une gamine, qui aurait assassiné un groupe entier sous ses yeux ? Enfin, sous ses yeux… Depuis la lentille de sa chère Hécate. Loin d’en être vexé, quelque part, si cela s’avérait vrai, il éprouverait peut-être même un peu de fierté pour la demoiselle. Le terrible mercenaire avait bon cœur, au fond, et depuis qu’il n’était plus enfermé pendant des semaines dans sa cellule mais vivait aux côté d’Ashley, cela avait tendance à se voir de plus en plus… Quoi qu’il n’éprouve toujours aucune pitié pour ses victimes.

« Moi ? J’ai… J’ai déconné. J’ai tué mon géniteur. » Il n’aimait pas vraiment parler de ça. Mais tant pis, il ne voulait pas non plus qu’elle le prenne lui-même pour un connard fini ; « Un encu… Saleté de riche qui se tapait ma mère dans le dos de sa femme. Quand elle est tombée, enceinte, il est retourné auprès de sa vraie famille… Au retour de la guerre – retour forcé, j’ai perdu mon œil – ma mère avait un cancer, encore sauvable. On a essayé de le contacter pour qu’il nous vienne en aide, c’était notre dernier recours mais… Il a fait comme si on n’existait pas. Quand ma mère est morte, j’ai pété un plomb, et je l’ai tué. Avec sa famille. » Il pinça légèrement les lèvres. Il n’avait plus envie d’être jugé sur une connerie faite plus de quinze ans plus tôt. Il ne voulait pas qu’elle le juge – mais eh, Jack, c’est une gamine, à quoi t’attends-tu ? « Et c’est là que je me suis suicidé, d’ailleurs. » rajouta-t-il avec un air trop sérieux pour être honnête, histoire de faire passer tout ça.

Il ne fallut pas beaucoup plus de temps à un agent du SHIELD, accompagné par deux autres confrères qui allaient un peu plus loin, pour venir le chercher. Son regard, à nouveau amusé, fit à peine attention à celui qui venait le chercher, se contentant simplement de rester accroché à la gamine. A Mindy.

« Allez Campbell, séance de tir, ton fusil t’attend, dépêche-toi. »
« Hecate. Mon arme à un nom, elle s’appelle Hecate, merci de vous en souvenir. »
« Ouais, c’est bien, allez grouille. »

Jack nota la légère anxiété de l’agent. Avait-il peur de lui ? Voilà qui était flatteur. Plutôt que de le suivre sagement et rapidement, comme le lui avait demandé le pauvre employé du SHIELD, il s’arrêta devant la vitre de Mindy ;

« Hecate, c’est ma petite chérie. Elle m’a jamais trahi. Et comme tu peux voir, le SHIELD ne sait pas quoi faire, et préfère perdre son temps à vérifier que son meilleur sniper non cheaté sache encore tiré. Je suis déçu, franchement, et un peu vexé aussi, je dois bien l’avou- »
« Putain de… CAMPBELL ! »

Jack tourna la tête, intrigué, pour voir l’agent se précipiter sur lui. Trop tard. Sans comprendre, tout d’abord, d’où cela venait, Jack se sentit projeté au sol, puis roué de coups ; un coup d’œil quand il le pu sur son agresseur réactivèrent les rouages de son esprit, et il faisait à présent le lien entre l’anxiété de son agent attitré et les deux autres qui étaient allés un peu plus loin ; le gars qu’ils venaient de sortir de cellule pour il ne savait quelle raison était l’un de ceux qui s’étaient retrouvé ici par sa faute. Facile de rester en vie lorsque vos victimes ne connaissaient pas votre visage… Ça t’apprendrait à trop parler et à trop en dire tiens, Jack ! Car sa « victime » s’acharnait sur lui, malgré ses menottes, et le borgne tentait vaguement de se protéger sans répliquer. Pas que l’envie lui en manquait, disons simplement qu’il ne tenait pas à ce qu’Ashley le retrouve amoché et, en plus, de retour officiellement en cellule.

Il fallut quelques secondes, certainement, qui lui parurent être de longues minutes de souffrances, avant que l’autre prisonnier ne soit enfin maîtrisé et éloigné de lui. Il resta un moment allongé à terre, reprenant son souffle, essayant de faire le point. Rien de trop grave. Une lèvre certainement ouverte, et il avait dû se mordre la langue – il crachotait du sang – son visage et son torse lui faisait mal, mais à priori il n’avait rien de cassé. Ah, peut-être qu’il s’était un peu ouvert en tombant, s’il prenait en compte la légère trace de sang sur la vitre de la cellule de Mindy… Son agresseur l’avait frappé au hasard ; il avait de la chance. Lorsqu’il se releva, il lança un regard désolé à la gamine ;

« J’ai sali ta vitre. Tu m’en vois navré. »

Malgré ce qu’il venait d’essuyer et la douleur qu’il ressentait à divers endroit, il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant – eh, je ne suis pas mort, je suis loin de l’être, il m’en faut plus que ça, je suis Jack CAMPBELL merde ! L’agent attrapa son bras pour le tirer plus loin, marmonnant un « Putain, Ashley va me tuer… » avant de l’entraîner loin des cellules et du gars qu’ils avaient réussi à maîtriser. Jack eu juste le temps d’adresser un : « A plus tard, Mindy ! » avec un clin d’œil, avant qu’il ne soit sorti de la prison.



