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The Night Of The Hunter - Pan & Wanda

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Wanda Maximoff
Hydra
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MessageSujet: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Dim 18 Juin 2017 - 13:34
Night of the Hunter
♣ Statut du sujet : Privé ft. Pan

♣ Date du rp : Présent, une nuit de mars de l'année en cours

♣ Météo & moment de la journée : Nuit claire et froide

♣ Autre : Forêt aux alentours de LA



Night of the Hunter
Pan & Wanda
Des cris et des hurlements. Du sang. Fuir. Vite. Fuir vite et loin, le plus loin possible, le plus loin de HYDRA, de ces monstres qui m'ont tout pris, qui m'ont mis une puce dans le cou et qui m'ont obligée à faire leurs basses besognes. Fuir droit devant moi sans me retourner,et espérer trouver une solution pour pouvoir revenir chercher mon frère plus tard. Mon Pietro. Le coeur tambourinant dans ma poitrine, mes mains couvertes de sang tendues devant moi pour éviter les buissons et les branches basses je cours dans cette forêt obscure, avec pour seul bruit mon souffle rapide, le vent dans les feuilles, et au loin le bruit des cris et des ordres qu'on aboie accompagnés de lourdes Rangers sur le tapis de feuilles. Je dois courir, encore, toujours, pour mettre le plus de distance entre eux et moi. Il faut que je leur échappe, il le faut.

Epuisée tant par la course que par mon pouvoir que j'ai utilisé jusqu'à la dernière goutte, je me torture à mettre un pied devant l'autre, m'écorchant les doigts aux troncs dénudés et râpeux, le visage griffé par les épines que je n'ai pas le temps d'écarter de ma route alors qu'on est au beau milieu de la nuit et qu'il n'y a aucune lumière. Avance. Avance Wanda, avance. C'est peut-être ta seule chance, son seul espoir avant longtemps, une éternité peut-être. Allez Wanda. Tu peux le faire. Tu dois le faire. Mes poumons sont en feu, mes jambes me font mal et ma tête est lourde mais je ne peux pas m'arrêter. Je ne dois pas. Il...non. Non. Chaque pas est une chance de plus d'être libre. Chaque pas c'est un jour, une semaine, un mois de gagné. Et au point où j'en suis je dois m'accrocher à n'importe quelle chance.

Une branche d'arbre traitresse me fait tomber et j'étouffe un cri de surprise. Je tombe à genoux dans les feuilles et malgré la douleur je me remets tout de suite debout. Je ne peux pas trainer. Chaque seconde que je perds est un risque d'y retourner, de me retrouver enfermée et je veux plus. Je peux plus. Je respire profondément, et malgré le fait que je tremble comme une feuille et que je suis trempée, je me remets en route. Qui m'aurait dit qu'il y a deux heures encore je serais en train de fuir ? Personne, parce que je crois que personne ne s'attendait à la tournure qu'allaient prendre les choses. Quand ils sont venus me chercher, je pensais à une mission comme une autre : voler quelque chose sans être remarquée, créer une illusion pour qu'eux puissent faire quelque chose, ou que j'utilise mon pouvoir pour implanter une idée dans l'esprit de quelqu'un. Le genre de choses qu'ils me font faire, encore et encore depuis deux ans maintenant. Et quelques heures avant qu'ils viennent me chercher, je peux presque le prédire parce qu'ils baissent la dose de mes psychotropes, ma camisole chimique, pour que je suis plus efficace, ou au moins que je sois réveillée et que je tienne sur mes deux jambes. Camionnette sombre, types en noir avec des gilets par balle cachés sous leur veston, la nuit. Une grande villa en bordure de forêt.

Wanda, tu vas interroger ce type.


Un homme était là, ligoté sur une chaise au milieu de la pièce, la cinquantaine élégante mais le corps déjà abimé par eux. Ils avaient dû essayer la manière forte et en voyant que ça ne marchait pas, ils ont préféré m'envoyer. Je suis le meilleur braqueur de coffres forts du monde, parce que je ne m'attaque même pas à l'objet, je peux demander à ma victime de me donner la combinaison, et sur le coup ça lui apparaîtra comme la meilleure décision qu'elle ait prise de sa vie. Il y avait des objets d'art et des antiquités dans la pièce, et la baie vitrée comme le tapis persan me faisaient bien comprendre que le type avait de l'argent. Beaucoup d'argent même. Quatre gardes dans la pièce, tous armés lourdement, sans compter les autres dans la maison. Mais pourquoi HYDRA en avait après ce type? Et pourquoi tout cet attirail? On dirait que la moitié de la base est ici. Je m'approche et me penche vers lui, commençant à lancer mes serpents rouges dans son esprit. Ils rampent lentement et s'introduisent dans son cerveau, ouvrant des portes mieux que des clés, et me permettant d'entrer et de me promener comme je veux dans sa tête.

Qu'est-ce que je dois lui demander? Qu'est-ce que je dois chercher?
Les plans du projet Nightshade.


Je ne demande pas plus parce qu'on ne me dira rien. On ne me répondra même pas. Je me contente de hocher la tête et fermer les yeux, reprenant mon exploration. Je vois ses études à Yale, fac de droit. Je vois son stage chez des avocats. Je le vois collaborer avec l'armée. Un yacht sur la côte d'Azur. Je balaie tout ça, fais glisser les souvenirs les uns après les autres pour me concentrer sur l'armée. Je l'aiguille, le pousse à me mener d'un souvenir à l'autre et je le vois lors de réunions secrètes. Un dossier. Un logo. Nightshade. Bien c'est ça... je suis le chemin du dossier avant que  brutalement tout s'arrête et que je me trouve à genoux en rouvrant les yeux. La baie vitrée a explosé en une mer d'éclats scintillants et coupants, et au-dessus de moi le type me regarde avec des yeux morts. Je baisse les yeux et vois une rose grossir sur sa poitrine et goutter sur ses genoux. Il est... il est mort. Et c'est là que je commence à avoir mal. Très mal. En une seconde une douleur à couper le souffle dans mon épaule. La balle l'a touché par derrière, l'a traversé et s'est logée dans mon épaule. Je me retiens tout juste de hurler en voyant des silhouettes arriver depuis l'extérieur et marcher sur les bouts de verre. Eux sont en lourde tenue de combat, et on dirait que je suis la seule survivante. Je me laisse retomber sur le sol, immobile alors que je sens mon pull se poisser de sang, et j'utilise mon pouvoir pour leur cacher le fait que je me relève et me glisse contre le mur. Pour eux je suis encore allongée sur le parquet, et morte, alors qu'en fait je m'éloigne et file à l'extérieur.

