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Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.

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MessageSujet: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Dim 11 Nov 2012 - 21:12
    Il faisait moche. Le froid lui hérissait le poil et l'humidité le lui gonflait. Il avait l'air d'un gros matou passé à l'essoreuse et s'il avait compris le concept du miroir, de la conscience de soi et de l'esthétique, John aurait été fort mécontent de son apparence. Comme ce n'était pas le cas, il s'en moquait éperdument et s'occupait de regarder où il posait les pattes, poils ébouriffé ou pas, c'était toujours des belles pattes avec coussinets intégrés, toutes petites et qui donc pouvaient se glisser dans un endroit exigu. Comme, actuellement, sur le petit rebord de pierre, qui entourait le il ne sait pas compter ième étage d'un immeuble de New York. Il ne savait pas à quel étage il se trouvait, mais c'était haut. Très haut, même aux yeux d'un chat, habitué à grimper sur les plus grands arbres du quartier juste pour le plaisir de faire la sieste perché entre deux nids d'oiseaux.

    Et puis, marcher en équilibre sur une corniche, c'était super rigolo, quand même. Et plus c'était haut, plus c'était rigolo. Oui, un jour il allait se casser une patte m'enfin... Les chats n'ont pas vraiment une grande conscience de la mort, et avoir neuf vies, ça rassure pas mal. Il se promenait donc l'air de rien sur la mince corniche, sa queue fouettant l'air pour le maintenir en équilibre et lui éviter de s'écraser pas mal de mètres plus loin. Il regardait avec des yeux ronds de chat émerveillé par les différentes fenêtres qui se présentaient sur son parcours : une pièce vide, plongée dans l'obscurité. Un enfant endormi dans un petit nid douillet – il tapa contre la vitre pour venir le rejoindre, mais il n'y eut pas le moindre mouvement. Après un long moment passé à miauler plaintivement, John abandonna et passa à la fenêtre suivante. Une famille en train de manger – mais vu l'odeur, c'était pas bon du tout ce qui était dans les assiettes. Une jeune femme seule, en train de travailler sur un ordinateur. Ca brillait de l'autre côté de la vitre, mais il y avait de la buée – sans doute qu'il faisait bon dans l'appartement – et il ne voyait pas bien. C'était tout flou. John écarquilla ses pupilles pour mieux voir, ça marchait bien d'habitude.
    John tourna la tête pour coller son museau contre la vitre… et se cogna la tête. Oups, il avait mal calculé les distances. Le chat se rétablit tant bien que mal sur son petit espace et secoua la tête, mécontent. Ca faisait mal ! Il avait du faire du bruit en se cognant, car il y avait du mouvement de l'autre côté de la vitre : celle-ci s'ouvrit pour dévoiler une jeune femme blonde et souriante, qui le regardait avec surprise.

    «-Beh qu'est-ce que tu fais là, toi »

    Beh je marche sur une corniche pour explorer le quartier et regarder par la fenêtre les gens dedans leur appartement, ça se voit pas ? John cligna des yeux d'un air bête, mais profita de la fenêtre ouverte pour se faufiler à l'intérieur. Il entendit la fenêtre se refermer derrière lui, mais ne se sentit pas concerné, plus occupé à sauter sur le bureau de la jeune femme pour explorer ce qui pouvait bien s'y trouver. C'était forcément intéressant ce qui se trouvait sur un bureau aussi encombré, non ? Visiblement non, car il se sentit soudainement soulevé dans les airs, ce qui lui arracha un miaulement de surprise et de protestation. Qu'est-ce que c'était encore que ça ? On le portait ? On voulait le mettre dehors ? Ah non, non, il était un chat libre ! Adulte et en bonne santé, tout à fait capable de marcher sur ses quatre pattes tout seul comme un grand ! Misère de misère...

    John se calma un peu lorsqu'il atterrit sur les genoux de la jeune femme, rassise. Bon. Si c'était pour aller sur des genoux, ça allait. Les genoux ça voulait dire câlins, les genoux ça voulait dire papouilles. Et il adorait les papouilles. Il frotta sa joue contre celle de la jeune femme, ravi de l'accueil. Une fois sur deux, il se faisait câliner, mais une fois sur deux il se faisait chasser à coups de balais, cris, insultes, voire sorti par la peau du cou et/ou les cheveux. C'était douloureux. Il sentait encore son poil le tirer de la dernière fois que cela arrivait. Mais ici, ça avait l'air chouette. Sur cette pensée, il se laissa aller sur les genoux de l'humaine, d'abord recroquevillé sur lui-même, puis au fur et à mesure que ses ronronnements s'amplifiaient, se mis sur le dos, allongé de tout son sol et content de s'être cogné le crâne. La position était un peu périlleuse, mais tant pis.

    La position devient tout à fait dangereuse, lorsque, sans s'en rendre compte, John se transforma en humain.
    Emporté par son poids, il dégringola lamentablement au sol, roula plusieurs fois sur lui-même et ne fut arrêté dans sa chute que par un meuble. Une armoire, à ce qui lui semblait. En tous cas, ça faisait mal, encore ! Cheveux ébouriffés, tee-shirt trop grand, pieds sales d'avoir arpenté la corniche toute la soirée durant... Je vous présente John, humain de sa forme, mutant qui s'ignore de son état, chat à ses heures perdues... Il se releva maladroitement, frottant son coude et son dos là où il s'était cogné, avec une grimace mécontente. Et là, il fixait Krista avec de grands yeux éperdus, revenant vers elle pour se faire cajôler. Il avait bien le droit, il était tombé !
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Mer 14 Nov 2012 - 22:36

Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.