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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Ven 8 Juil 2016 - 19:23


「All I heard was
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And then I was in jail.」

Jack & Mindy
Cette bande d’enfoirés me tapaient tous sur les nerfs. Je ne sais pas si c’était la pleine lune ou bien le fait que deux prisonniers discutent qui excités tous les autres, mais cela commençait à m’énerver d’être interrompu toutes les cinq minutes. Difficile d’avoir une conversation privée dans un endroit pareil, mais fallait bien faire avec. Jack avait un sourire amusant, une sorte de rictus éternel coincé sur son visage. Comme si rien ne pouvait lui retirer sa petite joie de vivre. Je me demandais si ce n’était pas fatiguant à force. D’être tout joyeux tout le temps. Il avait peut-être une philosophie de vie plus positive que la mienne. Bien que je ne la considère pas comme pessimiste. C’était simplement… Ma vision à moi et je ne m’en plaignais pas.

Ce fut à moi d’arquer un petit sourire. Avant de froncer les sourcils. J’haussais au début simplement les épaules. « Peut-être… Je ne pensais pas que le SHIELD s’intéressait à la mafia. Je n’ai jamais vu grand monde faire quelque chose contre eux. » J’approchais de nouveau mon pouce de mes lèvres, avant de mordiller de ma canine l’ongle sans faire trop attention. Il fallait toujours que je tripote quelque chose. Je n’avais pas mes Benchmade avec moi malheureusement, donc, je devais faire autrement. Je le relâchais un peu après. « Ouais, j’utilise une perruque violette la plupart du temps. Et fallait être plus rapide pour les dézinguer. » Je ricanais un peu, imaginant ce pauvre mec en mission et me voir lui passer sous le nez, lui volant ses cibles et sa mission. Tout le reste quoi.

Je ne doutais pas quelques secondes que Jack puisse se taire. Mais je ne pensais pas qu’il en dirait autant sur lui. Chacun avait son histoire ouais, mais certaines choses étaient peut-être faites pour être passé sous silence. Pourtant je l’écoutais silencieusement, pinçant légèrement mes lèvres à son récit. Chaque mot était soigneusement analysé puis pesé dans mon esprit. Ce que je faisais ? Certains diront, une sorte de jugement. C’était dur de ne pas être sans jugement, en tout cas, je me faisais une idée un peu plus précise du genre du bonhomme en face de moi. La douleur faisait faire à l’être humain des choses monstrueuses. C’était d’ailleurs une connerie de vocabulaire à mon sens. Monstre. Un monstre fait souvent partie de ce qui impossible. Mais si un esprit humain peut le mettre en place, alors ne sommes-nous pas des monstres ? Certains sont justes trop aveugles pour accepter que la monstruosité, fasse partie de l'espèce humaine. « J’vois que ça a marché. » Et quoi ? Le sarcasme ne me faisait presque jamais défaut. Il avait quand même buté la famille de son père, qui n’avait certainement rien fait dans cette histoire.

Mon regard dans celui de Jack, nous nous fixions quelques instants silencieusement. J’étais quand même surprise. Et en même temps, contente. Il ne semblait lui-même pas porter plus de jugement que ça au fait que j’ai tué des gens. Cela m’arrangeait bien, au moins, il ne semblait pas se poser plus de questions que ça. Ou alors, attendait-il notre prochaine rencontre pour me tirer un peu plus d’informations. Tout pareil, j’écoutais encore Jack expliquer qui était donc Hécate, s’arrêtant même pour me donner un peu plus de détails à son sujet. Moi-même je ne crois pas n'avoir jamais donné de surnom à une arme. Ah si, un marteau. Que j’avais appelé Mjölnir, oui, comme le marteau de Thor. Ma foi, pas ma faute si on faisait des comics même sur les super-héros de notre propre univers. J’imaginais si ceux de la branche concurrente étaient réels. Comme Robin. Ah, je me ferai certainement un plaisir de me fritter un peu avec lui. « Hécate… C’pas une déesse ça ? »

Je mettais légèrement rapprocher sur mon matelas, pour lui faire un peu plus face alors qu’il continuait de blablater. « C’est le SHIELD, tu t’attends à qu-» Avais-je commençais avec un peu d’humour avant de laisser mes yeux suivre l’homme frappant brutalement Jack au sol. Avant de le rouer de coups, sans bouger un pouce. Mortifier ? Terrifier ? Quelle stupide idée. Je me disais que ça faisait mal, qu’il allait peut-être avoir une côte cassée et quelques bleus certainement. Mon regard était tout à fait neutre face à la violence à laquelle j’étais tellement habitué. Alors qu’il se relevait, j’étais déjà debout dans ma cellule, impartial face à ce qu’il venait de se passer. « A bientôt, Jack. » Sa silhouette disparaissait dans le couloir. Alors que finalement, je m’approchais de ma propre vitre, caressant du bout des doigts le matériel aussi renforcé qu’un mur de béton épais de trois mètres. Un incident regrettable ? Certes. Un prisonnier que l’on sort en même temps qu’un autre ? Peu probable.

Quatrième jour. Droite de nouveau dans ma cellule, la vitre avait été lavée sous mon œil méfiant. Avant de m’asseoir en face de la vitre. En tailleur, j’attendais avec une certaine impatience mon nouvel ‘ami’. « J’espère que cet enfoiré ne t’a pas coupé l’envie de parler, ça ferait quand même chier. » Je voulais bien avouer que depuis hier, j’avais envie de discuter de tout et rien. Stupide ou sérieux avec lui. Ce n’est pas comme si il m’avait fait de la peine après tout, c’était juste un passage à tabac. Ce qui me faisait doucement rire, c’était qu’apparemment, il n’était certainement si difficile que ça, de corrompre les gardes. Simplement, ils étaient un peu plus coriaces, c’est tout. L’âme humaine était aisément corruptible. Je n’en doutais maintenant plus. « Ton petit copain n'a pas dû apprécier des masses que ses petits copains se laissent acheter, pas vrai. » Je sortais alors de la poche de mon habit de prisonnière quelques petites cartes, que j’avais sorties de leur cachette pour les feuilleter. Avant de lui montrer une au hasard. « Hello Kitty. Ce sont les seules que j’aie pu récupérer de ma collection. T’connais ? ». Je ne savais pas trop de quoi on pouvait parler en réalité. Je n’étais pas forcément habitué… Oh. « Hécate, quel modèle ? » Ça, c’était plus intéressant que Hello Kitty je pensais maladroitement.

