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Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)

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Jonathan Blaze
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MessageSujet: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Jeu 6 Juil 2017 - 22:48
Au coin de la rue
♣ Statut du sujet : Privé ft. Jean Grey

♣ Date du rp : 10/07/17

♣ Météo & moment de la journée : Il doit être environ 22h30. Le ciel est nuageux. Il y a un peu de vent et il fait relativement frais.

♣ Autre : l'action se passe dans des rues sombres et une épicerie.



Jonathan Blaze et Jean Grey
Au coin de la rue
J'ai faim!


ROWR !
Instinctivement, je mis ma main sur mon ventre. Comment mon corps pouvait-il produire un tel son ? Aucune idée… En tout cas, je savais une chose : j’avais faim. Cela faisait déjà plusieurs minutes que je marchais seul dans la rue, cherchant désespérément une épicerie. Relevant ma tête, j’inspectais cette rue.

La nuit avait rendu cette rue des plus lugubres. Elle n’était éclairée que par quelques lampadaires. Nulle lumière ne se dégageait de ces bâtiments ternes longeant cette rue. Les tags qui recouvraient leurs murs ne ravivaient en rien ce quartier. Ce mélange de formes et de couleurs délavées par les intempéries ne donnait lieu qu’un mélange incompréhensible, une sorte de tache terne et insipide. Néanmoins, cela me fit sourire. Pour certains, cela pourrait être une véritable œuvre d’art.

ROWR !
Je lâchai un soupir.
*Evidemment, pensai-je, juste quand je commençai à oublier ma faim.*
Dépité, je continuai mon chemin. Tout en marchant, je tendais l’oreille, espérant entendre une quelconque animation. Evidemment, je n’entendais pas grand-chose. Les seuls sons qui éveillaient mes sens étaient le bruit de mes propres pas et du grésillement incessant d’un lampadaire qui ne cessait de clignoter.

Après 5 minutes de marche, j’arrivais à un carrefour. Tournant ma tête à droite, j’observais la rue tout en continuant de marcher droit devant moi. Il semblait qu’elle possédait davantage de magasins, c’est –à – dire, 2 ou 3. Mon regard trainait sur les différentes enseignes plongées dans l’obscurité. Une seule émettait une lumière. La moitié des éclairages, à la couleur violette, était fonctionnelle et je lisais alors : I F  S. Baissant mon regard, je vis des lueurs s’échapper de cette boutique.

Machinalement, je me remis à regarder devant moi pour continuer d’avancer dans la première rue. Faisant quelques pas, je pus constater que cette rue ne menait à rien. M’arrêtant, je réfléchissais à l’enseigne que j’avais vu. L’espoir et la curiosité aidant, je fis demi-tour et m’engageai dans la nouvelle rue. Avançant calmement, j’arrivai enfin devant l’établissement : un petit endroit aux grandes vitres laissant entrevoir un véritable chaos d’objets et de nourriture. Une épicerie ! Enfin !

Ouvrant la porte, j’entrai dans le bâtiment et, à mon passage, une cloche retentie. Ce commerce exultait une odeur de tabac, d’alcool et de fruits pourris. Les rayons étaient serrés, mais assez vide. Le mur de droite  était rempli de fruit assez peu frais et, au fond, de deux frigos. A gauche, juste à côté de la porte, se trouvait un homme au regard vide et aux yeux cernés. Une fine couche barbe décorait son visage. A sa gauche, une étagère rempli de magazines, dont certains avait une couverture assez explicites, occupait pratiquement tout le mur gauche. Au premier coup d’œil, je pus apercevoir deux rayons.

