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Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]

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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]   Lun 24 Avr 2017 - 12:54
Cycle of Life
♣ Statut du sujet : Privé ft. Tommy M. Summerfield

♣ Date du rp : 3 Avril de la présente année.

♣ Météo & moment de la journée : Il fait beau, clair, splendide, un soleil incroyablement présent et une brise très légère, presque inexistante. On pourrait se croire en été si ce n'était les bourgeons qui sont loin d'avoir encore éclos.

♣ Autre : Nous sommes autour de l'étang à l'eau pur d'Ashitaka, dans les hauteurs, on peut distinguer une cabane en bois entre les branchages.




Cycle of Life
"drink, there's nothing to be afraid"


Le soleil était haut dans le ciel, en cette belle journée de printemps comme il y en eut des milliers dans le millénaire. C'était toujours agréable à sentir. S'allonger sur les bras des arbres, et sentir les pointes de soleil sur la peau nue et la fourrure bien nettoyée. Les ombres des feuillages ne laissaient pas réellement la place à une belle plage de lumière, mais ce n'était pas grave, car bronzer n'était certes pas l'objectif principal de notre bouc. La queue frétillante alors qu'il s'étendait de tout son long, poussant un petit grognement de contentement, Ashitaka écoutait la nature se repaître du calme et du bonheur d'être enfin laisser tranquille. Aucun être humain ne venait se promener proche de ses frontières et les familles entières restaient sur les chemins prévus à cet effet. Les animaux étaient libres d'errer à leurs guises, et ainsi faire se poursuivre le long cycle de la vie. Les oiseaux roucoulaient dans les branchages, à se faire de petits nids en amoureux. Les lapins couraient de terriers en terriers pour aller récupérer des carottes dans le potager du Dieu de la Nature, à quelques dizaines de mètres de sa cabane dans l'un des arbres les plus vieux de la forêt. Les biches et les cerfs faisaient également leurs vies, mais il y avait beaucoup trop d'espèces dans cette forêt pour en faire une parfaite liste exhaustive. Et Ashitaka en était heureux. Peu de choses le rendaient aussi jouasse que la simple silence d'une Terre sans la cacophonie technologique humaine. Ils étaient devenus fous.

Durant la matinée, il n'avait évidemment pas manqué son tour d'inspection, vérifiant les rebords de son territoire et terrifiant quelques gamins qui jouaient près d'un précipice. Ce n'était pas parce qu'il ne les aimait pas qu'il allait leur faire du mal, bien au contraire. Puis soyons honnête, si jamais des gamins tombaient ici, il y aurait alors tout une opération de recherche, des dizaines d'humains ratissant honnêtement la forêt pour les retrouver. Qu'aurait-il pu faire alors ? S'il ne les laissait pas passer, on le prendrait automatiquement pour un assassin, ou un kidnappeur d'enfant. L'idée lui donnait des frissons de dégoûts dans tout le corps, heureusement qu'il les avait donc écarté à temps de la roche meuble. Ce fut à peu près la seule chose sortant de l'ordinaire que le faune avait du faire. Revenant donc de sa garde, ce fut presque tel un saut de la foi qu'Ashitaka se laissa tomber dans l'eau. On oubliera toute la grâce possible pour bien éclabousser tous les pauvres observateurs, petite pensée aux serpents albinos qui fuirent dans les buissons en sifflant qu'ils n'aimaient pas être trempés. Se prélassant dans son petit bain réchauffé par les lueurs du soleil qu'il avait bien fait attention à diriger en direction de son propre petit plaisir, Pan se nettoya les sabots avec attention. Ce n'était pas car on était un Dieu asocial et caché qu'il fallait ne pas faire attention à son apparence. Il aimait que ses sabots soient bien lustrés. Si seulement il avait encore ces produits de cosmétiques asiatiques qui faisaient des miracles avec les cornes.