Quand une question me revint tout à coup à l'esprit « … J’suppose que tu as dit à tes supérieurs que quelqu’un t’avait volé ta mission, pas vrai ? » Je me demandais tout à coup, si le témoignage innocent de ce mec, n’avait pas été une pierre de plus, mise sur l’édifice pour ma capture. Non. Simplement mon existence. Moi et papa, nous ne voulions pas être connus du public, c’était le meilleur moyen de se faire chopper.
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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Dim 24 Juil 2016 - 17:42





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Tiens donc, alors c’était vraiment elle, la « tornade violette » qui avait tué sa cible, une fois. Qui avait carrément fait un massacre, d’ailleurs, tout le monde y était passé. Il se souvenait nettement avoir vu tout ça se dérouler à plusieurs mètres de lui, avec une netteté irréprochable grâce à son arme et l’appareil fourni par le SHIELD pour qu’il retrouve une bonne visibilité à l’œil droit, et… Il était resté immobile à fixer la scène, d’abord figé d’étonnement, puis amusé et impressionné, avant de finalement se dire qu’il ferait mieux de décamper. Sa cible était morte, d’une façon ou d’une autre, ce n’était plus son affaire. Et tirer sur la personne qui venait d’en massacrer autant ? Non, décidément, on pouvait bien le remettre en cellule immédiatement, mais on n’allait pas l’inculper d’un autre meurtre n’ayant pas été commandité. Il croisa les bras en souriant en coin ;

« Oh, je ne sais pas s’ils s’intéressent vraiment à la mafia. On me donne une cible, je lui tire dessus. Y’en a on leur dit soit beau et tais-toi, moi c’est plutôt tire et pose pas de questions. Parce que tire et tais-toi, ils ont vite compris que ça fonctionnait pas avec moi. »

Il secoua légèrement la tête, agité d’un léger rire, avant de se laisser aller à lui raconter le pourquoi du comment il s’était retrouvé ici, à faire ça. Evidemment qu’à présent, il n’en était pas spécialement fier. Oh, il n’avait aucun regret, cependant, il se demandait juste parfois ce que serait devenu sa vie s’il avait épargné son père. Ou s’il avait au moins épargné sa famille. Mais quand il voyait où il en était, aujourd’hui, malgré quinze années de souffrance, en couple avec un homme qui valait mille fois mieux que lui, fréquentant parfois un homme au bras bionique et, maintenant, rencontrant la plus extraordinaire des gamines, il ne regrettait pas une seule seconde ses choix et ses actes.

« Ouais, c’est une déesse, aussi. Hécate est une déesse. »

Jack pourrait parler des heures durant de son arme, et des aventures qu’il avait vécu avec son arme, qui ils avaient tué, quand, comment, avec une tendresse au fond de la voix et du regard qui, plusieurs fois, avait trompé ses auditeurs, leur faisant penser qu’Hécate était la femme de sa vie, et non pas l’arme de sa vie. Quand il s’en rendait compte, il rétablissait rapidement la vérité avec amusement. Cela lui arrivait de moins en moins.

Il fut heureux d’entendre le salue de Mindy, avant qu’on ne l’embarque se faire rafistoler plutôt qu’au stand de tir. On avait rapidement désinfecté ses blessures, et on lui avait assuré que rien n’était cassé. Il avait des ecchymoses et des hématomes, et sa lèvre s’était ouverte, mais on s’était occupé de ça en rétorquant que, de toute façon, « cela partirait rapidement ». Il accusait cela d’un léger sourire, pas forcément très sûr de comment il devait prendre cette allusion à sa mutation. Il ne savait plus vraiment quoi en penser depuis qu’il avait vu Ashley entrer dans une rage comme jamais auparavant juste parce qu’il avait découvert sa mutation – mais heureusement, tout cela appartenait au passé, et à New York. Et quand il rentra chez lui, le soir, ce n’était pas contre lui que son petit-ami crachait.

Jour 4.

Lorsqu’on le réintégra dans la cellule, après lui avoir fait rattraper le test de tir auquel il n’avait pu se rendre la veille, il accueillit la remarque de Mindy avec un large sourire, certes un peu abîmé, mais autrement peu différent de ceux de la veille. Avait-il réussi à apprivoisé le petit chat sauvage ? Il était assez fier de lui, il devait avouer. Et, plus que fier, content de voir qu’elle ne rechignait plus à lui parler. Il secoua négativement la tête avant de lui répondre ;

« Oh, il en faut plus que ça pour me faire arrêter d’ouvrir la bouche. Faudrait peut-être me la coudre, en fait. »

Un rire silencieux agita ses épaules, avant de le faire tousser légèrement. Ses côtes avaient eu de la chance de s’en sortir indemne, mais les hématomes qui étaient apparus sur son torse n’en étaient pas moins douloureux. Pas grand-chose, comparé à ce qu’il avait déjà connu, plus qu’une gêne qu’une véritable souffrance, mais c’était toujours désagréable. Les seuls « bleus » qu’il tolérait – qu’il aimait, même – était les ecchymoses qui marquait et l’amour et la possession qu’Ashley pouvait avoir pour lui et qui traînait généralement autour de son cou. Pour le reste, merci de ne plus abîmer son corps outre mesure.