Et depuis trop longtemps je cours. J'ai entendu leurs cris de colère et de surprise quand ils se sont approchés du faux cadavre et qu'ils ont découvert mon illusion. Maintenant je suis un témoin, et ils veulent me mettre la main dessus. Tout le monde veut me mettre la main dessus. Après encore de trop longues minutes à courir je m'arrête à nouveau. J'en peux plus. Je suis fatiguée, j'ai mal et j'ai perdu trop de sang. Il faut... il faut que je m'arrête. Un peu. Juste un peu. Je m'adosse contre un tronc et reprends mon souffle, sauf que je sens que ça tourne autour de moi, et bientôt, plus rien.
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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Mer 21 Juin 2017 - 15:02
Night of the Hunter
"the shepherd killed the wolf"
 
Ce n'était pas rare que l'on sente dans le vent comme un changement dans les soubresauts de la température. Des brises qui glissent, font siffloter entre elles toutes des brindilles et des feuilles. Que les animaux, d'un pas leste que la fatigue n'a pas encore rattrapé, sautillent à l'abri des fougères. Que les oiseaux en arrivent encore à essayer de chasser, à la fine lueur de la lune au croissant clair. Tout ceci faisait que même la nuit, alors que jamais les insectes ne dorment réellement, la forêt ne perdait jamais de sa puissance évocatrice, de ses couleurs et de ses bruits. La musique de la nature était éternelle à quiconque parvenait à bien l'entendre. Et ceci, le Dieu de la Forêt pouvait avec perfection la retranscrire. Ce fut au terme d'une longue journée à aider les arbres à sortir leurs bourgeons en ce printemps qui commençait, qu'Ashitaka prit congés de ses ouailles et partit dans le fonde sa tanière, essayant de prendre du repos pour le lendemain matin. Il avait puisé beaucoup de son énergie, et il était loin dans les millénaires que la période où il pouvait sortir des vagues complètes de magie sans être fatigué. Oh, qu'il se faisait tristement vieux, quand bien même cela ne se voyait pas encore. Peut-être que dans deux autres millénaires, il prendrait finalement quelques rides. Mais il n'y pensait pas, car seul prenait d'importance à ses yeux que son entourage proche, constitué de ses plantes et de ses animaux. Il se posa dans sa cabane, au dessus de sa belle source. Le sommeil ne tarda pas à venir, et rien dans les bruits habituels de la forêt n'aurait pu l'empêcher de dormir. Jusqu'à ce qu'un oiseau vint mordre son oreille, et tapoter ses cornes de son bec.

Se concentrant dans le silence de la nuit, c'est d'un oeil pourtant à peine décollé qu'il entendit alors les perturbations dans l'atmosphère naturelle que l'oiseau ne cessa d'essayer de lui transmettre. Descendant alors aussitôt de sa cabane, il retomba au sol sur ses sabots et posa son oreille sur la terre. Ses vibrations étaient profondes, et au delà de toutes les pattes à fourrures, il pouvait entendre des pas beaucoup plus lourds, des rythmes violents, rien n'était plus sûre. Il entendait la panique, la précipitation, le désespoir. Se redressant, la queue remuant, Ashitaka tapota ses sabots pour ses mollets poilus pour se mettre en jambe. Il ignorait ce qu'il se passait mais le faune ne comptait pas attendre qu'ils aient atteints le point culminant de son territoire pour se faire une idée. Fulgurant à travers les branchages, dans les cimes des plus hauts arbres qu'il put trouver afin d'avoir l'oeil sur tout, le satyre ne mit pas longtemps à remarquer le détail en question. Une jeune femme, visiblement fuyante, recouverte des blessures que seule la forêt peut émettre. Il les connaissait bien, ses griffures et ses marques. Un coup d'oeil un petit peu plus loin lui permit de se rendre compte que les assaillants ne la talonnaient pas de très loin. Que l'on puisse dire n'importe quoi sur la Divinité Cornu, il n'en restait pas moins qu'il n'appréciait pas que l'on s'attaque ainsi à une pauvre femme. En deux milles ans, on finit par apprendre le sens du mot civilité.

D'une grande agilité, Pan parvint à rejoindre la demoiselle, et vit celle-ci s'adosser à un tronc. Descendant sans un bruit non loin sur le côté de sa personne, il voulut approcher quand celle-ci tomba à ses pieds. Voilà qui n'était plus le genre de réaction auquel on l'avait habitué. Un rapide coup d'oeil à genoux de l'individu lui apprit qu'elle s'était évanouie, et une profonde plaie marquait sa poitrine. Plus puissant encore, Ashitaka ne put réfréner cette sensation qu'il eut, cette impression de magie, entourant la jeune femme. C'était faible, mais tenace, comme une odeur naturelle que l'on peine à cacher. Fronçant les sourcils, il récupéra la femme entre ses bras, décidé à comprendre le fin mot de cette étrange histoire. Quand soudainement les buissons autour d'eux se mirent à bruisser, Pan n'ayant eut le temps que de lancer un sort d'illusion avec ses dernières ressources toutes fraichement récupéré d'un sommeil trop court. Debout, à côté de l'arbre, tenant tel une princesse la demoiselle blessée dans ses bras, il ne devait plus faire un seul bruit, laissant les individus sombres s'avançaient devant lui, renifler l'air, observer les tâches de sang qui s'arrêtait devant le tronc, devant Ashitaka. L'illusion de leurs absences ne se maintiendrait pas s'ils tentaient de le toucher. Par chance, ou presque par miracle, on ne sait plus trop, les individus reprirent leurs routes, l'un d'eux partant en parlant lourdement dans une sorte de boite grise qui émettait des grésillements. Pan put lâcher un immense soupir, et également relâcher son sort d'illusion qui l'épuisa totalement. Mais ce n'était pas le moment de s'effondrer à son tour. Puisant dans ses dernières forces, l'illusion n'étant clairement pas le point fort de ses pouvoirs, il rentra à sa cabane. Il ne put cependant y grimper avec la demoiselle, et descendit plutôt un agréable coussin et une fine couverture qu'il posa sur le sol, à côté de la source d'eau.

Après l'avoir poser sur le sol, calé sa tête contre l'oreiller et mis la couverture sur elle, il devait se rendre à l'évidence. Cette blessure ne se résorberait pas toute seule. Il savait déjà ce que l'on dirait mais tant pis. Aussi détacha-t-il le vêtement supérieur de la demoiselle et inspecta la blessure. Un trou gorgée de sang à l'épaule. Pan n'était pas très initié à la notion d'arme à feu, mais ce fut donc pour vérifier que la plaie soit propre, nettoyé à l'eau de la source pure, que le faune remarqua la chose non naturelle logée dans le corps de la demoiselle. Ah, l'on avait ni pince ni objet médicale par ici. Par chance que la jeune femme semblait être dans un évanouissement profond, car ce fut avec les doigts qu'Ashitaka plongea dans la plaie pour récupérer l'étrange morceau de fer qu'il posa à côté. Ses pouvoirs sur la nature pouvaient un peu apaisé ses douleurs, mais soyons honnête, seul le domaine végétal et animal n'avait aucun secret pour lui, les humains avaient depuis longtemps repoussé la Nature. Il partit alors quelques minutes pour chercher les meilleurs herbes médicinales, de longues et larges feuilles qui permettraient de faire pression sur la plaie, une fois lié autour de l'épaule par une cordelette de chanvre.