Pour une fois, j'avais une journée de repos et je la passais à bosser. Depuis ce matin, j'étais sur mon ordinateur, entourée d'une muraille de dossiers scientifiques tous plus rébarbatif les uns que les autres. « Je ne vais jamais m'en sortir. » Je ne trouvais rien, strictement rien sur des recherches qui coïncideraient avec celles de mes parents. C'est comme si c'est dossier n'avaient jamais existé. Un ancien ami de mes parents, travaillant toujours au laboratoire de recherches, avait réussi à faire une photocopie des dossiers sur les recherches de mes parents. Mais rien n'apparaissait sur les recherches concernant les mutants. Mon père avait réussi à trouver les différents facteurs physiques et génétiques lié à l'apparition de cette mutation. « Où as-tu bien pu mettre ce fichu dossier papa.... » Je n'avais plus le courage de rien ! J'avais en fond sonore mon film préféré 'breakfast at tiffany's''. Il me permettait de parfois égarer mon esprit de tous ces chiffres, graphiques et thèse en tout genre.

Il fallait que je fouille chez mes grands parents ou même, faire un interrogatoire digne de la gestapo à mon grand-père. Seul moyen d'avoir une chance minime de le faire parler. Colonel n'était pas du genre à cracher le morceau même devant les yeux attendris de sa propre petite fille. Je savais d'avance que ce sujet se serait une source de conflit entre eux et moi. Il n'avait pas vraiment apprécié mon idée de reprendre les recherches de papa. Je pense qu'il maudit encore grand-mère de m'en avoir parlé. Elle avait craché le morceau au moment où j'ai déclenché une vague de trois mètres sur ma pestes de cousines. Elle était fière de ce que son fils et sa femme avait fait et surtout de ses recherches. Mais elle savait que ce thème de recherches seraient une source d'ennuie. Car si nous arrivons à comprendre la genèse de la mutation, des esprits malveillants pourraient mettre la main dessus. Mais d'un point de vue scientifique, il s'agirait d'une grande découverte. Le vaccin à bien montrer que les facteurs prédominant à la mutation n'ont pas été encore trouvés. Mon tuteur de thèse n'était pas spécialement ravis d'apprendre que mon sujet sera la muta-genèse.

De toute manière, il était trop tard pour passer un petit coucou ''intéressé'' aux grands parents. «Allez encore dix minutes et après dodo ! » A ce même moment un bruit en provenance de la fenêtre m'interpella. Il y avait un chat dehors tout trempé. «Pauvre petit chat. ». Attendris par cette jolie petite frimousse, je pris la direction de la fenêtre pour l'ouvrir afin qu'il puisse se réfugier chez moi. « Beh qu'est-ce que tu fais là toi !?» En un rien de temps il se faufila dans le salon et plus précisément le bureau. Il était en train de taper sur toutes les touches du clavier. Je voyais mon texte remplit de nouveaux mots qui ne voulaient strictement rien dire. « Désolée le chat, mais ce n'est pas une place pour toi ! » Je le pris pour le poser sur mes genoux. Il était adorable. J'entendais les ronronnements provoqués par mes gratouilles et caresse. « Tu as l'air d'apprécier, tu as une famille ? » Voilà que je mets à parler à un chat ! Comme s'il allait me répondre. Je vis une chose briller à son cou. C'était un petit médaillon où il y avait l'inscription ''Bandit'' ! « En voilà un drôle nom pour un chat aussi mignon que toi. » Je lui fis autant de papouilles que possible. «Je vais peu-être te garder si personne ne te réclame. Après tout, j'ai bien besoin d'une présence en ce moment, mais interdic.... » Au même moment, le chat prit une drôle de forme, plus précisément celle d'un homme. Le chat ou homme ou... je ne sais quoi tomba par sur le sol. « MON DIEU ! » Sans même y penser j'arrosais le pauvre Bandit, d'un jet d'eau qui le jeta à l'autre bout du salon, c'est-à-dire pas très loin.