« Non, il n’était pas vraiment content, en effet. Mais j’ai été traité comme un prince. »

Curieux, il s’approcha de la vitre de sa cellule pour observer ce que lui montrait la demoiselle. Hello Kitty. Il sourit, se souvenait que ses nièces avaient été fans d’Hello Kitty. Peut-être l’étaient-elle encore, il ne saurait dire… Après réflexion, June avait dû aimer, elle aussi, mais sans doute que cela n’avait pas été une grande passion pour sa jumelle.

« Oh, oui, je connais. Mes nièces adoraient ça. »

Il sourit doucement. Aimaient-elles encore ? Franchement, depuis quinze ans qu’il ne les avait pas vu… Beaucoup de choses avaient dû changer. Beaucoup de choses avaient changé, même, il l’avait bien vu quand ils les avaient aperçus lors de l’évacuation. Pas longtemps, juste le temps de leur dire de partir tout de suite, de voir leur expression surprise, étonnée, pas certain de comprendre – et la gifle de son beau-frère. Il n’avait plus d’excuses pour ne pas renouer contact avec sa famille.

« Hecate II. Oui, je sais, je n’ai pas été très loin ni très imaginatif en appelant mon arme Hécate, mais ça lui va bien. »

Il sourit en coin, avant de croiser délicatement les bras. Il prit un air un peu plus grave en entendant sa question suivante. Il pensait comprendre ce qu’elle pouvait imaginer, ou la situation dans laquelle il avait pu la mettre, et il décroisa ses bras pour poser doucement les mains contre la vitre de sa cellule. La fraîcheur qui en provenait était assez agréable, sous ses doigts.

« J’ai pas eu besoin de leur dire, ils l’ont remarqué tout seul. Là où j’étais censé tué une personne d’une balle dans la tête, ils ont découvert un massacre et aucune balle signé The Reaper. » il haussa légèrement une épaule. « C’est pas moi qui t’ai balancé, si c’est ce que tu veux savoir. »

Un instant, son regard s’assombrit. Avant de se radoucir.

« T’inquiètes pas. Tu ne vas pas pourrir ici toute ta vie. Je te le promets. »

Merde, Jack. Tu deviens trop émotif. C’est mal de faire des promesses que tu n’es pas certain de tenir – mais ce n’est pas ce qu’on fait tous aux enfants ? Ils se souvenaient avoir vu Jurassic Park, il n’y avait pas si longtemps. Il avait retenu qu’il fallait toujours rassurer les enfants. Rester confiant. Peut-être qu’elle n’avait pas besoin de ça, mais il avait ses convictions, et même si lui ne pourrait certainement rien, ou pas grand-chose, pour aider à la faire sortir de là… Il avait eu des nièces, et avait été un bon oncle. Il voulait juste être rassurant, et il laissa son sourire s’élargir.



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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Mer 27 Juil 2016 - 19:15


「All I heard was
“I swear it will be funny…”
And then I was in jail.」

Jack & Mindy
J’observais sans grandes difficultés à travers la vitre le visage de mon compagnon en face de ma cellule. Le visage un peu abîmé, mais rien de bien grave en soi. Si l'on pleurait pour ce genre de piqûre de moustique, on ne méritait pas de se faire appeler un homme. Une fillette serait plus appropriée comme terme. Les bras croisés sur la poitrine, je l’écoutais alors parler, encore et encore. Avant d’avoir un léger rictus en coin, en me disant peut-être qu’au lieu de lui coudre, il faudrait lui agrandir. Comme le Joker pour voir s’il continuerait à exhiber ses mots à tout bout de champ. Rien de bien méchant dans mes pensées quoi qu’on puisse croire. J’étais un fan invétéré de comics – si ce n'était la pire des droguées existant à des kilomètres – et surtout du Batman et du Joker. D’autant plus le Joker, ennemi terrifiant et en tout point parfait. Toutes les maisons de comics avaient beau avoir de sublimes personnages et super-héros, mais à mon sens, personne n’arrivait à la cheville du méchant de Batman.

Ne parlons pas de Robin, sinon je risquais de m’énerver toute seule dans mon coin. Cet idiot de Dave « Soyons comme Batman et Robin. » tch. Comme si je n'avais que cela à faire. Et puis, c’était d’abord lui mon Robin. Et j’étais le Batman. Je pouvais bien accorder le point que la pensée de mon ami était ce qu’il y avait de plus pure, pour un fan de comics, avec une pointe d’innocence enfantine. Sans tomber dans le stupide. Bien que sur le coup, j’aie trouvé sa remarque et demande, plus que débile. « Yerk. Entre ton œil et ta bouche, tu vas tous les faire tomber dis-moi. » Je faisais une légère grimace en imaginant sa gueule avec la bouche cousue. Ce n’était pas très ragoûtant. Pensant sur son commentaire d’être traité comme un prince. Moi et le romantisme, cela me passait bien au-dessus de toute manière. J’appuyais alors discrètement ma carte d'Hello Kitty contre la vitre pour le laisser un peu mieux voir. Avant de ranger rapidement celle-ci dans ma main. Je ne faisais pas confiance à ceux qui nous entouraient. Je n’avais pas envie d’avoir une fouille demain matin à cinq heures pour me les faire retirer.

