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Two Soldiers in New York - Keith & Mindy

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MessageSujet: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Lun 1 Aoû 2016 - 4:26
Two Soldiers in New York
♣ Statut du sujet :Privé ft. Mindy
♣ Date du rp : Flashback, pendant la Purge
♣ Météo & moment de la journée :New-York, la nuit. Le temps est calme et le ciel dégagé.





Two Soldiers in New York

♠ Keith & Mindy ♥


Ah New-York... Ses buildings historiques, ses quartiers aux multiples cultures, ses attractions touristiques... C'est marrant, mais la brochure ne mentionne pas les mutants aux pouvoirs explosifs qui se faisaient sauter pour protester contre la purge. Il y a des gens que je ne pourrais jamais comprendre. Dans un tel contexte, il est inutile d'attirer encore plus l'attention des gens sur les mutants, et il est encore plus dangereux de faire passer toute la communauté mutante poure des fous suicidaires sans aucun sens moral prêts à se faire exploser au milieu d'une foule pour marquer les esprits.

Enfin bref, toujours est il que j'ai réussi à remonter la trace de ce mutant. Cet imbécile n'en est pas à son coup d'essai. Non seulement son pouvoir n'est pas discret - puisqu'il réduit tout en cendres autour de lui - mais le bonhomme s'est en plus fait tatouer bon nombre de symboles témoins de sa mutation. Des X entrelacés dans des doubles hélices d'ADN le long des bras, un gros EVOLUTION en travers du torse et un magnifique Mut ant & Proud sur les phalanges. On peut dire qu'il a tout compris au concept de la furtivité. Quoiqu'il en soit, remonter sa trace n'a pas été difficile et c'est à cause de lui que je suis venu à New-York.

Comme pas mal de jeunes idiots avant lui, mon but est de le convaincre de se calmer et de rejoindre l'école du professeur Xavier. Dans le cas présent, ça ne serait pas un cadeau. Mais je reste persuadé que cette école reste la meilleure solution. Non seulement les mutants peuvent apprendre à mieux maîtriser leurs pouvoirs, mais c'est également la seule véritabme structure qui puisse les protéger. Et si il refuse, je le neutralise. Le mutant-C4 habite dans un coin du Bronx. Il est vrai que c'est un des quartiers les plus pratiques pour se cacher, mais également faire disparaître des corps. Il faut dire que le Bronx est l'un des terrains de jeu préférés des gangs New-Yorkais. Des gens adorables.

Un truc dont je me sers beaucoup depuis une dizaine d'années, c'est Google Maps. Comme je dois visualiser l'endroit dans lequel je veux faire apparaître mon deuxième corps, ce logiciel m'est très utile. Le problème, c'est que mon paquet de TNT ambulant habite manifestement au fond d'un ensemble de petites ruelles, donc trop étroites pour laisser passer la voiture de Google. Qu'à cela ne tienne, je vais marcher un peu. Le soleil s'est couché il y a déjà quelques heures et les rues sales ne sont éclairées que par quelques reverbères en fin de vie.

Un peu, c'est le mot. Quinze secondes et j'entends un cri de douleur. Merde. Avec la chance que j'ai en ce moment, c'est mon mutant qui a un problème. Et si c'est le cas, il va falloir que j'intervienne vite pour ne pas que le quartier ne se transforme en un amas de gravats dans la nuit. Je déboule dans une ruelle perpendiculaire pour assister à la fin d'un combat. Enfin un combat... Vu le déséquilibre des forces en présence, le mot exact serait plutôt un massacre. Une silhouette frêle et costumée, du moins de ce que je peux en voir dans la pénombre, est en train de démolir une demi-douzaine de types à l'air louche. Allons bon. Je savais bien que je n'étais pas dans un quartier net, mais de là à tomber sur un ninja, il y a quand même tout un monde.

Je décide d'intervenir. Je ne sais pas si mon mutant est dans le tas, et je ne veux pas prendre de risques. Je lève les yeux vers le toit le pluss proche et Keith II y apparaît, armé d'un fusil de précision équipé d'une lunette thermique. Quand on voit ce que la silhouette a fait aux types qui gisent sur le sol et dans leur sang pour la plupart, autant ne pas jouer au plus malin et se préparer au pire. En plus, je n'arrive pas à distinguer d'arme. Au moindre geste un peu trop agressif, une fléchette tranquilisante se fichera dans son corps, le genre qui peut arrêter un rhinocéros adulte en cinq secondes. Visiblement, il faut au moins ça. J'avance avec les mains à mi-hauteur, histoire d'envoyer un message plutôt sympa.

Style: Eh, ça serait plutôt sympa de pas me tuer tout de suite. Regarde, je suis pas armé. On devient potes? Si on allait boire un verre pour parler de tes problèmes d'agressivité?

En réalité je me contente d'un "Salut?" un peu incertain. Plus je me rapproche et plus la silhouette m'a l'air anormalement petite. Un ninja nain?
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Lun 1 Aoû 2016 - 13:12


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Keith & Hit-Girl
Autant se dire que je n’étais pas de trop bonne humeur en ce moment. La pression montait de plus en plus et malgré les avertissements de Marcus, je ne prenais pas attention à la potentiel menace que l'on puisse remonter ma trace. C’était tout bonnement impossible à mon sens. Aussi, encore une fois depuis quelque temps, je droguais sans remords ma mère et mon beau-père pour fuir la maison. À dire comme ça, on aurait dit que je le faisais tous les soirs, sept jours sur sept, ce qui n’était évidemment pas le cas. Le somnifère utilisé était compliqué à se procurer et ce n’était pas nécessairement bon pour mes parents d’en prendre tous les soirs. Je n’avais ni l’envie de rendre Marcus paranoïaque à mon sujet ni de griller leurs cerveaux à tous les deux. Ce serait quand même le comble qu’ils développent une sorte de dépendance à ça quand même.