« Ça vous amuses de faire peur aux gens comme ça ? Vous êtes quoi au juste, un mutant pervers qui profite de sa mutation de chat pour se faire gratouiller ? » Je vis dans ses yeux, qu'il avait l'air plus innocent qu'autre chose. « Qu'est-ce que vous voulez ? » Je vis le même regard que celui du chat. Il s'agissait bien de Bandit. « Vous êtes bien...Bandit ? » Sous sa forme humaine, le chat gardait ses habitudes de félins. Comprenait-il au moins ce qu'il venait de se passer ? J'en avais pas l'impression. C'était dingue, un chat venait de se transformer en humain devant mes yeux. Et le plus dingue, c'est que j'arrivais à reconnaître le chat qui venait de rentrer chez moi, même sous ses traits humains. Je sentais que ma soirée "dodo" allait être écourtée par ce nous venu
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Ven 16 Nov 2012 - 22:10
    « Désolée le chat, mais ce n'est pas une place pour toi ! » En effet, un clavier c'est fort drôle, mais la place préférée de John restait tout de même entre des genoux confortables et des mains qui le caressaient. Le paradis de toute félin qui se respecte, à égalité avec une boîte en carton / un journal / un lit douillet. « Tu as l'air d'apprécier, tu as une famille ? » Évidemment qu'il appréciait tiens, les caresses et grattouilles prodiguées par la jeune femme étaient vraiment très agréables et John ronronnait à qui mieux mieux, satisfait d'avoir cogné à cette fenêtre en particulier. Elle était douée, c'était indéniable. Il voulait l'adopter. Mais pas de famille, non. La famille, soit ça criait des méchancetés en vous lançant des choses dessus, soit ça mourait et ça voulait laisser tout seul et tout triste. Il n'aimait pas. Il était un chat libre, heureux et indépendant !

    « En voilà un drôle nom pour un chat aussi mignon que toi. » Oui. Oui, la médaille qu'il avait toujours autour du cou, qui ne le quittait jamais, sous quelque forme qu'il soit. Il ne s'en rappelait jamais, mais les gens la regardaient toujours avec étonnement. Il louchait toujours dessus avec surprise, s'en rappelant soudainement. Bandit ! C'était son nom aussi, ou du moins on l'avait un jour appelé ainsi : une jolie et chouette famille, qui l'avait accueilli et dorloté durant quelques temps, allant jusqu'à lui faire graver cette jolie médaille. Ils voulaient en faire un « chat de salon », d'après ce qu'il avait compris lorsqu'ils avaient tenté de le mettre dans une cage et l'avaient emmené dans un genre de clinique. La cage, cela avait été terrifiant, mais cela n'avait été rien face à la terreur inouïe qu'il avait éprouvé lorsqu'il avait compris qu'ils voulaient le castrer. Cela été une autre histoire, mais sachez qu'il n'avait jamais couru aussi vite de toute son existence de mutant-chat-qui-s'ignore. Sauve qui peut toutes griffes dehors.

    Breef. Cette famille avait choisi de le surnommer Bandit, en raison du nombre assez élevé de bêtises que John était capable d'effectuer en une seule journée, que ce soit par maladresse ou simplement parce que cela l'occupait et le divertissait. C'était mignon comme nom, c'était un beau nom de chat, et au moins, cela annonçait tout de suite la couleur et le tempérament de John. Il n'était pas méchant, au contraire...mais cela finissait toujours mal, d'une façon ou d'une autre. «Je vais peu-être te garder si personne ne te réclame. Après tout, j'ai bien besoin d'une présence en ce moment, mais interdic.... » Interdic ? Interdiction de quoi ? John n'était pas tellement dingue des interdictions, car elles concernaient souvent les activités et comportements les plus drôles et intéressants de son temps libre. On pouvait toujours s'arranger, hein, les interdictions, ça va, ça vient, et puis, cela dépends de quoi il s'agit... Ce joli raisonnement et ces agréables caresses tournèrent court assez brutalement, en même temps que John s'écrasait au sol, quittant les genoux de la jeune femme et sa forme de Bandit. Oups.

    Et puis tout s'était précipité, bien trop vite pour la cervelle stupide de John. Il tombait, il se faisait mal, il devait s'adapter à sa grande taille soudaine, l'adorable humaine se mettait soudain à hurler « MON DIEU ! » et... et... de l'eau ! De l'eau ! On venait de l'arroser avec de l'eau, de l'eau qui l'avait propulsé un peu plus loin. Cela n'était pas le problème, le problème c'était l'eau ! Malgré son apparence humaine, John poussa un miaulement perçant et se recroquevilla au sol, prostré, terrifié et mouillé. Comment est-ce que la situation avait pu évoluer aussi mal et aussi rapidement ? Il y a quelques secondes, il était au paradis et maintenant...

    « Ça vous amuses de faire peur aux gens comme ça ? Vous êtes quoi au juste, un mutant pervers qui profite de sa mutation de chat pour se faire grattouiller ? » Pourquoi, pourquoi tout le monde était méchant avec lui et disait qu'il était un mutant ? Il ne savait pas trop ce que cela pouvait bien vouloir dire, et ce que cela pouvait bien impliquer, mais c'était toujours utiliser comme un nom péjoratif, comme un insulte. Il n'aimait pas être insulté, mais quand il se trompait ou faisait quelque chose de mal, il comprenait. Pas là. Il n'avait fait aucune bêtise, semé aucun trouble, créé aucun problème ! Ou alors, il ne l'avait pas vu venir. John secoua la tête farouchement, il n'était pas un mutant pervers. Il ne savait même pas ce qu'étaient les mutants, mais ils devaient être des sales bêtes, pour qu'on le maltraite ainsi à cause d'une quelconque ressemblance avec eux ! Le jeune homme se recroquevilla, assis les genoux contre son buste, le nez entre ses genoux, avec un gémissement misérable, en frissonnant. Il n'aimait pas l'eau, pas du tout, et il était trempé.