Le petit étang était d'une eau claire et transparente, scintillante à la douce lueur de l'astre solaire. La source de l'eau coulait à travers une tendre cascade, provenant certainement d'une montagne non loin. S'évertuant à un cycle infini, l'eau de l'étang repartait dans un courant de rivière, s'agrandissant à plusieurs centaines de mètres de là pour rejoindre un véritable fleuve. Si le liquide repartait se salir dans l'eau commune, celle qui descendait de la montagne était d'une telle clarté que nombreux furent là à lui prêter des denrées curatives. Et même s'il était vraiment qu'une eau propre aidait toujours mieux à nettoyer les plaies qu'une eau sale, ce n'était clairement pas la cicatrisation magique que tout le monde semblait attendre. Dans toute sa fierté, Ashitaka se refusait à réfuter la légende, songeant que ça rajoutait un peu de folklore à sa propre réputation. Mais d'une autre, il ne pouvait pas dénier le fait que cela apportait son lot de curieux qu'il fallait faire fuir. Déchiré entre ce constat, le faune s'était décidé à ne rien faire. C'était donc après cette petite baignade bien méritée qu'il sauta de sa cabane jusque dans les plus hautes branches, se séchant tranquillement en savourant sa solitude. Mais tandis que les évènements de sa matinée lui revinrent en tête, un pygargue vint se poser sur l'une de ses cornes et lui souffler l'information qu'une personne s'était mis à entrer profondément dans le territoire. Et que s'il n'était pas monté comme un inconscient tout en haut de l'arbre, il aurait pu avoir l'information plus rapidement de la part de ses serpents de compagnie, qui ont du risquer leurs vies et se faire attraper par un rapace histoire de faire passer le message, rapace qui les a donc aussitôt relâché pour accomplir sa quête. Quel organisation.

Il était effectivement déjà trop tard, car alors qu'il descendait dans l'obscurité de sa cabane dans les bois, dont on pouvait voir l'étang, Ashitaka put déjà voir l'ombre d'un jeune homme s'approcher de l'étang. Jamais quelqu'un ne s'était approché aussi près de l'épicentre de son territoire depuis la Purge. Quel idiot il avait été de perdre sa garde devant une hypothétique excellente journée. Il resta silencieux mais s'empara de son bâton de berger, observant ce qu'il était venu faire là. Malencontreusement, il faut croire que le saut qu'il fit des hautes branches jusqu'à plancher de sa cabane ait pu se faire entendre, du fait du claquement de ses sabots bruyants. Les serpents albinos se trouvaient de par et d'autres de la source, sifflant. Pan pouvait déjà entendre leurs reproches bien trop pertinents à son goût.




       
       

           

               

           

           Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
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Tommy M. Strange
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MessageSujet: Re: Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]   Ven 5 Mai 2017 - 21:56





“Cycle of life”

...

C’était une belle journée qui avait commencée. Ce début de printemps sur la côte ouest rayonnait d’un magnifique soleil, tout comme Tommy rayonnait de bonheur. Si, de l’extérieur, le Saint des Saints du Docteur Strange pouvait paraître sombre et inquiétant, la réalité était tout autre, et peut-être plus particulièrement depuis que le mutant y avait emménagé. L’intérieur était cosy et agréable, son propriétaire appréciant le luxe et le vintage. Des rayons de lumières passaient à travers les carreaux de la salle à manger, et baignaient la pièce d’une douce lumière qui ravissait le jeune homme buvant son café, la tête dans les nuages. Il avait encore du mal à réaliser que, d’ici plus ou moins un mois, tout ça serait aussi à lui, officiellement. Et qu’il porterait le nom du Sorcier Suprême. Cette douce perspective lui plaisait énormément, et plus la date du 26 Avril se rapprochait, plus il se rendait compte que les dernières semaines, et les derniers jours, étaient les plus longs. Son impatience se traduisait parfois dans ses regards ou ses soupires lourds d’émotions lorsque, son menton au creux de sa paume, il rêvait à cet avenir chargé de bonheur qui l’attendait enfin. Quand il y réfléchissait, il se rendait compte que Stephen était ce qu’il avait recherché et attendu toute sa vie : il était attentionné, doux et aux petits soins avec lui, comme ne l’avaient jamais été ses parents, et comme l’avait encore moins été Brittany. Pas que ses parents soient comparable à son ex-femme (dieu merci), Tommy n’avait jamais douté de leur amour, et il n’y avait pas lieu d’en douter. Ils avaient toujours énormément chéri leur fils, même s’ils n’avaient eu que peu de temps à lui accorder.