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Wanda Maximoff
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Ven 30 Juin 2017 - 0:32
Night of the Hunter
Pan & Wanda
Pietro. Je n'ai même pas pensé à lui quand j'ai pris la décision d'utiliser mon pouvoir pour me cacher à eux. Je n'ai pensé à rien, rien à part ce qu'ils pourraient me faire, encore, s'ils me trouvaient, s'ils voyaient que j'ai échoué. Ma conscience s'est tue, mes scrupules, mon amour pour mon frère et mon inquiétude pour lui aussi, tout ça est passé au second plan, parce que mon instinct de survie a parlé le premier. Dès que ce type est mort, dès que j'ai été blessée, en bref, dès que la situation a tourné au vinaigre, une seule chose a résonné dans mon esprit, encore et encore : FUIR. Fuir comme une sirène, une alarme qui se serait mise en route comme quand parfois la base de HYDRA était attaquée, ou se préparait à l'être et que pendant de trop longues minutes les hurlements stridents avaient vrillé mes tympans au point de me faire hurler. C'est pareil. Alerte. Danger. Fuir. Survie. Ca et juste ça qui m'a fait rassembler mes forces, projeter ce qui restait de pouvoir en moi, pour me cacher, disparaître à leurs yeux, et à la bonne occasion, fuir, même blessée. Parce qu'il fallait que je fuie, parce qu'il fallait que je m'échappe, maintenant que j'en avais l'occasion. Et surtout, maintenant que les choses tournaient mal. Pour ceux d'HYDRA j'étais précieuse, j'étais un arme, un outil, un jouet tout au plus, et ils m'auraient protégée car Strukker n'aurait pas supporté qu'il m'arrive quoi que ce soit, mais là... eux je ne les connais pas. Eux je ne sais pas ce qu'ils m'auraient fait, ou ce qu'ils feront s'ils arrivent à m'attraper. Et j'ai pas vraiment envie de savoir.

Alors j'ai couru, et c'est seulement là que j'ai pensé à lui. Comment le prévenir? Comment lui expliquer ce qui s'est passé? Lui est coincé là-bas, et ne peut sortir qu'en mission, avec un but bien précis, et surveillé tout du long. Il aurait pensé que j'étais morte, ou pire, que je l'avais abandonné. Que je ne l'aimais pas assez pour rester, ou moins m'inquiéter pour lui. Comment je vais faire, toute seule là dehors à présent? Tout ça se bouscule en même temps que la douleur qui pulse dans mon épaule, et le bruit de ceux qui sont sur mes traces. Leurs cris, leurs pas lourds dans les feuilles mortes et sur les branches. Trop de choses, dans ma tête, trop de fatigue et d'angoisse, trop de questions, beaucoup trop de questions... Je fuis mais ils se rapprochent, et je ne peux pas aller plus vite. Au contraire, je n'ai qu'une envie... c'est de fermer les yeux et de dormir, pour que tout s'arrête. De tout oublier. De plus avoir mal, de plus être utilisée par eux, par tous... C'est pour ça que je m'arrête, sous un arbre immense qui a l'air de dominer les autres. Mes mains ensanglantées effleurent le tronc rugueux, et je sens l'énergie qui coule en lui depuis des siècles alors que je me laisse glisser au sol. Mes yeux se ferment tout seuls, et bientôt la nuit me prend dans ses bras, pour me laisser me reposer un peu.

Ensuite... ensuite je ne sais pas. Il y a des cornes, et les arbres qui hurlent. Il y a les types qui me cherchent mais ils sont mangés par les buissons qui ont des dents et qui hurlent. Des plantes noires poussent là où mon sang a touché le sol et je vois des pattes des chèvre. Des yeux jaunes qui me transpercent et me font crier de douleur. Je me débats mais la douleur ne s'arrête pas. Pas avant longtemps au moins... et il m'arrache un morceau de glace du coeur. Les cornes... j'entends de l'eau...dans la mer, je suis dans la mer ou sous l'eau... noyée? Peut-être... je ne sais pas... Je sais juste qu'à un moment les cornes veulent me faire encore du mal et que j'ai froid, terriblement froid. Sûrement le reste de glace qui me reste dans la poitrine et qui n'a pas fondu. C'est sûrement ça... Les choses s'enchainent comme dans du brouillard, et après avoir pataugé dedans j'ouvre péniblement les yeux. La première chose que je remarque est la douleur dans mon épaule, encore présente, mais moins forte qu'avant, et puis le noir. Il fait encore nuit. Tant mieux, ça veut dire que je n'ai pas dormi longtemps. Au prix d'un effort surhumain je lève la tête et ne vois ni les étoiles ni la lune... ce qui veut dire que je serais...à l'intérieur. Pourtant la dernière fois j'étais dehors, près d'un tronc et...

Mon coeur rate un battement à l'idée qu'ils m'aient attrapée et je bouge faiblement mes poignets et mes chevilles. Non, pas de liens. Je suis peut-être dans une cellule, mais au moins je peux m'y déplacer comme je veux. Je grogne et tente de me redresser, commençant enfin à sentir une odeur forte de plantes qui vient de ma poitrine. Je baisse les yeux et arrive à distinguer une sorte de...pansement? Rudimentaire certes mais pansement... On a donc pris soin de moi. Point positif... Petit à petit mes yeux s'habituent un peu plus à l'obscurité, et c'est là que je vois que je ne suis pas seule. Une silhouette est dans un coin et m'observe. Je commence à parler mais ma voix est faible, faible comme une brise d'été sur les champs de blé, et je dois m'y reprendre à deux fois avant qu'un son sorte vraiment de mes lèvres.

Je... qui êtes vous et où je suis? C'est...c'est vous qui avez pris soin de moi?

Je me redresse un peu plus, m'appuyant sur ma main valide, pour m'asseoir, et c'est là que je vois se lever et s'approcher de moi. Je frissonne, espérant qu'il ne va pas me faire de mal, mais je sursaute violemment quand je reconnais la créature de mes cauchemars, ayant un mouvement de recul face à son apparence.

Mais que... vous êtes qui? Vous me voulez quoi?



HRP : Je suis désolée, c'est vraiment pas ouf... Je ferai mieux la prochaine fois! Et j'ai pris la liberté de dire que Pan était dans le coin et autres. Si ça ne te convient pas surtout tu me MP et je changerai tout ça! ;-)
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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Mar 11 Juil 2017 - 14:23
Night of the Hunter
"the shepherd killed the wolf"
 

La nuit avançait lentement, mais notre Faune avait perdu le goût du sommeil pour le moment. Après avoir poser la demoiselle évanouie près de son écrin d'eau pure, petite source au centre de la clairière la plus profonde de la forêt, Pan ne se sentait plus à même de sauter sur les arbres pour rejoindre sa petite cabane. Il préférait rester sur le plancher des vaches, et d'ailleurs l'herbe grasse serait toujours un bien meilleur matelas pour la demoiselle que le plancher de son petit abri. Baillant pourtant péniblement, passant une main le long des nervures de ses imposantes cornes, il vérifia que son pansement de fortune ne bougerait pas, resserrant peut-être à l'occasion la cordelette, et passant un peu d'eau fraiche autour de son cou et sur son front. Il ressentait encore plus la magie qui émanait d'elle, à présent qu'il était si proche. Des questions fulminaient dans son esprit, mais il était hors de question d'éveiller la malheureuse. Laissons lui profiter encore un peu du sommeil réparateur, qui devait être si fragile après une si violente course poursuite. Il espérait que ces hommes la laissent tranquille, qu'ils laissent surtout sa Forêt tranquille. Songeur, ses sabots l'amenèrent un peu plus loin, s'asseoir sur un rocher, s'adossant à un tronc à côté. Levant les yeux au ciel, il admira les étoiles et la lune, dont la lumière était bien présente et perçait à travers le petit creux de plafond que formaient la clairière. Il aimait la lumière de la lune, son contact chaleureux par procuration, sa forte lumière pâle, si douce et si puissante à la fois. Elle était décroissante pourtant cette nuit là, et cela n'augurait qu'un long repos.

