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An'it harm none, do as you will | ft. Pan

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Hécate
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MessageSujet: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Ven 7 Juil 2017 - 22:05
An'it harm none, do as you will
♣ Statut du sujet : Privé ft. Ashitaka Pan
♣ Date du rp : Début Avril
♣ Météo & moment de la journée : Chaude matinée
♣ Autre : Dans le café d'Hécate !







“An'it harm none, do as you will”

...


Hécate était arrivé au café assez tôt dans la matinée. Endy l’avait suivi, car elle avait prévu d’aller promener le chien au bord de la plage dans la soirée, quand la fraîcheur du soir serait tombée. Après avoir salué ses employés – l’une des parties les plus importante, vous en conviendrez – avant de monter au studio qu’elle avait gardé pour elle dans les appartements qu’elle possédait au-dessus de l’Alcôve. Le petit berger allemand s’y précipita, remuant la queue en sautant sur le lit, et la déesse le laissa faire avec un sourire amusé. Elle se dirigea plutôt vers la salle de bain pour redonner un peu de fraîcheur à son maquillage. Et surtout pour observer son visage. La « jeune femme » devait avouer être assez satisfaite de son image, malgré ses milliers d’années. Ne pas avoir d’âge n’était pas qu’une malédiction. Pourtant, malgré son sourire et ses yeux pétillants, elle était fatiguée. Elle sentait que la magie ne tournait pas rond, en ce moment. Il y avait pas mal de perturbations, elle avait réussi à cibler plusieurs puissants magiciens non-divins, mais cela ne semblait pas venir uniquement de la Terre. En tant que déesse de la magie, elle était particulièrement touché par ce qui se passait… Même si elle ne se bougeait pas plus que ça. Il lui fallait plus d’éléments avant de se décider à faire quoi que ce soit, et puis… Le Sorcier Suprême de la Terre n’était-il pas là pour s’occuper de ça, à moins qu’il ne soit trop occupé à préparer ses noces ?

Endymion gémit sur les draps, et après avoir repassé un beau rouge sur ses lèvres pleines, elle se tourna vers lui. Les quatre pattes en l’air, le chiot remuait doucement la queue en la fixant du regard, la langue pendante. Hécate secoua la tête en allant le caresser un peu, avant d’aller s’installer au bureau. Elle avait un peu de comptabilité à gérer, son comptable étant partie en vacances. Et puis, elle aimait bien vérifier les chiffes elle-même, aussi. Le chien observait les allers et venues au-dehors sur le petit balcon qu’elle avait ouvert, un courant d’air frais et bienvenu caressant sa peau. Soudainement, le chien se tendit, aux aguets. Elle-même se redressa, sortant de sa paisible quiétude, pour guetter une flux « magique » qui… Entrait dans son café. Une manipulation mentale, ou une illusion collective, mais quelque chose d’actif. Prudente, elle ouvrit la porte de son studio pour laisser Endy descendre les escaliers jusqu’au café, prenant le temps d’attraper un tablier et de remonter ses cheveux en un chignon brouillon avant de le rejoindre. Elle appréciait de venir parfois travailler avec ses employés, notamment parce que cela lui permettait d’instaurer une confiance mutuelle un respect solide, mais cela lui permettait également de surveiller un peu ce qui se passait. Comme aujourd’hui.

Imaginez deux secondes sa surprise lorsqu’elle dissipa, pour elle-même uniquement, l’illusion du nouveau venue avec un air presque suffisant, du fond de la pièce. Imaginez sa surprise lorsqu’elle découvrit qu’un faune se tenait là, dans son café. Et pas n’importe quel faune – du moins, elle en était intimement persuadée. Impossible de savoir s’il s’agissait bel et bien de Pan, qui avait été l’une des premières divinités portées disparue du panthéon, ou s’il s’agissait d’un de ses « enfants ». Attrapant un plateau et un petit carnet, elle se dirigea vers le nouveau venu avec un grand sourire :

« Bonjour, monsieur, avec quoi puis-je vous faire plaisir ? » demanda-t-elle avec un sourire poli.

HRP.
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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Mar 11 Juil 2017 - 14:54
An'it harm none, do as you will.
"i love hot chocolate"
 

C'était donc une bien belle journée comme on espérait en voir tous les jours. Un printemps délicat dont les températures montaient lentement mais surement. Les oiseaux pétillaient et les animaux faisaient leur histoire sans qu'aucune divinité n'ait eu besoin de les aider. La Nature suivait son cours sur une route droite et sans embûche, comme un mode automatique. Durant des moments comme cela, Pan ne savait pas quoi faire une fois son tour terminée. Il avait marché le long de son territoire afin de vérifier que nul n'y avait posé un campement durant la nuit. Il peinait même à avancer avec son costume tribal, la chaleur pesant lourdement sous cet assemblage d'os, de feuillages et de plumes. Le faune y parvient tout de même, et termina sans n'avoir plus autre chose à faire de la journée. Rarement il n'avait connu des journées aussi fastes de plénitudes, où aucune branche n'était brisé, aucun animal n'était blessé, tout allait pour le mieux. Cela devait être un jour à marquer d'une pierre blanche. Peut-être la chaleur avait-elle disuadait les humains de venir en forêt, préférant les exiler à la mer ? Cela n'était pas pour déplaire à la divinité, qui voyait déjà sa journée libre d'aller où bon lui semblait. Et là où il souhaitait aller, c'était avant tout prendre un bon chocolat chaud, cette incroyable liqueur qu'il avait un jour découvert en volant le "thermos" d'un promeneur qui l'avait lâché par mégarde en fuyant sa présente terrifiante et cornue.

Il avait d'abord mal jugé cette chose, qui avait beau sentir bon, mais était aussi sale que de la boue. Mais fallait-il s'endormir idiot ? Non. Aussi avait-il couté. Et ce fut un mélange délicat et merveilleux de saveur qui s'était offert à lui. C'était aussi sucré que certaines plantes, mais ça avait la chaleur du soleil, c'était aussi bon que certaines friandises qu'il avait également volé à des intrus. Cela l'avait même un peu endormi de contentement, tellement il était bien. Mais le thermos était parti si vite, et il avait envie de connaître à nouveau ce goût. Histoire de ne pas perdre en énergie pour rien, il mit un chemise et un bas très large de kimono cachant ses jambes et ses sabots. Ainsi, ce ne fut qu'une illusion pour sa taille, ses cornes et ses oreilles qu'il aurait à gérer. C'était toujours ça en moins à faire. Imaginez l'effort de créer une illusion spécialement pour que l'on voit des jambes humaines avec un pantalon par dessus. Un pantalon, sérieusement ? Voilà bien une chose que ne pourrait jamais mettre le Dieu de sa vie, non qu'il n'en ait jamais eu la curiosité. Mais tout ceci dit, ce fut à pas de loup qu'il s'avançait dans les ruelles les moins fréquentés, jusqu'à trouver un café de belle apparence dans un quartier relativement beau. Il y entra, se posa à ce qui semblait être une table d'où les gens demandaient leurs commandes -il l'avait vu en espionnant divers bars par la fenêtre et attendit. C'est alors qu'une femme, splendide, parvint jusqu'à lui. Il fronça les sourcils et beugea même quelques secondes avant de faire:

- Oh... ra, ravie de te revoir par ici... c'est pour le moins surprenant ! Mais qu'est-ce que tu fous en misérable serveuse humaine ? T'avais tout de même plus de classe à l'époque ! Mais je veux bien un chocolat chaud s'il te plait.

Il rit en la regardant. C'était un bien lointain souvenir que l'époque où ils s'étaient connus. Pan se souvenait encore de leur mince idylle, mais elle avait une autre tête à l'époque. Et même si elle n'avait aucunement perdu en beauté, il était bien triste qu'une femme de son envergure tombe aussi bas. Mais au moins le pouvait-elle, car sa blanche peau pouvait tromper tout le monde. Ce n'était pas lui qui irait s'emmerder à illusionner toute la journée pour avoir un... travail... de vulgaire humain.


