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'Cause someone's out there, sending out flares | Wanda & Bucky

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Bucky J. Barnes
Marvel Knights
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Winter Soldier
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MessageSujet: 'Cause someone's out there, sending out flares | Wanda & Bucky   Jeu 2 Mar 2017 - 20:50
♣ Statut du sujet :Ft. Wanda  
♣ Date du rp : Début mars 2017
♣ Météo & moment de la journée : On est à l'intérieur :o:


Wanda Maximoff & Bucky Barnes
'Cause someone's out there, sending out flares
Did you break but never mend?
Did it hurt so much you thought it was the end?
Lose your heart but don't know when
And no one cares, there's no one there
Les doigts métalliques du Winter Soldier insérèrent la longue suite de chiffres, 16 exactement, sur le vieux code, près de la porte. Il n’y avait pas la moindre hésitation dans ses gestes. On aurait demandé à Bucky de répéter les mots, il vous aurait regardé un long moment les yeux vides, dans le vague, avant d’être capable de les faire émerge – ô, si docilement – de sa mémoire inconsciente. Il savait ce code c’était tout. Il savait que cette série de chiffres correspondait à cette latitude, cette longitude. C'était gravé dans son cerveau, comme une série de termes, incohérents qui lui servaient de chaînes, ou comme la succession des pièces pour assembler un AK-47, les différentes « safehouse » du monde entier, les points faibles des différents Avengers, comment imiter les différents accents de chaque portion des Etats-Unis, parler Russe comme un sibérien né au fin fond de la toundra. Le genre de savoir dont il ne pourrait jamais se débarrasser, et dont la provenance lui retournait l'estomac, le laissant bien souvent accroché à la cuvette des wcs au beau milieu de la nuit.

Il avait été stationné ici, oh il y a longtemps ; Avant sa dernière mission, celle qui l’avait amené à se retourner contre ses créatures. Il ne savait pas quand. Il ne savait pas si elle était toujours active. Il ne savait pas ce qui l'attendait derrière la porte. Il ne savait pas s'il refranchirait cette porte avec une âme. Mais certaines fois, se salir les mains et se conduire comme un idiot de Rogers en valait la peine. Plus, il était plus dangereux que ce qui l'attendait à l'intérieur.

La porte coulissa souplement et le Winter Soldier se glissa avec des pattes de velours à l'intérieur du complexe. Deux cibles. Son coude étouffa le cri du premier, tandis qu'il étranglait de sa main de fer l'autre, avant de saisir celui qui reprenait son souffle pour lui tordre défintivement le cou. Le Winter Soldier releva lentement le visage des deux corps au sol pour observer le couloir qui lui faisait face. Silence. Vide. Quelques faibles lumières de secours. Il posa doucement son pouce métallique sur la branche des lunettes de combat qu'il portait. Oh, il n'avait pas pu se forcer mettre le masque la muselière d'Hydra. La poser sur son visage... Il avait essayé et fini en position latérale de sécurité sur le sol de sa chambre en moins d'une demi-seconde, JARVIS tentant de le rappeler à la réalité. Mais il avait remis ses lunettes, améliorées par Stark - les avantages tactiques de ce genre de « lunettes » étaient réels après tout : vision infrarouge, vision nocturnes, zoom, calculs des distances  et densités, etc etc...  Sa vision améliorée indiquait toujours le néant, mais au moins il y voyait alors qu'il s'avançait dans le couloir. Ses lourdes bottes ne faisaient pas un bruit, pas plus que le frottement de son équipement, son bras d'un silence complet depuis les dernières retouches Stark Industries – pardon. La création d'un nouveau bras made in Stark Industrie. Etrange toujour, à penser. « J'ai acheté un nouveau bras, l'ancien était défectieux. »