Mais il commençait à s'assoupir quelque peu quand la jeune femme se redressa lentement, une petite voix fragile sortant d'entre ses lèvres. La divinité sursauta doucement, et lui jeta un regard curieux. La question était facile de réponse, et pour ne pas perdre de temps en fioritures, le satyre remua seulement la tête dans une réponse affirmative. Se faisant, il se leva pour se rapprocher d'elle, afin de s'enquérir plus avant de son état. Mais ainsi pénétra-t-il dans la lumière de la lune, et alors son mouvement de recul fut comme la pire des récompenses. Cette femme, clairement poursuivie pour toute la magie qui se trouvait en elle -une autre explication serait vraiment surprenante, le jugeait aussi violemment pour une question d'apparence. Ashitaka trouvait cela véritablement mal placée et aussitôt, la jeune femme lui parut manqué cruellement d'éducation.

- Ah ouai... je vois. Non mais t'as raison, j'aurai du te laisser là-bas au pire, te vider de ton sang et te faire attraper par ces hommes. Ça m'aurait évité des efforts, t'as au moins une idée de l'heure qu'il est ? Bah moi non plus, mais la lune est haute dans le ciel, et ça ne trompe jamais.

Il croisa les bras et s'étendit de tout son long, affirmant ses deux mètres cinquante à la femme à peine redressée pour qui il devait avoir une ombre terrifiante.

- Bref, rallonges-toi et ne bouge pas, les plantes devraient faire effet mais au petit matin, tu auras une tisane pour accélérer le processus.

N'ayant aucune honte de regarder le buste dont il avait défait les plus élémentaires habits afin de procéder à sa guérison -Pan n'étant pas quelqu'un que l'on considérerait de délicat, le faune finit pourtant par lui tourner le dos et retourner dans l'ombre de son tronc d'arbre, afin qu'elle n'ait plus à avoir peur de son apparence si elle ne voyait plus qu'une silhouette.

- Ne gigote pas trop du coup, sinon je serai obligé de me rapprocher pour rajuster ton pansement, je n'ai pas trop serré histoire de laisser la circulation de ton sang se faire.



PS: Ne t'en fais pas, tout était très bien ! Je me demandais juste pourquoi tu disais qu'elle était en intérieur alors que non, mais du coup j'ai remis une couche de description. :hihi:


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Wanda Maximoff
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Jeu 20 Juil 2017 - 18:23
Night of the Hunter
Pan & Wanda
Il y a des moments où la réalité est parfois tellement dingue qu'elle dépasse les rêves, ou les cauchemars les plus fous. Il y a des moments où ce qui se passe sous nos yeux dépasse ce que l'imagination, en s'appliquant bien, pourrait créer dans un moment de délire ou au contraire de fol enthousiasme. Il y a des moments où tout est tellement hors de contrôle qu'on se dit que ça ne peut pas être vrai. Pourtant, alors que j'ouvre difficilement les yeux et que je grogne en sentant une douleur sourde palpiter dans mon épaule tout a l'air bien trop réel, surtout cette impression d'avoir le coeur au niveau de l'impact de cette balle que je me suis prise. D'ailleurs, c'est la dernière chose dont je me souvienne, cette balle, puis ma fuite, et ma pause sous un arbre, alors que je n'en pouvais plus. Et là... là j'ai l'air d'être encore dans cette forêt sombre et tellement terrifiante, mais je n'entends aucun bruit. Enfin si... seul le chant d'un ruisseau et le vent dans les feuilles s'élève autour de moi. On dirait qu'ils sont partis... Je n'entends plus de cris, plus le bruit de leurs lourdes chaussures martelant le sol à ma recherche, ou encore le bruit des fourrés qui s'agitent au passage de quelqu'un. Pas à l'intérieur mais dehors, loin de tout. Loin d'eux. Tout est calme, comme si rien ne s'était passé... comme si j'étais.. ailleurs.

Et alors que je réalise seulement que je suis seule, la vision d'une silhouette me prouve le contraire. Mon premier réflexe est de reculer, enfin autant que je peux vu mon degré de faiblesse et la douleur qui ne diminue pas, bien au contraire. J'ai du mal à me concentrer et peine à articuler quelques mots à l'attention de l'inconnu. Alors qu'il vient plus près le remarque que sous son buste, ce sont des pattes de chèvre, terminées par des sabots que je vois, à la place des jambes. Est-ce que ça serait... un mutant? Un mutant comme moi? Il a l'air de comprendre ma frayeur et reste à distance, avant d'ouvrir enfin la bouche, ce qui me fait grimacer. Ce sont surtout ce qu'il me dit qui me fait serrer les dents. Il est sérieux là? Il a pas l'air de comprendre que je puisse avoir la trouille d'un type que je trouve près de moi au beau milieu de nulle part alors que j'étais poursuivie par une meute de types armés jusqu'aux dents? Et d'un coup, sans trop comprendre ce qui se passe, il a l'air de grandir à vue d'oeil, et m'apparaît d'un coup presque aussi grand que les arbres qui nous entourent. Wanda tu délires. Tu délires ma grande. Il... non c'est... c'est pas possible...

Je... j'essaie juste de comprendre ce qui m'est arrivé... c'est pas un crime quand même si? Ils me poursuivaient, j'ai pris une balle et ensuite... plus rien...

Pourtant j'obéis comme une gamine quand il me dit de me rallonger, même si je suis tout sauf rassurer. Qu'est-ce qu'il veut? Qu'est-ce qu'il va me faire? Dans l'absolu, s'il avait voulu me faire du mal, il en aurait clairement eu l'occasion. Tout comme il aurait pu me filer aux gardes avec un beau noeud rouge autour du cou et il ne l'a pas fait... Il reste quand même un type immense à moitié chèvre qui m'a soignée...

Je...d'accord. Et merci pour m'avoir sauvée...

J'ai bien senti l'odeur des plantes et le fait qu'on m'ait bandé ma plaie... Ca fait un mal de chien et je ne sais pas ce qu'il a mis dessus... J'espère simplement là tout de suite que ça va marcher... Je gémis légèrement alors que je me laisse glisser sur le sol, encore épuisée et la tête lourde, sans le quitter du regard.

D'accord... je dors un peu... Mais tu m'expliqueras tout demain... d'accord?

Je peine à garder les yeux ouverts et je me laisse glisser dans l'inconscience, trop épuisée pour réfléchir ou faire quoi que ce soit d'autre. Le lendemain il fait grand jour quand j'ouvre les yeux, et je tourne la tête, cherchant autour de moi.



