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What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]

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Mindy McCready
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Ven 24 Juin 2016 - 13:35



FUCK THEM !

Bucky & Mindy
« Ils vont se faire mal. », leurs mouvements étaient maladroits, les robes n’étaient pas faîtes pour ce genre de danse. Quand j’avais commençais à apprendre le rock, j’avais été naturellement farfouillé sur le net. Pour avoir une idée générale des mouvements et des différents rythmes. Les pas n’étaient pas plus compliqués –enfin il me semblait à ce moment-là- qu’un autre mouvement basique. Ça avait été une tout autre histoire une fois que je mettais retrouver dans la salle d’entraînement avec Bucky pour commencer mon apprentissage. Mais après quelque temps, cela mettait apparu comme n’importe quel autre entraînement au combat. On retrouvait beaucoup de points communs entre les deux. Je devais bien avouer que voir certains de mes ‘bourreaux’ scolaires tenter de faire quelque chose de la même trempe que nous, me faisait doucement sourire.  Quand il saluait alors le nom de sa cavalière, j’inclinais légèrement la tête pour lui répondre. « Tout le monde n’a pas Bucky Barnes comme cavalier. ».

Je ne me rendais pas compte sur le coup du changement de rythme. Il me fallait quelques secondes pour analyser les visages doux des filles envers leurs cavaliers alors qu’encore plus de monde venait se joindre à nous sur la piste. Un… slow ? Je me souvenais même d’avoir posé quelques questions timidement sur le sujet de cette danse. J’avais encore fureté sur internet, mais je ne mettais pas entraîner. Pas du tout même. Cela me semblait simple comme bonjour. Alors quand je sentais les mains de Bucky se reculait des miennes, je comprenais immédiatement que ce n’était pas quelque chose à laquelle il tenait à participer. Vexée ? Pas du tout. Je comprenais tout à fait. C’était assez intime comme danse en soi, même si aujourd’hui la définition du romantisme avait changé depuis un petit moment. Je ne comptais pas imposer ça à mon compagnon, c’est pour ça que je m’apprêter à quitté la piste en sa compagnie.

Haussant mon sourcil en baissant la main sur ma taille, je lui jetais un regard d’incompréhension et interrogatif.  « Tu n’es pas obligé d- », je préférais me taire alors que mes pas commençaient à suivre les siens. Ecoutant ses mots. J’étais assez hésitante, voire complètement. Je me doutais bien de l’ampleur que signifiait une danse pareille pour Bucky et en même temps, je ne pouvais m’empêcher de trouver cela gentil de sa part de passer au-dessus de ça, pour ma petite personne. Je trouvais même que la liste avec écrite « Reconnaissance envers Bucky » en titre, ne faisait que s’alourdir au lieu de s’alléger. Une fois encore, malgré la situation un peu étrange, j’arrivais à laisser passer un sourire sur mes lèvres. Ouais, c’était pas à cause d’un truc pareil que j’allais arrêter de m’amuser. Avec ou sans, je m’amusais déjà. Mais apparemment, pour beaucoup ici, c’était mythique. Ma main se posait dans son dos alors qu’on se rapprochait légèrement pour commencer à danser tranquillement. Calmant certainement nos battements de cœur en vue des danses folles menaient précédemment. « Si ils arrivent pas à danser un slow quand même, ça craint. Et puis… Comme si j’avais envie de danser avec l’un d’eux. » Tous n’étaient pas méchants à vrai dire. Comme mes petits amis geek par exemple. Mais connaissant les personnages, ils n’étaient pas venus. Eux trop timide pour demander à une fille de venir et les autres filles… Pas tout le monde n’aimait ce style de mec.

« Pop-Quizz. L’AR15 est la version la plus légère, avec le plus petit calibre de quelle arme ? » Les slows, c’était fait pour être proche de son cavalier, sûrement pour se murmurer des choses à l’oreille pour les couples. Pas pour moi en tout cas. Et pour nous aider à passer cette étape étrange, mais qui resterait sûrement gravée dans ma mémoire, je jouais avec Bucky. C’est un jeu que je faisais énormément avec mon père sous couvert d’avoir une récompense. Il me posait une série de questions sur les armes, techniques de strangulation ou des films de John Woo pour être certain que je n’oubliais rien d’important. Personne ne pouvait nous entendre, tous étaient très concentrés à sourire et danser. Alors personne ne prêterait attention à nous. « Facile : mon modèle préféré de couteau papillon ? ». Ce n’était pas la conversation la plus naturelle qu’il soit dans ce genre de situation, mais c’était une conversation naturelle pour nous. Mais elle l’était pour nous deux. En bien ou en mal.
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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Sam 25 Juin 2016 - 19:22



         

Mindy & Bucky
Dancing Queen, only seventeen....
« Tu n’es pas obligé d- » Il secouait légèrement la tête, faisant retomber une mèche devant ses yeux, mais Mindy se tut d'elle même. Il n'était pas obligé. James en était conscient – et c'était peut-être ce qui l'avait décidé, la possibilité d'en faire à sa tête, de n'être obligé à rien. Il n'était pas obligé, mais cela lui faisait plaisir de faire plaisir à Mindy, et cela n'avait rien à avoir avec l'obéissance complaisante et désespérée d'un chien suppliant ses maîtres de ne pas le battre pour rien. Cela lui faisait plaisir – sinon il ne l'aurait pas proposé. Cela ne voulait pas dire qu'il ne regretta pas pendant une brève seconde son offre alors qu'ils entamaient cette nouvelle danse. Il n'était pas à l'aise. Mais c'était important et ses pieds se mouvaient lentement, presque immobiles.

« Si ils arrivent pas à danser un slow quand même, ça craint. Et puis… Comme si j’avais envie e danser avec l’un d’eux. » Cela rassurait Bucky – il ne lui volait pas une danse romantique avec l'élu de son cœur. Mindy avait beau faire semblant que tout cela lui était indifférent, James était bien placé pour reconnaître le sentiment de vouloir aimer alors que tout votre être était de mort et de métal, de guerre et d'horreur. Il esquissa un faible sourire que la jeune fille ne pouvait pas vraiment voir, alors que la joue de Bucky effleurait le sommet de son crâne. Pour une fois, ses pas étaient raides et tendus – mais toujours meilleur cavalier que beaucoup de jeunes hommes autour d'eux - la classe étant apparemment morte avec le respect durant la seconde guerre mondiale. « Pop-Quizz. L’AR15 est la version la plus légère, avec le plus petit calibre de quelle arme ? » Une sorte de spasme parcourut Buck – à moitié surprise, à moitié rire contenu. Avant de se contenir de répliquer docilement sans même y réfléchir dans un murmure :

« - AR10 d'Eugène Stoner, »

Le plus difficile était de s'empêcher de mimer les gestes nécessaires pour le démonter, remonter, nettoyer, recharger – lorsque l'arme apparaissait dans son esprit, c'était une réaction psycho-somatique. Un rituel qui l'aidait à trouver la paix, lorsqu'il alignait son armurerie personnelle sur la table du salon et que l'éclat des lames argentées et l'aspect mate et têtu de celles qui étaient noires l'apaisaient. C'était facile, c'était la routine. « Facile : mon modèle préféré de couteau papillon ? » Il l'avait tenu dans sa main une heure et quelques auparavant. La première question avait fait explosé une bulle de soulagement dans la poitrine de Bucky, dissipant une partie de sa tension. Celle-ci l'apaisa tout à fait, soulagement sensible jusque dans la tenue de son dos :

« - Benchmade modèle 42, tout en acier. Mon Benchmade préféré ? »

Un défi puisque ce n'était pas son couteau préféré – il était quelque peu trop attaché aux couteaux de combat standards des soldats militaires, bien qu'il ait passé 70 ans de sa vie sans savoir pourquoi – mais il utilisait aussi un Benchmade, une marque de confiance qu'il affectionnait et qui ne faisaient pas que des couteaux papillons. Lorsque la musique du slow s'éteignit pour laisser place à des musiques un peu plus rythmées, seule une petite partie de leurs arsenals respectifs avait été passé au crible, mais James respirait plus facilement.