Me tournant vers le commerçant, je lui adressai un simple bonjour. Il me répondit dans un grognement de ne rien voler. Levant les yeux au ciel, j’avançai dans sa boutique, évitant les fruits et leur puanteur. Comme je m’y attendais, il n’y avait un mélange saugrenu d’assiettes en carton, de serviettes, des outils, des sachets de chips, des boîtes de bonbons, etc. Continuant ma visite, j’arrivai assez vite au fond du magasin où étaient disposés des longs frigos contenant des plats à chauffer au micro-onde. Explorant ces trésors, j’en sortis trois pizzas. Cela me fera des réserves. Pendant que je fouillais, j’avais entendu la clochette fonctionnait une ou deux fois. Me tournant vers les autres frigos, je regardais leur contenu : essentiellement de l’alcool de mauvaise qualité, bien sûr. J’entendis encore quelques fois la clochette sonnée. Ne voyant rien d’intéressant, je décidai de retourner sur mes pas, mais c’est alors que je vis, du coin de l’œil, une arme braquée vers le commerçant. Me remettant à ma position initiale, je me demandai si j’avais bien vu. S’il avait une arme, je me devais de l’aider. Le problème, c’est que je n’avais vu la scène qu’en coup de vent. Si je me transformais sans raison, ça risquerait de mal tourner. Je décidai alors de vérifier s’il n’y avait pas d’autres personnes. Leur visage m’aiderait à me décider…

Hrp:
 
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Jean Grey
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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Ven 7 Juil 2017 - 0:08
Dans un geste devenu à présent habituel, la jeune femme inséra sa fiche de présence dans la pointeuse. Cette dernière poinçonna alors le morceau de bristol avec ce son si caractéristique : un choc sourd et brutal, qui rythmait les journées de tous les employés de cette célèbre chaîne de salons de café, indiquant leur arrivée, ainsi que leur fin de journée. Puis, d'un signe de la main, la serveuse à la chevelure rousse salua ses collègues pour leur souhaiter une bonne soirée, avant de quitter les lieux. D'un pas traînant, épuisée et les pieds douloureux par toute une journée de travail, elle marcha dans les rues de LA. D'aussi loin qu'elle pouvait se souvenir, elle avait toujours été de ce côté-ci des Etats Unis. Mais à dire vrai … ça ne signifiait pas grand chose lorsque l'on considérait que son plus vieux souvenir ne remontait qu'à deux mois, lorsqu'elle s'était réveillée sur une plage proche de San Francisco. Avant cela, c'était le néant. Rien. Pourtant, elle avait bien conscience qu'il y avait dû y avoir un 'avant'. On ne venait pas au monde la trentaine passée, ni toute habillée. Comment en était-elle arrivée là ? Que s'était-il passé pour qu'elle n'ait aucun souvenir avant cet instant ? Elle n'en avait aucune idée. Une amnésie rétrograde lui avait-on expliqué à l'hôpital dans lequel elle avait été conduite peu après son 'retour'. La belle affaire …

Machinalement, la serveuse regarda sa montre. Bien évidemment, elle savait quelle heure il était … puisqu'elle venait de quitter son poste. Pourtant, elle avait fait ce geste par pur réflexe. A cette heure-ci, trouver un commerce encore ouvert pour pouvoir s'acheter de quoi se faire un repas, risquait de ne pas être une mince affaire. Pour autant, elle ne perdit pas espoir. Depuis un moment déjà, elle avait repéré quelques enseignes toujours ouvertes lorsqu'elle finissait vers ces heures. Mais pour s'y rendre, une marche de plusieurs minutes s'imposait, arrachant à la demoiselle un soupir las. En temps normal, ce n'était en rien insurmontable. Mais après une journée entière à trépigner pour servir des boissons chaudes, cette mission relevait d'un tout autre niveau de difficulté.

Finalement, la rousse arriva dans une petite épicerie, se concentrant pour ne plus penser à ses orteils. Certes, cet endroit tenait d'avantage du bouge que de la supérette … mais, faute de choix, elle devrait s'en contenter. Poussant la porte, elle fit alors retentir la clochette suspendue au dessus du chambranle lorsqu'elle pénétra dans le commerce. Dans un premier temps, elle vit le vendeur s'adresser à quelqu'un dans le fond du magasin, sur un air des plus patibulaires. Visiblement, on ne venait pas non plus ici pour l'esprit commerçant … Arpentant les maigres rayons aux choix plus que discutables, la rousse commença à tâter un fruit. Ses doigts s'enfoncèrent sans difficulté dans la chair blette de ce dernier. Tout l'étale semblait en train de pourrir, ce qui fit renoncer à la cliente l'idée de manger sainement. Elle se rabattit donc sur un paquet de chips. Il ferait parfaitement l'affaire, le temps qu'elle regagne son appartement.