Le Bronx était mon objectif pour ce soir. Entre deux chasses à l’homme de mafieux, je m’occupais aussi parfois des petits gangs faisant leur apparition. Comme des virus venant un peu plus pourrir les artères de la belle ville de New York. Je ne pensais pas que tout était beau et rose dans cette ville, mais dans le fond, j’aimais à me dire que j’aidais à mon échelle la cité qui ne dort jamais à être un peu plus vivable et safe qu’elle ne pourrait l’être sans présence. Ce qui me faisait doucement rire, c’était de savoir qu’il y avait plus d’armes à feu en circulation sur le magnifique territoire des US que d’habitants. Chiffre me faisant d’autant plus éclater de rire quand je savais que je possédais assez d’armes pour plusieurs foyers. Cela devenait presque hilarant à mon sens, le paradoxe dont je pouvais être parfois faite. Mais j’étais une fervente convaincue de la protection du second amendement. Il ne serait bon que de le faire disparaître le jour où le monde serait en sécurité.

Traduction : donc, absolument jamais. Cet amendement disparaîtrait avec le monde. Un peu comme le rêve japonais de voir un jour l’arme nucléaire ne plus être utilisé de la surface de la terre. C’est ce que je faisais donc comme réflexion alors que j’enfonçais ma lame dans la gorge tatouée d’un Mexicain. Avant de la retirer aussi sec et me mettre en garde en face de mes adversaires. Je faisais claquer ma langue contre mon palais devant leurs insultes en tous genres, naturellement que je comprenais assez bien. « On parle anglais ici, putain, on est en Amérique, pas au fin fond de Mexico. » grondais-je entre mes lèvres alors que j’évitais un coup en me penchant vers l’arrière. Autant dire que la suite ne fut pas jolie à regarder pour les petits enfants. Pegi dix-huit les enfants.

Je soupirais légèrement en frottant mon bras contre mon front, encerclé des cadavres des connards du dimanche. Avant de détourner mon regard en entendant un bruit. Des renforts ? Je plissais les yeux, prête à sortir mon flingue. Moi qui était assez contente de ne pas avoir eu à faire trop de bruit. C’était loupé. Une silhouette, grande. Musclé. Un homme. Je tenais toujours de ma main droite mon wakizashi d’où perlait encore le sang frais. Ma main gauche prête à se faire plus rapide que la lumière pour attraper le Smith & Wesson que j’avais emporté pour ce soir. Il approchait encore, jusqu’à ce que la lumière révèle un peu son visage. L’analyse se fit immédiatement, il n’était pas dans ma base de donné celui-là. Visage inconnu au bataillon. Aucune preuve de criminalité. Je pouvais légèrement me relaxer. Et même s’il se mettait à hurler ou à appeler les flics, comparé à ce que l’on pouvait croire, je n’allais pas lui sauter dessus pour le faire taire. Non. Je fuirai, tout simplement. Sans preuve, sans indice, je ne tuais pas. C’était quand même stupide qu’il se retrouve au milieu de tout cela. Ou alors il était stupide pour s’aventurer par ici volontairement.

« J’peux savoir ce que tu fous là ? Les envies suicidaires, il faut chercher ailleurs. Je n’ai pas que ça a foutre. » Lançais-je finalement en sa direction. Avant de remarquer. enfin que nous n’étions pas tout seuls. Ouais, il n’était pas seul le con, et le copain avait certainement une arme braquée sur moi. « Tu n'as pas l’air d’être là pour eux, ni pour moi, mais ton pote là-haut a intérêt à garder son doigt éloigné de la détente. » Autant dire que je n’avais plus envie de ranger mon arme dans son étui maintenant. « Alors répond. Pas comme si quelqu’un allait appeler les flics avant demain de toute façon. » Pragmatique, Mindy. J’étais assez calme et en confiance. Je ne comptais pas lui faire du mal, à moins que lui ne m’en fasse.
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Mer 3 Aoû 2016 - 7:27




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Plus je m'approche, plus j'en vois, et plus je trouve la situation étrange. Des cadavres dans une ruelle, passe encore. Qu'une seule personne en soit responsable, ça arrive. Quand j'étais à l'armée, bon nombre de soldats étaient capables de faire ce genre de chose. Mais il y a vraiment quelque chose qui cloche. La silhouette est décidément trop petite, trop fine, le timbre de la voix féminin mais trop... enfantin. Pas plus de vingt ans, à vue de nez.  Maintenant que je me suis approché suffisament près, je peux distinguer un sabre court et légèrement incurvé, styla japonais. Stylé. Ceci dit, je peux également distinguer une arme à feu à travers le viseur thermique de Keith II.

« J’peux savoir ce que tu fous là ? Les envies suicidaires, il faut chercher ailleurs. Je n’ai pas que ça a foutre.  Tu n'as pas l’air d’être là pour eux, ni pour moi, mais ton pote là-haut a intérêt à garder son doigt éloigné de la détente. Alors répond. Pas comme si quelqu’un allait appeler les flics avant demain de toute façon. »

Hum. Donc elle m'a repéré. Quelque part, ça ne me surprend pas. Quand on peut massacrer sans trop de problèmes des membres de gangs crasseux dans une ruelle qui l'est tout autant, c'est plutôt normal de pouvoir également repérer un type de presque deux mètres avec une arme lourde sur un toit. Le ton de la voix est assuré. Visiblement, ce ne sont pas des menaces en l'air. Bon, il ne va pas falloir répondre à côté de la plaque, sinon la situation risque de dégénérer. Non pas qu'à deux militaires surentraînés dotés de superpouvoirs contre une personne de ce gabarit je craigne grand chose, mais quelque chose me dit que je ferais mieux de ne pas prendre ce poids-plume à la légère. Ca doit être la pile de cadavre de truands qui fait cet effet là.

"Salut... euh... Je passais dans le coin, tout simplement et j'ai entendu du bruit. Rien à voir avec une quelconque envie suicidaire, c'est pas trop mon style. De ton côté ça va? Aucune blessure? C'est toi qui a défoncé ces mecs? "

Questions un peu stupides, mais je nage en pleine improvisation. En tout cas, le premier pas vers l'amitié est fait. Manque plus que les licornes.

"Pour ce qui est de mon pote la-haut, comme tu dis, il ne fera rien tant que tes armes resteront là où elles sont. Tu connais la guerre froide? Ben c'est la même chose, mais sans russe. Sinon je m'appelle Keith. Toi c'est comment?"