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Hécate
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Sam 29 Juil 2017 - 14:09





“An'it harm none, do as you will”

...


Un sourire charmant aux lèvres, un air plus qu’innocent sur le visage, son tablier et son calepin, Hécate avait tout l’air d’une serveuse parmi les autres dans son café. Elle le savait, elle s’en amusait parfois. Cela l’occupait. Elle avait longtemps été plus ou moins seule, si autant on puisse être seule lorsqu’on est une déesse Olympienne possédant un cortège de chiens des Enfers et des âmes des chats sacrifiés pour elle. Disons plutôt qu’elle a pris son temps avant de se mêler aux mortels, de s’y mêler vraiment. Parce qu’en tant de déesse, on accordait toujours certains privilèges a ses fervents partisans, surtout quand ils étaient beaux (ou belles, eh, pas de discrimination avec Hécate). Ou attachants. Ou… Bref. Toujours est-il qu’il avait fallu attendre quelques millénaires avant qu’elle ne s’installe réellement avec eux, au milieu d’eux, et ne travaille avec eux (ou ne les fasse travailler). Elle appréciait sa vie, n’y avait jamais rien vu à redire, n’avait jamais été retrouvé. Jusqu’à aujourd’hui. La déesse aurait pourtant dû se douter que si elle avait reconnu Pan, qui avait tout de même des bases solides en magie et illusion, il aurait pu la reconnaître également, d’autant plus qu’elle, elle ne se cachait pas.

Pourtant, le fait qu’il la reconnaisse, peut-être dans cette tenue, et peut-être plus encore les paroles qu’il lui servit, la vexèrent au plus profond d’elle-même. N’oublions pas qu’une déesse, surtout Olympienne, même avec plusieurs millénaires au compteur, pouvait rester très susceptible. Elle pinça les lèvres en croisant les bras, braquant sur lui des yeux qui lançaient des éclairs, soudainement partagée entre nier en bloc qu’elle était bel et bien Hécate, ou… Non, elle allait assumer, et Pan allait lui-même assumer les conséquences de ses paroles. Parce que, oui, il n’y avait plus le moindre doute possible quant au fait que ce soit bien son camarade, celui-là même qui lui avait offert cinq cents taureaux blancs par le passé afin de la séduire. Et quand je dis par le passé, vous vous doutez bien que ça ne date pas d’hier. Elle posa le calepin un peu sèchement sur la table, mais pas assez pour montrer une quelconque colère : elle restait calme et maîtrisait ses émotions, lui faisant juste comprendre qu’elle n’avait pas vraiment apprécié ses paroles.

« Donc c’est bien toi, Pan. Je ne suis pas certaine que l’un de tes rejetons m’ait reconnu aussi vite, et c’est pour cela que je me suis grimée en serveuse. »

Elle retira son tablier avec un sourire en coin, arquant un sourcil avec un air un peu dédaigneux. Ses quelques employés qui étaient passés assez près pour l’entendre murmurait entre eux, se demandant qui était cet inconnu, s’il s’agissait d’un ex à leur patronne, ou quelque chose dans le genre : en quelques mots, ils étaient persuadés qu’il n’allait pas faire long feu dans le café. Mais Hécate était bonne, elle n’était pas vraiment du genre cruel pour rien, pour s’amuser : elle n’était pas Skotia, quand bien même cette dernière aurait jeté Pan dehors d’un coup de pied (magique) au cul, ou l’aurait entraîné dans son lit.

« En réalité, je dirige cet endroit, beau faune. » le sarcasme est léger, mais elle ajoute, certainement pour le rassurer : « Ne t’inquiète pas, je n’ai fait disparaître ton illusion qu’à mes yeux, mes employés et clients ne se doutent de rien. »

Elle était partagée entre sa susceptibilité et la joie de retrouver un confrère. Et pas l’un de ceux qui se pensent les rois du monde, au-dessus de tout ce qui vit ou qui est éternel. Hécate se contenta donc de l’observer, quelques secondes, en se demandant à quelle sauce elle allait le manger. Avant de se décider enfin. Elle attrapa le tablier qu’elle avait dénoué de sa taille, et le lui envoya :

« Tu sais quoi ? Tu vas bosser un peu. Pour te faire pardonner, on va dire, d’avoir cru que je puisse traîner dans la boue mon divin sang. » Elle esquissa un sourire amusé : pas qu’elle ait un quelconque complexe de supériorité par rapport aux humains, mais il ne fallait pas abuser non plus. Le terme était peut-être fort, mais elle ne le pensait qu’à moitié. « Tu as l’air de ne pas être sortie de ta forêt depuis trop longtemps, je me trompe ? »

Hécate n’avait pas été fouiller dans l’esprit de son camarade, elle le promettait. Mais son jeune berger allemand, lui, semblait bien trop intrigué et enjoué devant les odeurs que portait le dieu sur lui pour qu’elle ne soupçonne pas qu’il ne sortait pas souvent de sa nature chérie. C’était tout de même dommage, surtout s’ils vivaient si proche l’un de l’autre depuis de nombreuses années sans s’être jamais croisé. Mais les villes humaines n’étaient plus ce qu’elles étaient : elles avaient gagné en taille, surtout dans ce pays d’Amérique ou elles semblaient toute démesurée, dans le bon ou dans le mauvais sens du terme. C’était vrai, après tout : elle avait l’impression qu’il y avait ici soit des villes immenses à la mesure de l’égo de leur dirigeants (bisous Loki), soit des petits patelins dans lequel il aurait été impossible de ne pas se connaître. Tout était si différent de l’ancien monde.

« Bon, tu vas te le faire, ce chocolat. Je vais te guider, je m’en ferai un aussi, et ensuite on aura qu’à prendre une table, là-bas, » elle désigna vaguement une table libre, dans un coin tranquille du petit jardin d’arrière-cours de son café « et on pourra discuter un peu, si le cœur t’en dit. »


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Mar 8 Aoû 2017 - 12:56
An'it harm none, do as you will.
"i love hot chocolate"
 

Étirant ses pattes sous la table, là où tous pourraient voir deux jambes humaines de parfaitement formation, Pan prenait largement ses aises dans ce café. Le fait d'avoir en face de lui la grande déesse de la magie, enrobée dans un stupide uniforme de serveuse, enjolivait sa journée de manière curieusement excitante. Il ne fallait pas être un Dieu très observateur pour discerner les premiers signes d'agacement dans les expressions du visage d'Hécate. Peut-être était-ce même ce qui acheva de faire apparaître un grand sourire sur les lèvres d'Ashitaka. Cela devait être des restes de son côté adolescent rebelle et perturbateur, d'ainsi apprécier mettre les gens hors d'eux. Bien sûr la déesse n'en était pas encore à ce stade, et ce fut avec un calme déroutant qu'elle posa le calepin sur la table. Pan pencha la tête sur le côté, la regardant en haussant presque les sourcils. Alors ce chocolat chaud, ça venait ? Les hommes forts et virils ont besoin d'une boisson tout aussi forte et viril afin de bien débuter une journée comme celle-ci. Oh, une vision enchanteresse d'une déesse perdue depuis à présent peut-être plus de deux milles ans aussi mais... le chocolat chaud aiderait tout de même bien mieux. Quand elle découvrit son nom sans aucune autre question, le sourire de Pan s'étiola très légèrement. Non pas que cela était dérangeant, il assumait entièrement que la déesse ne connaisse pas son désormais tortueux parcours et sa deuxième entité.