Lorsque la rousse passa le coin du rayon en se dirigeant vers le vendeur pour régler ses achats, elle tomba sur une scène qui l'a fit sursauter. Un type était en train de braquer une arme à feu sur le commerçant, le menaçant sans doute pour lui prendre le contenu de sa caisse. Surprise par la situation, la rousse laissa tomber le paquet de chips, dont le bruit en touchant le sol attira l'attention du malfrat sur elle.

« Tu vas à côté d'lui, la rouquine ! Et tu discutes pas sinon, j'le bute ! », brailla-t-il, en indiquant le commerçant.

Oubliant sa douleur sous l'effet de la terreur, la rousse rejoignit le premier otage d'un pas pressé, sans dire un mot. Dans sa poitrine, elle sentait son cœur battre à tout rompre. Etait-ce réellement en train d'arriver ? Mais pourquoi ? Il ne devait même pas y avoir cent billets dans cette foutue caisse ! A quoi bon prendre tant de risques pour si peu ?! Silencieuse, la serveuse observa inquiète le braqueur. Il était évident qu'il était nerveux, comme en attestaient ses tremblements et le ton virulent de sa voix. Un amateur, sans aucun doute. Typiquement le genre d'individu qui finissait par tuer l'un de ses otages, si ce n'était l'ensemble du magasin.
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Jonathan Blaze
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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Ven 7 Juil 2017 - 17:09
Jonathan Blaze et Jean Grey
Au coin de la rue
Braquage arrêté


« Tu vas à côté d’lui, la rouquine ! Et tu discutes pas sinon, j’le bute ! »
Ces quelques mots confirmèrent mes craintes. C’était bien un revolver. De plus, il y avait deux otages au minimum. Les risques de découvrir mon identité secrète étaient élevés, mais je n’avais guère le choix. Cherchant dans mon être intérieur, je libérai une partie de la puissance de Zarathos. L’effet en fut immédiat : ma peau, ma chair, mes cheveux, mes yeux, tout ce qui composait mon corps commençait à se désintégrer. Durant ce processus, de la fumée sortait de chaque centimètre carré de mon corps. Celle-ci alla titiller les détecteurs de fumée et une mini averse se déclencha. Pendant ce cours laps de temps, j’avais fini ma transformation. Je n’étais plus qu’un squelette recouvert de flamme. Bizarrement, mes vêtements ne brûlaient jamais.

Maintenant, il était clair que les flammes et la fumée dégagée par l’eau rencontrant mon feu signalaient ma position. M’avançant le long des divers fruits, je faisais sortir une chaîne de ma manche. Une fois arrivée au bout, je tournais la tête vers les otages et le braqueur. Je distinguais 3 personnes : le propriétaire, le braqueur et une cliente qui devait être la « rouquine ». Avant même d’avoir pu ouvrir la bouche, le délinquant semblait marmonner quelques mots que je ne pouvais entendre. D’un air paniqué, il se mit à me tirer dessus à maintes reprises. Cependant, il n’était pas bon tireur : la plupart de ses balles me manquèrent. Les autres se contentèrent de rebondir sur mes os ou de disparaître dans mes flammes.

Après avoir terminé sa petite crise, je continuai mon chemin vers lui. Tremblant de tout son corps, il courut en dehors du magasin sans oublier de lâcher un juron des plus distingués. Néanmoins, cette fuite n’aura été que de courte durée. En effet, je lançais ma chaine droit vers lui, brisant une fenêtre en passant. Ma chaine, s’allongeant, entoura la jambe du fuyard et, d’un mouvement brusque, je le fis entrer de nouveau dans le magasin mais, cette fois-ci, en le faisant passer par la fenêtre. Lâchant la prise que j’exerçais sur sa jambe, il termina sa chute en s’écrasant dans les rayons.