Je pense que je peux lui donner mon nom sans craindre grand chose. Cette jeune femme n'a pas l'air d'être particulièrement proche des forces de l'ordre, donc de ce côté là tout va bien. Et puis, qui sait. Si elle est coutumière de ce genre de petite expédition nocturne, peut-être qu'elle aura vu mon mutant. Autant faire d'une pierre deux coups.

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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Mer 3 Aoû 2016 - 13:59


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Keith & Hit-Girl
Salut… Passer dans le coin… Entendre du bruit. Malgré son affirmation qu’il n’était pas suicidaire, je ne pouvais que me poser la question. J’haussais légèrement un sourcil. Se promener dans le Bronx, ce n’était pas ce qui avait de plus choquant. On était en Amérique, on faisait bien ce que l'on voulait après tout. Mais le coup d’entendre des bruits bizarres, et si on allait voir ce qui se passait ? Mais c’était la meilleure idée au monde. Que quelqu’un donne un Oscar à cet homme. C'étaient des quartiers où quand on entendait des bruits étranges et surtout des cris d’agonies, on faisait rapidement demi-tour ou on continuait son chemin en baissant la tête. Pour ne justement pas voir ce qui se passait. À moins que ce type-là se trouve être une bonne âme voulant aider son prochain – j’avais déjà à faire avec Dave, pas la peine de m’en coltiner un autre-.

Est-ce que ça va ? Bah sinon je ne me tiendrais pas debout, fraîche comme la rosée du matin. Cette expression me donnait envie de vomir. C’était le genre d’expression sorti tout droit d'une sitcom pourrie. On s’étonnait après que je préfère me mâter Big Bang Theory à la télévision. Peut-être était-ce mon costume tâché de sang qui pouvait lui faire se poser la question. Le bon samaritain aka Keith si j’avais bien saisi ne semblait pas trop quoi savoir dire. Et donc continuaient de parler en posant des questions plus ou moins stupides. Je pouvais saisir que c’était un peu perturbant de voir une personne comme moi dans les ruelles, mais bon, c’était cool de surprendre un super-héros en pleine action. Je n’avais pas le gabarit de la Veuve Noire ou le bouclier de Captain America, mais j’avais mes Wakizashis et mon Smith & Wesson. Dans tous les cas, se bouffer l’un ou l’autre, ça faisait très mal.

« Je passais aussi par là et j’ai vu le père Noël en personne punir les méchants garçons. Ils n’auront visiblement plus de cadeaux pour les fêtes. » Ahahahah. Hilarante. Vraiment. Je levais une demi-seconde mon regard pour apercevoir la silhouette couchée avec une arme de gros calibre pointée sur moi. La guerre froide hein ? « Au moins, avec les Russes, ça a plus de gueules que nous deux dans une ruelle abandonnée du Bronx. » C’était vrai ou pas ? Je ne disais pas que la guerre froide était la période la plus amusante de l’histoire du pays, surtout quand on savait que chacun agité à la première occasion la menace de l’atomique à l’autre… Bien. Puisque nous jouons à ce jeu, j’utilisais un morceau de ma cape encore propre pour laver ma lave. Comme disait Deadpool, un peu de citron et de sel, le tour était joué pour ne plus avoir aucune trace de sang. Avant de rabaisser tranquillement le sabre sur mon flanc. Je n’allais quand même pas apparaître désarmé face à lui. Restons comme cela, la pression n’en serait que plus amusante.

« Hit-Girl. Moi, c’est assez simple de voir ce que je fous ici. Par contre, toi, on peut se poser des questions. T’es quoi ? Un gars trop curieux puisque tu dis ne pas être suicidaire ? Ou tu cherches quelque chose et tu t’es perdu dans le mauvais endroit pour ce soir. » J’attendais tranquillement sa réponse, ma main enlaçant toujours souplement la garde de ma lame. Pas de mouvements brusques. Rien ne pressait pour le moment. Je n’avais rien contre lui. Mais avouons que deux gars perdus au milieu du Bronx se promener avec une arme lourde du type snipper ce n’était quand même pas banal. Il n’avait pas l’allure des super-héros avec qui pouvait traîner Dave et ne semblait pas non plus faire partie du côté sombre de la justice. En vue de la silhouette, il ressemblait plutôt à un militaire. Ou quelqu’un s’en approchant en tout cas. Force spéciale peut-être ? Et bah, s’il faisait partie du gouvernement, j’étais pas dans la merde. Restant méfiant, je le toisais silencieusement, attendant ses réponses avec une certaine impatience. Un peu rassuré de me dire qu’il faisait peut-être partie d’une agence… officiel.
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Sam 20 Aoû 2016 - 4:54




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« Hit-Girl. Moi, c’est assez simple de voir ce que je fous ici. Par contre, toi, on peut se poser des questions. T’es quoi ? Un gars trop curieux puisque tu dis ne pas être suicidaire ? Ou tu cherches quelque chose et tu t’es perdu dans le mauvais endroit pour ce soir. »

OK. Donc c'est bien une gamine. J'ai vu pas mal de trucs étranges, et encore plus de trucs glauques, mais une enfant qui découpe des gangsters dans une ruelle pourrie du Bronx, c'est une première. J'essaye d'analyser son langage corporel pendant qu'elle me parle. Manifestement, si elle a baissé sa lame, elle n'a pas pour autant éliminé l'option "Je tranche dans le Keith à la moindre menace". Génial. Peut-être qu'elle acceptera de ranger son sabre si je lui offre des bonbons?

"C'est la deuxième option, je cherche bien un type. Mais contrairement à toi, ce n'est pas pour le buter. Enfin, si tout se passe bien. Je peux pas trop te dire pourquoi, si c'est ça la question. Ma présence ici n'est pas très officielle."

Quelque part, je pense qu'il faut quand même que je fasse attention à ce que je lui dis. La police fait confiance aux enfants, et je ne serais absolument pas crédible si je prétend que la douce enfant en question joue à Jack l'éventreur la nuit.