    « Qu'est-ce que vous voulez ? » ...Beh des grattouilles, un repas chaud et goûteux, de l'affection... Cette question n'était-elle pas censée se formuler sur un ton gentil et prêt à faire plaisir, à aider ? Le ton de la jeune femme effarouchait un peu John, qui ne comprenait plus rien à ce qui lui tombait sur le coin du museau. « Vous êtes bien...Bandit ? » Il leva de grands yeux vers elle, et hocha la tête. La main de John vient saisir et agripper la médaille qui pendouillait autour de son cou. Il lâcha la jeune femme du regard un court instant, pour y jeter un coup d'œil comme pour vérifier ce qu'il y avait écrit. Bandit ou John, c'était du pareil au même, et il ne saisissait pas vraiment pourquoi on le nommait parfois différemment. John, c'était sa maman qui l'avait appelé comme ça. Mais Bandit c'était bien aussi .

    « - Oui, c'est moi...On m'appelle comme ça....Ou John. J'suis pas un mutant...un mutant pervers. Ne me jetez pas d'eau, pas d'eau, s'il vous plaît. »

    Sa demande s'éteignit misérablement. Le jeune homme était complètement perdu, et fixait la jeune femme avec des grands innocents et désemparés. Il n'avait pas voulu mal faire, et quelques secondes auparavant, il ronronnait... Il lança un regard furtif vers la fenêtre à présent refermé, il était prisonnier et n'aimait pas la sensation de l'emprisonnement. Faîtes qu'elle ne lui jette pas à nouveau de l'eau dessus, ni qu'elle ne se remette à crier.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Dim 23 Déc 2012 - 15:51

Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.





Je ne pus m'empêcher de lui lancer de jet d'eau. Mes sentiments prenaient les pleins pouvoirs sur ma mutation. La réaction de mon inconnu fut celle d'un vrai chat. Un miaulement de terreur sortie de sa gorge. Etait-il aussi apeuré par l'eau qu'un chat de gouttière ? Cela en avait tout l'air. Sous mon interrogatoire si menaçant, je vis le pauvre homme se recroquevillé sur lui-même. Le minois dans entre les deux genoux, il avait l'air d'être aussi innocent qu'un chaton. La seule chose qui lui fit sortir sa tête de sa cachette, fut son prénom, Bandit.

« - Oui, c'est moi...On m'appelle comme ça....Ou John. J'suis pas un mutant...un mutant pervers. Ne me jetez pas d'eau, pas d'eau, s'il vous plaît. »

Si ce n'était pas un mutant, qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Savait-il au moins ce qu'étais un mutant ou qu'il était un mutant ? N'ayant pas envie de le traumatiser plus qu'il ne l'étais par mon agression, je mis ce sujet de côté. « Je suis désolée d'avoir réagis de cette manière, Bandit euh, John enfin bref... Je suis sincèrement désolée. Promis plus d'eau.. »

J'étais là, figée devant lui en ne sachant quoi faire, mis à part le regarder avec des yeux écarquillée face à cette boule de poile devenu un homme bien plus âgé que moi. Son regard si innocent et complètement apeuré par cette situation me fit comprendre que je ne devais pas avoir peur de lui. Je disparue un moment pour attraper une serviette dans ma salle de bain. En revenant, il était toujours là recroquevillé avec son air apeuré. Je m'approchai de lui petit à petit comme si je voulais caresser un chat sauvage. J'avais peur qu'il prenne la fuite, en me voyant m'approcher de lui. En arrivant près de lui, je m'agenouillai face à lui en mettant la serviette sur ses épaules et en le frottant. Je fis un large sourire pour le rassurer. « Tu n'as plus rien à craindre ! »

« Tu as peu-être faim ? Je vais te préparer quelque chose pour me faire pardonner de cet accident. Je t'en pris viens t'asseoir ! »

J'essayais par tous les moyens de le réconforter. Je m'en voulais de lui avoir lancé ce jet en pleine tête. Je n'arrivais pas à savoir s'il comprenait qu'il était devenu un humain alors que j'étais en train de lui grattouiller le ventre. Voyait-il une différence quand il se transformait ? Je ne voulais pas parler de cela pour le moment. Je me contentais de l'observer. Il avait l'ai plus à l'aise dans son corps de chat que dans celui d'un homme. Qu'allais-je faire de lui ? Si mes grands-parents apprenaient que j'abrite un homme mi-chat mi-humain, qui doit avoir plus de la trentaine et pour finir que je ne connais pas du tout, je doute que ça leur plaisent. Je posa sur la table un chocolat chaud avec un bout de tourte que j'avais préparé la veille. « Tiens c'est pour toi, si tu veux autre chose dis le moi ce n'est pas grave... je ne sais pas trop ce que tu peux...manger, vue que, enfin... tu comprends peu-être ce que je veux dire » C'est vrai, j'étais censée donner quoi à un chat ''humain'' ?

Je n'allais pas chasser une souris et lui ramener ça dans une assiette ! J'étais gênée, ne sachant pas comment me comporter par rapport à Bandit. Mon côté scientifique se posait une question. S'agissait-il d'un mutant humain, ou les chats pouvaient eux aussi muter ? Après tout dans le monde dans lequel on vit de nos jours , plus rien ne me surprendra. Nous avons bien un homme qui devient tout vert quand il est en colère ou encore un captain revenue des banquises complètement congelé n'ayant pas pris une ride en plus de soixante-dix ans ! Alors, un chat mutant...pourquoi pas !