Walden, son petit chat sable tigré, coupé court le fil de ses pensées en sautant sur ses genoux. Un « monstre » d’après Stephen, mais il était bien le seul avec qui le chat était apparemment insupportable. Le Sorcier étant également le seul à avoir l’amour inconditionnel du mutant, ce qui pouvait expliquer bien des choses. Avec un léger sourire, Tommy caressa le félin avant de le chasser gentiment pour se lever et aller nettoyer sa vaisselle, sous le nez du majordome qui s’acharnait à l’appeler « Monsieur » et qui levait les yeux au ciel. Mais, même s’il n’était pas magicien, Tommy savait encore laver une assiette et une tasse, et sauterait toujours sur l’occasion de l’aider un peu dans ses tâches (sauf si l’occasion de sauter sur son fiancé se présentait en même temps) (et je ne parle pas forcément du sens sexuel du terme). Mais le Sorcier Suprême de la Terre n’était pas là, aujourd’hui, trop occupé à sauver le monde ou à botter le derrière de quelques démons.

Tommy avait donc pris la décision de sortir un peu, se balader. Les fonds marins de Los Angeles ne lui étaient pas encore totalement familiers, mais il avait envie de voir un peu autre chose. Se tremper dans l’eau douce, (re)découvrir l’écosystème sur cette côte qu’il n’avait pas encore totalement pu explorer. Quoi qu’il n’y ait aucune réelle surprise pour lui, il s’agissait plutôt de vérifications. Aujourd’hui, il avait prévu de se rendre dans la forêt de Los Angeles pour aller voir cette source d’eau que l’on disait magique. Tout ce qui était magique, il commençait à connaître. Peut-être n’avait-il pas le droit de la pratiquer ou même de l’étudier dans cette optique, mais il en savait assez de Stephen et Wong qui satisfaisaient sa curiosité. Il demanda d’ailleurs à ce dernier de prévenir le Sorcier lorsqu’il rentrerait de ses obligations mystiques et héroïque, afin qu’il ne s’inquiète pas (spoiler : peine perdue) de ne pas trouver son futur mari au chaud et en sécurité dans leur maison. Ceci fait, Tommy prit sa voiture et se rendit donc au parc naturel, où il s’enfonça ensuite à pied.

La nature avait cette beauté sauvage et préservée des premiers jours du printemps, comme si l’Homme n’était jamais passé ici. C’était faux, bien sûr, mais cette impression de nature vierge état de plus en plus forte à mesure qu’il s’enfonçait entre les arbres, cherchant son chemin. Il était loin, très loin de se douter qu’il était surveillé, que le maître des lieux était alerté de sa présence : il n’avait d’yeux que pour l’étendue d’eau qui était apparue devant son regard ébloui. Chacune des fibres de son être de sirène désirait ardemment s’y plonger, mais il commencer par se pencher au-dessus de la surface claire, pour en éprouver la pureté. Un sourire tendre apparu sur ses lèvres alors qu’il semblait ravi par cette découverte, mais un bruit sourd le fit se redresser en un sursaute.

« Calme-toi, Tommy… » s’intima-t-il en se détendant. « Ce n’est pas l’océan, ici, la forêt à sa vie propre… Si je sursaute à chaque craquement de branches, je n’en ai pas fini. »

Fort de cette conviction, il se déshabilla, ne gardant que son caleçon de bain pour ne pas se retrouver nu en sortant de l’eau, et s’immergea doucement, laissant le temps à sa queue de sirène de remplacer ses jambes. Alors, il plongea sous l’eau quelques secondes avant de faire jouer le reflet de ses écailles avec l’eau et le soleil, poussant un soupire satisfait. Il n’entendit pas immédiatement le sifflement des serpents, mais tenta de leur parler doucement pour les rassurer lorsqu’il remarqua leur présence, ne voulant pas paraître empiéter sur leur territoire dans le but de le leur voler. Si sa voix avait un effet apaisant sur toutes les créatures marines, et que celles-ci l’écoutaient comme leur prince, il n’était pas certain que cela fonctionne sur ces serpents albinos…