On en était là de notre face à face lorsque quelque chose dans le champ de vision de Keith II m'alerte. Il y a du mouvement dans une ruelle perpendiculaire. Immédiatement, je change de cible et j'examine les silhouettes qui se dessinent dans ma lunette. Je compte six ou sept hommes, la plupart armés. L'un d'entre eux porte un sac de sport. Ce n'est pas la première fois que je fréquente le milieu du crime organisé, et tout ça m'a l'air d'être une échange, ce qui explique la présence du premier groupe de gangsters. Et Hit Girl a un peu fait capoter le projet. Keith II abandonne son sniper quelques secondes pour faire un rapide aller-retour jusqu'à ma cache d'armes, à Boston. Mon arme de poing préférée, un Colt Army 1911 modifié par mes soins et équipé d'un silencieux.

"Il y a des types qui arrivent par là, lui dis-je en désignant la ruelle. Je sais pas ce que tu as prévu de faire mais je veux bien t'y aider. Je sais pas ce que tu en penses, mais je serais d'avis de ne pas laisser de témoins."

Sur le toit, Keith II détaille les cibles dans son viseur. Sept types, équipés d'armes automatiques, vraisemblablement des petites mitraillettes de type Uzi. De belles saloperies, ces machins là. Capable de déchiqueter un homme en deux secondes sans même y penser. On vise, on tire, clic clac, merci Kodak. Quand j'étais à l'armée, bien avant l'unité 314, au tout début de ma carrière militaire, il y avait un sergent instructeur qui nous donnait de précieux conseils sur le rôle d'un sniper. Non seulement il doit bien sûr couvrir ses camarades, mais il doit aussi leur donner le maximum d'informations sur la situation. Le nombre d'ennemis, leurs armes, et surtout faire le décompte des morts. Ses cours me faisaient toujours beaucoup rire, parce que quand on est à la fois le sniper et le combattant au sol, la question ne se pose même pas.

Quoiqu'il en soit, les types ont l'air de n'avoir rien remarqué d'étrange. Pas très étonnant, le soleil s'est couché et la seule lumière qui éclaire un minimum la ruelle est celle d'un réverbère dont l'ampoule a l'air de fatiguer. En tous cas, les mecs progressent vers notre position et je ne compte pas me faire surprendre dans une zone de combat aussi peu avantageuse. Partant du principe que à trois contre sept, l'effet de surprise sera notre plus grand avantage, je me poste au coin de la ruelle. Avec mon Colt et Keith II au sniper, je dois bien pouvoir en descendre trois ou quatre avant qu'ils n'aient compris ce qui leur arrive.

Dès que le premier ennemi est suffisamment près de moi, je l'attrape par le col de sa veste et je lui tire trois balles dans l'estomac à bout portant. Keith II endort son voisin direct, le porteur du sac de sport, à coup de tranquillisant. Un bon petit somme de cinq heures. Ma première victime tombe à mes pieds et je vise déjà la suivante lorsque les choses commencent à partir en vrille.

Un des gangsters réagit plus vite que les autres et glisse sa main sous son blouson pour s'emparer de son arme. Immédiatement je le vise et ouvre le feu. Deux balles, en pleine poitrine et il s'écroule. Keith II réalise qu'un des mecs fonce vers moi et le vise. Il tire au moment ou le type me plaque comme au football américain. La fléchette tranquillisante se fiche dans mon épaule avec un léger bruit. En quelques secondes, ma vision se trouble et mes muscles deviennent flasques, ce qui ne s'arrange pas lorsque mon adversaire tombe sur moi et que ma tête heurte le bitume. J'ai juste le temps d'échanger ma position avec celle de Keith II que je perds connaissance. Bon. Nous voila privés de notre sniper. Je me débarrasse de l'apprenti quarterback d'un coup de coude à la tempe et je me jette immédiatement à couvert derrière l'angle du mur. Tous les autres gangsters ont dégainé et ouvrent le feu. Tôt ou tard, ils vont tenter un assaut sur notre position. Au moins, nous sommes à présent à deux contre trois. Tâchons de rester positifs et en vie.
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Dim 4 Sep 2016 - 19:36


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Méfiante ? Et pas qu’un peu. Je n’aimais pas vraiment rencontrer des témoins pendant mes tours de rondes et encore moins pendant les missions. Très sincèrement, ça m’emmerdait pas mal que quelqu’un croise mon chemin et soit témoin de tout. Et si je savais ce témoin innocent de tout ou n’ayant pas assez de preuves contre lui, je ne le touchais pas. Je préférais une rencontre comme celle que j’avais vécu en la compagnie de. Deadpool. Quelque chose de marrant, rock’n’roll même. Deadpool était encore plus cinglé que la moitié des tocards dont je m’occupais en général et il rendait cela beaucoup plus marrant que d’habitude. Ce Keith ne semblait pas me mentir, mais ce n’était pas pour autant que j’allais baisser ma garde.

« Rien de tout ceci n’est bien officiel. Je ne m’amuse pas à cacher mon visage pour le plaisir. »  Ce n'est pas ma sympathie qui allait m’étouffer en tout cas. Les trucs officiels, c’était pour les vrais super-héros comme les. Avengers ou les choses du même genre. Pas pour les gens comme moi. Pas que je m’en plaigne, tout cela ne serait qu’un tremplin peut-être pour un jour apparaître au grand jour. Enfin, il n’était pas question de faire connaître mon existence pour le moment de toute manière. Ce serait tout simplement ingérable avec maman et ses crises d’angoisse. Je n’avais pas envie qu’il s’inquiète encore plus que d’habitude. Enfin, ce n’était pas très important. Je haussais un sourcil alors que je levais avec méfiance mon regard vers le toit. Voyant l’ombre du sniper accompagnant ce Keith bougé un peu pour observer plus loin. Je plissais les yeux en tentant de comprendre ce qui se passait. Les équations se firent rapidement dans mon esprit et le bruit non loin confirme quasi immédiatement ce dont je me doute. Des petits copains aux tocards dont je viens de régler le sort. Pas très étonnant, c’était un quartier où ils pullulaient comme des rats.