You are the fist of Hydra. Le Winter Soldier s’en moquait. C’était en direction de Barnes que ses handlers mentaient, dessinant un monde rose, des idéaux tordus auquel le soldat pouvait se plier. Il avait besoin de croire qu'il se salissait les mains pour que d'autres dorment tranquille, même si ses mains étranglaient et brisaient et frappaient, par automatisme. On lui avait dit qu'il était russe, que les amerloques étaient les méchants, qu'il n'était qu'un patriote faisant son devoir. Puis on avait cessé d'employer le russe et on l'avait déplacé, sans cesse. A l'époque, il ne questionnait pas l'objectif de ces handlers. A présent qu'il avait un peu de recul, et toujours hantant sa mémoire, les meurtres, les opérations sous couvertures, les interrogatoires, les codes, les plans, les bases, les missions, les vols, les infiltrations... Un plan tentaculaire se développait lentement. Bien plus grand qu'une « simple guerre froide » , comme un écho à l'HYDRA qu'il avait combattu durant la guerre. Une organisation terroriste extrêmement bien dotée et organisée, a minima. Steve n'était pas sûr de le croire. Barnes ne pouvait pas l'en blâmer, il n'était pas certain de ses propres souvenirs. Ils n'arrivaient pas à trouver de preuves que certains étaient arrivés. La plupart manquaient de lieux, quasiment tous de dates, de noms. Des visages aux yeux écarquillés qui ne se sentent pas mourir et le froid, toujours le froid et la haine de soi, la terreur. Sauf qu'il pouvait suspecter un complot qui datait d'il y a quarante an que ça serait pareil.

Alors il avait repris son équipement du Winter Soldier pour la première fois depuis l'évacuation de New York. Grenades, couteaux, le Baby Eagle offert par Steve à son retour, deux autres armes de poing et son éternel fusil dans le dos. Puis, il avaitquitté le manoir Stark dans une discrétion absolue, à moto. Sam Wilson, bien que ça coûte à Buck little shit de l'admettre à voix haute, avait raison. Il ne pouvait pas rester à se morfondre. Parce qu’il ne savait rien faire d’autre.  Parce que tout le monde s'en foutait, parce que personne ne le ferait à sa place. Parce que personne ne comprenait – James était content qu'ils ne comprennent pas ce qu'il avait vécu, ce qui l'effrayait. Il ferait tout pour que ça reste ainsi.

Ils étaient toujours là, dehors.
Tout comme lui.

Et il les traquerait un à un. Il rencontra un autre agent qui ne fit pas plus de bruit en mourrant, le crâne explosé contre une paroi de beton. Il progressait d'un pas silencieux et fantômatique. Un couteau de combat en main. Explorant l'infrastructure jusqu'à pénétrer dans une grande salle. Encombrée de machines d'horreurs, de quelques caisses. Pas de soldats, en apparence. Mais d'autres portes blindées, fermées, un second couloir. Il n'aimait pas les ouvertures multiples. Barnes resta immobile un instant, la respiration calme sous ses mèches sombres, ses battements cardiaques stables. Oh il était fier de ses progrès, rentrant dans le moule du Winter Soldier pour servir ses propres objectifs. Il donnait la mission. Quelqu'un. La colonne vertébrale de Barnes se tendit légèrement, aux aguets alors qu'il retournait le couteau entre ses doigts, attendant la cible.



To know what they did to you, it would break your captain's heart.

My dreams are the worst I've ever had. Images of the Winter Soldier fold in on each other... I see things I forgot happened... Like a door unlocking in my mind... Torture... Slaughter... And training others in their use... So much horror... I wake up vomiting


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Wanda Maximoff
Hydra
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MessageSujet: Re: 'Cause someone's out there, sending out flares | Wanda & Bucky   Mer 22 Mar 2017 - 18:23
Bucky
&
Wanda
'Cause someone's out there, sending out flares
Wanda ma douce, essaie encore.
J'en peux plus... ça fait des heures que vous me faites refaire le même exercice encore et encore et j'en peux plus.

La gifle me prend par surprise, sèche et violente, et assez gentille pour attendre le moment où je tombe à genoux pour commencer à avoir mal. Dans un gémissement silencieux je porte la main à ma joue, encore sonnée, alors qu'une explosion de douleur me fait voir des étoiles et siffler mes oreilles. Et en passant ma langue sur mes lèvres, je sens le goût metallique du sang. Espèce d'enfoiré. Le souffle court je lève des yeux rouges de haine vers lui, encore à moitié à genoux sur le sol en béton nu de la salle d'entraînement.


Cesse de contester mes ordres. Je dis, tu fais, un point c'est tout.
Vous savez très bien que mon pouvoir est pas infini, et que quand je l'utilise trop il s'épuise! Comme une batterie qui s'est vidée!
Ne hausse pas le ton avec moi Wanda, sinon tu sais ce qui va t'arriver.
Si je vous dit que je ne PEUX PAS! Vous entendez? JE PEUX PLUS!


