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Et aujourd'hui, tout recommence (feat Rhil)

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Jean Grey
X-Men
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Classe 5 - Marvel Girl ou Phénix
♠ EMPLOI : anciennement professeur et médecin
MessageSujet: Et aujourd'hui, tout recommence (feat Rhil)   Ven 27 Oct 2017 - 3:26
Et aujourd'hui, tout recommence
Statut du sujet : Privé ft. Rhil Trasam
Date du rp : début de l'automne
Météo & moment de la journée : un été indien, à 15 heures
Autre : dans la rue, en face du lieu de travail de Jean / Jane



Un plateau en main, Jane slaloma entre les tables pour venir apporter un cappuccino et un double moka blanc, accompagnés de deux parts de cheesecake à un couple de clients en terrasse. Sourire aux lèvres, elle leur déposa leur commande ainsi que l'addition avant de leur souhaiter un chaleureux « bon appétit ». Les premiers jours de l'automne étant encore doux et ensoleillés, il n'était pas rare que la terrasse affiche complet, et ce début d'après midi ne faisait pas exception à la règle.

Sa commande déposée, la rousse retourna à l'intérieur du commerce. Regardant sa montre au moment où elle passait le pas de la porte, elle se rendit compte qu'il était déjà quinze heures … et qu'elle n'avait toujours pas pris sa pause déjeuner. Passant derrière le comptoir, elle indiqua à sa collègue qu'elle prenait sa demi heure, avant de retirer le tablier aux couleurs de l'enseigne pour laquelle elle travaillait, qu'elle portait autour de la taille. Puis après avoir déposé une partie de ses pourboires dans la caisse, elle attrapa deux clubs sandwichs. Ce serait largement suffisant pour le moment.

Finalement, elle alla s'asseoir en tailleur sur un muret en face du commerce. D'ici, elle pouvait toujours jeter un œil sur le café, et voir ses collègues dans l'éventualité où ils auraient subitement besoin d'elle. Il ne lui faudrait pas plus de trente secondes pour traverser le rue et venir les aider. Mais en même temps, elle estimait être suffisamment loin de son travail pour avoir une réelle sensation de coupure dans sa journée … sans oublier un point capital : ici, aucun client ne viendrait la déranger pour lui demander du sucre ou une serviette. Une position idéale et stratégique … pour déguster sa collation.

C'était une petite habitude qu'elle avait prise, une sorte de rituel pour rythmer son quotidien. Elle venait à cet endroit là, le temps d'un repas, observant les passants tout en mangeant, tentant d'imaginer leur histoire à tous … à défaut de connaître la sienne. Quelque part, elle essayait de se convaincre qu'elle avait toujours fait ainsi, depuis gamine … une illusion avec laquelle elle tentait de se créer de faux souvenirs … un héritage contrefait. Mais au fond d'elle, elle savait que tout ceci n'était que du vent … qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle faisait avant … avant son retour.

Le temps de cette réflexion, Jane s'était perdues dans ses pensées, son en-cas toujours en main, tout juste amputé d'une bouchée. Elle n'observait plus les passants défilant devant elle, se contentant d'avoir tout simplement le regard dans le vague.
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Rhil Trasam
Intergalactique
♠ EMPLOI : Mécanicien, ingénieur spatial, ex-mécanien du SWORD et Nova Corps, contrebandier, capitaine de vaisseau
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MessageSujet: Re: Et aujourd'hui, tout recommence (feat Rhil)   Mer 1 Nov 2017 - 16:44
Rhil & Jean
Et aujourd'hui, tout recommence
Tu es un ingénieur passé au MIT, premier de sa promotion. Tu as bossé pour la NASA, avant d’être contacté par des organisations interplanétaires secrètes, dont le QG se trouve sur un satellite orbitant à la barbe de tous autour de la Terre. Tu avais passé une bonne partie de sa vie dans un vaisseau spatial, dans une autre galaxie, au milieu de peuples dont les humains ne connaissaient pas l’existence – et tu en as été très épanoui. L’homme qui compte le plus à tes yeux est un extra-terrestre et tu possèdes un droïde ayant atteint une personnalité et intelligente autonome. Tu es un génie, un mutant de classe 5 dont le pouvoir est de littéralement retirer le libre-arbitre d’autrui, te faire obéir, faire ressentir n’importe quoi à n’importe qui et de manipuler les probabilités d’un murmure pour faire tourner la situation en ta faveur. Ca, et le charisme augmenté par les gênes mutants.