« Ce ne sont pas des témoins, mais des criminels. » Murmurais-je plus pour moi-même que pour lui au final. J’envoyais un léger coup du bras pour nettoyer mon arme, laissant le sang éclabousser le sol et la partie basse du mur juste à côté. Enjambant sans grandes difficultés un cadavre et surtout sans lui porter une grande importance. C’est à ce moment-là, que l'on pouvait se dire que je n’étais pas comme les autres peut-être. Après tout, pourquoi se soucier de quelqu’un qui ne vivait plus et surtout qui n’avaient aucune importance ? Encore plus si c’était un criminel notoire. Personne n’irait le pleurer hormis sa famille en se disant « si seulement, il n’était pas tombé là-dedans » et blablabla. Toujours la même rengaine. La vie humaine avait son importance pour chacun, malheureusement j’avais été entraîné à penser que certaines en valaient moins que d’autres. Il ne fallut que quelques pas avant de se mettre à couvert en attendant de pouvoir donner l’assaut.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, je le laissais enclencher le premier mouvement. Fixant le premier gars se prendre trois balles dans le ventre, à bout portant. Aucun muscle de mon visage ne bouge, ne serait-ce que d’un millimètre. Je ne me posais aucune question sur les capacités de ce type, je connaissais les miennes et je me faisais confiance. Cependant, il était toujours intéressant de pouvoir observer quelqu’un d’autre se battre. Pour le principe, pour noter ses attitudes en combat et peut-être trouver ce qu’il clochait. Après tout, ce n’était pas comme s’il était mon ennemi. Disons simplement que nous étions dans un état… Neutre. Je fixe le plaquage sans bouger encore une fois. Non, je n’allais pas le laisser mourir. Je voulais simplement voir si c’était un gros nul ou pas. Deux autres avaient été touchés. Un par bal, mort et l’autre à coups de fléchette. Empoisonnée ? Tranquillisante ? J’hausse faiblement les épaules alors que je tiens toujours fermement la garde de ma lame entre les doigts de ma main gauche. Quelque chose semble se passer avec Keith, mais je n’ai pas réellement le temps de voir de toute manière. Jusqu’à ce qu’il revienne se mettre à couvert à mes côtés. Quatre encore en vie. Je m’écarte alors du mur, celui qui avait plaqué Keith était encore en vie et gémissait sous la douleur. Pas assez puissant le coup à la tempe pour le tuer. Je range mon sabre rapidement alors que je sors une lame, sous mon gant. Un bruit de câble se fait alors attendre, profitant pour me baisser et lancer la lame qui finit par se ficher dans la gorge m’étant offerte à quelques mètres. En plein dedans. Il serait mort dans quelques minutes. Je laisse la lame arracher le plus de couche de peau possible, tirant sur le fil pour le ramener dans mon équipement. En profitant pour ouvrir un peu plus la plaie. Laissant encore plus de sang s’en échapper.

Plus que trois. Nous y voilà. Le bruit des mitraillettes envahissait la rue. Et merde. Avec ces conneries, les flics allaient vraiment finir par rappliquer en moins de deux et ne nous laissant pas le temps de nous barrer en vitesse. « Pousse toi. » Je passe devant lui pour me plaquer contre l’angle, je passe mon bras et un peu mon visage, pour avoir une vision d’ensemble. Mon doigt sur la détente, il ne me faut qu’une demi-seconde pour tirer direction dans la tête de l’homme le plus à droite. Il s’effondre immédiatement avec son arme encore accrochée au bras. De nouveau, je me range quelques instants derrière le mur avant de balancer deux balles. Un est touché à l’épaule. C’est le moment. Je me baisse en me faufilant derrière deux poubelles avant d’en sortir en balançant tout le chargeur celui déjà blessé, transpercé, mais pas encore mort. Jetant mon flingue sur le côté, je saute sur le mur pour avoir un peu plus d’élan et accrocher mes jambes autour de lui. Je veux bien avoir de la force, mais je ne peux pas l’étrangler à la seule force de mes cuisses. Paniqué, il tente de m’attraper, s’accrochant férocement à moi pour me faire retomber sur le dos violemment. Ça fait mal putain. Il se jette alors sans réfléchir sur moi, en m’insultant dans sa langue natale avant de me faire cracher du sang sur le visage. Ce connard venait de s’empaler tout seul sur le Wakizashi. Pratique que les lames soient courtes. Son poids l’écrase un peu plus profondément dans la lame. Mais il en vient à me bloquer aussi. Je tourne la lame comme je peux. Il lâche un gémissement de douleur avant que je ne le pousse sur le côté.

« Fais chier. » Je ne fais pas attention au sang sur mon visage avant de ramasser l’automatique sur le sol. Machinalement. Mon sabre dans la main droite, je pointe le bout sur l’homme mourant. Un coup dans la tête. Je me déplace sur celui qui est avec des trous partout. Je tire de nouveau. Son dernier souffle lui échappe, bien que son esprit fût déjà dans un autre monde. J'en profite pour ramasser mon arme et la glisser dans mon dos. Je remarque la silhouette de Keith qui se détache de l’ombre, alors que mes pieds me mènent directement à côté de l’homme qui avait pris une seringue. Je pointe de nouveau le flingue sur le corps, c’est enfin que je relève mes yeux désintéressés de ce que je suis en train de faire. De la situation. De leur vie à tous. Il n’y avait que mon dos qui me faisait mal. « Tu as dit que tu cherchais quelqu’un. Tu as besoin de ce type ou non ? » Et ainsi, j’attends. Un étrange silence régnant autour de nous. Non, la vie humaine, une vie comme ils avaient mené, cela n’avait rien de valeur « Alors ? ».