Des larmes de fatigue et de colère roulent sur mes joues fatiguées. Ca fait des heures qu'il me torture, ça fait des heures qu'il joue avec moi comme un rat de laboratoire, me faisant courir encore et encore dans un labyrinthe, sauf que moi je n'ai pas l'espoir d'un bout de fromage. Un pantin, une marionnette, un jouet entre leurs mains couvertes du sang de tellement d'innocents. Une esclave. Rien du tout à leurs yeux. Et là je le cherche juste pour le provoquer. Parce que j'en ai assez, je me sens vide, épuisée, et je tiens à peine sur mes jambes. Depuis des heures je n'ai rien mangé, je n'ai rien bu et je n'ai pas eu de pause. Je veux que ça s'arrête. Je veux me reposer et avoir ma paix, loin de lui, loin de tous ceux-là, loin de toutes les horreurs qu'ils m'ont faites faire et celles qu'ils envisagent de me faire faire. Je ne veux pas y penser. Je veux juste être seule, ou avec Pietro. C'est tout. C'est tout.


Eh bien si tu es si fatiguée ma petite Wanda, on va aller te faire dormir...


Je ne dis rien. Ca ne sert à rien. Je suis totalement soumise à leur volonté à cause de cette foutue puce qui m'oblige à faire ce qu'ils m'ordonnent et je sais ce qu'ils sous entend par là. Ils vont me foutre dans une camisole et m'abrutir de médocs jusqu'à la prochaine fois où ils auront besoin de moi. Là ils baisseront la dose, me feront ''revenir'' et ça se reproduira encore et encore comme un manège sans fin. Un manège qui fait hurler et pas rire... Deux gardes me forcent à me remettre debout et m'entraînent dans ma chambre. Enfin chambre... des parois de verre ou des barreaux dans un couloir avec d'autres comme moi, des sujets d'expérience, des cobayes, des pantins... A peine la porte franchie je vois un type en blouse blanche s'approcher de moi et j'ai à peine le temps de sentir la piqûre que je ferme déjà les yeux.


Quand je les ouvre un peu plus tard, je suis sur mon lit, en chemise de nuit, et on m'a passé ma camisole. Je soupire et après avoir regardé un long moment le plafond que je connais que trop bien, je me rendors, me réveillant, me rendormant... pour me reposer et aussi occuper ce temps qui passe beaucoup trop lentement ici... comme si chaque seconde pesait un siècle. Une fois reposée je m'assieds, poussant du bout du pied la seule chaise jusqu'à la vitre qui me sépare du couloir. Un long tube de béton sale et usé avec le logo d'HYDRA qui se répète de loin en loin, des gyrophares au plafond et des hauts parleurs qui aboient des ordres de temps à autres. Mon univers. Tout mon univers quand je suis ici et pas en mission ou à l'entraînement... Le regard vide, j'observe ceux qui passent, vont et viennent. C'est ça ma vie à présent, ma routine. Observer et faire ce qu'on me dit. Commencer à oublier ce que veut dire penser par soi-même et pouvoir aller où je veux. C'est loin... même si un espoir se dessine, espoir avec cette magicienne d'Asgard qui a infiltré nos locaux, mais je ne sais pas encore si elle est sérieuse, ou pas, si elle m'a menti, ou pas, et si elle va vraiment m'emmener. Ou pas.


Puis d'un coup, toujours vaseuse à cause des médicaments ,et mes mains encore plaquées contre ma poitrine et noués dans le dos, je tends l'oreille. Quelque chose se passe. Des coups, de loin, des gémissements de douleur... Qu'est-ce qui peut bien se tramer là dehors? Les bruits se rapprochent. Quelqu'un est là. Quelqu'un qui n'est pas de HYDRA. Je me lève, posant mon front contre la vitre pour mieux voir, même si mes jambes ont encore du mal à me porter. Et je vois la silhouette qui se dessine. Une armoire à glace aux cheveux bruns jusqu'aux épaules, tout habillé de cuir noir. Un mercenaire. Un guerrier. Qu'est-ce qu'il fait là? Qu'est-ce qu'il recherche? Oh oui noir vengeur, tue le baron, tue Rumlow, tue tous ces enfoirés qui pullulent ici... Tue-les et rends-moi ma liberté. Notre liberté, à nous tous les cobayes...