Peut-être, peut-être qu'ils frimaient un peu à être capables de danser n'importe quel type de danse sans la moindre difficulté apparence ou perdre l'énergie vibrante qui les caractérisait. Jusqu'à ce que la musique s'arrête pour laisser placer à une voix, au micro. « Voici venir le moment d'élire le roi et la reine de ce bal de promo éditions 2021, et je vous demanderais d'acclamer... » Bucky allait entraîner Mindy jusqu'au buffet pour reprendre un peu leur souffle, et goûter l'intégralité des petits fours proposés un par un, lorsqu'ils se retrouvèrent soudainement dans une flaque de lumière vive. Tout à fait le genre de choses qui réveillaient en sursaut l'instinct de survie du Winter Soldier – cinq ans auparavant, il aurait tuer les trois personnes les plus proches de lui avait de passer par la fenêtre avant qu'il ait le temps d'y penser ou quiconque de remarquer qu'il y avait un sérieux problème.

« -...Mindy McCready, et.. son cavalier ! »

Le présentateur continuait à déblatérer son pataquès, mais Bucky bloqua sans difficulté cette distraction pour lancer un regard en coin à la jeune reine du bal. Il avait inténsement conscience des regards braqués sur eux, chatouillant son sixième sens – ils étaient en sécurité cependant, se répéta-t-il, le plus beau jour d'une adolescente soudainement élue reine de la soirée, tout allait bien… si ce n'était l'air terrifié et paniqué que Mindy avait à ses côtes. Pour le Winter Soldier, elle était aussi facile à lire qu'un livre rédigé en russe et il se plaça légèrement derrière elle, presque assez proche pour l'effleurer mais sans la toucher tout à fait. Bucky posa sa main de métal – froide et étrangère, les différentes phalanges et plaques qui composaient la prothèse clairement perceptibles sur la peau de la blonde – sur son épaule dénudée et pressa doucement.

« - Facile : combien ai-je d'armes actuellement sur moi ? »

Murmura-t-il à son oreille alors qu'il se penchait par-dessus de son épaule, se mettant sur la pointe des pieds, présence rassurante dans son dos et rappel de qui ils étaient, de qui elle était. Et qu'il était toujours là. Ce n'était pas parce qu'il était l'adulte responsable et rassurant de la pièce qu'il ne pouvait pas se permettre d'être un troll, et le sourire un brin moqueur et content de soi de Bucky était clairement visible sur ces traits assurés. Alors qu'il la forçait à rester sous le feu des projecteurs – ce n'étaient pas parce qu'ils étaient des créatures de l'ombre et du sang qu'ils ne devaient pas apprécier leur moment de gloire, non ?

Mais lorsque les hypocrites firent mine d'enlacer « leur Mindy » et surtout, surtout son cavalier … Bucky résista mal au réflexe d'envoyer bouler la gamine qui venait de poser une main vernie sur son bras, et il glissa sa main libre dans celle de la jeune et la souleva contre lui - il la fit tourner dans les airs, sa robe tourbillonnant autour d'eux : - on excuserait bien le couple de la soirée, hein ?

« - Babydoll, liste des sorties de secours. » chuchota-t-il à Mindy, le souffle court, juste avant de la déposer au sol.

Mais lorsque les pieds de la jeune fille retouchèrent terre, elle découvrit que leur volte leur avait permis de faire un bond hors de la foule, prêts à fuir à toute allure.




To know what they did to you, it would break your captain's heart.

My dreams are the worst I've ever had. Images of the Winter Soldier fold in on each other... I see things I forgot happened... Like a door unlocking in my mind... Torture... Slaughter... And training others in their use... So much horror... I wake up vomiting


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Mindy McCready
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Sam 25 Juin 2016 - 23:33



FUCK THEM !

Bucky & Mindy
« Question un peu piège, mais je suis certaine que c’est le Benchmade SOCP 176BK. » Rien à voir avec mon couteau papillon. Bien qu’on puisse très bien le lancer dans le feu de l’action et ne pas louper son ennemi. Nos pieds se mouvaient lentement, tranquillement, alors que je continuais de regarder tranquillement l’épaule de Bucky. Même avec de très légers talons, je lui arrivais à peine au niveau du visage. Je pouvais sentir sa joue contre le haut de mon crâne, alors que lui-même fixait certainement sans grand intérêt ce qui l’entourait. Bien que sur le qui-vive, nous l’étions tous les deux. Alors que nous jouions à un jeu presque innocent pour nous-mêmes et dangereux pour le reste du monde. Qu’importe cela nous permettait de nous détendre et d’oublier notre situation pendant les quelques minutes de la danse. Je vais vous dire un truc, certes c’est supposé être pour les couples. Mais je ne le considérais pas comme ça maintenant. Je considérais maintenant le slow comme chorégraphie que l’on peut partager avec votre ami, votre parent, votre grand frère. N’importe quelle danse maintenant peut-être considérer comme ayant une arrière-pensée. Pourquoi ne pas faire le contraire, quand tout est clair dans la tête de chacun des participants ?

Tellement plongée dans notre petit jeu à peine entamé, que la chanson se terminait. Je me sentais presque frustrée de ne pas pouvoir continuer tout en dansant. Je lui adressais un petit sourire reconnaissant. Avant d’entendre une voix au micro qui me faisait lever les yeux légèrement au ciel. Là, ce n’était pas vraiment mon truc. La bave, les étoiles dans les yeux et tout le reste, ce n’était vraiment pas mon délire et encore moins de voir tout le monde faire semblant d’aimer les élus de la soirée. Je commençais donc à suivre très volontairement mon ami vers le buffet pour me désaltérer et manger quelques petites choses. Ca n’avait pas l’air mauvais, pour une fois qu’ils ne loupaient pas quelque chose dans ce lycée, c’était presque une première. Mais mes sens s’activèrent quand je découvrais alors ma silhouette et celle de mon cavalier dans une lumière éclatante. Tout va bien. Ce n’est rien. De la lumière. Personne ne hurle, aucun mouvement brusque. Tout va bien. Respire ma fille, c’est juste de la lumière.

« …Mindy McCready, et… son cavalier ! » … J’étais en arrêt. Pendant une seconde, mon cerveau avait fait un arrêt avant de se remettre en marche à toute vitesse. Moi, reine de promo ? C’était quoi cette blague de mauvais goût exactement ? Je ne l’appréciais pas vraiment. Mais plus j’écoutais l’homme au micro, ainsi que les regards sur moi, je comprenais que ce n’était pas une farce à mon encontre ou même contre Bucky. Je pouvais sentir son regard sur moi, m’analysant attentivement. J’étais légèrement souriante, tenant nerveusement mes mains contre moi. Mais qui ne le serait pas, anxieuse d’entendre son nom au micro ? Ahaha… Vous êtes tellement mignon. On venait littéralement de me lancer un camion de quinze tonnes en pleine figure, la panique m’envahissait comme coulerait le sang de mon adversaire sur les lames. Qu’est-ce que j’étais supposé faire ? Je n’étais pas entraîné à réagir à ça, je ne pouvais pas avoir la réaction attendue comme les larmes ou l’hystérie. Je ne pouvais que trouver une alternative à tout ça et il m’en fallait une au plus vite avant de manquer d’envoyer un coup dans le premier qui s’approcherait de moi de trop près. Brisant ainsi mon périmètre de sécurité. Je n'étais pas faîtes pour être reine du bal de promo, Mindy et Hit-Girl ne pouvaient...