«Tu habites quelque part ? » Vu son regard je compris que la réponse était certainement négative . « Tu peux rester sur le sofa dormir si tu veux ! Promis je ne t'arroserais pas ! » Ma curiosité maladive ne demandait qu'a apprendre à connaître cette personne hors du commun. Une chose était sûre, c'est que je commençais à m'attacher à ce chat sur deux pattes.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Mer 26 Déc 2012 - 21:10
    « Je suis désolée d'avoir réagis de cette manière, Bandit euh, John enfin bref... Je suis sincèrement désolée. Promis plus d'eau.. » Plus d'eau. Plus d'eau. Seule cette affirmation trouvait écho dans sa petite tête. John écoutait, encore peu hagard, la voix rassurante de la jeune femme, qui répétait qu'elle était désolée et qui cherchait à le consoler même si elle semblait presque autant en état de choc que lui. Les mutants se regardaient mutuellement du même air ahuri et dépassé par les évènements, jusqu'à ce que la jeune femme fasse preuve d'initiative et disparaisse dans une autre pièce. Elle disparut : tous les muscles de John se détendirent. Elle réapparut : il retourna à son état de recroquevillement protecteur, tout en réfléchissant au meilleur moment pour pouvoir sauter sur un meuble, en hauteur et à l'abri de toute cette eau mouillée.

    John la regardait d'un air peureux, mal assuré par les rapides renversements de situation. Okay, il détestait quand cela allait trop lentement et lorsqu'on s'engageait dans une routine ennuyante et sans surprise, il prenait vite vite ses pattes à ses oreilles. Mais dans le même temps, il n'aimait pas être brusqué et pris par surprise: il était un chat, en somme. Et puis l'eau, il n'y avait rien de mieux pour le terroriser. Avec les chiens. C'est immonde les chiens. Et les voitures, qui avaient une forte tendance à lui rouler dessus, ce qui était toujours fort désagréable.

    La jeune femme se rapprocha de lui, une serviette dans les mains : John tendit timidement le nez vers elle, rassuré par la présence de l'objet : les serviettes avaient comme talent particulier de faire fuir l'eau. Il détestait l'eau, et le simple fait de sentir ses vêtements mouillés collés contre lui, et se sentir l'eau dégouliner de sa tignasse le faisait frissonner et lui donnait envie de s'agripper à quelqu'un ou à quelque chose, toutes griffes dehors. Il voulait que ça s'arrête ! Juste que ça s'arrête ! Ses cheveux, les poils de son début de barbe et de ses bras se hérissaient, trempés comme ses poils félins l'auraient fait sous cette désagréable humidité.
    « Tu n'as plus rien à craindre ! » Un sourd et bref ronronnement échappé de la gorge de John, lorsqu'il sentit la serviette se poser sur lui et la jeune femme le frictionner, chassant de son corps l'impression répugnante d'être trempé de la tête à la queue : il s'empara des coins de la serviette et la serra contre lui, s'y enveloppant avec soulagement. Les choses s'amélioraient ( en même temps, dans la petite tête de chat de John, elles ne pouvaient pas tellement être pire que quelques instants auparavant.

    « Tu as peut-être faim ? Je vais te préparer quelque chose pour me faire pardonner de cet accident. Je t'en pris viens t'asseoir ! » Si John avait été sous sa forme féline, ses oreilles se seraient pointées avec grand intérêt en direction de la jeune femme : manger ? Faim ? Oh oui ! Cela valait presque le fait de s'être fait agressé par l'eau. Presque. Sans transition depuis son état de masse terrifiée et tremblotante, il livra à la mutante un sourire rayonnant, partant d'une oreille pour revenir à l'autre et osa affirmer :

    « -J'ai toujours faim. »

    John épongea tant bien que mal sa tignasse échevelée, qui gouttait détestablement sur ses tempes et son cou. Brr. Il se remit debout, tanguant un peu sur ses grandes jambes, s'appuyant d'une main sur chaque meuble à sa portée, tenant de l'autre la serviette sur ses épaules, pas prêt à la lâcher pour tout le lait du monde.Il arrivait bien à marcher normalement, mais la suite d'émotion qui venait de l'assaillir le rendait encore quelque peu « toute chose ». S'il essayait de s'enfuir par les toits, sûr qu'il culbuterait au bout de quelques mètres – sous aucune de ses formes il n'était doté du légendaire équilibre félin. Son pas se fit plus rapide lorsqu'il aperçut le chocolat chaud proposé par la blonde. Il courut presque se percher sur la chaise – oui, perché : vous avez déjà vu un chat s'asseoir ou s'allonger correctement ? Non. Et bien John n'avait jamais assimilé la leçon non plus, malgré les remontrances maternelles, et il se jucha en tailleur sur la chaise et fixa ce qui s'y trouvait d'un air gourmand. « Tiens c'est pour toi, si tu veux autre chose dis le moi ce n'est pas grave... je ne sais pas trop ce que tu peux...manger, vue que, enfin... tu comprends peu-être ce que je veux dire » Il adorait le chocolat chaud. Il approcha timidement son nez de la tourte, reniflant ce qui était pour lui jusqu'alors inconnu : verdict, ça sentait super bon ! Il adoptait ! Il quitta la table des yeux un court instant pour lever les yeux vers Krista, des étoiles brillantes dans ses prunelles :