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]   Mar 9 Mai 2017 - 21:07
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L'individu ne semblait pas être en possession d'armes. Et mine de rien, c'était un point des plus positifs à relever pour le moment. Car nombres d'individus bien moins scrupuleux venaient en ces lieux pour chasser les animaux directement sur leur territoire le plus sacré. C'était ceux à qui le Faune divin faisait le moins de cadeau, et il pouvait rapidement devenir violent avec eux. Le nombre de policiers anti-mutants qu'il avait pu méchamment étreindre de ses cornes ou de ses sabots, alors qu'il tentait de sauver les victimes de l'injustice, ne se comptait presque plus. Oh, un peu plus d'une dizaine, ne faites pas les gros yeux. Il avait cependant réussi à garder un minimum d'anonymat durant ces attaques furtifs, aussi n'avait-il jamais été embêté. Mais là n'était plus la question car l'être devant lui, en plus d'être agréablement mignon, ne dénota pas particulièrement le craquement dont avait fait erreur Ashitaka. Il n'allait pas s'en plaindre, surtout que l'humain fit une remarque très respectueuse qui le fit sourire. En effet, la forêt était remplie de sa propre vie, évoluant tel un organisme extra-ordinaire dont les animaux se trouvaient être le sang, les poumons, l'estomac, le coeur. De cette vie dont le Dieu de la Nature était le cerveau, il n'y avait rien qui puisse faire du mal à un être au coeur bienveillant pour l'esprit de la forêt. Chose qu'il semblait être, alors que doucement il enleva ses vêtements.

Ce fut tout d'abord une surprise toute émotive auquel Pan eu à faire face, l'observant sans honte, tout en se disant même que cela faisait longtemps qu'il n'avait eu pareil beau spectacle. Au début de sa vie pourtant, il en avait eu, des conquêtes aussi bien féminines que masculines, parfois les deux. Il n'était plus à cela choqué. Avec un voyeurisme avoué, il continua de l'observer, presque taquin. Tout ceci aurait pu prendre une tournure peut-être malheureuse, mais un évènement plus que troublant acheva de faire poser une main sur la bouche de la divinité, afin que ne s'en échappe un éclat de surprise. Une queue de poisson était apparu à la place de ce qui lui tenait en lieu et place de jambes humaines. Avait-il était victime d'une illusion ? Etait-ce qui lui servait véritablement de jambes ? Une flamme brûla au creux de lui-même, resserrant son ventre dans une émotion indescriptiblement émouvante. Il n'en fallut en effet pas plus à Pan pour faire le parallèle avec lui même. Il se demandait alors si devant lui, il n'avait pas tout simplement une réincarnation de Poséïdon, peut-être même était-ce lui-même qui avait choisi une apparence plus facile dans ce nouveau monde. Peut-être était-ce cela, peut-être était-ce autre chose, un simple mutant. Mais quoiqu'il puisse en être, il était là, comme un héros sorti des contes grecs et le coeur de Pan battait la chamade de cette découverte. Jamais encore il n'avait encore rencontré d'autres "demi" que lui, depuis qu'il avait quitté les terres de ses débuts. S'aidant de chacune des branches de son chemin, il atterit sur l'herbe verte à souhait dans un silence parfaitement maitrisé.

S'approchant par derrière de l'homme qui se baignait sans aucune honte dans sa double apparence, il se mit à genoux et siffla doucement. Les serpents albinos qui déjà voyaient l'être comme une nuisance, en bon chiens de gardes de Pan, ondulèrent aussitôt entre les pierres blanches de la source pour remonter sur les sabots du Faune, suivant la courbe de ses très longues jambes pour faire ensuite le tour de ses épaules et de ses bras. Surplombant ainsi la forme de l'empêcheur de faire la sieste en rond, il eut un grand sourire et fit très aimablement:

- Bienvenue sur mon territoire, cette source vous plait ?