Le contact du métal froid sur ma peau, pour le regard seulement des plus aiguisés, m’avait arraché un très léger sursaut. « Facile : combien ai-je d’armes actuellement sur moi ? » La légère pression sur mon épiderme me faisait sortir de ma torpeur. Respire Mindy, ça va aller. T’es pas toute seule, Bucky était avec moi, se tenant juste dans mon dos. Je ne pouvais pas voir son expression, mais je le connaissais assez bien qu’actuellement il était assez content. Mes yeux parcouraient la foule devant nous et ceux qui nous entouraient applaudissant à notre élection. J’avais littéralement envie de fuir, prendre la sortie la plus facile et abordable et y disparaître. Mais il était présent dans mon dos pour me rassurer. Il ne me laisserait pas fuir et encore moins ne pas profiter de mon moment de… lumière. Je pouvais voir la troupe de connasses et leurs amis me dévisager littéralement et surtout Brooke taper presque du talon avant de faire demi-tour, fuyant presque la salle suivis de sa petite clique.

Victoire. « Cinq armes. Je dirais au moins trois lames, certainement ton Baby offert par Steve, tu ne t’en sépares jamais. Sans compter ton bras bien sûr. Et un autre truc. » J’avais à peine le temps de finir ma phrase, que les organisateurs de la soirée, une fille s’approchait de moi pour presque m’enlacer en me félicitant. Bien sûr, que je l’avais vu arriver de loin, son compagnon tenant des fleurs qu’il finissait par me tendre en souriant. Je prenais doucement le bouquet de roses blanche, faisant ainsi de moi la reine du bal selon la tradition. L’hypocrisie ambiante et l’étau autour de nous, commençaient lentement à me déplaire et surtout à nous faire suffoquer. Je pensais pouvoir penser pour nous deux à ce moment. Alors que la pression se faisait ressentir, je me sentais tout à coup envoler dans les airs, tournant et tournant alors que je posais mon regard sur Bucky, me tenant à lui alors que finissais par rire en relâchant la soudaine pression. Mes yeux s’illuminèrent un peu plus en entendant mon surnom.« Deux entrées principales du gymnase, les fenêtres en passant par les vestiaires, les fenêtres au-dessus des gradins sont assez fragiles. Par l’entrée principale, cela reste la voix la plus rapide pour rejoindre la moto. ».

Une fois sur le sol, je faisais un tour sur moi-même alors que ma main restait liée à la prothèse métallique, mon autre serrant le bouquet. Un chemin se dessinait dans mon esprit alors que je visualisais entièrement les plans du lycée. Avant de serrer un peu plus fort la main de Bucky. Il était l’heure de tirer sa révérence maintenant. J’arquais légèrement les genoux, comme une légère révérence en le fixant avant de tout à coup me mettre à courir en robe en sa compagnie aussi rapide qu’on le pouvait. Je ne sais pas si c’était l’excitation de la soirée, la danse, la joie de voir Brooke humiliée, mais je me sentais remplie d’adrénaline pure et naturelle. Nous avions littéralement disparu de la salle, courant à travers les couloirs du lycée. « Mes armes, combien j’en ai sur moi ? » demandais-je sans chercher à m’essouffler. Avant de dire brusquement « Gauche ! Fenêtre sur le parking ! Par les escaliers !». Je le laissais alors amortir le violent virage que nous prenions tous les deux avant de foncer vers le fond du couloir. J’avais envie d’hurler de rire. En à peine une seconde, nous montions un morceau d’escalier. Une fenêtre ouverte, assez large. Ayant pris mon élan sur la rambarde et m’appuyant dessus je sautais. Me retrouvant à l’extérieur, me rattrapant facilement. Mon compagnon avec moi. Un sourire nous sciés littéralement le visage, alors que ma poitrine bougeait rapidement. Ce n’était pas la fatigue ou la peur. C’était l’accumulation de tout et rien à la fois.

« On est pire que des gosses, tu le sais ça ? Roh putain, ils doivent tous se demander où on est passé. Et ton filin d'acier bien sûr ! J'ai failli oublier » Dur de faire concurrence avec un homme d’un niveau olympique en tout point physique. J’avais toujours mon bouquet, je le fixais quelques secondes alors que la moto n’était qu’à quelques pas de nous. Un rire nerveux traversait mes lèvres, un rire de libération aussi. Une tension disparaissant de mes épaules. C’était une soirée, certaine l’une de mes meilleures de toute ma vie. Alors que je marchais plus calmement, mais tout de même à pas rapide – je n’avais pas envie qu’on nous retrouve ou même de rester plus que nécessaire – jusqu’à la bécane. Alors que je laissais s’installer, je fixais une dernière fois, le lycée. Le monde des gens normaux. Mais le sourire aux lèvres de cette soirée. Alors que je venais enfourcher la bête mécanique en ayant mit mon casque.
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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Mer 29 Juin 2016 - 23:52



         

Mindy & Bucky
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« Deux entrées principales du gymnase, les fenêtres en passant par les vestiaires, les fenêtres au-dessus des gradins sont assez fragiles. Par l’entrée principale, cela reste la voix la plus rapide pour rejoindre la moto. » Et quid de celles des toits et des conduites, hm ?  Comme pour ses armes, Mindy tombait extrêmement juste, mais sa réponse était incomplète. Elle avait raison pourtant, et malgré le trouble, la joie, la soirée et toutes les franfreluches qui allaient avec, Hit-Girl fonctionnait toujours en arrière-plan, observant, aux aguets. Bucky ne savait pas exactement quoi faire de ça – quelque chose en lui hurlait que ce n'était pas juste qu'une gamine s'occupe plus des moyens d'échapper à une petite armée que de profiter de son bal de promo. Une autre partie était... rassurée. Le Winter Soldier était rassuré d'avoir quelqu'un qui n'était pas de la chair à canon à son bras, et Bucky était rassuré de ne pas être seul à patrouiller sans cesse son environnement comme un chien de guerre.

3 lames, une par cheville, et une, froide contre le poignet où battait le sang – le minimum habituel. Le baby desert eagle II aussi, malgré son poids. 5 ans plus tard, des dizaines de nouvelles armes achetées plus tard et une bonne partie de ses problèmes psychologiques... mis en pause disons – il ne serait jamais guéri, jamais, mais ce soir n'était pas le bon soir pour y penser. - il dormait toujours avec ce flingue, l'avait toujours sur lui. Une valeur sentimentale – un flingue pour se mettre à mort, un fligne parce qu'il adorait leur métal noir, un flingue parce qu'on est jamais trop prudent. Ce flingue parce c'était son préféré et il ne s'en séparait jamais.
Techniquement, il était difficile d'observer combien d'armes il avait sur lui – mais Mindy le connaissait assez bien pour savoir qu'il avait toujours un certain nombre de lames sur lui et qu'il se trimballait un flingue en guise de talisman. Et un autre truc – Hit-Girl se laissait aller et cela prêtait à sourire. Bucky ne lui demanda pas de préciser - Cela faisait des décennies qu'il avait arrêté de ruiner la vie de jeunes filles en les transformant en machines à tuer – parfois, son propre entraînement revenait au galop, et c'était une honte qui refusait de se refermer.
Il n'ajouterait rien – après tout, elle étaient censée chercher des sorties de secours pour des êtres humains, pas pour des armes vivantes sans souci des limitations et des impossibilités.