De ma cellule je vois les deux côtés du couloir, et alors que j'observe le nouveau mettre un garde au tapis, un autre type se dessine venant dans l'autre sens. Ils vont se rentrer dedans et je ne sais pas qui des deux aura l'avantage. Quelques secondes passent, chacun marchant à pas décidé alors que mon coeur tambourine dans ma poitrine et mes oreilles. Je dois faire quelque chose. Je dois l'aider...le vengeur. Il ne peut pas faire pire que ce qu'ils m'ont déjà fait de toute façon... Alors... Plissant les yeux, je concentre mon pouvoir, enfin le peu que je peux maîtriser, sans l'usage de mes mains et rendue groggy par les médicaments. Allez...allez mes serpents rouges...aidez-moi. Aidez-le... Allez...allez... J'ai les yeux presque clos, le souffle court alors que j'arrive à répandre un brouillard écarlate devant ma cellule, qui empêtrera le garde comme une mouche dans une toile d'araignée. Et pour ce soir je serai la veuve noire... Allez viens...viens...approche...approche...



Ca y est. Je le stoppe, embrumant son esprit juste assez pour qu'il se tienne tranquille, et immobile, le temps que le soldat le neutralise. Il a l'air surpris quand il le voit, planté là comme figé, une statue trop ressemblante pour être vraie, et son regard se pose ensuite sur moi. J'ai un pâle sourire à son encontre, accompagné d'un petit signe de tête pendant que je tiens toujours l'autre dans mes filets.

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Bucky J. Barnes
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MessageSujet: Re: 'Cause someone's out there, sending out flares | Wanda & Bucky   Dim 9 Avr 2017 - 11:28
Wanda Maximoff & Bucky Barnes
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Toutes les bases se ressemblent. Le temps, les règnes, rien ne semble jamais vouloir percer les murs antiatomiques. La nausée de Barnes est donc toujours persistante – fuir ou combattre, voilà à quoi se résume l’instinct de survie. Il avait perdu ce combat des centaines des fois – il aurait dû fuir.  Et il était de retour dans ce guêpier alors que tout lui hurlait qu’il ferait mieux de tourner les talons – pour lui, pour le monde. Pour les fantômes qui escortaient ses pas.

Un soldat qui croit pouvoir le surprendre, le frisson dans son dos. Le Winter Soldier le laisse venir, attentif au bruit de ses pas avant de se retourner sur les talons, son bras métallique tendu, prêt à heurter le plexus de sa cible – le repousser, gagner un temps pour se mettre en position et l’abattre comme les autres. Il refusait de leur laisser assez de temps ou de souffle pour murmurer à son oreille. Il refusait tout aussi farouchement de se laisser toucher – à nouveau – par eux. Déposséder de sa peau, manipuler comme une poupée, leurs mains. Il marque la surprise à ne rencontrer que le vide, l’homme a été retenu avant de tirer dans le dos de Barnes, avant de le heurter. … Retenu. Littéralement, figé et immobile comme une marionnette tenu par des filaments rougeoyants. La vue lui file la nausée, mais il fait jouer le couteau dans sa main pour changer la position tandis qu’il chercher la personne responsable des yeux, sans bouger la tête d’un pouce.

Il y a une cellule de verre, transparente – est-ce qu’elle était déjà là de son temps ? Il y a une fille, dedans, d’où sortent les serpents grenat. James trouve qu’elle ressemble à une enfant. Le combattant en lui, plus froid et plus rationnel et passé par quelques décennies de tortures et d’expérimentation, rectifie l’affirmation. Objectivement trop vieille pour être encore une enfant, l’âge qu’il devait avoir au front, ou plus vieille même. Sans doute trop dangereuse pour être qualifiée d’enfant. Le temps est suspendu un instant en même temps que les battements de cœur de Barnes.  Est-ce que c’est une hallucination ? A-t-il déjà tué la gamine autrefois ? Est-ce un piège ? Ils ont fait ça, avant – et un instant, la folie frôle son esprit, menaçant de tout faire s’écrouler comme un château de carte. Revenu case départ, tout ça n’était qu’un rêve de cryo.
Puis, succède la fureur.