Eeeet tu portes une combinaison grise, pleine cambouis et portant l’écusson d’un garage de Manhattan. Rhil Trasam, aventurier de l’espace, contrebandier intergalactique, génie de l’aérospatial, mutant classe 5, mécanicien. Il avait fini sa journée de travail au garage. Il devait passer à l’Institut ( « quelqu’un » avait fait explosé une des installations de la salle d’entraînement, ce qui n’était pas une surprise dans un Institut où tellement de pouvoirs dangereux apprenaient à être maîtrisés ) avant de rentrer à son vaisseau, auprès d’Ithan. Il préférait se dépêcher et enchaîner les jobs, il se changerait chez lui – les boots de contrebandiers et le blouson de cuir cachait la misère de son accoutrement. « - Deux cheesecakes citrons, à emporter. » Trop bien élevé pour ordonner magiquement une ristourne, mais au moins son sourire en coin attirait la sympathie de la vendeuse. Rhil essayait de faire goûter toutes les patisseries terraniennes à Ithan avant qu’ils ne quittent cette planète pour de bon. Il traverse la route, son carton sous le bras pour récupérer sa Harley garées en face, mais ralentit le pas à mi-chemin.

C’est comme voir un fantôme. Elle a beau porté l’uniforme d’une serveuse, une telle chevelure attire le regard à des mètres à la ronde. Les jolies femmes aussi, mais ce n’est pas pour ça du tout que Rhil la regarde, bouche bée. Il finit par s’arrêter à quelques mètres d’elle. Il la regarde un long moment sans oser prendre la parole jusqu’à demander, éberlué : « - Jean ? » Si oui, elle avait à peine vieilli. Si oui, elle était vivante. Il se retourne pour regarder autour de lui comme si Professeur X allait surgir des nuées pour lui apporter la solution ( ou une énigme menant à la résolution du problème ) comme lorsqu’il était un ado muet, effrayé de ses dons, il y a si longtemps. Qu’est-ce que tu fais là est une question stupide à poser à quelqu’un qui est censé être mort. Il était encore en orbite autour de la Terre lorsque « Phénix » avait eu lieu. Cela avait eu le don d’affoler même le SWORD. Une entité au pouvoir gigantesque qui avait pris place dans le corps d’une de ses anciennes camarades. Et c’était bien ce corps qu’il voyait devant lui, la mémoire de Rhil était prodigieuse. Il s’agissait de Jean Grey, décédée il y a des années. Ou de son sosie, mais il en doutait, elle avait la même posture, la même allure… Il avait apprécié Jean, il y a longtemps, ils étaient amis et il la reconnaissait, mais cela n’avait aucun sens. Passé le premier ahurissement, l’instinct de survie réussit à faire réagir Rhil : il a un mouvement de recul et fait un pas en arrière pour répéter d’un ton plus prudent, méfiant : « - Phénix ? »

 


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Jean Grey
X-Men
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Classe 5 - Marvel Girl ou Phénix
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MessageSujet: Re: Et aujourd'hui, tout recommence (feat Rhil)   Ven 3 Nov 2017 - 17:09
La serveuse fut arrachée de ses pensées par une voix. Un homme venait de parler à quelques mètres d'elle. Avant qu'il ne prononce le moindre mot, elle ne l'avait même pas remarqué, perdue comme elle l'était dans ses réflexions intérieures. Relevant les yeux sur lui, elle réalisa qu'il la regardait avec une expression de stupeur. Qu'avait-il dit au juste ? Elle avait cru comprendre le mot 'jeans', sans en être certaine, son attention étant occupée ailleurs au moment où il avait parlé. Doutant un bref instant qu'il ne se soit adressé à elle, la rousse regarda autour d'elle, à la recherche d'une autre personne, d'un autre interlocuteur potentiel. Mais non, il n'y avait qu'elle et cet homme, le reste des riverains se contentant de passer d'un pas vif, sans même prêter attention à eux. Silencieuse, et surtout, ne sachant quoi répondre car n'ayant pas vraiment compris, la serveuse reporta son attention sur lui. Il devait avoir un peu plus de trente cinq ans, un regard bleu vif et perçant, une barbe et des cheveux blonds, plutôt bel homme. Il portait une sorte de bleu de travail, maculé de tache de cambouis … un garagiste sans doute. Le logo sur la combinaison ne lui disait rien. Il ne devait pas être du coin, peut-être de passage.