Il haussa pourtant sincèrement les sourcils de surprise en entendant la suite. Des rejetons ? Il avait des.. sortes d'enfants ? Oh. Très certainement. Cela faisait parti du pourquoi il avait décidé de changer de peau et de mentalité. Ce maître chinois l'avait si bien aidé à devenir un meilleur fruit de lui-même qu'il en avait presque oublié tous ces détails sombres sur sa propre existence. Le Faune avait pourtant eu à l'époque tant que partenaires sexuelles, parfois pas forcément très légales -mais celon quels lois de quels époques, dites-le moi, que cela ne le surprendrait guère d'avoir une descendance. Néanmoins, il s'en sentait aussi éloigné que si on lui avait annoncé posséder une tire-lire en forme de tasse. La déesse pourtant retira alors son tablier, arguant qu'elle possédait l'endroit, tout ceci n'étant au final qu'une mascarade pour découvrir sa véritable identité sous son illusion fantasque. Cette dernière ne fonctionnait en effet que pour les esprits faibles, le satyre n'étant pas un professionnel de cette discipline. A quoi bon quand on vivait tel un ermite.

- Te reconnaître aussi vite ? Mais voyons, quand on a vu au moins une fois dans sa vie pareille beauté glaciale, on ne l'oublie pas de sitôt, malgré les années.

Il reprenait péniblement contenance, se servant d'une pique romanesque brandissant son air chameur de l'ancien temps. Certainement ne devait-il plus être aussi bon qu'avant. Lorsqu'elle voulut le rassurer sur son illusion, Pan balaya l'air d'un mouvement de main. Il n'avait pas même pensé une seule seconde qu'elle ait pu défaire son illusion aux yeux des autres. Dans quel intérêt aurait-elle fait cela, ça n'avait aucun sens. Toujours était-il qu'il attendait, bien posé sur son céant poilu, la queue en l'air. Pas celle-ci, bougre. Il ne tarda pas à recevoir le tablier de serveur dans la figure, pendant à ses cornes de manière burlesque, avant même qu'il n'ait le temps de réagir à quoique ce soit. Poussant finalement un petit cri outré, il retira le tissus ingrat de ses appendices majestueux et regarda Hécate avec colère.

- Hé ! Mais ! Comme si j'allais m'abaisser à mon tour à faire ce genre de choses non mais tu m'as bien regardé ?! Et qu'est-ce que ça peut te faire si je reste dans ma forêt ? Je peux très bien y retourner là tout de suite !

Gromelant dans la barbe qu'il n'avait pas, il suivit la splendide divinité après avoir jeter le tablier par terre. Non mais quoi encore, comme s'il avait besoin de mettre un truc pareil. S'il avait rabaissé la divinité, ce n'était que pas ignorance, pas par volonté. Mais incapable d'abaisser sa fierté à dire chose pareille, Pan serra juste les dents, croisant les bras. Il espéra plus que de raison qu'il ne répèterait pas ça à tous ses amis de l'Olympe avec qui elle avait pu rester en contact. Le grand perturbateur, l'impétueux Pan, soumis à se faire son propre chocolat chaud sous la domination de la Grande Déesse Hécate. Lui qui avait autrefois mis tous ses pouvoirs à contribution pour s'attirer ses faveurs. Il écouta très attentivement cependant, comme un enfant qu'on punissait, les conseils de son ancienne amie pour se faire le chocolat chaud parfait. Par chance, il ne laissa rien tomber, et la concentration de son illusion se maintint. Le satyre jetait un regard noir à tous les autres humains qui pouvaient le regarder, se moquant silencieusement de lui, alors qu'il faisait de grands gestes empotés pour réussir à ne pas tomber. C'est que le toit de café, en tout cas au delà du comptoir, ne faisait pas exactement beaucoup plus de deux mètres cinquante de haut. Pan se tuait la nuque à se pencher, misérable infrastructure humaine.

- Au fait... Appelle-moi Ashitaka, je ne veux pas qu'on sache que Pan est ici. Pan n'existe plus, tu n'as pas entendu la nouvelle à l'époque ?

Sa phrase déclencha en son visage une mine sombre, mais loin de l'agressivité première, alors qu'il regardait l'eau brûlante couler dans sa futur boisson. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour cette merveilleuse liqueur, et vu qu'il n'avait pas prévu de payer pour le service, autant qu'il se serve lui-même, ce n'était en fait presque pas plus mal.



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Hécate
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Mar 8 Aoû 2017 - 17:08





“An'it harm none, do as you will”

...


Leurs retrouvailles s’évéraient être quelque peu… Tumultueuses. Sans pour autant que l’orage ne gronde totalement, cependant : les employés et clients penseraient certainement à deux vieux amis se retrouvant après de longues années d’absence, l’un et l’autre rejetant cette absence de nouvelles sur son ami. Mais il s’agissait là de dieux, et si la colère avait réellement été au rendez-vous, le déluge se serait certainement abattu sur ce quartier de Los Angeles. Son sourire s’étira, amusé, à la remarque de son camarade à propos de sa beauté glaciale. Elle s’était, pour le moment, bien gardé de lui parler de l’un de ses loisirs favoris, c’est-à-dire le mannequinat. Et pas n’importe lequel, attention : elle posait pour Victoria’s Secret et n’acceptait que les plus beaux dessous, lorsque ce n’était les plus sexy. Oh, peut-être serait-il mis au courant plus tard, s’il continuer de flatter la déesse, ou s’il rentrait dans ses bonnes grâces – ce qui ne semblait pas si compromis que ça aux yeux d’Hécate. Elle aussi avait eu le temps de réfléchir et d’adoucir son caractère après plusieurs millénaires de vie, et retrouver un Olympien la ravissait bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Alors certes, ce n’était pas Apollon, mais n’était pas trop mal dans son genre.

« Je ne tentais pas vraiment de me cacher de qui que ce soit, mais ta remarque est aussi flatteuse qu’inquiétante. »

Elle croisa doucement les bras en lui indiquant qu’il allait lui-même se le faire, son chocolat. Parce qu’il pouvait bien se rattraper autant qu’il le désirait, on ne riait pas impunément d’elle, et il allait se le faire lui-même, son chocolat. Il pouvait bien râler et s’offusquer autant qu’il le voulait, ça ne changerait rien du tout. Hécate leva les yeux au ciel en l’entraînant à sa suite, ne prenant pas garde au tablier qu’il laissa traîner par terre : quelqu’un s’en occuperait bien assez tôt.

« Oh mais, si tu ne veux pas me voir, je ne te retiens pas, retourne donc avec tes arbres. »

Sa voix était distraite, toute occupée à se faire elle-même un chocolat pour montrer à son hôte comment il devait faire. L’idée de lui « raccourcir » les pattes lui effleura un instant l’esprit, mais elle était la seule à remarquer que le plafond était un peu bas pour lui. Et la déesse n’était pas certaine qu’il apprécie beaucoup qu’elle s’amuse à le modifier, même provisoirement. Elle veilla sur chacun de ses gestes pour que son chocolat soit le plus parfait possible, n’hésitant pas à, parfois, prendre ou effleurer ses mains. Aux paroles de Pan, qu’elle devait à présent appeler Ashitaka, son visage s’assombrit, attristée.

« Si... »

Elle n’ajouta rien, tournant la tête vers Alice, l’une de ses employées, et lui sourit. Ils seraient plus tranquilles à l’extérieur, et lorsque leurs boissons furent prêtes, elle posa une main dans le dos de Pan pour lui indiquer la table à l’extérieur, dans la cour intérieure, et pris le temps d’attraper un panier de shortbreads et d’indiquer à ses employés de ne pas les déranger. Si elle capta leurs regards en coin et leurs sourires complices, elle fit comme si elle n’avait rien vu et rejoignit rapidement le faune à la petite table. La cours étaient ensoleillée, mais gardée au frais par quatre grands murs, nichée entre les murs de quatre grandes bâtisses. Des arbres, des buissons et des fleurs se pressaient à l’intérieur de cette cour un savant arrangement, rendant l’endroit calme et ombragé. Hécate s’installa face à lui avec un léger sourire, après avoir fermée les portes derrière elle, et daigna enfin lui répondre :

« Quand j’ai su que tu avais… Disparu, évidemment que j’en ai été attristée. Tu as été le premier d’une longue série, même si tu n’as peut-être pas fait exprès. Olympe est tombée face à la montée du Christianisme, et il a fallu… Survivre, subsister. Je suis restée en Europe, avant de m’embarquer pour le nouveau Monde. Je suppose que tu as fait un tour en Asie. »

Elle sourit doucement en prenant une gorgée de chocolat chaud. Le chocolat avait, parait-il, de nombreuses propriété bienfaitrice. Celle de rendre heureux, entre autres. Certain lui conférait même un certain pouvoir aphrodisiaque. Hécate croisa délicatement les jambes en reposant sa tasse sur la garde, sans pour autant la lâcher, profitant de la douce chaleur et des délicieuses effluves qui s’en dégageaient.