Il le tue, un coup de poignard dans la gorge, là où sa combinaison ne lui est d’aucune utilité. Il le laisse tomber ou rester immobile…retenu. Il a un signe de tête à son tour lentement et pivote sur ses talons. Il tourne à demi le buste vers elle, pour la regarder, puis s’approcher de la cellule avant de s’immobiliser et de lui faire signe d’attendre. Il change d’avis. Du même pas dénué de la moindre hésitation, il va pour bloquer la porte, déplaçant l’un des engins (de torture ?) proche pour le placer devant. Il leur faudrait être plusieurs hommes pour déplacer la porte – et à ce moment-là, il s’occuperait d’eux. Tôt ou tard il s’occupera d’eux puisqu’il compte faire place net, ne plus laisser que des corps entre ses murs, que la base soit leur tombe.
Il vient se planter devant la glace, relevant un peu la tête pour l’observer, ses bottes figées dans le sol, la posture prête à parer ce qui pourrait venir. Combattant au repos.

« - Prisonnière ? » Pourquoi du russe ? Bucky. Tu n’es pas russe, tu ne l’as jamais été et pourtant c’est cette langue qui passe ses lèvres en premier. Il est un peu perdu dans le temps entre les flashbacks et souvenirs lancinants et la vision irréelle, impossible devant lui. Il n’est pas censé parler durant les missions d’élimination.
Pourtant la vue de la jeune femme brise le masque impassible qu’il s’était forcé à afficher et c’est le visage défait de Bucky qui est visible derrière ses mèches. Le sourire esquinté, épuisé de la jeune femme lui rappelle ses joues creuses et son regard fantoche. D’être prisonnier de son propre corps, d’entendre leurs voix, de courir pour toujours dans ce labyrinthe. L’absence de larmes dans ses yeux desséchés par la cryogénie. Elle porte une camisole, qui emprisonne ses mains, renforce sa silhouette apparemment inoffensive, son teint maladif. Elle est faiblarde, pleine de médocs jusqu’au nez. Descendre d’un putain de manque médicamenteux en plein Sibérie, il avait cru mourir, voulu mourir. Fut mort sans doute pendant quelques instants, il avait bien vu une Valkyrie.

Oh temps suspend ton vol. Ils n’ont pas encore vu ce qu’il a fait – trop silencieux. Mais le premier cadavre a du être aperçu. Et il ne repartirait pas sans les avoir tous tuer.  On dirait un conte de fée écrit par un agent d’Hydra particulièrement tordu. Le chevalier noir et la princesse dans sa tour d’air, dans sa prison invisible – bien sûr que non, jamais, et le souffle de Bucky se coupe un instant. Il n’est pas un preux chevalier, tout juste un type à la recherche d’absolution. Et elle n’est pas une princesse en détresse – juste un cobaye, comme lui. Ou pire. Elle est un accroc dans la mécanique bien huilé du Winter Soldier revenu mordre les mollets de ses maîtres. Parce qu’il est très clair qu’il ne peut pas détourner le regard alors qu’il murmure en anglais, entre ses dents – oh si furieux envers ces enfoirés.

« - Tu n’es pas un soldat. »

Ni comme lui, ni comme Steve. Ni comme Natasha encore moins comme Natasha. Alors quoi ? Est-elle juste dans son esprit ? Amie, ennemie ? Elle a l’air faible, d’une princesse battue à mort, mais il a vu ce qu’elle était capable de faire, le feu dans son regard, les filaments…  Il la considère à quelques mètres de la cellule, sans s’approcher, sur ses gardes, tandis que machinalement il range son couteau dans son étui, repose le poids du corps sur une jambe.


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Wanda Maximoff
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MessageSujet: Re: 'Cause someone's out there, sending out flares | Wanda & Bucky   Jeu 1 Juin 2017 - 20:34
[quote="Wanda Maximoff"]
Bucky
&
Wanda
'Cause someone's out there, sending out flares
Un sauveteur ? Un intrus ? Les deux ? Que vient faire ce nouveau venu vêtu de noir ? Pourquoi et comment s’est-il introduit dans le bastion sacré de HYDRA ? Pendant quelques secondes je ne fais que l’observer de loin, je remarque sa précision diabolique, ses coups précis et secs, faits pour tuer, faits pour immobiliser vite et bien. Il est plus qu’un soldat, il est plus qu’un militaire. Il est une arme à lui tout seul, tranchant et acéré, comme son regard. Ses yeux sont de glace, une glace tranchante, comme des diamants qui coupent si on essaie d’y porter la main. Il a le regard froid de celui qui a vu bien trop de sang pour en être encore étonné, ou affecté. Il a dépassé mon stade, où chaque vie que j’ai prise, chaque victime me hante, et leurs visages, la liste de mes mauvaises actions danse devant mes yeux une fois la lumière éteinte ou quand on m’abrutit de médicaments pour me faire tenir tranquille. Il est seul, totalement seul, sans équipe, sans soutien. Pourquoi ? As-tu peur de mourir noir vengeur ? La réponse est sûrement non, car il faut avoir bien peu à perdre pour se jeter comme ça dans la gueule du loup, ou plutôt de la pieuvre, une créature bien sournoise aux tentacules qui repoussent toujours, et qui peuvent serrer à étouffer…