Malgré le choc, il essaya de se lever. M’approchant de lui, je le pris par le col et je l’amenai prés de mon visage. Alors que nos visages étaient à quelques centimètres, l’homme, par une curiosité des plus primitives, regarda mon visage et, plongeant mon regard dans le sien, je lui fis subir la pire des sentences. D’un coup, je lui fis subir en son âme toute les souffrances qu’il avait pu faire subir aux innocents. Au bout de quelques secondes, je le lâchais. Il s’écroula à terre, inconscient.

Reprenant forme humaine, je me dirigeais vers mes pizzas que j’avais laissé tomber. Les prenant sous mon bras, je me dirigeais vers la caisse. Au passage, je remarquai un sachet de chips qui trainait par terre à l’écart des rayons. Je compris à qui appartenait le fameux paquet. Le ramassant, j’allai à la caisse. Déposant 80 dollars, je lui dis :

« Tenez, c’est pour les pizzas et les chips… et pour le magasin. »
Je me sentais un peu mal d’avoir réduit à néant son magasin. Je lui avais donc donné tout ce que j’avais sur moi. Je tendis également les chips à « la rousse ».

Alors que j’allais partir, le commerçant beugla.
« Vous vous foutez de moi ! 80 dollars ! Vous avez tout détruit ! Espèce de conn… ! »
Blasé, je lui répondis :
« Quand on est poli, on dit merci… »
« Comme si j’allais dire merci à un monstre de mutant. Vo… »
« Répète ! »
Furax, j’étais revenu sur mes pas et j’avais frappé le comptoir de ma main.
« Les mutants ne sont pas des monstres ! Je t’interdis de parler d’eux comme ça ! »
Involontairement, mes yeux s’étaient enflammés. Mon ton et mes orbites remplies de feu lui suffirent pour le faire taire. Je repris alors le chemin de la sortie mais, avant de sortir, je dis une dernière chose :

« Vous n’avez jamais vu mon visage. »
Sur ces mots, je sortis enfin. Au bout d’un moment, il ne faut pas déconner. Il y a combien de litres d’eau dans ses arroseurs ?

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Jean Grey
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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Lun 10 Juil 2017 - 16:38
Lorsque le système anti-incendie s'enclencha, libérant dans le petit commerce une mousson artificielle, la rousse déjà particulièrement tendue par la situation, ne put se retenir de sursauter tout en lâchant un petit cri de surprise. D'un geste de la main, elle tenta de se protéger de l'eau qui lui tombait dessus, sans succès, alors que de l'un des coins du commerce, un bruit de chaîne se déroulant sur le sol se fit entendre, en même temps qu'un nuage de vapeur enflait depuis le même endroit, attirant l'attention de tous.

Il en sortit un homme, ou plutôt une créature, à l'apparence squelettique et nimbée de flammes. La cliente observa alors l’inquiétant personnage, la bouche à moitié entre-ouverte tant par la stupeur que par la crainte. Le braqueur ouvrit alors le feu sur le nouveau venu, faisant une nouvelle fois sursauter la rousse. A ce rythme là, elle finirait par mourir d'un arrêt cardiaque d'ici la fin de cette histoire. Les balles semblèrent n'avoir aucun effet sur l'étrange créature, la ralentissant à peine. Devant ce manque de succès, le criminel décida de prendre la fuite, quittant le magasin à toute vitesse. Le terrifiant squelette projeta alors la chaîne qu'il traînait à ses pieds en direction de la rue, brisant une fenêtre au passage. C'était comme si chacun des maillons répondait au moindre de ses désirs. Lorsqu'il tira d'un coup sec sur la chaîne, celle-ci revint à lui, ramenant le voleur à l'intérieur. Ce dernier était à présent enserré par les maillons au niveau de la jambe, et après un vol plané, il s'écrasa lourdement dans les rayonnages. Quelque peu sonné, il trouva néanmoins la force de se relever, sans doute pour tenter de fuir une nouvelle fois cet adversaire infernal. Mais ce dernier le saisit par le col avant de lui en laisser le temps, pour le regarder droit dans les yeux. Une fraction de seconde, le temps sembla se suspendre, et lorsque l'improbable héros du jour relâcha le braqueur, ce dernier s'effondra au sol, inconscient.