    « - Cela sent merveilleusement bon ! … Je peux manger tout. »

    Il pencha légèrement la tête, perturbé par la question, et se frotta le menton avec perplexité, comme s'il recensait mentalement tout ce qui lui été déjà tombé sous le croc :

    « -Enfin. Tout ce qui est bon. Pas les arbres, ni les meubles, ni... »

    John était partit pour s'engager dans une très longue énumération de tout ce qu'il ne pouvait pas, voulait pas – il avait des goûts, tout de même ! - et ne devait pas – sinon un balai et/ou de l'eau apparaissaient dans son environnement proche – manger. Son degré de concentration était cependant minime, il fut distrait par les bonnes odeurs qui émanaient de la nourriture et il se passa la langue sur ses lèvres. Miam. Il lança un regard à Krista pour s'assurer que c'était bien pour lui – pas question qu'il se fasse encore jeter au sol et mouillé, non non non – et approcha le mug de lait chaud pour en laper un peu, émettant un très léger ronronnement de contentement.
    .
    «Tu habites quelque part ? » John remonta son regard vers Krista et fit la grimace. Oui, il habitait quelque part. Il louait un appartement en ville...mais c'était d'un triste ! Il était seul, il faisait froid, personne ne le câlinait ni ne s'occuper de lui et il ne pouvait embêter personne... Il préférait se chercher une maison pour la nuit, ou vagabonder jusqu'à pas d'heure après le travail. Une rue froide est toujours moins déprimante qu'un appartement froid... « Tu peux rester sur le sofa dormir si tu veux ! Promis je ne t'arroserais pas ! » Le sourire de John s'agrandit d'une façon surhumaine, visiblement ravi par la proposition.

    « -Je peux ? Il n'y a rien de mieux qu'un bon ... »

    Il s'interrompit de lui-même, soucieux. La question de l'eau sembla revenir à l'esprit de John, qui fut prit d'un nouveau frisson et qui observa avec attention la pièce, curieux et intrigué. Il observa ensuite Krista avec une légère lueur de peur, mais encore et surtout la curiosité maladive qui le mettait souvent dans les ennuis jusqu'à la pointe des oreilles :

    « - Elle vient d'où l'eau ? Comment tu m'as arrosé ?»
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Dim 27 Jan 2013 - 23:14


Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.

Au moment où je commençais à le frotter pour le sécher, j'entendis un ronronnement. J'avais du mal à comprendre qu'il était, mais je ne pouvais m'empêcher de le trouver adorable. Certaines personnes l'auraient certainement trouvé complètement fou et l'aurait envoyé valsé à coup de balai, mais je ne pouvais pas m'empêcher de garder cette image de ce mignon petit chat. Dans son regard je pouvais reconnaître la boule de poile qui était sur mes genoux avant de se transformer en un homme.

« J'ai toujours faim ! » Un sourire s'éclaira sur son visage au moment où je lui ai proposé de manger un petit quelque chose. Je lui rendis son sourire avant de me retourner pour lui préparer un bon petit plat. J'avais un chat mutant dans mon appartement. J'avais beau me répéter cette phrase des centaines de fois dans la tête, cela me semblait complètement improbable. Je ne pouvais pas m'empêcher de le regarder un comme un extraterrestre ce qui est totalement hypocrite de ma part en tant que mutante. Mais une question m'occupait l'esprit. Savait-il qu'il n'était plus un chat, mais bien un humain ? Je sentais que ce n'était pas le moment de lui poser des questions sur ce sujet. Il était là devant à se mettre sur ses pattes arrières tel un enfant apprenant à marcher. Il mit un moment à trouver son équilibre. Je me suis approchée de lui pour pouvoir l'aider en tendant les mains vers lui. « Est-ce que ça va ? Je ne t'ai pas blessé ? » Il est vrai que je l'avais un peu envoyé dans le décors.

J'étais retournée nous faire deux tasses de chocolats lorsque je le vis sauter sur la chaise de la cuisine. Il était en tailleur sur la chaise et regardait son chocolat et la tourte avec des yeux remplit d'émerveillement. « Cela sent merveilleusement bon ! ... Je peux manger tout. » J'avais eu réponse à ma question. C'est vrai qu'il est difficile de savoir quoi donner à manger pour homme canin ! J'étais assise en face de lui à le contempler boire son chocolat. « Enfin. Tout ce qui est bon. Pas les arbres, ni les meubles, ni... » En le voyant se lécher les babines devant la tourte tel un vrai matou, je ne pus m'empêcher d'avoir un petit rire. « Je t'en pris Bandit, sert toi ! »

La question sur son logement ainsi que ma proposition pour rester dormir l'interpella. J'avais l'impression qu'il réfléchissait, comme s'il ne savait pas ou s'il voulait me cacher quelque chose... « Je peux ? Il n'y a rien de mieux qu'un bon ... » Au moment où s'interrompit, je me demandais ce qu'il avait coupé dans son élan. J'étais là en face de lui à attendre la suite de sa phrase au moment je vis dans son regard une lueur d'inquiétude, comme s'il venait de comprendre quelque chose. « Elle vient d'où l'eau ? Comment tu m'as arrosé ?» Cette fin de phrase, enfin plutôt ce retournement de questionnement me laissa perplexe. Je le regardais les yeux aussi gros que possible. « Euh...C'est que... ! » J'étais stressée, je commençais comme à mon habitude quand j'étais gênées par triturer les cheveux en me pinçant les lèvres. Ma dernière blague sur l'eau avait dû lui remémorer l'épisode du jet d'eau et faire disparaître le bon moment du chocolat chaud et de la tourte savoureuse.