Pourquoi es-tu là ? Venir seul pour une équipe de sauvage est plus discret, mais bien trop risqué. N’importe qui de censé ne s’y serait pas lancé seul, mais aurait rameuté une équipe, petite certes, mais trois têtes et six bras valent mieux qu’une seule. D’ailleurs en parlant de bras… Il lui en manque un. Je ne m’en suis pas aperçue tout de suite à cause de ses manches longues, mais le bout de ses doigts brille d’un éclat d’acier et ce n’est pas un gant. Brusquement je me souviens… J’ai entendu des légendes ici, à la base, des histoires comme celles qu’on raconte aux enfants le soir pour leur faire ranger leur chambre ou manger leur soupe, celle d’un soldat de la seconde guerre qu’on aurait récupéré, un ami de Captain America qu’on aurait gardé ici, et qui aurait servi de cobaye. Un pantin dont on aurait lavé le cerveau, encore et encore, et qui serait devenu le jouet docile de la pieuvre, jusqu’à ce qu’il fuie. Alors il existe et c’est une vraie histoire … je l’ai devant les yeux et je l’admire comme on admire une panthère noire au zoo et on est fasciné par sa soif de sang…


Pourtant sans trop réaliser ce qui m’arrive le voilà près, encore plus près de moi, et menacé par un garde que lui ne peut pas voir, car dans son angle mort. Et je l’aide, moi la sorcière rouge prisonnière dans son bocal de verre et bourrée de médocs alors que je pourrais faire sauter toute cette base si j’utilisais mon pouvoir au bon endroit et sur les bonnes personnes. Je fige un garde, le maintenant dans une de mes illusions que j’ai eu le temps de perfectionner depuis le temps, et croise enfin le regard du Soldat de l’Hiver…


Puis une seconde plus tard le garde retombe sur le sol, son sang bouillonnant de sa gorge tranchée alors qu’il agonise dans un affreux gargouillis. Il n’était pas trop mauvais, et n’a jamais essayé de me faire du mal lui alors… j’habille ses derniers instants d’un beau souvenir que je créé de toute pièces, la mer, des bateaux et les mouettes qui piaillent, avec un beau vent salé qui caresse son visage. Puis l’étincelle de vie s’échappe et ne reste qu’un tas de chair sanguinolent. Le souffle court je lâche mon pouvoir qui se disperse comme une fumée chassée par un coup de vent. Nos regards se croisent et je n’arrive pas à lire en lui. Curiosité ? Inquiétude ? Méfiance ? Je ne sais pas. Il est un lac trop trouble et je suis trop loin pour lire dans son esprit. Puis il parle. Du russe. Je connais le sokovien mais pas le russe…et sans doute qu’il doit le comprendre car après quelques secondes il reprend, en anglais cette fois et avec l’air en colère. En colère contre qui ? Moi ? Lui ? Quelqu’un d’autre ? Je n’en sais rien. La seule chose c’est qu’il énonce un fait, qui claque comme un coup de fouet.


« Non… je suis leur jouet… Ils me forcent à rester ici et à faire ce qu’ils veulent… »


Il reste là planté en face de moi, de l’autre côté de la vitre. Il pense, mais je ne sais pas à quoi. Est-ce qu’il me juge ? M’évalue ? Réfléchis s’il va m’aider ou me laisser croupir ici ? Je me mords la lèvre et me rapproche un peu de la vitre, tenant un peu mal sur mes jambes.


Je suis une mutante… mais…depuis des mois ils m’ont implantée une puce dans la tête. Et cette puce m’oblige à faire ce qu’ils m’ordonnent. Je…peux pas dire non. Je suis obligée de leur obéir et ils me font faire…des choses horrible. Du mal… du mal à plein de gens…


Mon souffle s’accélère alors que des larmes commencent lentement à rouler sur mes joues pâles et fatiguées.


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HRP : Toutes mes excuses vraiment! Entre le taff, le déménagement et ensuite un long moment sans le net je réponds seulement. J'ai honte mais voilà, j'espère que ça ira!
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