Il espérait en vérité ne pas faire peur au promeneur. Car quand même il était -tout comme lui- un être exceptionnel, Pan n'avait pas de doutes sur sa propre apparence qui pouvait en rebuter plus d'un, son visage s'était cerné avec le temps, avec une lourde gravité de la personne sans âge qui avait vu le monde grandir sans lui. Rajoutons à cela ses yeux jaunes luminescents qui ne manquaient pas, dans la pénombre, d'agir comme une source de terreur pour ceux l'apercevant de loin dans les buissons. Castor se mit à glisser le long de son bras pour se rapprocher du visage du nouveau venu, sifflant avec méchanceté. Ashitaka fronça les sourcils et tapota la tête du reptile d'un doigt de son autre main tout en l'injectivant. L'animal revint discrètement et gentiment se poser dans le creux de son cou tandis que Pollux regardait le triton avec curiosité.

- Ne vous en faites pas pour eux. Tous les animaux de cette forêt m'obéïssent, aucun d'entre eux ne vous fera de mal si je ne lui en ai donné l'ordre.

Comment faisait les gens maintenant pour dire bonjour ? Ashitaka ne voulait pas que cette rencontre se passe mal. Déglutissant imperceptiblement, il tendit la main qu'avait quitter Castor. Les yeux brillants d'une forte sympathie -du moins l'espérait-il, il sourit encore.

- Je me nomme.... Ashitaka et vous ? Seriez-vous Poséïdon, par tous les hasards ?

Normalement, il avait fait tout bon. Du moins l'espérait-il, encore une fois. Il se refusait à donner son véritable nom avant de vérifier les origines de l'individu. S'il était véritablement celui que le faune supputait être, alors son petit manège ne durerait pas longtemps avant d'être reconnu. Mais il n'avait plus qu'à sourire et attendre, intimidé qu'il était soudainement.




       
       

           

               

           

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Tommy M. Strange
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MessageSujet: Re: Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]   Sam 20 Mai 2017 - 16:59





“Cycle of life”

...


Ce qu’il y avait de beau avec ce monde, c’est que Tommy ne cessait jamais de s’en émerveiller, ni d’en être surpris, et ce malgré tout ce qu’il pouvait voir. Chaque fois que les dons mystiques de son fiancé ouvrait devant ses yeux des mondes, des dimensions, ou n’importe quoi de hautement improbable, il était surpris. Chaque jour en était une, quand on vivait avec le Sorcier Suprême mais, malgré tout, le mutant ne pouvait s’empêcher de continuer à s’émerveiller de tout ce que sa Terre avait à lui offrir de beaucoup plus simple, naturel et « logique », selon la logique humaine dénué de toute ouverte d’esprit au monde magique. Il déplorait cela, tout en imaginait que c’était mieux ainsi. Quand il regardait derrière lui, le chemin parcouru, la profession de ses parents, il se rendait compte d’à quel point leur société était aveugle à une certaine réalité. Le nombre infini des probabilités qui s’étendait devant lui, des hypothèses pouvant alors être émise devant tel ou tel objets vieux de quelques millénaires. Il s’était senti perdu, au début : en tant que scientifique, il lui avait fallu apprendre à ne pas se baser sur une logique implacable. Son désir et sa profonde curiosité l’y avaient certainement aidé ; mais ce n’était pas le cas de tous les scientifiques et, si une poignée respectait sans plus s’y attarder les pouvoirs de son amant, d’autre restaient hermétique à tout cela. Le génie scientifique n’était-il pas censé découvrir, apprendre ?