« Tes nièces ont bon goût. » Je n’avais pas grand-chose à voir avec les enfants de mon âge, totalement différente. Un extraterrestre portant une peau humaine. Mais si l’on devait me relier à un élément de l’enfance, se serait certainement le seul. Et encore je ne savais que l’on associait la plupart du temps Hello Kitty aux petites filles de moins de dix ans. C’était mignon, c’était un chat tout blanc. Il n’y avait pas plus à argumenter que cela. Cela me plaisait, un point c’est tout. Je repensais alors à ma drôle de rencontre avec une dame dans un comics book, critiquant à tout va tout ce qui lui passait sous la main. Avec un dégoût certain pour celui de Thor. Je n’étais pas une grande fan des comics, mais je possédais bien un marteau que je surnommais Mjölnir. Je mettais bien garder de lui dire. Après tout, il aurait été bizarre que je lui dise un truc pareil sorti de nulle part. Cependant, nous avions sympathisé sur Hello Kitty. Je ne pouvais qu’avouer qu’à ce moment, j’avais été légèrement surpris de voir une adulte trouver ce petit personnage mignon. Elle ne semblait pas bien vieille, mais tout de même.

« Hécate pour un Hecate II ? Joli modèle. Je possède un Blazer R93 LRS2, c’est assez sympa. Plus pratique pour moi, c’est plus léger que ton Hecate. À quatre kilos près en réalité. Ce n’est pas grand-chose, mais pour se replier, c’est peut-être mieux en vue de mon poids. » Commentais-je en visualisant parfaitement les deux armes l’une à côté de l’autre. J’étais certaine que mon compagnon de discussion pouvait aisément voir mon léger sourire sur le visage, mes mains reproduisant légèrement la forme des deux armes. Un tic que j’avais, comme tout bon petit soldat que j’étais. J’avais passé tellement d’heures à étudier chaque calibre, chaque style, chaque type de balles de chaque arme. Il était pratiquement impensable que je risque de perdre à un jeu de devinette. D’ailleurs, je gagnais toujours quand papa m’interrogeait. Ce qui me valait souvent un good girl suivit d’une glace dans un bowling proche de notre position.

Rapidement, mon sourire se laissait balayer par la réponse à une question plus qu’importante en cet instant. Avait-il joué un rôle dans mon emprisonnement ou non. Si elle se révélait positive, je ne pourrais m’empêcher de le traiter de pauvre connard, mais après tout c’était sa mission. Je respectais son travail de soldat à lui aussi. Je tiquais du coin des lèvres, faisant alors claquer ma langue contre le palet avant de me pincer l’arête de mon nez. Stupide Mindy. Il ne mentait pas. Je le savais. Je savais reconnaître un menteur. Dommage qu’il ait fallu l’expérience de mon père et de Marcus pour savoir à présent les reconnaître. Et j’avais encore terriblement peur de me tromper. Je ne pouvais pas m’imaginer encore tomber dans le piège d’un adulte. Je me grattais le coin de la joue, faisant quelques pas dans ma cellule. L'air pensif. « J’te crois Jack. T’en fais pas. » Aussi solide qu’un rock, je plongeais mon regard sur lui. Pas démonter pour autant. J’avais fait quelques erreurs stupides.

« Je compte bien me tirer d’ici sous peu. J’ai autre chose à foutre que de rester sous l’œil du SHIELD et du gouvernement. » Certes, une prison d’État et une prison du SHIELD ce n'était pas la même histoire. Dans ma précédente, je pouvais circuler en liberté, faire du trafic, discuter parfois avec les prisonniers. Et surtout m’occuper de répandre un peu plus de cadavres dans mon sillage. Des tueurs, des mafieux, des trafiquants de haut niveau, des pédophiles récidivistes. Bref, des gens que la société ne regretterait jamais, mais comme je m’occupais de l’exécution, nécessairement, cela semblait poser un problème… Un principe qu’ils disaient. J’avais balancé l’info pour rire. À mon psychiatre, à ce pauvre enfoiré qui avait dû avoir son diplôme dans une pochette-surprise. « M’fais pas cette tête d’enterrement, on dirait que c’est toi qui as pris pour une durée indéterminée. » Il souriait peut-être, il se voulait compatissant, je ne lui en voulais pas vraiment. Mais ce genre de truc… Je ne savais jamais trop comment y répondre.

« On choppe pleins de trucs en taule surtout. Cela m’occupe en attendant que je peaufine mon plan. » J’ouvrais mon bleu de travail, pour y farfouiller sur mon flanc et sortir un paquet de cigarettes. « Ça, c’est une denrée rare et précieuse ici, il semblerait. » Je pouvais en faire marcher au moins plusieurs au pas en échange d’une cigarette ou deux. Je gardais précieusement quelques bâtons de poisons pour ma consommation personnelle – quoi, ça vous choque ? On s’occupe comme on peut-. « D’ailleurs, ce sont nos copains du bloc Cinq qui ont demandé à tes petits copains de te refaire le portrait. Tu’as l’air d’avoir que des potes ici putain. » Je ricanais, un peu moqueuse. En sachant très bien, que je n'étais pas mieux.
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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Sam 20 Aoû 2016 - 14:15





“How old are you ? Did you steal lollipops ?”



Jack rit à sa réplique sur son œil et sa bouche. Evidemment, si on continuait à l’amocher, il allait finir défigurer. Puis se faire coudre la bouche, ce n’était vraiment pas pratique pour embrasser Ashley… Il préférait encore devenir muet que de ne plus pouvoir laisser traîner ses lèvres sur le visage et dans le cou de son homme – nous censurerons toutes les pensées déviantes de Jack, et Dieu sait qu’il en a beaucoup, merci bien. Mais l’agent du SHIELD qui partageait sa vie semblait apprécier son corps plein de cicatrice ; après tout, il y a peu, une balle avait perforée son épaule, et son tatouage. S’il avait voulu masquer la cicatrice en refaisant ce qu’il manquait du tatouage, Ashley l’en avait empêché – d’après lui, il était bien plus sexy comme ça. C’était un argument de taille.