HRP : J'espère que ça te va ^^
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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Ven 28 Juil 2017 - 22:06
Night of the Hunter
"the shepherd killed the wolf"
 

Voilà que la jeune femme se permettait un tutoiement des plus irréguliers. Certainement s'était-elle cru en droit de le faire alors que lui-même se l'était autorisé. Mais il était un dieu, bon sang de bois, c'était en ses privilèges. Mais il fallait croire que la magie qu'il sentait couler dans ses veines lui en donnait également toutes les possibilités. Au final, il s'en moquait pas mal, le tutoiement, le vouvoiement, ce sont quand même des caractéristiques très françaises -ou très asiatiques. Il soupira quelque peu en se rappelant les excès de politaires japonaises et souffraient de la familiarité qu'avait instauré la langue anglaise sur toutes les terres qu'elle avait conquise. Mais tout ceci était une autre histoire, et n'importait que peu dans ce qui les intéressait à cette seconde précise. Pour le moment, Ashitaka avait juste acquiesçait à tout ce qu'elle avait pu dire, d'un air lent et presque effacé. Toujours la même chose se passait lorsqu'il se mettait à découvert. Trop rare étaient les moments où on pouvait ne pas le juger sur son apparence. Il n'était pourtant pas si moche que cela, croyez-le ou non, mais il était même un temps où on se bousculait pour accéder à sa couche. Voilà où il en était arrivé à présent, à vainement tenter de sauver des gens, parfois tout aussi étrange que lui-même, le tout plongé dans l'ombre et l'obscurité d'une illusion imparfaite.

Elle s'était depuis assoupie, mais pour le Faune, la nuit ne s'était pas révélée aussi tranquille que prévu. Son oreille averti s'inquiétait à chaque bruissement que ce fut ces hommes en noir. Ses mains  se crispaient sur son baton de berger, soupirant à chaque chant du vent. Non pas qu'il tenait à la vie de cette interruption humaine comme à la prunelle de ses yeux, mais notre divinité avait malgré lui un coeur bien battant qui ne pouvait s'empêcher de sauver la veuve et l'orphelin quand celui-ci était mis au pied du mur. Alors quand ce pauvre chaton se révèle être une personne possédant de la magie intérieur, autant vous dire qu'il redouble d'effort. Quand bien même il se disait que le monde n'était plus ce qu'il était. Sérieusement, cela faisait environ quatre cent ans qu'on ne pouvait plus dormir tranquillement dans ce riche pays. Et bien à présent une petite cinquantaine d'années qu'on pouvait presque trouver plus de mutant que d'humain en jetant un coup d'oeilà sa fenêtre. Cela faisait peur. En tout cas pour les êtres non-exceptionnels et les dieux ermites qui n'aspirent qu'à la tranquillité d'une vie ennuyeusement belle au soleil.

Au petit matin, dès les premières lueurs de l'astre solaire, Pan se leva et s'étendit de tout son long. Il n'était plus temps de faire le guet, mais à présent de faire ce qu'il fallait. Prenant une petite sacoche traditionnellement faite de cuir animal, ses sabots le conduisirent jusqu'à des zones parsemés des herbes parfaites pour les bonnes tisanes de guérisons. Il reprit également quelques plantes pour refaire le pansement de la demoiselle et revint rapidement. Celle-ci était malheureusement déjà réveillée, chose que le satyre aurait préféré évité afin de lui épargner le temps de préparation.

- Oh... bonjour.

Il aurait été tellement plus simple qu'elle se réveilla quand tout fut prêt, presque aussi galament qu'un lendemain de coup d'un soir. Prenant de l'eau de la source pure dans un gobelet, il ne fallut pas si longtemps que cela pour allumer un feu à côté, à l'aide d'un briquet évidemment volé en ville. Il était nécessaire de reconnaître que certaines inventions arrangeaient tout de même bien. Ashitaka prépara la tisane en question, passant tout ce qu'il pouvait connaître en prière de guérison pour adoucir le plus possible la décoction, ses mains tout autour du gobelet comme s'il voulait se réchauffer d'un dur hiver. Il se concentrait, méditait sur tout ce potentiel encore enfermé de cette boisson, ouvrir le cadenas de ses possibilités, afin qu'elle puisse entièrement prendre son rôle. La laissant chauffer, absorber les pouvoirs des lueurs du soleil, Pan s'approcha lentement de la demoiselle, se baissant pour ne pas lui paraître trop terrifiant:

- ...ne fais pas de mouvements brusques, je dois m'approcher pour refaire votre pansement.

Après avoir prévenu de son acte, il se mit à genoux près d'elle avec les nouvelles plantes. Au moins ne le jetterait-elle pas comme un sac tout en criant "oh satyyyyre" parce qu'il avait les mains légèrement baladeuses autour de sa blessure pour retirer son pansement de fortune. En avait-elle au moins la force ? De toute façon,  il ne voulait pas aggraver davantage les choses. Il n'avait pas l'humeur à du drama supplémentaire. S'occupant donc de tout cela le plus doucement qu'il pouvait le faire, il répondit à toutes les questions qu'elle lui avait posé la veille:

- T'avais des mecs à tes trousses. Le genre de ceux qu'on excite pas sans une bonne raison. Seulement ces forêts sont mes forêts, et je n'aime pas qu'on y entre sans ma permission. Je suis donc arrivée sur place et je t'ai vu contre un arbre. Tu t'es évanoui dès que je suis arrivé vers toi pour te parler. Je t'ai amené ici pour te soigner. Fin de l'histoire. Rien de bien méchant tu vois.

Il faisait bien sûr référence à la réaction qu'elle avait eu la veille, le considérant presque comme un monstre alors qu'il avait fait de son possible pour l'aider. Se redressant alors avec une petite moue sans gravité, la divinité termina son œuvre. Il s'approcha de la tisane qui avait fini de chauffer et éteignit le feu pour apporter le gobelet en bois aux côtés de la jeune femme.

- Fais attention, c'est chaud.



HRP: Ne t'en fais pas, j'espère que mes propres réponses te conviennent ! ♥


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Wanda Maximoff
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Lun 31 Juil 2017 - 0:10
Night of the Hunter
Pan & Wanda
Est-ce que tout ça s'arrêtera un jour? Est-ce que toutes les épreuves qui arrêtent pas de m'arriver dans la gueule vite et fort vont s'arrêter un jour? Utilisée, trahie, blessée, humiliée, droguée, et maintenant en cavale, perdue dans les bois avec un type à moitié bouc dont je ne connais pas les intentions? Est-ce qu'un jour j'arrêterais d'avoir l'impression d'être seulement... un jouet, ou grain de sable qui ne peut rien faire contre la mer ou le vent qui l'emportent? Encore une fois je suis à la merci de quelqu'un, trop faible pour pouvoir me débrouiller seule, épuisée, avec une cicatrice à l'épaule qui ne va pas guérir avant longtemps... Je déteste cette sensation de ne rien contrôler, de ne rien décider, comme une gamine dont les parents savent ce qui est mieux pour elle et ne lui demandent jamais son avis. J'aimerais que tout s'arrête et pouvoir reprendre le contrôle, faire comme tous ces gens que je croise lors de mes missions, que je vois prendre un café en terrasse ou marcher avec un sac de courses en main. Eux j'essaie d'imaginer leurs vies, de savoir ce qu'ils aiment faire, s'ils sont mariés, quel est leur job... je m'invente des vies que je ne vivrai jamais, et je les envie de pouvoir faire tout ce que je ne peux pas. Toutes les petites choses qui doivent leur paraître tellement chiantes, mais qui pour moi seraient d'un luxe sans nom et sans prix : avoir mon propre appartement et y faire attention, faire les courses, étendre mon linge, acheter des meubles, décider d'aller au cinéma ou descendre à la boulangerie du coin acheter quelque chose... tout ça que je n'ai jamais fait.