Peu importait, après tout. Il était heureux comme il était, et parfaitement à l’aise avec tout ça, comme il était parfaitement à l’aise dans l’eau. Il s’émerveillait de cet étang à l’eau pur qui chatouillait sa peau et ses écailles avec délice. Sa limpidité était absolument ravissante ; tout pour plaire à la sirène qui s’y trempait actuellement, en dépit des serpents. Serpents d’ailleurs rapidement rappelé par… Leur maître ? Surpris, Tommy releva la tête vers le nouvel arrivant. Mais, surpris, il le fut réellement lorsqu’il découvrit à « qui », ou à « quoi » il avait à faire. Les joues de Tommy s’empourprèrent lorsque l’inconnu lui demanda si « sa » source lui plaisait et, soudainement, le jeune homme craignit avoir enfreint une propriété privé. Mais ne sentant aucune agressivité dans la voix de son interlocuteur, il se permit de répondre avec un sourire à la fois intimidé et légèrement gêné :

« Je… Je suis désolé, je ne voulais pas vous importuner. Mais il est vrai que c’est une source exceptionnelle que vous avez là… »

Il avait beau réfléchir, il ne souvenait pas que cet endroit appartienne à quelqu’un d’autre qu’à l’Etat de Californie. Les paroles qui suivirent le détendirent, tout de même. Alors cet être était doué – comme lui dans l’eau – de contrôle sur les animaux. Tommy se demandait s’il s’agissait d’un mutant, tout en trouvant qu’il rencontrait bien des gens étranges en ce moment, qui n’avait pourtant rien à voir avec les arts occultes de son cher et tendre. Eh, c’est qu’être le futur mari du Sorcier Suprême était tout autant sécuritaire que dangereux : quand on ne pouvait pas atteindre le héros de face, à qui s’attaquait-on ? La dernière fois, il s’était fait avoir par Danzô, ce mutant-tortue, qui s’était fait passer pour un démon. Il fallait dire qu’il avait tout à fait l’air d’un Kappa… Mais, présentement, le maître des lieux ressemblaient d’avantage à un faune qu’à autre chose. Tommy lui offrit un petit sourire en réponse, avant qu’il ne reprenne la parole.

Les regards du semi-homme (pas en taille, il était loin, très loin du Hobbit) avaient cependant le don de déranger Tommy, quoi qu’il tenta de ne rien laisser paraître. Jamais auparavant il ne s’était senti « nu » sous sa forme de sirène, certainement parce que les Hommes savaient que c’était impoli d’observer un corps à moitié nu sans aucune retenu, si le corps en question n’était pas celui de votre conjoint(e). Il s’enfonça un peu dans l’eau, sans vraiment s’en rendre compte, quoi que la pureté de l’étang ne lui permettait pas réellement de se cacher. Et il l’observait avec ses grands yeux pleins, eux aussi, de pureté, et d’innocence, presque suppliant. Tommy, quoi que Stephen lui affirme le contraire, ne se trouvait ni beau, ni moche. Disons qu’il ne voyait pas les charmes qu’il pouvait avoir, bridé pendant trop longtemps par son ex-femme. Sa timide modestie ne partirait pas en trois mois, et peut-être pas en dix ans. Pourtant, lorsqu’on lui tendit la main, il prit son courage à deux main et étira son corps gracieux, se maintenant à moitié hors de l’eau de sa queue, pour serrer la main tendue.

Avant que, tandis qu’il rentrait dans la sécurité de la source, il ne comprenne subitement. Cet homme le prenait pour Poséidon, réellement ? Son rire fusa dans l’air, léger, cristallin comme tout son être, et ses yeux presque blancs se posèrent sur la créature dont il pensait avoir deviné l’identité avec une certaine amitié. Il ne se moquait pas, jamais Tommy ne se moquait, il trouvait juste cela tellement inattendu, tellement imprévisible qu’on puisse le confondre avec un dieu, que la comparaison l’avait fait rire.