J'ai mal au dos.
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Lun 12 Sep 2016 - 17:16




Two Soldiers in New York

♠ Keith & Mindy ♥


Waow. Tant de grossièretés dans la bouche d'une si jeune fille. Je laisse passer le déluge verbal qui s'abat sur moi. Certes, enfermer une enfant dans une salle d'interrogatoire est une décision discutable sur le plan moral. Ceci dit, j'avais quand même mes raisons. Je ne m'amuse pas à séquestrer les gens pour le plaisir, non mais! J'ai des principes. Bref, j'attends qu'elle se calme. Je suis quand même un peu déçu. Je pensais qu'une personne capable de tuer à elle seule plus d'une dizaine de personnes serait tout aussi capable de discuter face à face. Visiblement, je m'étais trompé. C'est difficile d'évaluer le degré de maturité d'une gamine d'une dizaine d'années avec de fortes tendances à la violence. Quelque part, je suis assez content d'être séparé d'elle par une vitre blindée. Si j'étais restée avec elle, je ne donnerais pas cher de ma peau à l'heure qu'il est. Ah, elle a fini. Reprenons point par point.

"C'est bon, je peux parler? Bon, je passe sur les insultes parce que d'une je me fous de ton éducation et que de deux je comprends ta colère. J'aimerais que tu essayes de ton côté de faire un minimum d'effort pour bien vouloir discuter cinq minutes avec moi et comprendre ce que je m'efforce de faire. A savoir comprendre qui tu es et évaluer ton niveau de dangerosité. J'ai pas besoin de t'expliquer pourquoi te voir découper tous ces mecs est surprenant, si? A fortiori si tu n'es pas une mutante.

Ensuite, non je ne suis pas défoncé au crack, être mutant ne se voit pas forcément, je suis loin d'être un saint, et je n'ai aucune envie de te recruter dans l'armée. Si j'étais vraiment un connard, j'ajouterais que tu ne peux même pas t'engager puisqu'il y a une taille réglementaire."


Bon, c'était mesquin, mais faut bien que je me défoule aussi. Quand on se fait insulter par un enfant, on est généralement pris d'une envie assez forte de jouer au squash avec sa tête en guise de balle, notre main pour seule raquette et un radiateur en fonte dans le rôle du mur. N'ayant pas de radiateur en fonte et tenant trop à mes mains, je vais me contenter de répliquer verbalement.

"Donc pour conclure, je ne te ramènerai pas chez toi avant d'avoir vu un minimum de coopération de ta part. Je peux aussi te laisser là quelques heures, histoire de réfléchir au moyen de franchir une vitre blindée et deux épaisseurs de portes à verrouillages électroniques conçues pour résister à des mutants infiniment plus puissants que toi. C'est super cliché, mais j'ai aucune envie d'en arriver là. Ce serait con de voir la situation s'envenimer alors qu'on peut juste discuter dix minutes, non? Je vois que t'es sympa, je te ramène à New-York, bonne soirée, fin de l'histoire. Ce serait une meilleure situation pour tout le monde, tu trouves pas? Je préfère autant ne rajouter ni la séquestration, ni la torture d'enfant à mon CV, il est déjà suffisamment bien rempli comme ça, et pas qu'avec des choses très reluisantes."

En vrai, ce sont des menaces en l'air. Je n'ai aucun problème à torturer les gens, lorsque ce sont de véritables pourritures. Mais d'une, c'est une enfant, et de deux, il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'elle a bon fond et qu'elle a beaucoup trop de colère en elle pour ne pas avoir un passé chargé. J'essaye juste de l'aider, même si elle n'est pas d'accord. Ceci dit, je sais que j'ai proféré mes menaces avec suffisamment de conviction pour qu'elles soient crédibles.

"Alors? Tu t'es décidée? Ou on repart sur un concours d'insultes?"
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Mindy McCready
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Mar 13 Sep 2016 - 17:46

That sounds like a pretty good deal. But I think I may have a better one. How about, I give you the finger. And you give me my phone call.

Keith & Hit-Girl
Si je m’attendais à ça. Qu’est-ce qu’il lui prenait tout à coup ? Je n’ai pas le temps de me retourner que je me sens emporter par une silhouette tout aussi imposante que celle de Keith. Le deuxième homme ? Je croyais qu’il s’en était pris une entre temps ! C’était qui bordel ? Un flic en civil, c’est ça ? Mais je n’ai pas le temps de faire plus de suppositions que cela, car me voilà dans une pièce fermée. Je ne perds pas de temps pour envoyer un coup de mon wakizashi qui caresse le vide. Personne ? Jusqu’à apercevoir de l’autre côté de la vitre la silhouette de l’homme. Il me fait face à l’abri derrière une vitre. Mes yeux se mettent à regarder la pièce avec une grande attention. Une sorte de boîte, on dirait une salle d’interrogatoire ou de prison. Elle ne semble pas être armée pour calmer l’occupant en cas d’agressivité. Les vitres… Du blindage. Je fronce les sourcils quelques secondes, ma posture se montrant complètement méfiante envers Keith.

Je ne lâche pas mon sabre, je vois bien que cette vitre résistera à mes balles. Alors qu’il commence à ouvrir la bouche pour commencer à me parler de la pluie et du beau temps, je pointe l’automatique dans sa direction. Enfin vers la vitre. Comment ça, je n’en ai rien à foutre de ce qu’il dit ? Mais c’est exactement et précisément le cas. Je m’en moque éperdument. Je suis énervé, frustré. Je veux que l'on me laisse faire mon boulot sans qu’on vienne me faire chier pour un oui ou un non. « Tu te prends pour qui exactement, sale fils de pute ? » D’accord, la diplomatie, on repasse plus tard. Mon doigt ne met pas dix ans avant de suivre ma pensée et les balles vont se loger dans la vitre. Bien sûr, je sais que ça ne la brisera pas. La fragiliser seulement. Je vide pratiquement le chargeur sous ses yeux avant de remettre l’arme contre mon flanc. Le regard remplit de défi et de colère envers lui. Et c’est moi la fille suspecte ? « Tu enlèves quelqu’un -une mineure- juste après avoir tué des gars et c’est moi le danger, tu es sérieux dans tes propos ou t’es juste un gros con ? ».