« Tu es le premier Olympien que je revois depuis, oh, très longtemps. Et je suis heureuse que ça soit toi… Ashitaka. » Elle s’essaya à son nouveau nom, le faisant rouler dans sa bouche, sur sa langue, et fermant à demi les yeux. « Il se peut que je me trompe, si je devais crier... »

Un sourire taquin, un regard malicieux, elle décroisa ses jambes pour se pencher légèrement vers lui en posant une main sur la sienne. Pas vraiment pour accompagner les gestes à la parole, mais parce que cela lui avait manqué. Le contact divin. Toutes la magie qui coulait dans ses veines semblait s’éveiller à ce simple contact, à l’essence divine qui composait cet être nouveau qui se tenait assis devant elle. Et elle s’en délectait. Hécate mentirait si elle disait que la présence d’un de ses anciens camarades ne lui manquait pas, car il y avait toujours une saveur et un plaisir particulier à se trouver en présence d’un être fait de la même « matière » que vous, plus encore lorsqu’on pouvait le toucher, l’effleurer. Elle ne savait pas réellement si chacun des membres de leur panthéon ressentait ce qu’elle ressentait en leur présence, où s’il s’agissait juste de sa sensibilité toute particulière à la magie ou à ce genre de choses, mais elle se sentait apaisée, heureuse, taquine.

« J’ai cru sentir vaguement la présence d’Hera, il y a quelques temps... Je n’ai pas cherché à la contacter. J’essaie d’éviter, en général, nos anciens camarades… Ils sont peu à avoir changé leur mentalité. Ne t’inquiètes pas pour ton secret, nous pouvons nous couvrir tous les deux. » Elle sourit doucement et reprit une gorgée de chocolat chaud, le laissant couler dans sa gorge avant de reprendre : « Je peux faire une exception pour toi... Je suis heureuse de faire une exception pour toi. Alors comme ça, tu étais là, depuis tout ce temps ? Parle-moi donc de toi. Nous avons toute la soirée, si tu n’es pas pressé, je serais heureuse de la passer avec toi. »

Finalement, cette rencontre était beaucoup plus plaisante qu’elle ne l’avait imaginé au premier abord. Endymion s’était allongé dans un coin d’herbe sous l’arbre de la cour, calme. Hécate trouvait cela reposant de pouvoir cesser de prétendre être quelqu’un d’autre, de plus jeune, de plus humain. Avec Pan, qu’elle voyait un peu comme elle par rapport à toutes ces histoires de panthéons et de divinités actuellement, elle pouvait se permettre de se laisser aller, de parler librement.


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Sam 12 Aoû 2017 - 19:08
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"i love hot chocolate"
 
Entre ses humaines mains, Pan tenait la grande tasse blanche tout en savourant la chaleur qui s'en dégageait. Il aimait la texture de cette porcelaine délicate et l'odeur sucrée du chocolat qui y coulait dans un merveilleux nuage de lait. Il se souvenait des débuts de l'exploitation du cacao, rapporté par les indigènes venant de l'Équateur. Jamais il ne se serait imaginé à cet époque que les êtres humains en apporteraient quelque chose d'aussi grande qualité. Surtout que cela n'avait absolument pas le goût amer des graines de ses souvenirs. Une fois qu'il fut retourné dans la salle au toit légèrement plus haut, il courba le dos pour s'étendre, tenant toujours la tasse dans un équilibre parfait. D'un oeil humain, cela pouvait paraitre bizarre de voir ce petit homme, plus petit que la patronne encore, s'étendre ainsi. Autant dire que l'on était proche du ridicule. Mais Pan s'en moquait, ayant déjà assez fait de regards sombres pour la journée. Il ne les regardait déjà plus et se tourna vers Hécate qui lui montra le prochain lieu de leur conversation. Ainsi, elle avait pris connaissance, comme tous les membres de l'Olympe, de sa disparition, de la mort de Pan criée à travers toutes les rivières et les océans. Le bruit de la rumeur se rependant comme trainée de poudre par tous, amis et ennemis. Pleurée, acclamée, le faune n'avait eu aucune réelle idée de la répercussion de sa fuite.

L'endroit se trouvait être une cour intérieur d'une qualité indéniable, et amena Ashitaka à se questionner sur les réels tarifs de l'établissement. Dans sa grande folie, s'était-il ainsi avancé dans un lieu de luxe où très peu aurait pu avoir les moyens de s'y payer un chocolat chaud ? Après tout, l'endroit était tenu par une déesse, et quelle déesse ! La qualité ne pouvait qu'y être présente. Son regard parcourut l'endroit en souriant. C'était une ambiance où il se sentait presque comme chez lui, l'arrachant à ses multiples inquiétudes qui l'empoisonnaient dès qu'il venait chez les humains. Il mourrait d'envie à cette seconde de défaire son illusion pour se montrer sous sa pleine forme. Mais heureusement il se souvint qu'Hécate pouvait parfaitement le voir comme il était. Lui souriant avec douceur, le satyre s'assit à la fameuse tablée. Ayant vu le panier de gourmandise qu'avait prit la déesse, Pan ne s'y reprit pas à deux fois pour prendre l'un de ces merveilleux biscuits et le manger avec joie. Oh, cela lui rappelait ces friandises qu'il avait volé dans le sac d'une stupide humaine. Mais ceux-ci était bon, mille fois mieux encore. Il avait raison quand il pensait être dans un endroit de qualité, la gorgée qu'il prit de son chocolat le conforta dans cette pensée. Il se sentait transporté dans un endroit merveilleux, touchant du bout de la perfection le sens de la sérénité.

Il l'écouta avec patience, haussant les sourcils d'un air désabusé en l'entendant reconnaître les consonances asiatiques de son nouveau patronyme. Ce n'était pas difficile à trouver. Par la suite, il haussa que très légèrement un sourcil avec un coin de bouche, sourire à la fois narquois et effronté. Le contact de sa main sur la sienne l'emplit d'une grande chaleur et son visage soudainement d'un voile mélancolique. Au delà du souvenir de cette unique nuit avec la face cachée de la Lune, Pan se sentit envahi par une vague mémorielle, les rebords des fleuves où se déroulaient les fantaisies des divinités, ces fêtes où jamais rien ni personne ne se souciait du lendemain. Le temps des Dieux était alors haut et chaud dans le ciel. L'Olympe ne craignait rien ni personne. La magie était leurs boucliers, cette même magie dont il sentait l'énergie et la chaleur autour de son interlocutrice. Un douce sourire nostalgique finit par prendre possession de son vague air inexpressif.

Quand elle parla d'Héra, et de sa potentiel présence, Pan fit une grimace. C'était la dernière personne qu'il souhaitait revoir dans les environs, de tout le Panthéon. Il était le fils illégitime de son mari avec la Chèvre Céleste, autant dire que cela n'était pas la meilleure façon de tisser des liens. Il faisait parti des ô combien nombreux petits bâtards de l'Olympe, mais n'avait pas pour autant envie de se faire taper dessus par une vieille remplie de rancœur. Le faune prit une nouvelle gorgée de chocolat chaud, savourant sa texture avec un air songeur. La maturité, loin de ses sourires coquins et de ses airs d'adolescents, reprit la parole au sein de sa gorge.