L'incident terminé, le crâne du squelette se recouvra alors progressivement de chair, lui rendant un visage humain, celui d'un homme. Ce dernier, comme si de rien n'était, ramassa ses achats et déposa à la caisse une poignée de billets, afin de régler le commerçant, ainsi qu'en dédommagement pour la casse. Un échange houleux se fit alors entre les deux hommes. Le propriétaire des lieux estimait qu'au regard des dégâts, quelques billets n'étaient pas suffisants. A ces mots, la jeune femme fronça légèrement des sourcils. Ce type venait de lui sauver la vie … ce n'était pas suffisant comme dédommagement ? Et puis, il devait bien y avoir des assurances pour ce genre de catastrophes, d'autant que le criminel était facilement appréhendable à présent, vu son état.

Tandis que ces deux là s'échangeaient quelques amabilités, la rousse de son côté, tenta d’essorer du mieux qu'elle put ses cheveux, ainsi que son chemisier. Elle était littéralement trempée. Mais au moins, elle était en vie. Lorsqu'elle releva le nez, elle réalisa que le sauveur du soir avait quitté le commerce. Saisissait le paquet de chips au passage, elle se précipita dans la rue à sa suite. Il était quelques mètres plus loin, si bien qu'elle n'eut aucun mal à le rattraper. Arrivée à portée de main de ce dernier, elle hésita, se rappelant l'effroyable apparence qu'il avait revêtue pour gérer le voleur. Finalement, elle s'osa à lui tapoter délicatement l'épaule.

« Je … je voulais vous remercier pour ce que vous venez de faire, lui dit-elle timidement lorsqu'il se retourna. Et je suis désolée pour le manque de gratitude de ce commerçant. Vous nous avez sans doute sauvés la vie ce soir. »

Une nouvelle fois, elle hésita. Mais finalement, prenant son courage à deux mains, elle se lança.

« J'aimerais vous payer un verre en dédommagement. Ça me ferait vraiment plaisir. »
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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Mar 11 Juil 2017 - 17:39
Jonathan Blaze et Jean Grey
Au coin de la rue
Allons boire un verre


Une fois sortie du commerce, je regardai mes achats : une partie de mes pizzas avait dégelé et l’eau les avait déjà imbibées. Dépité, j’allai les jeter dans une poubelle quand je sentis un léger tapotement sur l’épaule. Curieux, je me retournai  et regardai mon interlocuteur, ou plutôt mon interlocutrice. En effet, il s’agissait de la femme que je venais de sauver. Je ne pus cacher ma surprise. Généralement, la plupart des gens que je sauvais avait l’habitude de me fuir. Mais elle, non. Au contraire, elle était venue me remercier. C’était nouveau et, étrangement le bienvenu. Elle me proposa même de payer un verre.

Du à ma surprise, je ne répondis pas tout de suite à sa demande. Au début, j’allais répondre que non. Elle risquait de me poser des questions sur qui j’étais, d’où me venait ce pouvoir. Je n’avais guère l’envie de ressasser mon passé des plus misérables. En plus, j’avais encore faim. Néanmoins, je n’en fis rien. Au contraire, je lui répondis d’un ton des plus amicaux :

« Avec joie ! »
Prenant un ton un peu plus joueur, je continuai

« D’habitude, ce sont les garçons qui invitent. M’enfin, les temps changent. J’espère où vous savez trouver un bar dans le coin. J’ai déjà eu du mal à trouver ce magasin. Ah, au fait, je m’appelle Jonathan, mais vous pouvez m’appeler Johnny. Et vous ? »
En disant ses mots, je lui tendais ma main et rajoutais :

« Ne vous inquiétez pas, je ne brûle pas toujours.»
Certes, mon humour n’était pas des plus amusants. Néanmoins, j’essayai de détendre l’atmosphère pour essayer d’apaiser mon interlocutrice.

C’était d’ailleurs la raison qui m’avait poussé à aller prendre un verre. Cette personne venait de vivre une prise d’otage, avait vu un squelette en flamme qui se révélait être un homme et, malgré toute cette tension, elle avait eu le cran et le courage de venir me remercier et de me proposer un verre. Je ne pouvais décemment pas la laisser ainsi. Malgré les risques que cela pouvait entraîner, je lui avais révélé mon prénom et j’acceptai de boire un verre avec elle. Normalement, elle ne devrait pas être dangereuse. En tout cas, son âme ne m’indiquait rien de menaçant.