« Oh, tu sais, ce n’est pas mon but. Je suis capable de me contenter d’un seul. » Et heureusement, qu’il en était capable. Ils étaient assez possessif tous les deux comme ça. « Et mon œil, il  n’est pas si terrible que ça. Sa vue est juste tellement mauvaise que si je le laisse trop longtemps ouvert, j’hérite d’une migraine de tous les diables. »

Comme pour appuyer ses paroles, il souleva son cache-œil, révélant un deuxième œil bleu en tout point semblable à l’autre. Il aurait même pu passer pour intacte, si une longue cicatrice ne courrait pas sur son visage et ses paupières. A l’époque, il avait bien cru perdre son œil, lui aussi. Il avait la vingtaine, une sœur, un beau-frère, des nièces, et un œil en moins. Mais un jour, sa sœur avait remarqué pour lui qu’hormis la cicatrice, son œil était normal. Pendant longtemps, il n’avait pas compris. Personne n’avait compris. Et depuis qu’on avait découvert sa mutation, tout était devenu plus clair. Il remit le cache-œil en place avant de se retrouver en PLS sur le sol de sa cellule, et invivable.

Il préféra ensuite se concentrer sur la carte Hello Kitty qu’elle lui montrait, un sourire aux lèvres, hochant légèrement la tête lorsqu’elle lui disait que ses nièces avaient bon goût. Lily était devenue une jolie demoiselle de vingt-deux ans, aux longs cheveux châtains qui retombaient en jolies anglaises jusque dans le bas de son dos. Ses deux grands yeux verts semblaient déjà si mature, si sûr d’eux, et si doux à la fois. Il l’imaginait aisément reine du bal de fin d’année et major de sa promotion, elle qui lui avait toujours semblée si sérieuse et appliquée, même lorsqu’elle avait à peine cinq ans. Sa cadette, Hailey, âgée de deux ans de moins que son aînée, avait coupé ses cheveux courts, dans lesquelles des mèches blondes venaient agrémenter sa tignasse presque brune. Lorsqu’il l’avait revu, avec ses rangers malgré sa robe, lors de l’évacuation, il avait cru apercevoir beaucoup de malice dans son regard. De tous, avec sa mère, elle semblait être le moins surprise de le voir en vie. Et puis, il y avait eu le petit Jack, cinq ans, son neveu qui portait son nom, qui lui ressemblait pas mal malgré des cheveux blonds comme les épis de blés, et qu’il ne connaissait pas. Parce qu’on le croyait mort.

Il secoua légèrement la tête, avant de répondre à sa question sur le modèle d’Hécate. Un Hecate II, fusil de précision français qu’il appréciait outre mesure. Il l’avait adopté, même, mais cela n’était plus un scoop. Il observa Mindy lorsqu’elle lui parla de son Blazer R93 LRS2, et un léger sourire en coin s’étira sur ses lèvres, presque en réponse à celui qui était né sur le visage de la jeune fille, observant le mouvement de ses mains, écoutant la passion qu’elle avait dans la voix. Elle était, décidément, pleine de (bonnes) surprises. Le mercenaire fantôme dû, néanmoins, faire faner ce sourire en répondant à une question un peu plus sérieuse ; mais, évidemment, il ne l’avait pas balancé à ses supérieurs. Déjà qu’il leur cracherait bien dessus s’il en avait l’occasion – et que cela n’avait pas de conséquence – comme quelques témoins avaient pu le remarquer lors de l’évacuation. Un léger sourire rassuré s’esquissa sur son visage lorsqu’elle lui affirma le croire. Il finit même par glousser un peu ;

« Tu as tellement raison. Ils se pensent tout permis, et les maîtres du monde… Mais il y a un ver dans la pomme. » Il haussa une épaule d’un air désintéressé.

Elle avait raison, ce n’était pas lui qui avait pris pour une durée indéterminée. D’une certaine manière. Même s’il obtenait de plus en plus de liberté, plus grâce à ses relations que pour sa bonne conduite (quoi que cela devait jouer également), il était le mercenaire fantôme du SHIELD jusqu’à sa mort. Ou jusqu’à ce qu’il ne soit plus bon à rien. Quoi que l’un et l’autre pouvait rapidement venir ensemble. Il arqua un sourcil en la regardant faire, suivant des yeux le paquet de cigarette.

« Je ne sais pas où tu as eu ça, mais tu es riches, petite. » ses yeux riaient, mais il secoua légèrement la tête. Il aimait fumer, mais il n’était pas dépendant. Ashley n’appréciait pas, et Jack trouvait que sa liberté était déjà bien assez réduite comme ça pour en plus avoir une addiction quelconque à un bâton de nicotine. « Le bloc Cinq ? Merci, je préviendrai Ashley. Et non, on ne m’apprécie pas vraiment, ici. Beaucoup sont ici à cause du mercenaire fantôme. »

Il secoua légèrement la tête. Ils étaient certainement plus ou moins dans le même pétrin, tous les deux. Au moins, il n’y avait pas de caméras aux quatre coins, ici – et pourtant, il était loin d’être le pire. Mais sa cellule, et ses caméras, avaient explosées avec New York.