- Ah... moi aussi j'essaie de les éviter, je songeai n'avoir plus rien à faire avec eux. Je suis une nouvelle personne, Hécate, comme tu as pu t'en rendre compte. Enfin j'espère. Et te raconter ma vie... tu sais toi comme moi que le Christianisme a fait de moi l'Étendard du mal, de tout ce qu'ils combattaient... j'ai fini par ne plus être chez moi en ma propre demeure. Alors j'ai fuis, en Asie comme tu l'as si bien deviné.

Il eut un petit sourire à son attention, avant de reperdre son attention à la surface tournoyante de sa chaude liqueur merveilleuse. Cette boisson lui donnait du courage d'affronter ces souvenirs, et quelque part, c'était la première fois depuis son départ de Grèce, qu'il pouvait alors pleinement se rendre compte de son évolution, et de ce qu'il avait appris:

- Et tu sais quoi ? Le pire... c'est que j'ai compris qu'ils n'avaient pas tort. Mais je ne suis pas un démon, ni un Diable, je ne suis pas un monstre. Tu te souviens, à l'époque, tout était si simple, nous étions les maîtres de notre monde. Nos journées n'étaient qu'offrandes à déguster, musique à danser, séduction volage et orgies bestiales. Ha, en tout cas pour beaucoup d'entres nous. Mais l'idée est là, nous n'avions aucune conséquence de nos actes. Le mariage, l'amour, le respect, la justice, c'était quoi toutes ces merdes ?! On s'en branlait. Nous profitions des bonnes choses à l'excès, on buvait, on mangeait, on baisait. J'ai fait des choses horribles, qui sont à présent les seuls actions que l'on m'accorde dans les livres...

Sa voix se tarit dans un sombre silence, alors que son regard se fixait dans le vide des flashs de ses souvenirs, tandis que sa main se crispait sur l'anse de sa tasse. Jamais encore il n'avait pu se confier à l'un de ses semblables. Et le faune avait suffisamment de respect et d'amour pour son ancienne amante pour tout lui dévoiler dans le plus simple appareil. On n'offre pas des milliers de taureaux d'une rareté divine à une femme quand on avait de violer des nymphes inférieurs sans une bonne raison. L'amour avait pu en être une, à l'époque. Étrange période. Il se rendit compte que des larmes perlaient le long de ses cils quand il toussota pour perdre son visage dans le chocolat chaud, en buvant de longues gorgées pour reprendre ses esprits.



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Hécate
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Ven 18 Aoû 2017 - 22:31





“An'it harm none, do as you will”

...


Le chocolat était une merveille de l’évolution humaine, et si elle ne regrettait absolument pas d’être née à l’époque où elle était née, elle aurait certainement regretté de ne pas être une déesse pour pouvoir goûter à ce délice. C’était presque divin, à vrai dire, même si les humains avaient tâtonné longtemps avant de faire du cacao quelque chose de si doux, de si peu amer. En carré, il fondait sous la langue, faisant durer le plaisir plus que la bienséance ne l’aurait certainement permise à leur époque. Quoi que. En chocolat chaud, il semblait pouvoir en boire une plus grande quantité : le fait que le liquide n’ait pas besoin de fondre et doive être immédiatement (ou rapidement) avalé était compensé par le contenu des généreuses tasses dans lesquels ils étaient servis. En dehors des mannequinat (oui, Hécate aimait bien remuer ses fesses et affoler les hommes sur son temps « libre ») mais en dehors du mannequinat, il lui semblait que son « métier » était le meilleur du monde. Entre autres grâce au chocolat. Et, entre deux gorgées, la déesse prenait la parole, pesait ses mots, laissait sa langue se délier face à son camarade, qui l’écouta sagement.

Comme il ne répondit pas immédiatement et attendit qu’elle ait terminé, la brune eu le temps de détailler ses expressions, ses réactions. Son air désabusé lorsqu’elle mentionna les consonnances asiatiques de son nouveau nom – évidemment – son léger sourire qui ne lui échappa lorsqu’elle se laissa aller à une petite blague un peu salace. Elle était persuadée qu’il ressentait lui-même quelque chose au contact de sa main, comme deux êtres depuis trop longtemps éloignés qui se retrouvaient enfin. C’était un peu ce que représentait leur Panthéon, au début ; tous unis, tous les uns avec les autres malgré tous les conflits, les complots. Tout cela n’existait malheureusement plus. Les souvenirs de ce temps lointain asséchèrent un instant sa gorge, et elle répondit au sourire nostalgique d’Ashitaka par une expression assez ressemblante. Il y avait des choses qui changeaient par la force des choses, pour le meilleure ou pour le pire : lui avait-il fallu tout ce temps pour s’en rendre compte ? Peu lui importait, après tout, car elle avait toujours très bien vécu ainsi, même si avoir retrouvé Pan était plutôt plaisant. Enfin, la grimace qu’il fit lorsqu’elle parla d’Héra n’aurait pas pu lui échapper, et elle ne parvint à retenir un léger rire. Au moins, ils semblaient d’accord sur une chose : ils ne voulaient plus la voir.

Lorsqu’il parla enfin, il était sérieux. Et la vérité dans ses paroles la frappa soudainement : elle ne s’était jamais penchée sur le sujet car elle n’avait jamais vraiment cherché à savoir, mais plutôt à oublier tout ce qui avait un rapport avec leur panthéon. Or, Pan avait raison sur cette terrible injustice, et Hécate ressenti soudainement une grande tristesse pour son ancien ami et ce qu’il avait dû, ou aurait pu enduré. Plus que désiré, son voyage en Asie avait finalement peut-être été nécessaire pour sa survie et son bien-être. Et il n’avait pas besoin de lui dire qu’il avait changé pour qu’elle le remarque : ils avaient tous changé, mais peut-être était-il celui qui avait fait le plus gros travail sur lui-même. Il était une autre personne, une personne nouvelle qu’elle désirait apprendre à connaître. Ses paroles, dures, l’ébranlèrent. Au-delà des déboires de Pan, plus notables (ou plus notés par les grecs et les romains à l’époque), elle se souvenait elle-même de ces fêtes qu’elle avait vécu après avoir été autorisée à quitter son île. La perte de sa virginité avait été l’une des plus grandes délivrance et réussites de sa vie, et elle la devait à Apollon ; sans lui, certainement serait-elle encore sur Délos à cueillir des fleurs en cohabitant avec les Hommes.

Ils avaient tous leurs regrets. Elle avait perdu sa fille, n’avait jamais cherché à la retrouver. Elle sourit tristement en hochant la tête, et en se disant qu’il fallait avoir vécu des milliers d’années pour parler de cette jeunesse réellement décadente avec autant de nostalgie et d’éloignement mêlés. Elle mordit légèrement sa lèvre :

« On ne vit pas des milliers d’années sans traîner des remords et des regrets derrière nous. Mais nous valons mieux que cela, et tu en es la preuve vivante. Ne laisse pas les humains te forcer à te cacher à cause de leurs fichues études, ils se moquent bien de savoir si on existe et si leurs écrits nous blessent ou nous flattent. »

Hécate pencha légèrement la tête, un instant. Elle n’avait pas vécu ce qu’avait vécu le faune, et elle ressemblait assez à une humaine pour pouvoir se fondre dans la foule. Il n’en allait pas de même pour lui. Mais ils avaient raison, ils étaient des dieux, pourquoi ne pourraient-il plus s’amuser un peu, se détendre ? Le poids de la vie humaine pesait trop sur leurs épaules alors qu’autrefois, on travaillait pour eux. La déesse se pencha vers son camarade pour déposer ses lèvres sur les siennes. Elle ne savait pas réellement ce qu’elle pouvait faire d’autre pour essayer de le réconforter un peu et puis, ils l’avaient dit lui-même : ils mangeaient, ils buvaient, ils baisaient. Et puis, elle devait avouer que depuis qu’elle avait retrouvé les sensations d’une présence divine, elle avait envie de s’en enivrer, comme si cela lui redonnait une énergie qui lui avait depuis longtemps manqué. La chaleur qu’elle ressentait entre leurs lèvres n’étaient pas dû qu’à son désir, mais à leur essence commune qui la secouait bien plus qu’elle ne saurait l’avouer.