Je me demandais s'il savait ce qu'était un mutant ou s'il ignorait lui-même en être un. Je ne trouvais pas d'autre excuse que mon pouvoir. Qu'est -ce que je pouvais dire d'autre ? « C'est un peu compliqué... tu as déjà entendu parler de personnes ayant des capacités...comment dire...spéciales ? » J'attendais de savoir sa réponse. Il était vrai qu'il y a encore quelques années, l'existence des mutants étaient pas encore d'actualité et encore secrète. « Non parce que, je suis de ce genre de personnes...MAIS N'AI PAS PEUR ! Je ne te ferais aucun mal maintenant ! C'est juste que quand j'ai peur, parfois je ne le contrôle pas » J'essayais de le rassurer comme je le pouvais afin de lui faire comprendre que je n'étais une ennemie. « Tu peux avoir confiance en moi, je te l'assure ! » Je pris un moment pour aller lui chercher une couverture bien douillette. « On ne fait pas plus douillet dans tout New York ! » Je ne savais pas si je pouvais lui demander ce qu'il ''était'', mais je sentais d'avance qu'il ne savait pas qu'il était un mutant. Ses réactions, sa façon d'être... Il avait l'air de croire qu'il était encore un matou tout mignon sur quatre pattes. « Tu peux dormir là si tu veux, un peu de compagnie ne me ferais pas de mal... » Je passais mes journées dans mes dossiers comme un rat de laboratoire afin de trouver réponses à mes questions et surtout pour sortir Harrison de ma tête. Je sentais qu'il devait être partagé entre l'envie de dormir ici dans ce bon canapé douillet et de prendre la fuite à cause de ma capacité. Il est vrai que la première impression que je lui ai donné de ma capacité n'était pas des plus délicates. « Sache que tu es libre de faire ce que tu veux, en tout cas ça ne me dérange pas ! » Je ne sais pas pourquoi, mais je commençais déjà à m'attacher à cette boule de poiles à deux ou quatre pattes.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.    Jeu 7 Fév 2013 - 23:55
    John accepta l'aide de Krista avec reconnaissance et une certaine timidité, pas encore tout à fait confiant et remis de l'agression précédente. Il était un petit chat fragile, lui ! « Est-ce que ça va ? Je ne t'ai pas blessé ? » Il secoua la tête négativement. Non, non ça allait. D'un point de vue purement technique, peut-être aurait-il une bleu, mais cela ne lui vint pas à l'esprit : son corps avait déjà estompé la douleur, et peut-être, comme cela lui arrivait souvent, n'aurait-il pas le moindre hématome. De toute façon, s'il en avait un soit, il ne le remarquerait pas, soit il ne se rappellerait plus sa provenance. Vilain corps qui joue des tours. Vilain, vilain. On le punirait. Ou pas, puisque cela ne servirait à rien.

    John finit de se détendre en entendant le rire de la jeune femme – mélodie ô combien joyeuse et rassurante – et son invitation : « Je t'en pris Bandit, sert toi ! » Il n'attendait plus que cela ! Enfin, jusqu'à ce que la question de l'eau et du chat arrosé ne ressurgissent; la blonde le regardait avec des yeux grands comme des soucoupes, alors que lui, lui retournait plutôt un regard légèrement inquiet. « Euh...C'est que... ! » Hu ? John avança un peu le museau, attendant une réponse et une explication un peu rassurante, alors que son hôte lui donnait tous les signes du contraire. Il était un peu tendu sur sa chaise, mais la situation s'inversa soudainement, alors qu'elle semblait gênée.

    Le matou n'aimait pas ça. D'habitude, lorsque les gens font un genre de tête stressée – sentiment dont il avait appris par coeur les symptômes : lèvres mordillées, cheveux triturés, pieds qui gigotaient, joues un peu rouges et regard qui divague - il réglait le problème en employant la manière forte : un câlin. Il sautait sur les gens pour les agresser d'un câlin, d'un contact physique dont il avait envie et besoin pour annuler cette gêne et ce malaise qu'il ressentait soudain dans la pièce.
    Mais là, il y avait une table entre eux, c'était plus complexe. Il allait renverser quelque chose et encore se faire arroser. John cacha ses mains sous ses fesses, s'empêchant de trop gigoter et d'aller se pendre au cou de la jeune femme: il se contenta de l'observer avec de grands yeux interrogateurs, jusqu'à qu'elle prenne la parole : « C'est un peu compliqué... tu as déjà entendu parler de personnes ayant des capacités...comment dire...spéciales ? » John inclina la tête sur le côté, plissant les yeux. L'une de ses mains fit sa réapparition alors qu'il se frottait machinalement la nuque, réfléchissant à toute allure. Eeeeh... Tout dépendait, en fait.