« Un plan, tu disais ? »


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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Mar 6 Sep 2016 - 15:47


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Jack & Mindy
Je fixais quelques secondes l’œil qui semblait pourtant valide de Jack. La cicatrice était bien là, mais n’avait pas semblé toucher son œil. Bien que, peut-être était-il légèrement plus pâle que l’autre. Enfin, de ce que semblait voir de là où j’étais. Je me demandais bien comme cela avait pu arriver, un accident ? Une volonté délibérée de lui faire du mal ? De lui crever l’œil ? C’est vrai qu’après tout, pour un homme qui semblait s’identifier plutôt comme un bon militaire, spécialisé dans la distance… C’était emmerdant, bien évidemment. Plus qu’un peu même. De toute manière, je n’allais pas lui poser la question directement. Ce n’est pas comme si cela me gênait en général, mais après tout n’allons pas nous aventurer sur ce terrain-là. Parce que après, ce serait à mon tour de répondre à des questions dont je n’aurai pas nécessairement envie de répondre… Ou que je n’aurai pas de réponse à lui fournir. Et je n’aimais pas ne pas avoir la réponse à une question.

« Un ver dans la pomme… Quoi ? » Je connaissais parfaitement ce terme, mais de qui pouvait-il bien parler ? De quoi exactement ? « Qu’est-ce que tu veux dire par là Jack ? Ici même au SHIELD ? » D’accord, je n’aimais pas beaucoup cette foutue organisation, mais s’il y avait une taupe à l’intérieur, si ce n'est, ça craignait vraiment. J’abaissais le paquet contre mes flancs, un peu intrigué par les paroles de Jack. Et puis on ne savait jamais si un garde décidait de passer à ce moment-là. Les autres prisonniers ne diraient rien. Après tout, c’était potentiellement un échange à faire, donc, il n’était pas question de me contrarier… Ou de me faire attraper par la sécurité. Je glissais le paquet dans la poche de ma combinaison en soupirant un peu. «Ça me vaut des informations, des cartes et parfois de l’alcool à troquer contre d’autres choses cigarettes. » J’évitais de dire quand même qu’il m’arrivait de fumer. Je ne voyais pas Jack en remonteur de bretelles pour le moment, mais autant éviter le sujet. Les adultes et la bonne éducation. Tout un concept que je ne saisissais pas réellement. Je ne voyais pas en quoi le mien était particulièrement déviant. Petite conne.

« Hey. Pas que je veux profiter du fait que je t’ai refilé cette information, mais tu pourrais me rendre un service ? » Je croisais les bras sur ma poitrine tout en le regardant dans les yeux, convaincu qu’il ne me refuserait rien. « Vu qu’on ne t’apprécie pas dans le bloc cinq, ni ici j’ai besoin d’avoir une idée des tours des gardes du bloc trois. C’est le seul qui me manque. Si je te refile quatre clopes pour être large, tu peux le faire pour moi ? » Il était impossible de faire passer trop gros objets de l’autre côté de la vitre. Mais il y avait cependant un tiroir, juste assez large pour avoir son plateau-repas. Donc, un jeu d’enfant pour pouvoir y glisser quelques bâtons de poison. Détournant la tête en entendant des gens s’approcher, je vois des gardes pour venir chercher le tueur du SHIELD. J’en profitais de leur inattention sur moi pour glisser les cigarettes dans le tiroir et le pousser vers l’extérieur pour que Jack puisse se saisir d’elles en passant. Je le regardais partir du coin de l’œil, souriant en coin en le voyant attraper du bout des doigts les cigarettes. Habile. Pas étonnant venant d’un sniper. « Je te raconterai ça plus tard Jack. » articulais-je en guise d’adieu pour aujourd’hui.

Jour cinq. Je suis contrariée. Quand ils ramènent Jack, mon visage exprime clairement une légère irritation. Il semblerait que j’aie des difficultés à me tailler d’ici vite fait. Il me faudrait certainement une aide extérieure. Mais je ne pouvais même pas compter sur Dave. Cet imbécile, je savais qu’il avait tenté ou peut-être avait-il commencé à mettre un plan pour me libérer, mais une prison d’État à côté de ça, c’était de la rigolade. Le SHIELD n’arrêterait pas de me surprendre et de m’énerver, mais je relèverai le défi avec grand plaisir. J’arriverais à me tailler d’ici, je devais retourner à l’extérieur. J’avais des choses à faire. Je relève enfin mes yeux céruléens sur le borgne avant de lui adresser un hochement de tête. « … Alors… Tu as pu demander l’information que je t’ai demandée du coup ? » Je n’avais pas particulièrement envie de m’asseoir. Mais avoir cette information supplémentaire me permettrait sûrement de pouvoir régler les trous dans mon plan qui n’était pour le moment, que très bancal. Je ne comptais pas vraiment faire partager mon plan aux autres prisonniers, ils pouvaient crever. C’était trop dangereux de les emmener avec moi. Bien qu’une petite révolte, un dérèglement dans les systèmes des portes… Cela pourrait être très amusant. En profitant pour éliminer quelques personnages ici et là trop occupé à taper sur du garde. Et s’ils avaient du gaz tranquillisant ? Fais chier. Par sécurité, je devrais aussi trouver un masque pour pouvoir m’en servir. Je mettrai certainement du temps avant de sortir, mais il fallait que mon plan soit imparable.

« Il n’est pas prêt du tout. Il me manque encore pleins de détails à régler. Mais je pense que tu verras bien le moment venu. Ça ne risque pas de se finir dans la discrétion la plus absolue. » Je comptais même sur le bordel que cela apporterait pour m’en sortir plus ou moins et sortir d’ici. Ma petite taille. Vive ma petite taille. Je prenais un grand bol d’air, avant de poser mes poings sur les hanches. J’avais une autre question maintenant. Je n’étais pas certaine de vouloir entendre la réponse, mais les gardes… Ils ne nous ont pas presque rien dit. « Jack… New York… Il y a vraiment plus rien ? Et les gens ? Combien de survivants ? » Je n’avais aucune idée d’où ils avaient pu être tous emmenés, mais il fallait aussi que je sache dans quelle direction avait pu partir, maman, Marcus et Dave. « Ils ont fait des listes pour les familles ou c’est trop le bordel ? » La criminalité devait exploser dans tous les coins. Au moins, je ne serai pas au chômage en sortant d’ici.
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Can't we be friends ? You look cool.