« Mais maintenant, nous sommes deux. On pourrait continuer à faire face à tout ça, ensemble. Et par ensemble, je veux dire, se serrer les coudes. Je sais que tu es là, tu sais que je suis là. Nous ne partageons pas les objectifs de nos compatriotes plus puissants, puis ambitieux, nous sommes devenus humbles, en quelque sorte… Pour des dieux. Mais nous restons des dieux. On peut se soutenir, s’amuser… »

Le corps de la jeune déesse frémit légèrement et, pourtant, elle finit par éloigner son visage de celui de Pan. Peut-être avait-il tellement changé qu’il ne ressentait plus ce qu’elle, elle pouvait ressentir. Alors, avec un sourire léger et après s’être raclé la gorge, elle lui lança :

« Si tu as aimé le chocolat, il y a d’autre chose que je dois te faire goûter... » Elle laissa sa voix glisser, taquine. « L’Irish Coffee. Le Cappuccino. Oh, les Milkshakes ! On a du retard à rattraper... »


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Ven 25 Aoû 2017 - 16:04
An'it harm none, do as you will.
"i love hot chocolate"
 
Malgré qu'ils furent en extérieur, Pan peinait à sentir le souffle relaxant du vent descendre sur son cou. Le vêtement qu'il avait revêtu à l'occasion n'arrangeait rien, le rendant certainement ridicule à des yeux profanes. Mais c'était toujours cela en moins à illusionner quand ce n'était pas notre tasse de thé. Le faune soupirait tristement, sa voix s'éteignant dans une promiscuité réelle à l'intimité. Il en avait tant dit, comme se parlant à lui-même de tout ce qu'il s'était passé. En avait-il autant dit à son maître chinois ? Il ne s'en souvenait plus lui même, tellement de temps s'était écoulé depuis. Pourtant, ces scènes grecques de débauches restaient tels des images indélébiles, des illustrations à l'encre et au fusain sur parchemin qui ne disparaitrait jamais.

Comme un traumatisme d'enfance qui nous hantent parfois dans nos sommeils les plus profonds. Un tic vint frotter sa joue contre sa paupière inférieur gauche, comme si parler du passé lui était douloureux. Il avait cruellement chaud, comme nerveux. Toujours à la recherche de ce vent naturel pour éponger la chaleur de son corps, son sabot cogna le sol avec impatience. Un courant d'air descendit alors des nuages pour venir frotter les feuilles et les plantations de ce petit coin de paradis trop couvert par le soleil. Jaillissant du nul part, le vent suivit sa course dictée par le faune et vint le rafraichir, en profitant pour passer un coup de vent dans la chevelure d'ébène de la splendide déesse. Hécate poursuivit d'une parole douce le trop long monologue de Pan. Des paroles sages qui pourtant  laissèrent un goût doux-amer au Dieu, comme manquant d'un quelque chose qui rendrait tout ceci bien plus proche du concret. Évidemment qu'il ne se laisserait jamais faire face à un être humain, une de ces sales créatures qui avaient ainsi osé détrôner les Dieux pour détruire la Nature qui les avait conçu. Ses sourcils se froncèrent fortement, écoutant avec concentration la plus si jeune femme que cela. Il aurait voulu en dire davantage, mais sa voix ne lui répondait déjà plus.

Comment pouvait-elle seulement essayer de le soutenir, elle qui avait visiblement déjà repris sa place supérieure parmi les humains -ou tout du moins un semblant de hiérarchie parmi la cavalcade terrienne. Il avait perdu bien plus qu'une place; mais également de la puissance, de son identité, d'un but dans l'immortalité. Désormais, il n'était qu'un Gardien sans âge qui s'évertuer à protéger une forêt qui avait depuis longtemps perdu son histoire. Ashitaka savait que sa Forêt avait été depuis longtemps mise en cage, pour être protéger d'eux-mêmes. Ainsi rejeté au fin fond des boiseries, il s'était creusé une tombe éternelle dans une clairière. Posant son coude sur la table, main sur le front, grattant la naissance de ses cornes. Penser lui faisait mal.

Mais un mouvement de la déesse lui fit redresser la tête, curieux et oreilles remuantes. Quand ses lèvres rencontrèrent les siennes, les songes s'éteignirent d'un seul coup. C'était une parenthèse tout aussi reposante que le vent invoqué sur sa nuque. Si longtemps qu'il avait renié son passé de satyre, qu'il s'était également posé des barrières au niveau de son comportement avec les femmes. Non pas qu'il ne se fut pas autorisé quelques fois une petite gourmandise, mais cela n'avait jamais été de son propre chef. Ce baiser-ci, souvenir de la violence de l'époque, transpirait pourtant un soupir de douceur qui le calma étrangement. Il ne pensait plus à lui-même, ni à sa misérable destiné de Dieu déchu rendu gardien inutile d'une forêt que les humains avaient parqué.

Il sourit plus sincèrement à la suite des paroles de la déesse. Il était vrai que désormais, chacun connaissait l'existence de l'autre au milieu de cette fournaise humaine. Reposant cela était de savoir qu'une épaule était à vos côtés quels que furent les évènements. Pan la regarda dans les yeux, ressentant le frémissement de la jeune femme jusque dans ses propres veines. Il bouillonnait intérieurement, non pas de cette frustration de l'abstinence, mais comme d'une bête à l'intérieur de son âme qu'il avait muselé. Son ancien-lui semblait avoir été réveillé par le baiser, et il crevait d'envie de s'extirper de son corps pour reprendre ses doigts. Le plaisir, l'excès. S'il s'était laissé faire, peut-être aurait-il même pu jeter la table sur le côté pour directement la prendre sur l'herbe bien entretenu. L'exhibitionnisme n'avait jamais fait peur à ce faune. Son sourire se fit plus tranché quand elle changeait de sujet, il en profita pour revenir un peu en arrière, là où sa voix ne lui répondait plus, chose qui avait changé avec son baiser.

-  Ne crois pas que les humains me blessent d'une quelconque manière. Je suis neutre de tout cela, et je ne cherche pas vraiment à me mêler à eux. Ils ne le méritent pas. Disons que tout ceci... ne sont que des vacances. J'ai compris que j'avais fait des erreurs, et ce millénaire m'a été bénéfique pour me racheter.

Mensonges bien mal dirigé de cette divinité qui n'en avait jamais été le maître. Il avait été cruellement blessé et la blessure ne s'était jamais réellement refermé. Mais jamais il ne laisserait tomber sa fierté pour ouvrir davantage son armure de virilité à la dame lunaire. Il en avait déjà beaucoup trop dit. Le temps ne faisait que trop bien remonter son ancienne personnalité, à présent qu'il était de plus en plus remis au centre des agitations. Quand il avait fuis la Grèce, il avait cherché à se cacher, et son maître avait été là pour l'y aider. Reprenant un aspect divin parmi les premiers amérindiens d'Amérique, il avait vu ce monde-ci se faire détruire. Persécuté où qu'il put être, il lui fallait se rendre à l'évidence: le temps des Dieux était terminé. Il avait vécu seul avec lui-même pendant des siècles. Trop peut-être pour que son enseignement fut pertinent sur la durée. Il était une bombe sur le point d'exploser. Ce baiser, peut-être presque magique, lui en avait fait prendre conscience. Quelque part, cela le terrifiait. Il n'était pas prêt. Reprenant donc rapidement le courant de la discussion, il dit tout simplement:

- J'ai vraiment hâte que tu me fasses goûter tout cela, surtout si c'est aussi bon que ce que tu viens de me faire faire. Et je ne parle pas que du baiser.