Et là, face à moi, je suis encore fragile comme une enfant, soumise au bon vouloir de celui qui a quand même l'air d'être mon sauveteur plutôt que mon ennemi, même si l'expérience m'a appris à me méfier de tout et de tout le monde, lui obéissant quand il me dit de dormir, trop épuisée pour lutter ou faire quoi que ce soit d'autre. Alors je me laisse glisser dans un sommeil proche de l'inconscience comme on se laisse glisser dans un bon bain chaud et je m'endors. Je rêve à nouveau, de traque, de mort et de sang, de ma blessure et de Pietro qui est tué. C'est sur ça que j'ouvre les yeux, sursautant avant de grogner en sentant la douleur se réveiller dans mon épaule, mais moins forte que la veille. On dirait que ce qu'il m'a fait marche... Je papillonne des yeux quelques secondes pour m'habituer au grand soleil qui est haut maintenant, découvrant en pleine lumière que je suis bien au beau milieu de la forêt, près d'une rivière. Le coin est magnifique, presque digne d'un conte de fées à part que la princesse est dans un sale état, et qu'il n'a pas eu besoin de m'embrasser pour me réveiller... Je l'observe alors qu'il s'approche, une besace de cuir en main.

Bonjour... Vous... êtes resté près de moi toute la nuit?

Je lutte pour m'asseoir ou au moins me redresser un peu, continuant de le suivre des yeux alors qu'il prend de l'eau dans le cours d'eau, et pose le récipient sur le feu qui brûle non loin. Je somnole encore un peu, bercée par la chaleur du soleil, n'osant pas le déranger alors qu'il est occupé, l'écoutant murmurer d'une voix grave et apaisante. C'est agréable à entendre... Quelques minutes passent avant que je l'entende parler. Je rouvre les yeux et hoche la tête quand je le vois poser un gobelet à chauffer sur le feu et bientôt une odeur d'herbes s'élève.

Merci... C'est...Vraiment gentil de m'avoir soignée... Et de vous occuper encore de moi...

Je me hisse encore un peu pour l'aider à accéder à la blessure, fermant les yeux alors que ses mains décollent avec précaution les feuilles qui ont fait un pansement de fortune vu la situation. Ses gestes sont doux et calmes, rien de... déplacé ou d'agressif alors que je suis totalement à sa merci. C'est là que je me dis qu'il tient vraiment plus du sauveteur que du monstre dont je devrais me méfier... et qu'au final j'ai eu de la chance qu'il me trouve pendant ma fuite... Je ne veux pas le déranger mais à ma grande surprise c'est lui qui reprend la parole, m'expliquant rapidement ce qui m'est arrivé plus tôt. Je souris en entendant l'impression ''rien de bien méchant", retenant même un rire qui me ferait certainement mal.

Si vous appelez avoir une balle dans l'épaule et une horde de tueurs surentrainés aux trousses 'rien de méchant' je me demande ce que vous appelez par ''méchant'' alors! Mais... ces types... ils sont encore dans la forêt? Ils...en sont encore après moi ou est-ce qu'ils sont partis? Parce que je... je préfère être honnête mais... j'ai des pouvoirs et des méchants les utilisent... ils me forcent à faire ce que je veux grâce à une puce que j'ai dans la tête et je ne sais pas si cette puce ne les aiderait pas à me retrouver. Je...déteste ce truc... ça leur permet de me contrôler totalement sans que je puisse rien dire ou rien faire... C'est...une sensation horrible. Et peut-être que ça les mènera jusqu'ici alors... je préfèrerais que vous soyez prévenu... Pas que vous pensiez que je les ai amenés jusqu'ici...

Il recule et attrape le gobelet qui chauffait avant de me le tendre. J'avance ma main sale et encore maculée de terre et de sang, serrant mes doigts autour avant de doucement souffler dessus quand il est près de mon visage. D'ailleurs, c'est quand nos mains se frôlent que je remarque enfin quelque chose. La magie. Vu son apparence ça ne m'étonne pas, mais il aurait pu être comme Diablo ou Mystique, avec un pouvoir mais sans magie. Je bois timidement une gorgée de son infusion un peu amère avant de croiser à nouveau son regard.

Au fait je m'appelle Wanda et vous? Et je... quels sont vos pouvoirs à vous? Je... je sens une autre magie...Que la mienne...

Je porte à nouveau le gobelet à mes lèvres et en bois encore un peu.


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Mar 8 Aoû 2017 - 11:28
Night of the Hunter
"the shepherd killed the wolf"
 

Le soleil les réchauffait d'une belle et douce caresse, pas une seule brise à l'horizon; le moment parfait pour un petit bain, et ensuite se dorer la pillule sur l'herbe gracieuse et délicate. Au lieu de cela, voilà que notre divinité des forêts se devait de faire l'infirmière pour une magicienne. Se rapprochant du feu qu'il avait allumé pour préparer la tisane de la jeune femme, il se servit de ses sabots pour l'éteindre, ajustant les braises à devenir de plus en plus cendrés. Certainement devra-t-il le rallumer pour préparer le repas, mais il avait déjà passé tant de temps à chercher les plantes permettant cette rapide guérison qu'il n'avait pas encore eu le temps de chasser leurs repas du midi, il faudra que notre invitée soit patiente. Pan ne répondit même pas à la question de s'il avait passé toute la nuit auprès de lui. Il n'en voyait pas l'intérêt. Est-ce qu'il pourrait juste se moquer en disant que cet endroit était son chez lui et que donc évidemment qu'il n'avait pas juste déguerpi à cause de la présence féminine ? Il aurait pu. Après tout, le faune ne s'était éclipsé qu'à partir de l'aube. C'est en baillant qu'il récupéra les pierres du foyer pour les replacer tout autour de la source d'eau pure. Il était important de toujours remettre les choses à sa place dans la nature. Par la suite, il récupéra la cendre entre ses mains et souffla dessus en direction de la forêt. Celle-ci voleta alors dans une douce brise inexistante, s'envolant au loin jusqu'à terminer sa course au plus profond de la forêt.