Et ils n'étaient pas en danger – il n'avait posé cette question que pour la distraire, la faire rire. Mission accomplie. Bucky aimait avoir l'impression d'avoir accompli sa mission, cocher une case à l'intérieur de son crâne lui donnait l'impression de ne pas s'effondrer tout entier – surtout lorsque la mission était de faire rire ou de protéger. Ils aimaient ces missions.
Mission : rendre le bal de promo de Mindy inoubliable : accomplie.
Mission : rendre le sourire à Mindy: accomplie.
Mission : rendre la monnaie de leur pièce à ses imbéciles : accomplie.
Mission : rendre la nuit du bal de promo de Mindy extra-ordinaire : en cours.
Mission : remplir l'estomac de deux assassins dont l'un possède le métabolisme d'un super-soldat au rabais : en cours.
Il avait, aussi, posé cette question pour qu'ils puissent se mettre sur la même longueur d'onde sans avoir à discuter d'un plan en amont. D'un commun accord, les deux assassins, se mirent à courir dans les couloirs du lycée.  « Mes armes, combien j’en ai sur moi ?  Gauche ! Fenêtre sur le parking ! Par les escaliers !» Ses jambes réagirent avant son cerveau, et il tourna à gauche dans un angle droit parfait, sans ralentir l'allure – main de fer agrippée à celle Mindy, balançant nos poids sans effort. Une fuite éperdue digne des films d'avant-guerre : un homme en costume, une jeune fille en robe de soirée impraticable, roses en mains, qui fuyaient main dans la main. Oh my. S'ils savaient à quel point cette image était fausse – déjà parce qu'ils s'agissaient de deux assassins sur-entraînés et que l'un deux faisait son jogging du matin pour rester à niveau avec la plus jeune. Son souffle n'était même pas court lorsqu'il lui jeta un coup d'oeil, gravissant les escaliers :

« - Benchmade, couteau papillon dans ton sac, et 4 couteaux, au moins, tout ça parce que tu es convaincue que tu as besoin d'autant de lames. »

C'était un reproche, oui – pas du fait qu'elle se croyait en danger. Mais qu'elle soit convaincu qu'elle avait besoin d'autant de lames pour se débarrasser de ce qui pourraient leur arriver cette nuit. Certes, en mission, Bucky transportait une armurerie sur lui et il était mal placé... mais 3 couteaux, pour quelqu'un du niveau du Mindy, c'était normalement assez. Si elle avait besoin de plus, c'est qu'elle avait merdé. James n'aimait pas le travail mal fait – même si niveau situations désastreuses qui partent en couille, il avait un doctorat.
James atterrit souplement à côté d'elle, ses pieds aussi légers que ceux d'un faon – il se redressa tout à fait, et haussa les épaules.

« -Une arme à feu, semi-compacte...Au poids, le Jerico 941 ou un Sig, mais je mise sur le premier. Et tu es encore une gosse. »

Il eut un petit sourire, teinté d'une légère tristesse, un sourire qui tirait un peu aux fossettes, lèvres pincées les une contre les autres, alors qu'il marchait au pas à côté d'elle. Il avait repris son calme ; A 18 ans... il ne se considérait plus comme un gosse non plus – il travaillait, cumulait plusieurs jobs pour aider ses sœurs et les soins de Steve, suait dur, faisait le beau, emmenait les filles danser. Se croyait le roi du monde et un adulte, responsable – ce qu'il était, selon la norme : Job ? Responsabilités ? Bouches à nourrir ? Filles ? All done. Mais par rapport à ce qui allait suivre, il était un ange innocent, il était juste un foutu gosse grandi trop vite. « -Et ton filin d'acier bien sûr ! J'ai failli oublier »

« - Ah bah enfin, » commenta James alors qu'il s'installait sur la moto.

La malice dans sa voix contrastait avec son visage impassible. Son filin d'acier. Pratique, cela ne prend pas de place, ça rentre même dans un sac à main ou dans une poche de pantalon de costume et ça sert à tout. A tout, je vous dis. James fit vrombrir le moteur, malmenant le ventre de la bête, tandis qu'il laissait Mindy s'installer derrière lui – casque sur la tête. Elle semblait toujours aussi enthousiaste, alors qu'elle tentait de caler le bouquet de roses entre eux, sans trop de dommage – Bucky se mordilla la lèvre inférieure, avant de secouer la tête, et lui adressa un léger signe du menton.

« - Pancakes ? Je connais un endroit. Si tu tiens le coup. »

Pancakes ET milkshakes. Même s'il devait être presque minuit maintenant -  Mindy McCready ne se retransformait pas en tueuse passer minuit, telle Cendrillon, n'est-ce pas ? James lança la moto dans la nuit, prenant la voie pour sortir de la ville sans hésiter. Quelques missions à parier que celui qui se ferait repérer le dernier avait le choix de l'endroit où petit-déjeuner lui avait permi de connaître une bonne partie des pancakes-house du pays. Non, le Winter Soldier n'a pas une obsession sur le sucre.  Pas au point de traîner quiconque à 300 km de là, voyons. Ils en avaient pour un peu plus d'une heure de route – deux bonnes heures et quelques s'il avait respecté les limitations de vitesse, mais, après tout, James n'avait pas son permis : il préférait de loin pousser sa bécane à la limite de son moteur peut-être un peu amélioré par certaines pattes de sa connaissance, et conduire comme s'il avait la mort aux trousses. Ou en face, vu le nombre de fois où il zigzaguait et frôlait d'autres véhicules sans se soucier de leur espérance de vie à lui et à sa passagère.
Le Winter Soldier aurait eu des soucis s'il n'avait pas été capable de traerser la moitié des etats-unis sans pouvoir se forcer à rester éveillé – mais il espérait que Mindy était bien accrochée, lorsqu'il s'arrêta presque délicatement devant un petit restaurant en bord de route, qui ne payait pas de mine malgré le bruit de l'océan, porté par l'étendue qui cernait la route. Il n'émanait du bâtiment qu'un léger ronronnement dans la nuit, et des lumières. Un endroit bien calme, même si quelques  couche-tards au bec fin se trouvait bien à l'intérieur. Bucky n'était pas vraiment fan de ce genre d'endroits en règle générale – ceux de cette époque avaient tendance à oublier que les années 40 et 50 comportaient surtout les mots « grande dépression »et « guerre ». Mais les pancakes étaient délicieux, le restau était ouvert toute la nuit et de la musique sur laquelle il avait effectivement dansé tournait sur le jukebox – cela plairait à Mindy et valait la peine d'attendre un peu pour raccompagner sa cavalière sur son palier.




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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Jeu 30 Juin 2016 - 2:18



FUCK THEM !

Bucky & Mindy
Un grognement traverse légèrement mes lèvres. Bien sûr que dans le fond, je ne pouvais pas me trimballer sans un minimum d’armes pour me défendre et surtout pour répliquer. Bien sûr, il n’y avait aucune raison pour voir une attaque venir dans mon lycée, mais la prudence m’avait déjà fait défaut pour ce soir. J’étais certaine d’en avoir fait une autre d’ailleurs, autant dire que je n’étais pas fière, mais alors pas du tout de moi. Et c’est à ce moment précis que je me questionnais pourquoi je n’avais pas rajouté aux sorties possibles le toit, en accès via les conduits de ventilation par exemple. Pourquoi, pourquoi donc, je ne l’avais pas dit ? Plus j’y pensais, plus je me sentais mal. Et en même temps soulagé de quelque chose bien inconnu pour moi. Je n’avais pas pensé aux autres sorties pour deux raisons possibles : la première la plus évidente, me donnant envie de me mettre des gifles, celle de l’anxiété. Mais c’était pas une excuse merde. Combien de fois étais-je venu ici de nuit, avant mon premier jour de lycée pour tout inspecter de fond en comble ? Combien de fois l’avais-je fait ? Trop de fois pour ce que c’était. La seconde ? Celle qui me semblait plus douce, plus tendre à mon oreille et me réconfortait dans mon humanité : parce que Bucky était présent. Nous étions deux cerveaux de tueurs aguerris et confirmés. Même si ça faisait mal à mon compagnon de l’admettre pour ma part.  