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MessageSujet: Re: Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell   Mar 27 Sep 2016 - 15:17





“How old are you ? Did you steal lollipops ?”



Un sourire un peu triste s’étira sur les lèvres de Jack lorsqu’elle lui demanda ce qu’il voulait dire lorsqu’il insinuait qu’il y avait un ver dans la pomme. Même au SHIELD. Mais il ne répondit pas : quoi, dire à cette gamine que l’agent Rumlow avait abusé de lui – mais qu’étrangement tout le monde l’accusait d’avoir halluciné – ou lui parler des jours de tortures qu’il avait subi, jusqu’à ce qu’on découvre sa mutation, et que ses tortionnaires se soient transformés en scientifique et biologiste du dimanche, excusant alors la torture renouvelé parce que « c’est pour la science, tu es un mutant qui guérit, nous devons comprendre » ? Non. Cette enfant avait beau être exceptionnelle, certainement plus mâture que toutes les petites filles de son âge – et peut-être n’était-elle plus une enfant du tout, finalement, moment précieux qu’on lui aurait arraché – mais elle restait une gamine. Il fallait la protéger, au moins un peu. Elle aurait bien le temps de découvrir les travers du monde… Ceux qu’elle ne connaissait pas déjà, même si, actuellement, Jack ne lui souhaitait qu’un peu de bonheur à venir dans ce monde de brutes. Même sa sœur n’en voyait que la surface lisse, tandis que les gens comme Mindy et lui étaient… Passés de l’autre côté du miroir.

Il chassa ses pensées en suivant du regard le paquet de cigarettes que rangea Mindy. Pas que Jack y soit accroc, loin de là. Il lui arriver d’en fumer une, de temps à autre, mais il savait s’en passer. Il avait été obligé d’apprendre à s’en passer, quand il pouvait être sorti une semaine et enfermé six fois – dans une cellule « non-fumeur », mon cul. Il hocha légèrement la tête aux paroles de Mindy. S’il en avait entendu parler, de ce genre de troc, il n’avait jusqu’à présent pas eu la chance d’y avoir à faire. L’isolation vous préservez de bien des choses. La suite lui arracha un sourire amusé. Elle savait y faire, la gamine. Avait-elle seulement tout prévu ? Bah, Jack s’en fichait un peu, pour tout dire. Il l’aurait fait même sans l’information qu’elle lui avait donnée. En entendant les gardes approchés, il se contenta d’hocher la tête, une lueur taquine au fond du regard. Bien sûr qu’il pouvait lui faire ça. Il pouvait même faire plus. Discrètement, en passant, il attrapa les cigarettes du bout des doigts, et lui répondit avec un grand sourire :

« Eh bien, j’ai hâte de revenir pour savoir tout ça ! »

Il lui adressa un clin d’œil léger, avant qu’on ne l’emmène pour ses tests de la journée. Desquels ils s’agissaient ? Jack devait avouer avoir perdu le fil. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il réussirait malgré tout. Il était Jack Campbell, bitch.

Jours 5.

Si Jack arrive avec un air vaguement satisfait, ça n’a pas l’air d’être le cas pour tout le monde. Mindy avait l’air… Préoccupée. Que s’était-il passé depuis qu’il était sorti de sa cellule, la veille ? Il ne posa aucune question tant qu’on ne l’avait pas remis dans sa cellule, refermé la porte, et que les gardes étaient partis. Puis, une fois qu’ils étaient enfin « tranquilles » (et oui, n’oublions pas les autres prisonniers), il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle relevait les yeux sur lui pour lui adresser un hochement de tête, avant de lui demander s’il avait les informations qu’elle voulait.

« Au bloc trois, y’a un tour toutes les deux heures. Ça commence à 6h15, le matin. Deux tours la nuit, entre 22h et 5h, à l’extinction des feux… Plus aléatoire. »

Il espérait que cette information la satisferait. Et l’aiderait, quoi qu’elle puisse vouloir en faire. Les quelques indices qu’elle lui laissa sur son « plan » firent froncer un peu le nez du mercenaire, qui commençait à se poser quelques questions. Mutinerie, prise – non pas de la Bastille – mais du SHIELD ? Tant qu’Ashley n’était pas blessé et/ou tué dans le processus, il s’en moquait un peu. Tout sauf Ashley, c’est tout ce qu’il demandait. Mindy finit par poser ses mains sur ses hanches, et Jack pencha légèrement la tête. Son café lui manquait déjà, il avait besoin de café. Et de glace. Mais surtout de café. La question de Mindy attira à nouveau son attention, et il grimaça légèrement ;

« Non... Que des ruines. Quand ça n’a pas été rasé par l’explosion… Les survivants, hum… Je n’ai pas les chiffres, mais la quasi-totalité. Ils ne sont pas tous à Los Angeles, beaucoup sont partis. » Avec un air nostalgique, il se demanda comment ils avaient pu en arriver là. Ça avait été si soudain et inattendu… « Il me semble qu’ils ont essayé de faire une liste, oui. Un recensement, pendant le transport. » Jack grimaça. Il ne se souvenait plus de grand-chose, ayant une peur panique de l’avion. Il avait tenté de prendre sur lui, mais… « Il leur faudra peut-être quelques jours avant de pouvoir la publier... Tu cherches quelqu’un ? »


HRP.
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °
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Can't we be friends ? You look cool ◘ Jack S. Campbell

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