Tout ceci n'était que des petits rituels, qui avait pris de plus en plus d'importance dans la vie de ce faune autrefois adepte des quatre cent coups. Cela avait adouci ses manières et ses faims primaires insassiables. Etouffé en lui de vieux souvenirs vieux de plusieurs millénaires qu'il aimait à considérer comme n'existant plus. D'une oreille distraite, il écouta le monologue de la jeune femme qui s'outrait de l'entendre dire "rien de méchant". Pauvre créature. Il était vrai que ce n'était pas le pied, mais à un tel point d'agitation, il fallait se reconsidérer un peu. Puis elle se mit à parler de ses pouvoirs, semblant déclamer ceci comme une déclaration importante, une confession. Le reste, parlant de puces électroniques qui pouvaient faire venir les autres ici, entra dans une oreille et ressortit par l'autre. Elle ne lui laissa pas même le temps d'y répondre car déjà, s'étant revigoré la gorge de cette liqueur naturelle, repartait-elle sur de nouvelles questions et affirmations.

- Et bien... déjà bienvenue chez moi, Wanda, je me nomme Ashitaka.

Ainsi, il exprimait le lieu de sa demeure, et lui donnait le nom qu'il donnait à tous depuis à présent mille ans. Cette appelation lui était venu en rêve, alors qu'il suivait l'évolution de son psychisme auprès d'un maître chinois. Comme une nouvelle identité. Preuve que Pan, le violeur de nymphe, l'excès personnifié dans toutes les faims, n'existait plus.

- Si tu as pu sentir ma magie, ne crois-pas que je n'ai pas senti la tienne, dès le début j'ai compris. Mais pour ma part... je suis le Gardien de cette Forêt, son Dieu Cornu, avec tous les pouvoirs et les engagements que cela comporte.

S'il restait évasif sur la question, ce n'était pas qu'il avait quelque chose à cacher. Il n'avait juste pas envie d'épiloguer sur ses pouvoirs. Si cette jeune femme n'avait pas deviner que tous tourner autour de la nature, alors c'est que cette puce électronique ne faisait pas que lui contrôler le cerveau, peut-être le grillait-il quelque peu. Mais ceci mis à l'écart, Ashitaka leva la tête haut dans le ciel, et vit déjà le soleil être à la position parfaite pour le repas du midi. Certainement la jeune femme devait crever de faim. Doucement, il tapota le sol de ses sabots pour se mettre en jambe. Rapidement, il sauta jusqu'à sa cabane dans les bois pour récupérer son arc et ses flèches et redescendit tout aussi vite. Voilà à présent quelque chose de bien fait. Regardant la blessée avec une petite moue, il montra la source d'eau transparente du bout d'une de ses flèches.

- En ce qui concerne votre... "puce", si ce n'est pas de la même famille que les tiques, je ne pourrais pas trop vous aider... Pour le moment, je suppose que vous avez faim, je vais aller chasser le déjeuner... profitez en pour vous débarbouiller, vous pouvez vous baigner dans la source. Elle est parfaitement pure; malheureusement elle ne soigne pas les plaies.

Ne sachant pas vraiment quoi dire d'autre, il hocha la tête comme pour la saluer une dernière fois et partit entre les bois pour comme il l'avait dit, chasser leurs repas. C'est pas qu'il avait véritablement faim, ayant plus sommeil que ça d'ailleurs mais bon. C'était fou comme en ce moment, tout le monde semblait vouloir à tout prix passer dans sa forêt.



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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Mer 9 Aoû 2017 - 20:12
Night of the Hunter
Pan & Wanda
Maintenant que la lumière du soleil inondait les alentours, la forêt apparait beaucoup moins effrayante et menaçante que quelques heures plus tôt, quand j'étais en train de courir pour ma vie et que chaque arbre ou chaque buisson pouvait être un piège ou cacher un ennemi mortel. Où chaque branche pouvait me blesser ou me retenir assez pour qu'on me trouve. Là... si la douleur n'était pas aussi intense j'aurais pu imaginer que j'étais de retour chez nous, en Sokovie, dans les forêts verdoyantes où on a grandi et où on s'est réfugiés plus tard. Et c'est comme si... à part sur moi, il n'y avait aucune trace de ce qui s'était passé. Comme si un truc aussi violent et...mortel n'aurait pas pu arriver dans un tel endroit, que ce n'était même pas possible, un peu comme imaginer un carnage chez Disney avec des têtes qui volent et des boyaux qui tombent. En fait si, à part le sang séché sur moi, la seule autre ''trace'' qui demeure est mon sauveur. J'ai maintenant la preuve qu'il est effectivement inoffensif. J'ai passé toute la nuit ici, sans défense et totalement à sa merci et il n'a rien fait. Au contraire il m'a soignée et il est encore en train de s'occuper de moi. D'ailleurs on dirait que ce bout de forêt est son repaire, il y a des traces d'un passage régulier, quelques endroits du ruisseau ont été aménagés, sans doute pour y accéder plus facilement, et il y a une sorte de cabane dans un arbre tout proche. Ainsi donc il vit ici en permanence... comme ce que Pietro et moi on a vécu il y a des années, passant nos journées dans les bois et nous glissant dans les granges et les écuries la nuit pour dormir au chaud et au sec. Je bois ce qu'il a préparé pour moi, remarquant alors que je le sens tout près que sa mutation n'est pas juste limitée à son apparence, mais qu'il a des pouvoirs. Je le sens, mais pas en détail, et je suis trop faible pour vraiment en sentir les subtilités. Je sais juste qu'elle est là, présente sous sa peau et autour de lui, mais quant à ce qu'il peut faire avec, je n'en ai aucune idée.

D'ailleurs je me présente, et tout de suite après j'essaie d'en savoir plus sur son dos... en espérant qu'il voie bien ça comme un don et non pas comme une malédiction...

Enchantée Ashitaka...

Je le regarde s'occuper du feu, puis l'éteindre et disséminer les cendres au vent et même si je ne comprends pas pourquoi il fait ça, j'apprécie ses gestes qui ressemblent à une danse, lente et bien orchestrée... Il revient ensuite vers moi et je lui parle de ma puce, espérant comme ça jouer totalement franc jeu avec lui, et pour qu'il ne puisse pas me reprocher plus tard d'avoir attiré les troupes de HYDRA à lui sans l'avoir prévenu... Alors autant être honnête... même si je ne sais pas s'il peut m'aider par rapport à ça, avec cette saloperie que j'ai dans le crâne et qui me pourrit la vie depuis des années maintenant, me transformant en marionnette sans volonté de ces salauds. Je termine son infusion, reposant précautionneusement le gobelet sur le sol, près de là où je suis installée. Je souris timidement, avant de froncer les sourcils en l'entendant m'annoncer qu'il est un dieu. J'avoue que là je ne m'en serais pas doutée mais... après tout, il y a bien les dieux nordiques qui sont bien en vie alors pourquoi pas un dieu de la mythologie. D'ailleurs...

Mais...attendez...vous... vous êtes... de la même famille que Pan? Vous savez le faune... ou... satyre. D'ailleurs...c'est... comment vous vous êtes retrouvé aux Etats-Unis? Vous avez fui l'Europe? Je viens de là-bas moi aussi, à la base...

Il file ensuite dans son nid perché dans les branches, revenant ensuite équipé d'un arc et des flèches. Un vrai chasseur... Il me désigne le torrent qui coule toujours près de moi et je hoche la tête en l'écoutant, retenant un sourire quand je vois qu'il n'a pas compris ma définition de ''puce'' et il voit ça comme la sale petite bête.