Concernant les armes ? Ah. Comme si j’avais eu le temps, voire même l’esprit de penser seulement à réduire mon petit arsenal. Trop chamboulé par mes sentiments pour penser d’une manière froide et méticuleuse. Sachant très bien que Bucky emmènerait aussi bien son stock de munitions et autres petits jouets tranchants. Nous  n’étions vraiment pas des gens normaux, c’était triste, mais c’était comme ça. « Ta puissance de feu est plus importante que la mienne, ex aequo. » Je lui adressais un léger sourire en coin. Bucky, ne m’en veux pas s’il te plaît. J’avais peur. Je ne pouvais pas te le dire, parce que je ne savais pas le faire. Mais j’avais tellement peur de venir, si blessée de me retrouver seule et puis tu avais débarqué comme un chevalier blanc dans les contes pour les enfants. Pas le temps de penser à changer de robe, réduire mes armes… J’avais peur de rentrer dans ma chambre et d’être incapable peut-être d’en ressortir comme tu m’avais fait sortir. « Tu mises plutôt bien, comme d’habitude. » affirmais-je avec un léger enthousiasme dans la voix qui n’arrivait pas à fuir ma poitrine. Je ne préférais même pas relever la remarque sur le fait que j’étais qu’une gamine encore à ses yeux. Je n’avais nullement envie de me disputer avec lui ni de me bagarrer pour l’instant. Mais le destin et surtout l’humeur de Bucky, taquine, ne voulait apparemment pas me lâcher. « Ah bah enfin. » m’arrachait un autre grognement.

Une fois installée derrière lui, je donnais un léger coup dans sa taille avec ma main. Comme pour l’engueuler, juste assez pour pincer sa peau. Contrariée. « Tu t’arrêtes ouais ? C’est qui le gamin là ? Tu ne m’avais pas laissé le temps de finir ma phrase je te signale. » C’est sûr que c’était plus marrant de fuir une soirée comme des débiles, courant dans tout le lycée à la recherche d’une sortie rapidement. Je faisais même l’effort de caler convenablement le bouquet que j’avais reçu entre nous deux, je n’avais pas envie de le perdre ni de le jeter. Les pauvres pétales tremblants terriblement à chaque vrombissement du moteur de la Harley-Davidson. « Sérieux ? » le mot pancakes venait ronronnait à mes oreilles. Je pouvais déjà imaginer le goût sur mes papilles ainsi que celle de la glace qui compléterait mon repas. J’étais une fervente admiratrice des glaces de tous les goûts et formes. Quoi de mieux après un entraînement que de prendre un kilo de glace parfumé pour se rafraîchir et retrouver rapidement des sucres rapides ? « Tu me lances un défi ou je rêve ? » m’amusais-je à répondre alors que je m’accrochais fermement à sa taille alors que la puissance de la bête nous faisait déjà atterrir sur la voie rapide pour quitter la ville.

Je ne savais pas du tout où mon ami me menait et pour être honnête ? Je m’en fichais totalement. La vitesse me donnait un coup de fouet supplémentaire, n’essayant même pas de cacher ma joie ou parfois un rire s’échappant de mes lèvres en voyant nos zigzags à travers la circulation. Certes pas folle à cette heure-ci, mais nous parlant quand même d’une mégalopole, deuxième ville des USA. Peut-être partagions-nous avec Bucky plus qu’un amour profond pour la vitesse sur une bécane, mais bien de se mettre en danger sur ces routes infernales. Il ne me venait même pas à l’idée d’avoir peur durant ce trajet, même pas une seule seconde. Puis imaginez la tête des autres conducteurs. Une moto, avec deux passagers en tenue de soirée élégante. Enfin, s’ils avaient d’assez bons yeux pour repérer ne serait-ce que les tenues que nous portions. Toujours fermement accroché à lui et contrôlant parfaitement mon corps, je ne percutais même pas légèrement quand la moto s’arrêtait enfin devant un petit restaurant en bord de route. Retirant tout de suite mon casque pour pouvoir mieux respirer et libérer mes cheveux, j’observais le bâtiment, un peu intrigué. Je pouvais distinctement entendre et voir la mer d’ici. Ce n’était qu’une silhouette sombre et désordonnée, mais cela me plaisait.

« 300 km pour des pancakes. En une heure. » Mon ton était moqueur, mais aussi rempli d’amusement pour cette nouvelle folie que nous nous accordions. Autant compléter cette soirée peu ordinaire par un repas. Nous n’avions pas eu le temps de manger au bal. Et je mourrais de faim. Après le même manège, tenant toujours légèrement le bras de Bucky, nous nous installâmes à une table. La musique venait faire frissonner mon épiderme, le style tout autant. Notre entrée fut… de nouveau remarquée. Comme ne pas l’être en même temps hein ? Moi, la robe, le bouquet de roses, les tenues, Bucky… Des vraies cibles sur patte. Quand en feuilletant les différents pancakes… « Pancakes avec trois boules de glace au choix, morceaux de brownies, noix de pécan et chantilly ?! Avec du sirop d’érable ?! J’adore l’Amérique. Putain que je l’aime. » Hum, le bon goût du diabète surtout. Mais sincèrement ? Rien à foutre. J’adressais un rire à Bucky, parce que je ne changeais pas. À la maison, je pouvais passer mon temps à bouffer de la glace, des marshmallows et à boire du chocolat chaud brûlant. Suffisant presque pour me nourrir. « T’es pas mieux que moi de toute manière. T’es pire.» Surtout en entendant ce qu’il avait commandé. Son métabolisme et son sérum… Un ogre quoi. Je rajoutais un chocolat chaud simple à notre commande pour moi, attendant de manière tranquille. L’odeur me faisait rapidement tourner la tête pour découvrir mon repas. Les yeux brillants, la faim me dévorant, je claquais dans la main de Bucky avant de commencer mon repas. Je prenais même une photo avec mon portable. « Pour Dave, il va rager. Et se demander ce que je fous dans un pancake-house. » Bien sûr, j’aurais pu demander à Dave de m’accompagner. Mais il travaillait. Je n’avais pas envie qu’il manque de se faire virer. Enfin j’attaquais mon repas, régalant enfin mon ventre. Restant silencieuse. « … 'faut que tu me donnes ton secret pour trouver des endroits comme ça. ».
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What if Mindy was abandoned for her Prom Night ?





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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Mer 13 Juil 2016 - 20:48



         

Mindy & Bucky
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« 300 km pour des pancakes. En une heure. » Bucky arqua un sourcil - le reste du visage impassible, tel une tombe si ce n'était l'amusement dans ses yeux - et alors ? Où était le problème ? fredonnait son regard alors qu'il oscillait légèrement sur ses talons.

« - Je n'aurais pas voulu faire attendre ma cavalière. »


Répliqua-t-il galamment, en apparence semblable à l'ancien James Banres qui faisait tournoyer les filles à son bras, malgré l'amertume toujours contenue dans sa mâchoire. Il descendit de la moto, et prit une petite inspiration, à peine perceptible dans son torse pressé, balayant les alentours du regard - c'était lui qui l'avait emmené, et il connaissait l'endroit, mais cinq ans de relative sécurité ( mot difficile à employer quand des aliens tombent du ciel tous les quinze jours ) n'avaient pas suffi à enrayer la paranoïa constante - la prudence constante, aux yeux de l'ancien Winter Soldier. Il connaissait les entrées et les sorties par coeur, il était plusieurs fois venus ici sans qu'il n'y ait rien d'imprévu à part l'épuisement des stocks de myrtille, il était armé, sa coéquipière aussi.
Bucky ravala ce mot et l'amertume, le malaise qu'il contenait - trahi par son propre instinct - et entra à son tour à l'intérieur, sensibles aux regards qui pouvaient se tourner vers eux, mais les ignora. Se faire petit, discret, courber le dos, l'échine frissonnant de tenter de devenir un civil, - il avait été dressé pour se fondre dans la masse devienne une seconde nature, pour pouvoir affliger la mort sans qu'on l'ait vu venir. Mais sans une mission, son instinct lui hurlait toujours de fuir. Et même pour un excellent espion, apparaître au milieu de la nuit en vêtements de soirée dans une pancake house... c'était un challenge. Essayez de vous détendre lorsque vous êtes une cible sur pattes.