Avec un clin d'oeil, Ashitaka finit de boire sa tasse avec un grand sourire. Le vent qu'il avait invoqué avait fini par se calmer, laissant sur ses épaules une impression de fraicheur qui lui avait bien manqué. Alors que le sujet devenait plus calme, comme si l'on avait éteint un feu naissant à la première eau connue, le faune fit craquer ses doigts en reposant sa tasse sur la table de jardin. Jetant un petit coup d'oeil sur le côté, il voyait des regards à travers les vitres en demi-teintes. Cela ne lui plaisait pas, lui qui commençait à perdre le contrôle de son illusion. Faisant claquer sa langue contre ses dents, il fit un petite moue, croisant les bras. Le goût du chocolat chaud était encore dans sa bouche et faisait grand plaisir à son palais.

- Pourrions-nous d'ailleurs continuer d'en parler dans un endroit un peu plus caché ? Je ne pense pas que tu tiennes soudainement à discuter avec un véritable faune aux yeux de tes employés indiscrets. J'aimerai aussi pouvoir enlever cette chemise, les vêtements humains me grattent.



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Hécate
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Ven 22 Sep 2017 - 17:10





“An'it harm none, do as you will”

...


Le regard de la déesse brillait tandis qu'elle observait son compatriote, après avoir remis une distance que les humains jugeraient "décente" entre leur visage. Spirituellement, ils n'avaient sans doute jamais été aussi près, comme si des années de vie et de séparation avait tendue à aiguiser leur esprit dans une direction, sinon commune, au moins proche. Elle aurait pu se glisser magiquement dans une faille de son esprit pour en fouiller les moindres recoins, percer ses secrets cachés, lever le voile sur ses ambitions. Mais elle n'en fit rien : où serait le plaisir - et désirait-elle si tôt briser la confiance frémissante qu'ils étaient en train de construire ? Non, décidément. Elle croisa les doigts sous son menton lorsqu'il reprit la parole. A croire qu'elle n'était pas la seule à avoir été secouée par le baiser qu'elle avait offert : la voix du faune avait une tonalité nouvelle, il lui semblait presque pouvoir apercevoir le Pan qui dansait au milieu des Nymphes. Quelque chose en Hécate réveilla une faim, éveilla la chasseresse et, joueuse, une lueur espiègle dans l'œil, le reste du monde un instant oublié. Il n'y avait là que deux dieux qui auraient très bien pu comploter quelques plans machiavéliques de domination du monde - mais on ne désirait pas tous le monde, seulement (parfois) un peu de reconnaissance, ou de paix.

« Tu m'en vois rassurée, si tant est que tu penses me tromper. » son ton n'était pas moqueur, plutôt doux : elle n'était pas humaine, ni crédule, et elle maîtrisait assez son art pour que les piètres menteurs ne puissent pas la tromper. « Mais il faut rester méfiant, les Hommes se sont libérés de leurs chaînes. Nous ne leur faisons plus peur, ils ont leur héros, ils sont habitués à combattre des dieux, et a triomphé. Tu as sans doute entendu ce qui était arrivé à ce cher Loki, il y a environ cinq ans... Quoi qu'il se soit bien vengé. »

Ses yeux roulèrent légèrement dans leur orbite. Elle ne savait pas si Pan avait été à même de percer l'illusion qui brillait autour de ce cher président des Etats-Unis, à faire tomber le masque dévoilant que derrière le visage de ce monsieur James Liesmith se cachait en réalité le dieu fourbe du panthéon viking. Peut-être, s'il ne le savait pas, se ferait-elle un plaisir de l'éclairer, un moment ou un jour prochain, sur cette délicieuse mascarade. Mais pas maintenant, pas tout de suite : ils avaient mieux à faire, à dire, à échanger que les réussites critiques d'un dieu de la malice devenu président de l'une des plus grandes puissances humaines, et ayant rayé de la carte la ville qu'il avait tenté d'envahir cinq ans plus tôt. En voilà un qui avait de l'ambition et qui ne faisait pas les choses à moitié.

Un léger rire s'échappa de sa gorge lorsque Pan reprit la parole. Elle aurait pu s'en offusquer mais elle savait bien, au fond, qu'il n'avait pas voulu dénigrer son baiser ou quoi que ce soit de ce genre. Face au clin d'œil d'Ashitaka, elle secoua légèrement la tête avec un sourire en coin, observant ses faits et gestes, son regard qu'elle devinait dirigé vers ses employés et (ou) clients. En réponse à ses interrogations, elle hocha la tête et se releva, lissant le plie de sa jupe avant d'attraper le plateau pour y déposer les tasses et le panier à présent vide.

« Je suis flattée, mon cher Ashitaka, et je t'assure que tu auras rapidement l'occasion de goûter à bien plus qu'un chocolat chaud... Peut-être même qu'un baiser. » Elle avait l'œil brillant, pétillant de malice, mais repris rapidement la parole, joueuse : « Il se trouve que j'ai un appartement, juste au-dessus, pour ne pas avoir à traverser tout Los Angeles pour rejoindre ma villa si j'ai besoin de me reposer, ou faire d'autres choses. » elle haussa une épaule, et sourit en allant ouvrir la baie vitrée : « Ca tombe plutôt bien, tu ne trouves pas ? »

Après être entrée dans le salon, elle laissa son plateau à l'une de ses employée, et indiqua au dieu de la suivre d'un mouvement du menton, avant d'ordonner à son petit berger allemand de rester en bas. En montant les escaliers, elle réfléchit un instant à une proposition qu'elle pourrait peut-être faire au dieu, mais qui demandait réflexion - et il n'y avait là aucun rapport avec le fait d'ouvrir ses cuisses, parce qu'elle n'avait pas vraiment besoin d'y réfléchir, à ça. Elle avait pris la température, elle bouillonnait - et il lui avait semblé que lui aussi. Rester sage et calme était facile, en apparence, mais un feu nourri par la présence du dieu la dévorait de l'intérieur. Hécate invita Ashitaka à entrer dans son modeste appartement, lequel était néanmoins décoré d'une jolie peinture d'un illustre artiste la représentant. Techniquement. Elle avait quelques détails à redire.

« Entre, bienvenue dans ce modeste appartement. » Elle referma la porte derrière eux, et s'avança jusqu'au canapé pour s'y asseoir gracieusement, tapotant la place à côté d'elle. « Tu peux te déshabiller, ici. Tu peux tout enlever, même si ça te chante. J'ai une... Proposition à te faire. » elle déboutonna l'air de rien les deux premiers boutons de sa chemise, et reprit tranquillement : « Ton art de l'illusion est imparfait, tu es obligé de te cacher, de mettre des monticules de vêtements qui, en prime, te démangent... Ce n'est pas digne de toi. » Elle posa une main sur sa joue pour tourner son visage vers elle, scrutant son regard. « Je peux t'apprendre à modifier assez ton apparence pour mieux te fondre dans la masse. Je peux t'apprendre à revêtir des vêtements magiques que tu ne sentirait qu'à peine. Je peux t'enseigner, non pas à devenir humain, mais a infiltrer les humains... Pas à te rabaisser, au contraire, à t'élever. » Elle sourit, un sourire à la fois innocent et terriblement dangereux - Hécate dans toute sa complexité, un éclat de jaune au fond de ses yeux violets.


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Ashitaka Pan
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MessageSujet: Re: An'it harm none, do as you will | ft. Pan   Dim 8 Oct 2017 - 19:24
♦️
An'it harm none, do as you will.
"i love hot chocolate"
 

S'il ne fallut pas longtemps pour finir cette tasse de chocolat, il fallut bien plus de secondes au faune pour se repositionner au sein de lui-même. La soudaine vague de chaleur qui s'était emparé de son corps l'avait rendu ironiquement plus faible, et ce malgré la puissance qui s'était infiltrée dans ses veines de par la simple présence de ce baiser. Somme toute très simple, ce n'était que deux paires de lèvres qui se collaient l'une à l'autre. Mais il avait vibré de tant de souvenirs, d'illustrations d'un passé qui n'était peut-être pas si révolu que cela, qu'Ashitaka continuait à en être bouleversé. Dans ce baiser, il sentait le soleil de la Grèce, le vent des rives, l'alcool des beaux jours et les alcôves tamisés. Il respirait la magie, la puissance, le respect. Tant de choses oubliés depuis. Déglutissant, sa rage grondait intérieurement en un vaste fantôme qui prenait possession de son esprit, comme une étincelle encore jamais observé depuis plus d'un millénaire au creux de ses pupilles. Un vent frais fut bien la seule chose qui put calmer son frisson, lui ramenant des effluves de sa Forêt, de son actuel présent qu'il ne devait oublié.