Peu importe sa réponse, j’acquiesçais. Après ce court échange, nous nous mîmes en route. Sa nuit s’était quelque peu rafraichi  et, mouillés comme nous l’étions, particulièrement elle, nous risquions d’attraper un bon rhume. J’essayais donc de marcher un peu plus vite pour éviter cette maladie, mais voyant que j’allais un peu trop vite, je ralentissais à de multiples occasions. Pendant ce trajet, j’avais comme l’impression d’une gêne. En effet, cela faisait longtemps que j’allais juste parler avec quelqu’un. Pas de questions sur la purge, sur les mutants. Non, juste parler avec un autre être humain. Cela me ferait surement du bien. Au bout d’un temps de silence, j’essayais d’engager la conversation.

« Hé, donc… Vous faîtes quoi dans la vie ? Sans paraître indiscret, bien sûr. »
Mon ton montrait réellement un embarras certain dans cette situation. Je n’avais plus l’habitude des conversations aussi bénignes. Nous arrêtâmes alors devant un bâtiment et je supposai que nous étions arrivés.

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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Mar 11 Juil 2017 - 19:05
Le héros du soir sembla surpris lorsqu'en se retournant il se retrouva face à la rousse. Après réflexion, il ne devait pas avoir l'habitude qu'on vienne pour le remercier avec un look pareil. Le délire des flammes et du crâne ne devait sans doute pas jouer en sa faveur, et même si ses actes étaient plus probants, il n'en restait pas moins qu'avec toute cette mise en scène, les moins courageux ne devaient même pas envisager lui adresser un regard ou un sourire de remerciement. Mais la serveuse n'était pas de ce style. Si ce type leur avait sauvé la vie, ce n'était sans doute pas pour leur vouloir du mal par la suite. Et puis, un merci de temps en temps, ça faisait toujours plaisir … et pour préparer des cafés à des clients qui ne la calculaient même pas, la rousse savait de quoi elle parlait. Blouson noir accepta l'offre, visiblement ravi de pouvoir aller boire un verre, qui plus est, en étant invité. D'un signe de tête affirmatif, la jeune femme le rassura lorsqu'il lui demanda si elle connaissait un endroit dans le coin. Puis, il se présenta, lui tendant une main. Un instant hésitante, elle regarda la main, qui paraissait parfaitement humaine. A son commentaire, elle compris que Johnny avait perçu l'hésitation. Légèrement embarrassée par sa réaction qu'elle trouva subitement stupide, elle lui sourit en rougissant légèrement, avant de lui saisir la main pour se présenter à son tour.

« Enchantée Johnny, moi c'est ... »

Une nouvelle fois, elle hésita. Que devait-elle répondre ? Elle ignorait tout de sa vie d'avant … avant son réveil … même jusqu'à son identité. Finalement, le plus simple était sans doute de donner celle que l'hôpital lui avait fournie lors de son admission.

« … Jane. »

Comme toute femme sans identité, l'hôpital l'avait admise comme une 'Jane Doe'. Et dire qu'il suffisait de déplacer quelques lettres pour avoir le bon prénom. Dommage. En attendant, depuis sa sortie de l'hôpital, et faute de mieux, c'était ainsi qu'elle se faisait appeler.

Les présentations faites, elle l'invita à la suivre d'une signe de tête. Encore mouillée, Jane commençait à ressentir la fraîcheur du soir. Même si Los Angeles jouissait d'une climat clément, les soirées restaient malgré tout fraîches. Elle tenta de presser le pas, notamment parce que Johnny marchait relativement vite, avec de grandes foulées, alors qu'elle, de son côté, faisait avec ses moyens. En chemin, Johnny lui demanda ce qu'elle faisait dans la vie. Les bras croisés devant elle comme pour conserver sa propre chaleur, elle lui sourit.