Je plisse un peu les yeux quand j’entends la suite de ses propos. J’essuie machinalement le sang que j’ai autour de la bouche, qui ne m’appartient absolument pas heureusement. Yerk. Il me faudrait une heure à nettoyer tout cela. « Tu es donc un mutant, nice story Bro. Qu’est-ce que j’en ai à faire exactement ? Désolé pour la purge, mais si tu n’as pas encore remarqué, je m’occupe d’un autre problème actuellement. Tu as déjà la réponse à ta question de merde. » Ce n’était pas la politesse qui allait m’étouffer non plus dans tous les cas. Qu'espérait-il sérieusement ? Que je m’assois sagement et que je lui raconte mon histoire, ma vie, ma série préférée et avec ça mon numéro de sécurité sociale ? Il ne le savait pas et moi je ne m’en rendais pas vraiment compte, mais j’étais un poil à fleur de peau ces derniers temps. Pourquoi ? Mon père était mort, il y a quelques mois, j’avais retrouvé ma mère qui avait refait sa vie avec le flic qui m’avait cherché, je me rendais compte que nous n’étions pas totalement en sécurité à cause de moi… Il ne fallait pas s’attendre de moi que je sois compréhensive, encore moins avec un personne pareil en face de moi. Et surtout d’être calme. -Une enfant, elle restait une enfant quoiqu’il en soit.-

« Que l'on se fasse confiance… Tu t’es défoncé au crack avant de venir ? Il faut arrêter rapidement. Je ne suis pas une putain de mutante, cela se voit quand même. Et ta confiance mutuelle, ton entretien et ton côté Saint-Bernard, tu peux les garder pour la veuve et l’orphelin. Je ne suis pas une demoiselle en détresse et encore moins une sorte de soldat que vous pouvez recruter pour votre guerre. ». La mafia était mon ennemi, les mutants outrepassant la loi étaient mes ennemies. Attention, pas la loi de la purge. La loi qui s’applique à tout citoyen américain. Ce n’est pas parce que l'on était un mutant que l'on pouvait tuer impunément. C’était mon boulot de me charger des tocards, qu’importe leur gueule ou la différence génétique qui pouvait exister avec le mien. Sur mes gardes, je ressors mon Smith & Wesson pour commencer à le recharger. Il mettait un pied dans cette foutue cage, il allait se faire ouvrir en deux. Je ne comptais pas le laisser m’avoir deux fois d'affilée. Et mon regard à son encontre devait suffire à le convaincre de ne pas tenter le diable pour le moment avec moi.

« Ça va être très simple. Keith. Tu vas m’ouvrir cette putain de porte. Tu n’as pas l’air d’être un danger, mais tu ne gagnes pas des points avec moi. Et chacun partira de son côté. » Arrêtez de croire que c’est parce que vous étiez des adultes, que votre goût pour le massacre était plus légitime pour le mien. Il faut bien des monstres pour chasser les autres, n'est-ce pas ? Tout à coup, je donne un coup du poignet pour refermer le barillet et le faire tourner. Chargé. Mon automatique peut être encore une trentaine de balles au maximum. Wakizashi ? En superbe état. Quand mon autre main vient à offrir à Keith un magnifique doigt unique et sans équivoque à son encontre. « Maintenant connard, tu me relâches. Et tu prends ça pour répondre à tes questions. Sinon tu peux rajouter enlèvement, séquestration et tortionnaire à ton CV pour tes employeurs.» Si l'on voulait jouer un peu aux hypocrites tous les deux, peut-être que je pourrais appeler mon avocat ? Il ne me ferait rien cracher à moins de m’arracher chaque dent jusqu’à… Ah ! Non. Je pourrai plus parler. Mon visage sous mon masque se tord dans une grimace moqueuse et profondément arrogante. Allez, ose seulement me toucher enculé.
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Dim 2 Oct 2016 - 8:30




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Waow. Tant de grossièretés dans la bouche d'une si jeune fille. Je laisse passer le déluge verbal qui s'abat sur moi. Certes, enfermer une enfant dans une salle d'interrogatoire est une décision discutable sur le plan moral. Ceci dit, j'avais quand même mes raisons. Je ne m'amuse pas à séquestrer les gens pour le plaisir, non mais! J'ai des principes. Bref, j'attends qu'elle se calme. Je suis quand même un peu déçu. Je pensais qu'une personne capable de tuer à elle seule plus d'une dizaine de personnes serait tout aussi capable de discuter face à face. Visiblement, je m'étais trompé. C'est difficile d'évaluer le degré de maturité d'une gamine d'une dizaine d'années avec de fortes tendances à la violence. Quelque part, je suis assez content d'être séparé d'elle par une vitre blindée. Si j'étais restée avec elle, je ne donnerais pas cher de ma peau à l'heure qu'il est. Ah, elle a fini. Reprenons point par point.

"C'est bon, je peux parler? Bon, je passe sur les insultes parce que d'une je me fous de ton éducation et que de deux je comprends ta colère. J'aimerais que tu essayes de ton côté de faire un minimum d'effort pour bien vouloir discuter cinq minutes avec moi et comprendre ce que je m'efforce de faire. A savoir comprendre qui tu es et évaluer ton niveau de dangerosité. J'ai pas besoin de t'expliquer pourquoi te voir découper tous ces mecs est surprenant, si? A fortiori si tu n'es pas une mutante.

Ensuite, non je ne suis pas défoncé au crack, être mutant ne se voit pas forcément, je suis loin d'être un saint, et je n'ai aucune envie de te recruter dans l'armée. Si j'étais vraiment un connard, j'ajouterais que tu ne peux même pas t'engager puisqu'il y a une taille réglementaire."


Bon, c'était mesquin, mais faut bien que je me défoule aussi. Quand on se fait insulter par un enfant, on est généralement pris d'une envie assez forte de jouer au squash avec sa tête en guise de balle, notre main pour seule raquette et un radiateur en fonte dans le rôle du mur. N'ayant pas de radiateur en fonte et tenant trop à mes mains, je vais me contenter de répliquer verbalement.