Une fois assis, côte à côte avec Mindy sur la banquette adossée au mur, et le menu dans sa main humaine - la prothèse posée sur sa cuisse, non il n'allait pas pouvoir la cacher durant tout le goûter, mais décomposer ses gestes, apprivoiser son environnement était un réflexe inconscient. Une fois assis, en sécurité, il sentit se dissoudre dans sa poitrine la bulle d'anxiété qu'il avait nié avoir. Danser, soutenir les regards, effaroucher des lycéens, jouer au grand méchant loup et au cavalier éclatant, risquer sa peau - ce n'était pas si terrifiant. Décevoir Mindy... il l'avait invité sur un coup de tête, parce qu'il n'avait pas supporté de la voir dans cet état de détresse contenue. L'impression d'avoir chausser des chaussures trop grandes pour lui, endosser le rôle du cavalier, du prince charmant qu'il n'était pas. S'il avait ruiné la soirée...
James n'avait peut-être pas le bac, mais il avait un joli diplôme pour gérer les petits machins blondinets qui sautent à la gorge de trop gros pour eux pour cacher leur peur. Et s'en sortent en général la tête haute, au moins en apparence. Il savait voir au-delà et cela lui brisait le cœur. Il y avait toujours beaucoup de non-dits entre lui et la jeune fille qui glapissait joyeusement derrière le menu ( divin ). Pas doués pour communiqués, fabriqués pour cacher leurs émotions, masquer leur peur, voir l'échec comme la mort. Mais Mindy,

« Pancakes avec trois boules de glace au choix, morceaux de brownies, noix de pécan et chantilly ?! Avec du sirop d’érable ?! J’adore l’Amérique. Putain que je l’aime. » Elle ressemblait à une enfant et le visage de Bucky fit une drôle de chose -  il avait envie de sourire et son visage suivit, mais son sourire s'ébranla pour donner quelque chose d'un peu plus...mouillé aux coins. Gorgée nouée, sourire ébranlé - elle ressemblait à une enfant. Comme Buck alors qu'il tendait la main pour le high five que lui proposait la jeune femme - il souriait pour de bon cette fois.

«- God bless America. »

- et il était bien placé pour ça.
Deux rations de pancakes, sirop d'érable, chantilly, myrtilles et cheesake à la myrtille et au chocolat blanc. Et bacon sur le côté, pour être raisonnable : sweet tooth aurait pu être son deuxième prénom, si James n'avait pas un deuxième prénom d'ours en peluche. Mais il avait besoin de quelque chose pour caler sa faim - autre chose que du glucose pur.  « Pour Dave, il va rager. Et se demander ce que je fous dans un pancake-house. » Bucky acquiesca d'un mhm engagé tout en engloutissant une bouchée de pancakes. Cela réveillait la question de "pourquoi pas Dave ?". Dave devait faire parti de la courte ( euphémisme et inversement proportionnelle à la liste des personnes tuées par Mindy ) liste de personnes auxquelles Mindy étaient susceptibles de confier s'être fait posé un lapin. Ou que Mindy aurait pu inviter. James se concentra sur la nourriture, écartant les questionnements de ce qu'elle aurait fait s'il n'était pas passé par là. Lui aurait-elle dit, plus tard, ou aurait elle fait semblant que tout allait bien, trop fière ( endurcie et battue à mort de tous côtés ) pour laisser tomber le masque de Hit Girl ?

« - Rapporte lui des pancakes,»

Il esquissa un vague mouvement de fourchette, mouvement atrophié lorsqu'il en profita pour pécher un morceau de bacon au passage. Etre un troll et un individu protecteur, généreux et plein de compassion était un subtil mélange que Bucky réussissait en général . « … 'faut que tu me donnes ton secret pour trouver des endroits comme ça. ». Bucky fit la moue, avant d'assurer d'un ton distrait et pince-sans-rire :

« - Insomnie, cavale, être un fugitif, les longues heures de moto et la possibilité de s'arrêter que de nuit pour ne pas être reconnu. »

L'allure moqueuse et cynique était presque en opposition totale avec la nonchalance de James alors qu'il s'étirait légèrement et tendait sa fourchette pour voler un bout de boule de glace de Mindy. Presque. Il y avait du vrai dans ces propos, et dans l'amertume de sa voix - on avait fourré de la violence et de la souffrance dans chacun de ses sourires et techniques de réconfort. Cela ne l'empêcherait pas de profiter - c'était la vengeance la plus pacifique qu'il avait trouvé et un excellent exultoire.
Et comme il passait sa vie à courir après un abruti trop stupide pour fuir quand il fallait, cela ne lui tombait même pas sur les hanches.

Lorsque la serveuse revint pour ... prélever la première assiette vidée, non Buck n'avait aucune honte, pas lorsqu'il enfin l'opportunité de manger à sa faim il lui tendit de l'argent liquide, de quoi payer leur deux goûters nocturnes et un supplément à emporter - pour Dave voyons, mauvaises langues. Il pouvait se le permettre - et pour une fois il pouvait payer le dîner à sa cavalière sans sauter les repas suivants de son côté.  Le Winter Soldier lui avait permis de perfectionner les regards noirs absolument pas impressionné, assez pour faire passer "tais-toi, je suis le cavalier, old-school, galant et pourvu d'un job." sans un mot alors qu'il se rasseyait complètement sur la banquette, glissant son portefeuille dans sa poche.  Et oui, il était un brin content de lui alors qu'il enfournait le reste de son cheesecake sans regarder Mindy. Soirée de bal de promo traditionnelle jusqu'au bout, après tout. ( Quoi, comment ça, le swing endiablé de gymnaste, les pancakes au coeur de la nuit et les armes dissimulées n'étaient pas compris dans le prix de lot ? Oops. )




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Mindy McCready
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Mer 13 Juil 2016 - 22:52



FUCK THEM !

Bucky & Mindy
Nous faisions dos au mur, face à la salle entière. Il n’y avait que deux serveuses, un seul cuistot dans les cuisines. Nombre de clients ? La plupart étaient attablés au comptoir, sur des tabourets, à la vue de l’allure, la majorité étaient certainement des routiers. Un couple d’une trentaine d’années dans un coin aussi. Et quelques personnes sans accompagnateurs. Bref, rien de bien insurmontable. Sur ce point là, une personne viendrait murmurait dans mon esprit « quoi, qu’est-ce qui n’est pas insurmontable ? » eh bien, le nombre d’ennemis ou de dommage collatéral possible. Même s’il était dans mon caractère de prendre une balle pour quelqu’un d’innocent plutôt que de m’en servir comme un bouclier potentiel. Ce serait quand même dommage de terminer une soirée aussi unique en son genre par un bain de sang, qui était, autant pour mon cavalier que moi, un sordide quotidien.

Je remerciais le ciel de m’avoir donné des dents solides, capable de résister à des cassages de gueules venant d’un poing trois fois plus imposant que le mien, alors du sucre en pagaille… C’était de la rigolade. Je me brosserai bien les dents avant d’aller me coucher et puis cette affaire sera réglée. Enfin, je pouvais déguster avec plaisir ces fameux pancakes et la glace avec. Mon cholestérol et diabète inexistant pour le moment ne me remerciaient pas forcément en cet instant. Mais enfin, rien ne pouvait me contrarier pour ce soir. Je pensais même que je serais d’une excellente compagnie demain. Si je me décidais à me lever. Peut-être m’accorderais-je une heure de plus, après tout, j’aimais être régulière et implacable sur mes horaires d’entraînements. Maintenant que je n’avais plus à m’en faire pour des examens finaux… Je pourrais employer réellement tout mon temps libre à ce que je savais faire de mieux. J’engloutissais une bouchée de ma glace à la vanille surmontée d’un morceau de brownies, haussant simplement les épaules à sa proposition. « Peut-être bien… » C’est vrai que le pauvre Dave devait certainement être en train de taffer ou de se reposer. Je n’avais pas forcément envie de l’embarrasser avec mon contretemps qui avait manqué de se finir triste soirée dans le gymnase.