« Pas de souci, je n'ai rien à cacher. »

Une nouvelle fois, elle se tut, une fraction de seconde, fronçant les sourcils de manière presque imperceptible, tout en se faisant un commentaire dans sa tête du style 'enfin … je crois'.

« Je travaille dans un Starbuck un peu plus loin … c'est pas le job de l'année … mais ça permet de payer ma chambre. »

Sa réponse à peine donnée, ils arrivèrent devant un bar que Jean connaissait simplement de vue. C'était la première fois qu'elle irait y prendre un verre. Une fois installés à une table, elle observa la carte. Qu'est-ce qu'elle aimait boire ? Ça non plus, elle n'en avait pas la moindre idée. D'ailleurs, est-ce qu'elle devait prendre une boisson alcoolisée ? Où bien est-ce qu'elle ne tenait pas l'alcool et ferait mieux de se rabattre sur un soda ? Elle ne tarderait pas à le savoir.

« Ok … je crois que je vais prendre un mojito. Le nom est sympa, donc ça doit être sympa. »

Une fois la commande passée, elle reporta son attention sur Johnny.

« Et vous, Johnny, lorsque vous ne sauvez pas des petits commerces tenus par des blaireaux, qu'est-ce que vous faites dans la vie ? »
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Jonathan Blaze
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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Sam 15 Juil 2017 - 11:04
Jonathan Blaze et Jean Grey
Au coin de la rue
Boissons et discussions


Nous étions arrivés au bar. Une fois à l’intérieure, je pus observer les alentours. C’était un bar tout ce qu’il y  a de plus classique. Celui-ci était relativement vide et, malgré nos vêtements humides, nous n’avions pas réellement attiré l’attention. Peut-être que les personnes étaient trop lassées de ce monde qu’ils se moquaient de voir des personnes mouillées alors qu’il n’y a pas une goutte d’eau. Cela pouvait ce comprendre : l’incroyable était devenu commun pour beaucoup de personnes. Ou alors, ils étaient trop bourrés. Quoiqu’il en soit, nous nous assîmes à une table.

Une serveuse vint alors prendre notre commande. En la voyant elle et Jane, je me demandai comment elles pouvaient supporter leur travail. Il y a tellement d’attardés qui considèrent les femmes comme des objets que je me disais que je ne serai capable de tenir une journée. Alors que Jane commandait un mojito, je pris une simple bière. Vu son travail, ça m’aurait étonné si elle roulait sur  l’or. Une fois la serveuse partie, Jane me demanda ce que je faisais dans ma vie, en dehors de mon rôle de « héros ».

Je lui dis avec un sourire :
« Vous pouvez me tutoyer, vous savez… »

Je répondis ensuite à sa question :
« Je sauve aussi leur vie… Plus sérieusement, je suis cascadeur. Pas dans des films, je fais des cascades à moto. Ce n’est pas aussi fantastique que les gens le pensent et c’est moins dangereux qu’on le pense. En tout cas pour moi. Mais bon, je ne suis pas vraiment une référence comme vous vous en doutez… »

La serveuse arriva alors et déposa nos boissons. Prenant ma bouteille en main, je pris une gorgée. Le liquide humidifia ma langue et ma gorge et, c’est à ce moment que je me rendis que j’avais soif. Reposant ma bière, je continuai la conversation.

« Vous savez, je ne suis que de passage à Los Angeles et la ville me semble avoir pas mal changé depuis ma dernière venue. Vous savez me dire ce qui est nouveau ou intéressant à visiter ? D’ailleurs, j’y pense, vous vivez ici depuis longtemps ? »

Cela semblait être des questions innocentes, mais cela ne l’était pas, j’espérais qu’elle puisse m’aider dans ma quête pour me venger de la purge. Je savais que ce pouvait sembler être mal de se servir ainsi d’elle, mais j’avais besoin de piste et cette conversation m’y aiderait et, de toute façon, cela faisait la conversation. Reprenant mon breuvage, j’avalais une autre gorgée.