La conversation reprit donc son cours, aussi simplement qu'au début; la déesse rebondit d'ailleurs sur sa prétendue neutralité pour expliquer la situation des humains. La peur les avait quitté, ils pouvaient désormais prendre le dessus sur les Dieux. Les traits de Pan se durcirent, n'appréciant définitivement pas ces nouvelles. Il savait que la montée en puissance de la technologie était un mauvais présage pour la magie, mais jamais il ne l'aurait imaginé à ce point. Mais à entendre la belle, un certain Loki a du en faire les frais. Ashitaka haussa les épaules et remuant la tête négativement, il n'avait jamais entendu parler d'un être de ce nom. Il se gardait bien de connaître les actualités humaines, mais si leurs héros actuels se trouvaient être semblable aux héros de la Grèce Antique, alors un goût doux-amer se posa sur la langue du faune.

Il fut un temps où les héros n'existaient que par la grâce des Dieux, parfois parents de ceux-ci. Mais à présent, les héros semblaient avoir perdu leurs illuminations d'autrefois; et portent à présent un collier pour chien autour du cou, avec une splendide laisse que des milliards d'humains tiraient tous en même temps. C'était une expression de dégout que l'on put voir sur le visage du satyre, tapotant d'un air agacé sur la table. Comme s'il avait dormi pendant un millénaire, l'accélération du processus de la chute des immortels le rendait âpre et blasé. Comment avait-on pu descendre si bas ? Leurs pouvoirs étaient autrefois la quintessence du monde, un joyaux parmi les êtres vivants. Ils avaient crées la base de l'humanité, les avaient élevé de leurs stades primaires et voici donc la récompense de l'adolescence humaine. Bouillonnant de l'intérieur, Pan aurait souhaité établir un long monologue expliquant sa haine démesurée qui n'en finissait pas de grandir, et qui avait franchi un palier en quelques secondes. Mais il ne fallait plus penser à cela, car de toute façon, les instructions étaient parfaitement clairs. Il n'y avait que la neutralité qui pouvait tenir tout cela dans des cases précises. Tentant donc d'oublier sa deuxième voix au creux du ventre, d'oublier tout ce qui existait au delà des murs de ce petit jardin d'intérieur, Pan sourit à Hécate. Il se concentra sur son regard pétillant, étincelant d'un langage trop connu qui adoucissait instantanément les plis du visage fatigué du Dieu bouc. Se levant avec elle, son regard s'étendit le long de ses pommettes souriantes pour regarder des lèvres; une bouche qui n'était pas la serrure mais peut-être bien la clé. Peut-être aurait-il pu tenir son illusion face aux serveurs un peu plus longtemps, s'il n'y avait eu ce surplus d'énergie causé par ce baiser. Il lui paraissait presque avoir clignoter de manière grotesque. Peut-être est-ce que cela expliquait les badauds curieux. Mais à leur retour dans le salon, Ashitaka était heureux de la voir les tenir d'une main de fer.

L'appartement était grand et visiblement luxueux, et n'avait clairement rien à envier à l'ancien luxe d'autrefois auquel pouvait prétendre les Dieux de l'Olympe. Miracle même, Pan put s'étendre de tout son long, savourant  de pouvoir faire craquer son dos avec un plaisir certain. Son illusion cessa également, lui qui avait fini par puisé dans ses dernières forces. S'ébrouant sans complexe au milieu du salon -bien qu'à part quelques poils volants, il n'y avait pas de dommages collatéraux- le faune tapota un peu le sol de son sabot. C'était agréable de reprendre possession de son allure, quand bien même cela n'avait pas été une métamorphose mais une illusion. Car il fallait non-seulement ressembler à un humain mais avoir les mimiques d'un humain. Aucune de ces créatures ne s'ébrouaient ni ne tapotaient du pied à moins de passer pour un revanchard impatient. Pan eut un rictus en entendant le "modeste" quand bien même il pouvait discerner l'ironie de la chose. Il s'assit sans plus ample préambule à ses côtés, alors qu'il voulait commencer à enlever sa chemise. Mais la déesse malicieuse fut plus rapide et commença d'elle-même à défaire son vêtement, lentement. Pan arrêta alors son geste, la laissant faire. Il était encore plus agréable de la dominer par la taille, à présent que nul illusion -même inutile aux yeux de la puissante magicienne- ne les séparait. Un large sourire confiant s'empara de son visage tout en écoutant sa voix, sublime berceuse. Sa main sur sa joue l'électrisa tout entier, alors qu'il tournait tout naturellement la tête vers elle, plongeant son propre regard dans celui de la jeune femme. Une rencontre colorimétrique absolu et explosif, entre le jaune et le violet de leurs deux iris.

- Infiltrer les humains pour mieux les connaître ? Eux et leurs nouvelles faiblesses, leurs nouvelles demandes, afin de percer cette nouvelle armure qu'ils mettent entre eux et nous ? Voilà qui est intéressant... Proposé par toi, c'est encore plus tentant.

Avec ses longs doigts osseux, Ashitaka termina de retirer sa chemise de coton, la retirant bien négligemment derrière le canapé comme si ce n'était qu'une feuille indésirable. Se posant quelques secondes sans retirer bien évidemment son regard de la déesse, il arrangea une mèche de ses longs cheveux noirs derrière son oreille, et prit à son tour au passage sa joue. L'ambiance était électrique, ce n'était plus caché. Mais au delà de cette simple teneur sexuelle qui vibrait tout autour d'eux, il y avait la magie. Comme un flux invisible et secret qui tournait à présent en vase clos dans l'immensité de cet appartement -mais qui pourtant ne paraissait jamais pouvoir être assez grand pour tout contenir. Pris d'un soudain élan de confiance, ce fut à présent Ashitaka qui vint asséner un baiser sur les lèvres d'Hécate, savourant leurs goûts, comme déliquescent d'une poussière de pouvoir. A chaque gorgée de sa peau, c'était un battement de plus au coeur du faune qui vrombissait de force. Abreuvant une magie épuisée et sur le déclin depuis deux millénaires, c'était peut-être un peu sauvage que le satyre s'écarta finalement d'elle, la faim dans le regard. Il lâcha sa joue et s'écarta même d'elle au point de poser son dos avec toute une flegme insolente.

- J'accepte ton offre. Je serai bien idiot de refuser quelque chose qui pourrait me permettre d'étendre mes connaissances et mes pouvoirs. Autrefois, je n'avais jamais eu utiliser à aller plus loin que ce que je savais déjà faire... mais à présent, ne serait-ce que pour venir te voir, je n'hésiterai pas à m'améliorer.

Le faune grattouilla alors l'arrière de la naissance de sa corps avec un sourire charmeur, le regard en coin en direction de sa chère nouvelle professeur aux formes si aguicheuses. Il s'étendit alors de tout son long sur le canapé, les muscles de ses bras et de son torse parfaitement visible, de l'élongation de ses clavicules à la partie floue et hybride de son bassin bien fourni.

- En tout cas, c'est un splendide appartement que tu as là, à ton image. Toutes mes félicitations.



GUARDIAN ☼ FOREST


«Wild wond'rous Pan, the forest's sire | Enter this circle as we desire. | Enclose us all, be with us today | Magically join in our sacred play.» wiccan way ©️ FRIMELDA

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An'it harm none, do as you will | ft. Pan

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