Je... oui j'avoue que... j'ai faim... mais une puce c'est... un petit objet électronique en métal qu'on a mis dans ma tête... Ce n'est pas l'animal auquel vous pensez... Et je... oui merci je...vais en avoir besoin. Mais est-ce que... personne ne risque de me voir? Ils ne pourront pas me retrouver?

Pourtant il file avant de m'avoir répondue et j'hésite, le suivant du regard quelques secondes avant qu'il disparaisse dans les fourrés, me laissant seule dans ce hâvre de paix. J'hésite quelques secondes, avant de serrer les dents et me redresser un peu. Je me sens sale et j'ai du sang partout... Avec une lenteur d'escargot j'enlève mon pull, mon jean, restant en sous-vêtements et avançant tant bien que mal à quatre pattes j'arrive au bord de l'eau. Je me penche, nettoyant d'abord mes mains, puis mes bras dans l'eau délicieusement fraîche, et j'entre petit à petit complètement dans l'eau en soupirant de plaisir. Pendant quelques instants, l'eau se colore de rouge autour de moi en volutes paresseuses, avant que le torrent ne retrouve sa pureté. Et petit à petit je frotte la terre et le sang du bout des doigts, gommant les marques de cette horrible nuit avant de soupirer et fermer les yeux, m'abandonnant au courant frais.


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: The Night Of The Hunter - Pan & Wanda   Sam 12 Aoû 2017 - 19:02
Night of the Hunter
"the shepherd killed the wolf"
 
Ashitaka renvoyait la cendre à la forêt, là d'où provenait le bois qu'il avait utilisé pour allumer ce feu. Tout ce qui venait de la Forêt devait finir par retourner à la forêt, quand bien même ce n'était que cendre. Il faisait de même avec les os des créatures qu'il chassait, les enterrant à l'endroit précis où leur dernier souffle de vie s'était envolé de leurs cages thoraciques. C'était le minimum à faire pour ces animaux dont il avait retiré la chair pour se nourir. Il était une divinité, aussi n'avait-il pas autant besoin de manger qu'un être humain normal. Mais comme à tout être qui n'était pas encore mort, la nourriture lui permet de reprendre de l'énergie, alimentant ses veines d'une magie nouvelle. Et de la force, il en avait cruellement besoin après cette nuit blanche à craindre le retour de ces hommes lourdement armés. Il ne pouvait rien faire contre pareil personnage. Juste attendre et se cacher. Il n'avait pas la peau impénétrable contre les nouvelles armes des êtres humains, technologie impie ne cessant d'augmenter en puissance et en dévastation. La jeune femme aujourd'hui dans sa clairière en était un parfait exemple; et il ne savait pas s'il pouvait aider son problème avec le peu de pouvoir qu'il avait en lien avec l'humanité. Ils avaient beau faire partie de Mère Nature, cela n'empêchait pas qu'ils s'en étaient bien trop écarté pour être sauvé.

Il tiqua à l'écoute de son identité révélé. Pourquoi ne croisait-il que des personnes qui semblaient tout savoir de sa mythologie ? Est-ce que cela était devenu une matière enseignée à l'école pour que tous soient au courant ? Pan se mordait les lèvres sans vraiment savoir comment répondre. Elle n'avait pas réellement pointé l'affirmation comme quoi il était Pan. Juste de sa famille. Il était vrai que le contraire ne pouvait être réfuté, au vu de son apparence. Le faune s'adoucit alors. La jeune femme avait également fuis l'Europe. Son visage se fendit d'un doux sourire, mais il ne répondit pas plus. Qui ne dit mot consent. Son ventre divin se mettait à gargouiller, il ne fallait pas attendre davantage. Il n'en avait pas envie. Aussi partit-il rapidement, tel le chasseur guerrier qu'il pouvait être et fila à travers les fougères. La nourriture ne fut pas longue à chasser, les rituels correctement effectué. Chacune de ses flèches étaient emplie d'énergie solaire, scindant l'air dans le respect de l'environnement et des traditions qu'il s'était évertué à mettre en place durant ce millénaire passé. Ce fut un beau sanglier qu'il attrapa alors, ayant bien fait attention de l'endroit où sa vie s'était arrêté.

Retournant donc à la clairière, l'oeil d'Ashitaka fut arrêté par un spectacle dont il avait eu bien l'habitude autrefois, durant ses grecques années. La jeune femme qui avait fini par se dénuder afin de se plonger dans l'eau réparatrice. Oh, il restait encore des sous-vêtements, mais ne dit-on pas que la plus belle forme d'érotisme reste dans la suggération des éléments ? Pan resta dans les fougères, se rinçant l'oeil comme il n'en avait plus vraiment l'habitude. Il fallait dire que ce n'était plus tous les jours où son regard pouvait prendre en admiration une aussi belle créature. Ce fut lorsqu'elle releva ses cheveux qu'il vit la bosse au sommet de sa nuque, certainement là où devait se trouver sa fameuse puce électronique. Cette information le retira de son observation jusqu'ici purement lubrique. Surtout que si la demoiselle continuait à vouloir lui tourner le dos, ce n'était plus si drôle. Il entra alors dans la clairière en toussotant et posa le sanglier mort à côté de l'eau, rangeant son arc et ses flèches sur le bord des racines d'un grand arbre. Quelques brindilles plus tard et un feu rejaillit à la face du soleil. Pan ne montrait aucune honte à jeter quelques coups d’œil à la jeune femme, souriant même comme s'il faisait preuve de fierté ou même d’espièglerie. En quelques sortes, le faune s'amusait bien dans son  coin. Il avait rarement des visiteurs, et prenait souvent un peu trop les risques extérieurs avec légèreté. Comme s'il n'avait pas la sensation que ce genre de choses pouvait un jour le toucher.

- J'ai vu ta bosse, derrière la tête. C'est là que se trouve ta fameuse puce ? Hey, soit pas surpris, on t'a jamais donné la définition d'un satyre ? En plus ça fait longtemps que je n'ai pas vu une aussi agréable créature que toi dans ma source.

Il rit à pleine gorge tout en prenant un canif dégrossi et commençant à défaire la peau de la chair du sanglier. Un long travail mais fait avec qualité qui déposa rapidement sur les pierres des masses puissantes de viande naturel auquel il incorpora des herbes de sa forêt. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait le charmeur avec les demoiselles, la dernière fois remontant peut-être à ses hordes de fidèles aux fantasmes légèrement étrange -à bien y repenser- qui le suivait sur les montagnes grecques. Une ancienne période qu'il ne regrettait pas le moins du monde, même si tout semblait cruellement plus simple à ce moment là.

- Je ne sais pas si je peux t'aider à l'enlever... j'ai pu retirer la balle de ton épaule car tu dormais, et ce n'était clairement pas du travail de professionnel. J'y suis allé avec les doigts, pour tout te dire. Je pourrais... faire grandir une plante dans ton cou qui pousserait la puce à l'extérieur, mais cela serait extrêmement douloureux. Peut-être faire un petit trou à la base de la bosse et ensuite je peux commander à des fourmis d'aller chercher la bestiole eux-même ? Haha, tellement peu de possibilité. Si t'as une autre idée, je suis preneur.



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