« Je suis navré de devoir vous décevoir, mais je ne suis pas Poséidon. Je suis très loin d’être un dieu. » il sourit, légèrement, cherchant à savoir s’il était vraiment rassuré ou s’il devait s’inquiéter, car s’il visait juste… Comment dire que le faune auquel il pensait avait apparemment l’habitude de violer des nymphes ? Alors certes, il n’avait rien d’une nymphe non plus mais vous connaissez l’expression : « faute de grives, on mange des merles ». « Je suis le Docteur Summerfield, océanologue… Mais, comme vous avez dû le constater, ma mutation me permet et me donne envie d’étendre mes recherches à… Plus que l’eau salée. »

Dire que bientôt, il serait sans doute lui aussi un « Docteur Strange ». Il allait sans doute garder son nom de naissance, dans le cadre de sa profession, histoire qu’il n’y ai aucune confusion. Il sourit doucement. L’un des crédos de Tommy était de faire confiance aux gens jusqu’à ce que celui-ci ne le blesse. Il ne le faisait pas exprès, il ne se méfiait pas. Il était trop gentil pour soupçonner qui que ce soit (en règle général) jusqu’à être mis devant le fait accompli, ou jusqu’à se prendre un coup de couteau dans le cœur – ou un vase sur la tête. Il hésita, quelques secondes, avant de finir par demander :

« Si je puis me permettre… Peu de monde me confondrait avec Poséidon à part, peut-être, un fervent admirateur de la mythologie grec. Ou un dieu de ce même panthéon. Et que vous soyez un simple admirateur, compte tenue de votre apparence, serait un hasard vraiment fortuit… Me tromperais-je, si je vous appelez Pan ? »

C’était peut-être risqué, mais Tommy était vraiment curieux. Et il n’avait pas, contrairement à son fiancé, la possibilité de savoir lorsqu’on lui mentait : mais il savait assez bien déchiffrer les expressions. Advienne que pourra, il savait que, de toutes manières, s’il était en danger, un chien mystique apparaîtrait pour le défendre, suivit de près par son fiancé. Et c’était sans compter la dizaine (que dis-je, la centaine ?) de sorts de protection que Stephen avait placé sur lui à son insu : alors, oui, Tommy partait assez serein.


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]   Ven 9 Juin 2017 - 22:07
Cycle of Life
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L'éclat du soleil faisait scintiller de milles éclats les surfaces de cette eau à peine dérangé par la présence du triton. C'était beau, Ashitaka aurait voulu à son tour plonger dedans, surtout que malgré un temps printannier, c'était une journée particulièrement chaude. Le soleil perçant à travers cette clairière ne rencontrait aucune barrière pour venir taper aux têtes de nos amoureux de la nature, aussi la présence de cette source était aussi intéressante que tentatrice. Mais l'idée n'était clairement pas tout de suite au délassement primaire. L'individu s'excusa humblement d'être entrer sur son territoire, importunant le Dieu de la nature jusque dans son intimité la plus secrète. Parlant de l'exceptionnelle source qu'il possédait, Pan eu un petit sourire. Il aurait voulu lui dire qu'elle n'avait d'exceptionnel que son positionnement dans cette clairière, son angle parfaitement indiqué pour recevoir une lumière presque constante du soleil à son zénith, réchauffant son liquide pour en faire un bain à température toujours agréable. Une source divine pour un être tout aussi divin, il en avait de la chance, de pouvoir en profiter au nez et à la barbichette du bouc. Souriant toujours, il n'avait aucune honte la regarder. Après tout, s'il venait ainsi barboter devant lui, et qu'il ne s'était toujours pas redresser pour se rhabiller, en quoi cela posait problème ? Ce n'était pas comme s'il allait lui sauter dessus, il avait appris à se tenir depuis plus de deux milles ans d'abstinence. Alors si en plus de ne pas mettre les mains, on ne pouvait pas non plus regarder, mais il n'y avait donc plus aucune liberté dans ce vieux pays ! Ashitaka restait à genoux, tandis que les serpents posaient toujours leurs têtes sur sa peau tel des chats, comme prêt à dormir.

Mais c'est alors que le triton eut un rire qui le retira de ses réflexions inavouables. Le démentant sur son identité, il fit froncer les sourcils de Pan, qui s'inquiéta alors de s'être tromper. Serait-il alors un enfant de cette divinité marine ? Il devrait alors avoir un accent grec, mais après tout, les époques changent. L'individu se déclara rapidement être un océanologue, ce à quoi le faune eut un rire narquois, étant donné la mutation de son interlocuteur. Il hocha la tête avec compréhension alors, en effet, ce n'était pas difficile de voir pourquoi et comment il était devenu océanologue.