Je me connaissais assez bien pour savoir que sur le coup, je n’aurais tout simplement pas pu l’appeler pour lui raconter mon malheur et qui vienne me chercher illico presto, son costard de travers. Pas que Dave me refuserait un truc pareil, mais… Enfin. Comme Bucky ici présent, je pensais que par fierté, je n’aurais pas lâché le morceau sur le coup. Ou peut-être le lendemain soir, d’un ton détaché et avec un haussement d’épaules. Avant de filer plus ou moins à l’anglaise en jouant avec mon Benchmade dont j’adorais son cliquetis si significatif. « - Insomnie, cavale, être un fugitif, les longues heures de moto et la possibilité de s'arrêter que de nuit pour ne pas être reconnu. » Son ton frôlant l’ironie malgré le sérieux me sortit de mes suppositions intérieures. Lui adressant un haussement de sourcils alors que je mâchais tranquillement mon pancake. Avant de lancer un faux regard noir en sa direction, quand il se mit à me voler de la glace. Il ne fallait jamais que le frigo soit vide de lait et de glace. Et les placards de marshmallows tout moelleux pour ma personne. Aussi, je faisais semblant d’être contrarié du vol de Bucky.

« J’ai jamais l’idée de m’arrêter dans des lieux avec du monde quand je dors pas. » Bien sûr que j’étais en proie à des insomnies régulièrement, des cauchemars silencieux qui me faisaient me réveiller en larmes dans mon lit, mon coussin trempé d’eau salée. Si je ne me sentais pas de rester entre quatre murs, je filais au garage, faisait des pointes de vitesse en ville avant d’en sortir. Profiter du calme serein, laissant l’ombre de mes démons me suivre avec férocité dans la nuit. Sinon, on pouvait me trouver devant la télévision, sous deux couvertures, une peluche contre la poitrine, le regard plongé sur l’écran. J’avais nécessairement un faible pour les films d’actions, mais tout m’intéressait en général. Hormis les trucs à l’eau de rose. Le minimum d’éducation que j’avais acquis sur le tas et un peu avec papa, je me retenais de ne pas lécher mon assiette pour récupérer le sirop d’érable. Jetant rapidement un regard à la serveuse qui devait encore se questionner sur nous.  « … C’est sympa, pour la bouffe, ‘fin pour Dave. » J’aurais bien voulu payer cette part, mais Bucky semblait vouloir tenir son rôle jusqu’au bout du parfait cavalier pour une soirée de bal. J’esquissais un léger sourire finalement en sa direction, passant légèrement ma main nuque, avant de jeter un coup d’œil aux fleurs posées à côté de nous. C’était bizarre, mais je n’avais pas envie de les foutre en l’air. Peut-être représentaient-elles ma victoire sur ces dernières années en milieu hostile qu’était le monde des gens normaux pour moi.

« Ça fait quoi, de gagner le titre de roi du bal de promo, à cent ans ? » Demandais-je d'un ton mi-détaché, mi-amusé. Je n’arrivais pas à bien à déterminer moi-même mes sentiments sur le sujet tout à fait. Sur le coup, j’avais eu terriblement peur, paniqué même. Maintenant j’étais juste… Soulagé, avec un petit pansement contre mon cœur qui avait subi plus de blessure que n’importe quel ‘enfant’ devrait connaître. Enfin, c’est peut-être ce que les gens autour de moi se disaient secrètement. Alors que pour moi… C’était simplement, mon enfance. Mes fleurs, mon châle doucement posé sur mes coudes, plus détendue que jamais, le ventre plein, mais le sixième sens en constante alerte, j’accompagnais Bucky de nouveau vers l’extérieur. On ressemblait à un couple presque venu d’un autre temps, s’étant perdu dans une époque, un monde qui n’était pas le leur. Mais c’était le cœur léger que je respirais de nouveau l’air extérieur et le calme des environs. Nous réinstallant sagement et silencieusement de nouveau sur la moto, rangeant la nourriture pour Dave et les fleurs entre nous. Le casque sur la tête, je souriais silencieusement.

Deux portes à l’arrière avec une fenêtre. Aucune sortie par les toilette. Grandes vitres dans la salle principale. Fragile, terriblement fragile. Toit, deux accès par l’intérieur, aucun de l’extérieur. Panneau lumineux ? Couverture correcte.
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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Jeu 14 Juil 2016 - 15:54



         

Mindy & Bucky
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Depuis qu'il était revenu d'entre les morts et avait gagné le droit de dormir, Bucky ne fermait plus les yeux. Les cauchemars, les souvenirs, la culpabilité, les fantômes, James cherchant à s'accrocher à la vie, à la rampe d'un train vieux de trois quarts de siècles. Ce n'est pas parce qu'on trouve la personne que l'on aime le plus au monde et dans les bras desquels on veut se réveiller chaque matin jusqu'à la fin des temps que tous les problèmes sont résolus - certainement pas quand celle-ci trimballe son shitload de bagage pourrit sur son magnifique ratio tailles-épaules. Ou que les raisons de dormir avec un revolver ou de hurler dans son sommeil s'amoncèlent avec les années. Il dormait mal, il dormait peu. Et parfois, le canapé n'était pas assez loin, pas assez sauf, il fallait prendre la route, errer dans les rues, s'arrêter pour un café et une pile de pancakes dans des endroits hors du temps, dormir dans des caravanes, croiser des gens étranger, frapper des murs et démolir des ruines. "Home", l'endroit qu'on porte avec soi, recroquevillé dans la poitrine, même en cavale dans un squat et un matelas immonde à fixer les tâches au plafond, revolver en main, ou à écouter le vent passer par les planches pourries d'une cabane en pleine tempête de neige.
Le sommeil n'est pas pour les morts.
« Ça fait quoi, de gagner le titre de roi du bal de promo, à cent ans ? »

« - Jeune comme en 40. »

Répliqua du tac au tac James, avec une moue amusée. Faussement modeste alors qu'il regagnait paisiblement la moto - le pas nonchalant, les clefs dans une main, l'autre main dans sa poche - cela ne ralentirait pas le mouvement de sa prothèse s'il devait saisir quelqu'un à la gorge, pas même d'une demi-seconde. Il n'était pas trop vieux pour ces conneries - les aliens, les robots, les super-vilains et les organisations tentaculaires, cela payait un lourd tribut sur les lignes autour de ses yeux quand il souriait, par contre. Actuellement il semblait être presque aussi jeune qu'il en avait l'apparence - léger, mordant alors qu'il se rasseyait sur sa moto, des fossettes dans le coin du sourire. Il fit la moue, fit semblant de réfléchir avec un petit soupire désolé. Navré.