Attendant la réponse de ma compagne du soir, j’avais l’impression de remarquer une hésitation. D’ailleurs, ce n’était pas la première que j’avais cette impression. La première fois, c’était pour donner son prénom. Au début, j’avais cru à une sorte de méfiance à mon égard ce qui pouvez ce comprendre. La seconde fois, c’était plus une expression fugace. Cela s’était produit au moment où elle me parlait de son travail. Là encore, je sentis une hésitation. Est-ce mon imagination ? Ou avait-elle quelque chose qu’elle ne voulait pas me dire ?


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MessageSujet: Re: Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)   Lun 17 Juil 2017 - 0:08
Après avoir commandé une bière, Johnny révéla être cascadeur professionnel, principalement sur moto. A bien y réfléchir, il semblait à la rousse que c'était le tout premier intermittent du spectacle qu'elle rencontrait. Pourtant, dans une ville comme Los Angeles, on aurait aisément pu penser que c'était chose courante. Ou alors, elle ne s'en souvenait pas. Possible. Le héros du soir fit alors remarquer que vu sa condition, il n'avait pas grand chose à craindre d'un tel métier. Pour toute réponse, la jeune femme lui répondit d'un sourire en coin. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il était, ni ce dont il était vraiment capable. Elle l'avait juste vu enveloppé de flammes et avec un visage de tête de mort. Il y avait tant de choses étranges dans ce monde qu'elle n'aurait vraiment pas su dire ce qu'il était.

Le retour de la serveuse avec les boissons força la conversation à faire une pause durant quelques instants. Johnny but une gorgée de sa bière sans plus attendre, alors que Jane de son côté, se contentait de piler les rondelles de citron et les feuilles de menthe à l'aide de sa paille. Le motard semblait étonné de retrouver LA aussi différente de ce qu'il avait connu par le passé. Encore une fois, son interlocutrice ne pouvait que le croire sur parole, sans aucune possibilité de comparaison. Il lui demanda alors de lui conseiller ce qu'il était intéressant de visiter d'après elle, avant de lui demander depuis combien de temps elle vivait dans cette ville. Devant cette situation, la rousse sentit le rouge lui monter aux joues, tandis qu'elle se mit à balbutier maladroitement des propos inaudibles, tout en s'acharnant un peu plus sur sa boisson avec sa paille.

Finalement, elle tenta de s'éclaircir la gorge, comme pour se donner du courage.

« Je ne sais pas … enfin … je sais que ça fait au moins deux mois. Mais pour ce qui est d'avant … je n'en sais rien. »

Une telle annonce n'avait sans doute pas vraiment de sens, sans autre forme de précision. Et maintenant qu'elle avait commencé, elle n'avait pas vraiment le choix de s'arrêter là. Nerveusement, elle replaça une mèche de cheveux encore humide derrière son oreille, le regard concentré sur l’extrémité de sa paille.

« Je … souffre d'amnésie. J'ignore tout de ma vie avant ces deux derniers mois. Jane n'est sans doute pas mon vrai prénom. Et … je ne suis même pas sûre d'aimer ce cocktail », termina-t-elle avec un rire nerveux comme pour tenter de dissimuler son propre désarroi.

La jeune femme se cala alors dans le fond de sa chaise, pianotant de ses doigts à la surface de son verre, sur lequel s'étaient déjà formées des gouttelettes d'eau sous l'effet de la condensation. Après quelques secondes, elle redressa le regard, regardant Johnny en lui adressant une moue souriante qui lui indiquait de ne pas s'en faire pour elle. Après tout, quand on oubliait tout, finalement, c'était un bon moyen de ne plus avoir de souci.

« Bref … ne compte pas trop sur moi pour t'indiquer ce qu'il faut voir dans cette ville. Je ferais une piètre guide … désolée. »

Enfin, Jane se décida à goûter sa boisson, portant ses lèvres sur l’embout de la paille et aspirant une première gorgée. Lorsqu'elle découvrit le mélange des saveurs de la menthe, du citron, du sucre de canne et du rhum dans sa bouche, elle écarquilla les yeux de surprise, avant de se redresser.

« Mais c'est super bon ce truc ! Comment j'ai pu oublier ça ?! »

Déjà, elle reprenait une seconde gorgée, friande de l'effet de fraîcheur que cette boisson lui procurait.
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Au coin de la rue (Privé ft. Jean Grey)

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