On aurait alors pu croire que la divinité était entièrement gagné, que sa sympathie au vu de leurs mutations communes étaient acquises et qu'il suffisait à présent d'un claquement de doigts pour les mener tous les deux sur une terrasse, à boire un merveilleux thé sucrée en écoutant de la pop japonaise sous le soleil. Mais au bon gré mal gré de cette longue dernière phrase, Ashitaka n'avait pas prévu que l'intelligence soudaine de cet homme le dévoile. Alors comme ça on avait plus le droit d'être un faune qui s'y connaissait en religion polythéiste grec ? Ses yeux si jaunes s'assombrirent dans ceux de l'océanologue. Ses serpents avant si dociles se mirent à secouer leurs queues qui n'avaient pourtant pas de grelots et à ouvrir la gueule en sifflant méchamment. Ashitaka se redressa de tout son long, le cœur battant de cette imposture dévoilée. Il prit les deux serpents dans une seule main et les posa à l'ombre d'un buisson, dans un coin. Le bruit de ses sabots faisait résonner le sol, et il y avait fort à probable que la colère brutale du Dieu en était la raison. Il faisait vibrer la terre qui l'écoutait, plaignait sa soudaine misère. Comment reprendre la face. Il venait de dire qu'il se nommait Ashitaka, pouvait-il juste dire que l'homme ne débitait que mensonge ? Pouvait-il juste accepter de s'être fait jouer comme un gamin ? Les deux facettes de sa potentielle réponse ne plaisaient aucunement à la fierté du faune.

- C'est pas vrai.... deux milles ans... deux milles putain d'années, à fuir mon pays, ma vie, à me cacher sous des surnoms en pagaille, à traverser les millénaires comme un renégat... et il faut que je me fasse rouler comme un bleu par un putain de triton à poil dans ma source ! MERDE !

L'imposante créature parlante se mit à faire les cents pas devant sa source, réfléchissant clairement à comment faire face à cette situation. Il était tout à fait plus qu'énervé, plus qu'il ne l'avait jamais été encore jusqu'ici. Que des êtres humains essaient d'entrer dans sa forêt ne l'agaçaient étrangement pas autant que celui de s'être fait avoir. Se retournant alors vers le triton, il lui tendit un doigt accusateur et fit, sombrement:

- Je me moque de tout ce que vous pouvez penser à mon propos, sachez juste que ces données sont à présent erroné, pour tout ceux qui veulent me connaître, je suis Ashitaka, et personne d'autre. Je ne veux  pas de problèmes, si c'est un membre de l'Olympe qui vous envoie, je dois obtenir votre promesse que vous ne direz rien à personne.

Le Dieu des Forêts se redressa alors, et partit s'adossait non loin à un arbre, passant une main sur son front et grattouillant une corne inconsciemment. Il n'avait véritablement pas envie de faire du mal à quelqu'un, à un mutant qui plus est. Se grattant la tête, puis une épaule, et pour finir sa hanche, c'était comme si ces démangeaisons venaient avec l'agacement. Tentant de reprendre le contrôle de lui-même, il regarda à nouveau le triton, silencieusement et croisa les bras. S'il savait qui il était, alors il n'y avait aucun doute qu'il connaissait également toutes les horreurs que l'on colportait à son sujet... et si une bonne partie était malheureusement vrai, il espérait que son image n'ait pas été taché pour toujours avec cette fausse icône du "diable". Il soupira tristement et détourna le regard. Il aurait bien voulu se faire un ami de cet homme avec qui il partageait la simple étiquette de "mutation semi-animal". Cela ne voulait peut-être pas dire grand chose aux yeux de l'océanologue, qui pouvait se fondre dans l'humanité, mais pour Pan, cela voulait dire beaucoup.




       
       

           

               

           

           Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
           Défilent lentement dans mon âme, l'Espoir,
           Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
           Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
   © Frimelda
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Cycle of Life [ ♦ Tommy / Ashitaka ♦ ]

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