« - Il n'y avait pas vraiment de compétition, de toute manière, surtout que j'avais une excellent cavalière pour couvrir mes arrières.  »


Il jeta un coup d'oeil derrière lui - casque mis, fleurs et pancakes à emporter bien calés, sourire accroché, châle couvrant les épaules pour protéger de l'air froid de la nuit. James ajusta un gant de cuir sur sa main droite - il avait un drôle de sentiment au fond de lui. Les endorphines, l'adrénaline, toutes ces choses qui accéléraient le temps et rendaient euphoriques se dissipaient lentement - pour laisser placer aux étoiles qui brillaient fort, si loin de Los Angeles, au froid mordant de la nuit, à la jeune fille derrière lui soudainement bien frêle et blonde, à la langueur d'une nuit qui prend fin. Le retour passa plus long, plus rapide : hors du temps, avec un goût de nostalgie bien installé.
Mais une bonne nostalgie et ni l'un ni l'autre n'avaient beaucoup de souvenirs à ressasser - un de plus.
Enfin, Bucky arrêta la moto devant la Tour. Une éternité ou un instant plus tard, alors que le duo rentrait d'un pas pressé, précipité - presque comme la course qui les avait emmené hors du lycée. Le casque de Mindy en main, il la raccompagna galamment jusqu'à la porte de sa chambre - laissé entrouverte, une couteau toujours posée sur un meuble, et des affaires éparpillées. Dans son costume froissé, fit la moue et haussa vaguement les épaules - bien que sa question soit réelle, dans ses yeux légèrement plissés.

« - Ca va aller ? Minuit est largement passé, mais, je suis irréprochable, un gentilhomme. »


Il rendit le "doggy bag" qu'il avait porté jusqu'à la porte à la jeune femme - qui avait fort à faire entre le bouquet de fleurs légèrement secoué et tenir son châle en ayant l'air digne dans sa longue robe de soirée.
Une mèche de cheveux s'était échappée du brave chignon du Winter Soldier, chignon qui avait tenu toute la soirée, une virée en moto et des swings survoltés. Il rapatria machinalement la mèche derrière son oreille, passant la main dans ses cheveux et sourit amusé - une étincelle brillant dans son regard et se mordillant la lèvre inférieure.

« - Bonne nuit à la reine du bal. »

Souffla-t-il cependant d'un ton sage et docile, avant de se pencher pour déposer un bref baiser sur sa joue. S'immobilisa un instant, avant de se redresser, et d'esquisser un bref salut militaire. Repos soldat.




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MessageSujet: Re: What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]   Jeu 14 Juil 2016 - 18:54



FUCK THEM !

Bucky & Mindy
Je savais que Bucky n’avait pas terminé le lycée. Alors, je me doutais bien que ça devait tout de même lui faire plaisir. Pas du genre à se pavaner, mais j’avais bien ressenti durant notre court passage au lycée que monsieur était plutôt content de lui. Et même s’il s’était montré ferme à sa manière, m’empêchant de fuir la lumière pendant quelques instants… Peut-être l’avait-il apprécié autant que moi. Les créatures de la nuit ne sont pas faites pour apparaître aux yeux de tous. Mais après tout, nous aussi avions le droit à notre petit moment de gloire, avant de disparaître de nouveau aux yeux de tous. Comme si nous n’étions que des fantômes dans leurs souvenirs. Je ne pouvais m’empêcher de pouffer bêtement de rire quand il fit remarquer que la compétition n’était pas très ardue. Au moins, il ne perdait pas le nord. Lui qui devait avoir une aussi haute estime que j’en avais de moi (c’est-à-dire quasi nulle), se sentait tout de même bien mieux que mes camarades.

Et en toute honnêteté, il avait raison de le penser. Et je pensais même que plus de la moitié des gens présents devaient aussi le penser. Peut-être qu’il faisait plus vieux que les autres garçons, mais avait un charme certain, avait l’assurance d’un homme de la trentaine – ou en tout cas faisait-il semblant de l’être -. D’un léger mouvement de la tête, j’acquiesçai son compliment sur mes talents de cavalière. J’étais peut-être meilleure tueuse que danseuse, mais cela faisait toujours plaisir à entendre venant de quelqu’un ayant une longue histoire avec ce sport intense qu’étaient les pirouettes et les pas.  D’un mouvement positif de la tête, je m’accrochai de nouveau tranquillement à lui alors que la bête mécanique ne se remette à ronronner comme une bête sauvage et filant à travers la nuit, nous faisions marche arrière. De la lumière naturelle de la lune et des étoiles, nous passâmes à celles de la ville. Jusqu’à enfin arriver devant l’immense Tour qui nous servait tous de QG et de maison. Mais aussi un endroit où je pouvais me sentir en toute sécurité.

Nos pas résonnèrent rapidement contre le sol, remontant dans le quartier des chambres. Toujours aussi galant, Bucky était à mes côtés, me tenant légèrement à son coude jusqu’au devant de ma porte même pas fermée. On pouvait y voir le bazar de mon départ presque précipité. Je relâchais finalement ma prise sur lui pour lui faire face, tenant toujours mes roses blanches un peu au-dessus de mon ventre. Elles n’étaient pas trop abîmées, je pourrais les garder sûrement quelques jours dans ma chambre. Cela ferait une jolie décoration pour un petit moment. « - Ca va aller ? Minuit est largement passé, mais, je suis irréprochable, un gentilhomme. » Un sourire sincère apparut de nouveau sur mon visage, bien que je doute que j’aie bien arrêté de sourire depuis notre départ du lycée. Oh Bucky, si tu savais. Personne ne viendrait t’engueuler ou te lancer un regard noir parce que tu m’avais ramené tardivement. Personne n’était là pour faire semblant de dormir dans son lit, alors qu’il avait passé la soirée à sa fenêtre ou devant sa télévision. Incapable de se reposer tant que la chair de sa chair n’était pas rentrée, saine et sauve à la maison. « Bien sûr que ça va aller, mieux que tout même. Et j’peux t’assurer d’un truc, c’est que t’es bien le meilleur. »

Je ne savais même pas si Bucky se rendait compte, moi-même peut-être ne me rendais-je pas compte d’ailleurs, à quel point il m’avait aidé ce soir. Il avait sûrement dû prendre beaucoup sur lui, en voulant me faire plaisir. Je saisissais le doggy bag des pancakes de Dave de ma main livre, essayant de m’en sortir entre les fleurs et le châle sur les épaules. « - Bonne nuit à la reine du bal. » Je relevais légèrement les yeux vers lui, prête à répliquer et à lui souhaiter la même chose. Avant de sentir un baiser sur ma joue. Je ne m’y attendais simplement pas. Autant lui que moi, nous n’exprimions pas l’affection envers les gens comme on pouvait le voir partout. C’était en général très pudique, à travers des regards ou un sourire en coin des lèvres. Des taquineries même. Mais rarement quelque chose de tactile. J’attrapai un peu entre mes molaires une partie de ma joue, pour la mordiller. Un pas en avant, je glissais mes bras dans son dos, tenant du bout de mes doigts ce qui m’encombrait. Légèrement sur la pointe des pieds, j’enlaçais le grand homme – il faisait quand même toujours plus de 20 centimètres que moi- et restait quelques instants comme ça. Sans bouger. « Merci. » C’était la seule chose à dire, pour tout ça. Pudique, réservé, l’affection que nous nous portions l’un à l’autre était presque aussi délicate que discrète. Mais caché et cuirassé par une bonne couche de discrétion et de sarcasme.

Je me détachais tranquillement de lui. Lui adressant un sourire que l’on aurait pu déterminer de doux et même de serein à la fois. « Bonne nuit à vous roi du bal. » après un dernier un regard échangé, m’assurant que lui-même filait vers sa chambre, je me laissais aller à reculons dans ma chambre avant de la fermer complètement cette fois-ci. Je posais doucement les fleurs sur un meuble avec les pancakes. Avant de m’asseoir devant le petit miroir que j’avais manqué de briser plus tôt dans la soirée. J’attrapais une lingette démaquillante, effaçant le très léger maquillage que je m’étais apposé sur le visage. Une expiration coincée se fit entendre dans la pièce, rouvrant les yeux pour m’observer alors que je faisais glisser la lingette sur ma joue.

« Mission : franc succès. »

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What if Mindy was abandoned for her prom night ? [Bucky Barnes]

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