    « - Ça dépends... Spéciales comment ? »

    Non parce que le fait qu'il soit un chat, qu'il connaisse quelqu'un avec des ailes de poulet ou que Sky ait un chien-robot... il ne voyait pas trop en quoi cela été spéciale : cela faisait partie de la vie de tous les jours, non ? Ce qui était étonnant c'était la capacité de Vic a utiliser un ouvre-boîte pare exemple. Ca c'était spécial ! « Non parce que, je suis de ce genre de personnes...MAIS N'AI PAS PEUR ! Je ne te ferais aucun mal maintenant ! C'est juste que quand j'ai peur, parfois je ne le contrôle pas » Le genre de personnes à être spécial ? Et qui faisait peur ? Ou alors qui ne faisait pas peur ? Non, vraiment, c'était … compliqué. Trop pour John peut-être. « Tu peux avoir confiance en moi, je te l'assure ! » D'accord. Le tempérament de John était partagé entre la méfiance farouche d'un animal sauvage et la confiance stupide d'un chaton en manque d'affection. Alors du coup, il ne savait plus trop comment réagir. Il acquiesça sagement, presque docilement, alors que tous ses neurones étaient employés à la lourde tâche de mettre tout cela en ordre et de dégotter la pièce manquante du puzzle. Il y avait quelque chose de caché derrière les paroles de la jeune femme : De l'eau. Des gens avec des capacités. Elle avait une capacité spéciale. Mais ilne devait pas voir peur. De l'eau. L'eau venait de sa capacité spéciale ? C'était elle qui l'avait arrosé avec des euuuh... capacités spéciales bizarres qui faisaient peur ?

     « - Oh . »

    Voilà la petite onomatopée qui franchit les lèvres, concluant sa réflexion intense : il avait trouvé la clé du mystère et ce que les paroles de la jeune femme signifiaient. Il était fier. En récompense, il se dépêcha de finir son lait chaud, alors qu'elle se détourner pour aller chercher quelque chose. John attendit qu'elle revienne vers lui, farfouillant dans les épis de ses cheveux d'une main, encore chiffonné par l'un des sous-entendus des paroles de la « femme aux capacités spéciales aquatiques »

    « - Tu as eu peur ? De quoi as-tu eu peur ?»

    John venait de verbalement sauter sur la jeune femme, soudain titillé par une association d'idées : eh bien oui, elle avait dit qu'elle perdait le contrôle de sa spécialité lorsqu'elle avait eu peur... ça voulait dire qu'il avait été tout mouillé, parce qu'elle-même était effrayée ( alors que ça l'avait effrayé à en mourir lui aussi, hein, il avait détesté ça et son coeur avait battu une de ces chamades... ) … Oui mais par quoi ? Parce que, aux yeux de John, les seules choses effrayantes de la pièce c'étaient les restes de traces d'humidité, hein !

    « On ne fait pas plus douillet dans tout New York ! » John éclata d'un rire joyeux, tandis que ses yeux pétillaient de joie rien qu'à la vue de la couverture, qui avait l'air bien confortable, tout comme il aimait. Il posa précautionneusement le mug sur la table et pivota sur son siège pour se tourner vers elle, à la fois avec un air audacieux – la proposition était plus qu'alléchante – et avec une lueur encore un peu craintive au fond des yeux.

    « Attention, je suis un expert en canapé et en choses douillettes, je peux vraiment dire si c'est le meilleur de New York !»

    « Tu peux dormir là si tu veux, un peu de compagnie ne me ferais pas de mal... » Noooon, la compagnie c'est bien ! C'est super bien ! John était tout à fait ouvert à l'idée de lui tenir compagnie, il l'aimait déjà ! Enfin, si on oubliait le premier mauvais contact... Qui était en fait d'ors et déjà oublier, l'esprit névrosé de John n'ayant aucun problème à sauter d'une attitude à l'autre: les chats étaient de toute manière, fort doués pour cela. « Sache que tu es libre de faire ce que tu veux, en tout cas ça ne me dérange pas ! »

    « - Je peux faire ce que je veux ? Même un câlin ?»

    Surtout un câlin: le précédent avait été brutalement interrompu avec de l'eau. Le mutant sauta sur ses pieds et vient s'approcher d'une longue enjambée, presque bondissante, de la jeune femme : sans transition ou presque il vint l'enlacer, quémandant un câlin avec un enthousiasme tout félin. Non, il ne réalisait pas à quel point le fait qu'un homme adulte, tout juste venu par la fenêtre, prenne dans ses bras une jeune femme, puisse apparaître comme bizarre et désagréable, il voulait juste un câlin. Parce contre, il réalisa que la menace de l'eau était peut-être toujours aussi présente, et s'écarta aussi vivement qu'il était venu, un peu inquiet. Cela ne la dérangeait pas, hein ?
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Ce n'est pas parce qu'on entre par effraction, qu'on a pas le droit à un câlin.

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