"Donc pour conclure, je ne te ramènerai pas chez toi avant d'avoir vu un minimum de coopération de ta part. Je peux aussi te laisser là quelques heures, histoire de réfléchir au moyen de franchir une vitre blindée et deux épaisseurs de portes à verrouillages électroniques conçues pour résister à des mutants infiniment plus puissants que toi. C'est super cliché, mais j'ai aucune envie d'en arriver là. Ce serait con de voir la situation s'envenimer alors qu'on peut juste discuter dix minutes, non? Je vois que t'es sympa, je te ramène à New-York, bonne soirée, fin de l'histoire. Ce serait une meilleure situation pour tout le monde, tu trouves pas? Je préfère autant ne rajouter ni la séquestration, ni la torture d'enfant à mon CV, il est déjà suffisamment bien rempli comme ça, et pas qu'avec des choses très reluisantes."

En vrai, ce sont des menaces en l'air. Je n'ai aucun problème à torturer les gens, lorsque ce sont de véritables pourritures. Mais d'une, c'est une enfant, et de deux, il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'elle a bon fond et qu'elle a beaucoup trop de colère en elle pour ne pas avoir un passé chargé. J'essaye juste de l'aider, même si elle n'est pas d'accord. Ceci dit, je sais que j'ai proféré mes menaces avec suffisamment de conviction pour qu'elles soient crédibles.

"Alors? Tu t'es décidée? Ou on repart sur un concours d'insultes?"
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MessageSujet: Re: Two Soldiers in New York - Keith & Mindy   Lun 3 Oct 2016 - 14:38

That sounds like a pretty good deal. But I think I may have a better one. How about, I give you the finger. And you give me my phone call.

Keith & Hit-Girl
Plus il parle, moins j’ai envie d’ouvrir ma grande gueule. Je ne peux décemment pas me relaxer en sa présence, mais pour le moment il ne semble pas vouloir traverser le mur pour venir dire bonjour à mes rangers taille fillette. Quoi ? Je connaissais bien l’ampleur « terrifiante » de ma taille, mais cela me procurait un avantage certain lors d’une baston. Une carrure comme celle de Keith était tout aussi appréciable, imposante et puissante. Cela se voyait tout de suite. Et je n’étais pas assez stupide pour de nouveau tirer dans la vitre. Acte stupide, perte de balles inutile. J’étais assez forte pour contrôler les tremblements que j’aurais pu avoir dans mes mains. Avaler discrètement ma salive. Je n’aimais pas cette situation, je n’aimais pas être la merci d’un parfait inconnu. Je lâche un grognement mécontent à sa petite réplique sur mon éducation. C’est vrai que l'on en avait vachement quelque chose à foutre à cet instant précis.

Surprenant ? « Non. » Je pouvais bien lui accorder que cela restait quelque chose d’extraordinaire à voir, même de croire. Je n’étais pas idiote, très loin de là même. Depuis un petit moment, j’avais baissé mon doigt et mon visage avait retrouvé un air tout à fait neutre, bien qu’une pointe de méfiance restât avec une certaine persistance dans l’ombre de mes traits. Je gronde en entendant son sarcasme. Moi au moins, je n’étais pas aux ordres de connards qui restent collé le cul sur leur chaise pendant que les troupes vont se faire justement assassiner pour un idéal à protéger. J’étais entre autres mon propre patron, je n’avais de compte à rendre à personne. « Et tu veux savoir quoi exactement ? N’espère pas me faire cracher le morceau sur mon identité et ma vie. Ne m’en veux pas, mais je n'ai pas vraiment envie de le partager avec toi. » Il pouvait toujours courir. Il avait déjà mon surnom, c’était bien suffisant. Keith, Hit-Girl. Hit-Girl, Keith. Nice to meet you asshole.

La jouer plus finement. C’était le meilleur moyen pour moi de sortir d’ici. Mes yeux se plissent sous mon masque. « Moi je trouvais cela plutôt marrant de s’insulter réciproquement. Ça nous fait un peu passer le temps. » Ahahah toujours le mot pour rire. Je donne un coup dans le vent pour mon sabre, laissant une partie du sol être éclaboussé avant de ranger le magnum dans mon dos, alors que je sors un morceau de tissu pour nettoyer la lame sans quitter des yeux mon… Je ne sais même pas quel titre lui donner. Il ne semblait pas me vouloir du mal, ni même être danger pour la société. En tout cas, c’est ce que mes premières analyses à son sujet me disaient. Par contre, lui doutait fortement de ce que moi j’étais bien capable et c’était certainement pour cela que je me retrouvais dans cette situation à la con. Je laisse un long soupire traverser mes narines. Calme et sérénité. Je suis un putain de roseau. « Ça commence à me donner mal à la tête ces conneries. » Je cachais le morceau de tissu de nouveau dans une de mes poches. Serrant toujours avec force la garde de mon sabre. Avant de le pointer en sa direction.

« Disons que je te fais grâce des insultes pour quelques instants. Alors écoute moi bien Keith : je fais ce qui doit être fait. Les gangs, la mafia, les pédophiles, les violeurs, les assassins et tous les enfoirés dans ce genre-là. Je m’en charge. Les gens normaux, les innocents n’ont rien à craindre de moi. » Ce n’était pas vraiment un secret en soi. Disons honnêtement que cela me faisait chier de devoir me justifier devant un homme que je ne connaissais pas. « Peu importe que la personne soit un mutant ou un humain. Ça ne change pas grand-chose. Un salopard en reste un. » Je fais quelques pas sur le côté, pour avoir un meilleur angle de vue sur lui. C’est vrai que les impacts de balles ce n’était pas vraiment… Pratique. « Tu cherchais un type. Un mutant. Il a fait quoi pour que tu le pourchasses ? Je pourrais te poser exactement la même question : à quel niveau de dangerosité, tu t’élèves, Keith ? » Mon ton est totalement sarcastique, voire même moqueur. Je ne voyais pas ce type tuer pour le simple fait de tuer. Ni même en prendre un plaisir infini. Mais après tout c’est moi qui portais un masque et pas lui.

De nouveau, je me déplace dans ma cage. Alors que j’observe tranquillement l’espace autour de moi. S’il ne voulait pas me faire sortir, je trouverais un moyen de m’en échapper. Tout endroit avait sa propre faiblesse. Et j’avais déjà une idée ou deux des possibilités s’offrant à moi. « Alors Keith ? On attend encore longtemps ou je recommence à sortir mon carnet extrêmement développé en matière d’insultes ? »
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