Visiblement aussi décontenancé qu'elle, le mécano regarda à son tour atour de lui, comme s'il cherchait quelqu'un ou bien, une réponse, un indice. C'était vraiment très étrange … mais cette ville regorgeait de personnes bizarres. Jane elle-même était bizarre … si bien qu'elle préférait faire preuve de pas mal d'indulgence dans ce genre de situation. Paniquer aux premiers doutes n'étaient pas une bonne chose … ou alors, c'était parce qu'elle n'était pas assez prudente qu'elle pensait ainsi … A première vu, ce n'était pas un clochard ou un mendiant. Sa tenue semblait indiquer qu'il avait un job, et le paquet qu'il tenait à la main venait du commerce où travaillait la serveuse … donc, il ne venait pas lui réclamer une part de son club sandwich. Alors quoi ? Un cinglé ? Les gens qui perdaient la boule étaient de plus en plus nombreux. Avec ce qu'il s'était passé ces dernières années sur Terre, certains ne tenaient pas sous l'effet du stress et perdaient tout simplement pieds. Une chose rassurait la rousse, il n'avait rien de l'un de ces pervers sans cesse à vouloir son numéro, ou à lui proposer des trucs salaces. Comment le savait-elle ? Au regard. Lui, il n'avait pas cette lubricité de gros dégueulasse … simplement de la curiosité, de l'incompréhension et de la surprise. Non, il semblait plus paumé qu'intéressé, elle en était certaine.

Lorsqu'il reporta son attention sur la rousse, il avait l'air d'avantage inquiet cette fois, comme si un vent de panique commençait à s'emparer de lui. Le silence de la jeune femme envoyait-il un message hostile qui le poussait à se mettre sur la défensive ? Après avoir fait un pas en arrière, tout en la toisant d'un regard plus sévère que précédemment, il lui parla de nouveau. Depuis qu'elle était revenue à elle, on lui en avait donné des noms d'oiseaux … L'infirmière qui l'avait prise en charge l'avait surnommé 'mon poussin' de manière affectueuse, comme pour la rassurée alors qu'elle était totalement désorientée. Elle avait également déjà été comparée à un 'pigeon' par ses collègues lorsqu'elle leur faisait part des fois, encore trop nombreuses selon elle, où elle s'était faite arnaquée par naïveté ou manque d'expérience. Un type qui estimait son café trop fort en caféine l'avait traitée de 'dinde' une fois … un mauvais souvenir. Mais alors 'phénix', c'était bien la première fois, d'autant que pour le coup, la rousse ne comprenait pas vraiment le pourquoi du comment. Avec un air plein d'incompréhension, elle se pencha légèrement en avant, comme pour se rapprocher de son interlocuteur, histoire de mieux entendre ce qu'il baragouinait. Il ne savait pas construire de phrase visiblement, se contentant de simples mots isolés. Peut-être un étranger qui ne maîtrisait pas la langue. Un instant, la serveuse espéra qu'il n'était pas en train de lui demander le chemin pour se rendre à Phoenix … parce que là … il était vraiment, mais alors vraiment très très loin de sa destination, et surtout, elle était bien incapable de lui dire comment faire pour se rendre à bon port.

« Je vous demande pardon, finit-elle par dire. Je n'ai pas compris ce que vous vouliez. »
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Rhil Trasam
Intergalactique
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MessageSujet: Re: Et aujourd'hui, tout recommence (feat Rhil)   Jeu 16 Nov 2017 - 11:04
Rhil & Jean
Et aujourd'hui, tout recommence
Rhil, le temps d'un battement de coeur se vit détruit, l'esprit en miette, le corps déchiqueté par la puissance du Phénix. Juste un battement, mais un terrible battement alors que la jeune femme prenait son temps pour lui répondre. Puis - non ce n'était pas le Phénix. Mais c'était Jean. Il y avait une mince possibilité qu’il se soit trompé, que son esprit fragilisé par les derniers mois finisse par s’emmêler les pinceaux, ou que la ressemblance soit simplement frappante - après tout, Jean était morte il y a longtemps, et il n’y avait aucune raison pour qu’elle apparaisse soudainement au beau milieu d’une commerçante. Mais sa voix résonnait, vibrait à l’intérieur de Rhil. Les mots importaient peu, l’intonation même n’était pas tout à fait semblable aux souvenirs de conversations qu’il avait eu avec elle, une vie auparavant - mais c’était son timbre de voix, qu’il reconnaissait parfaitement. Peut-être était-ce un effet secondaire de sa propre mutation, mais les voix avaient toujours eu un certain impact sur lui, et les intonations faisaient, dans son esprit partie première de l’identité d’un individu. C’était d’elles dont il faisait ses souvenirs.

”- Je ne veux rien.” C’est la première réponse qui lui vient à l’esprit tant il ne s’attendait pas à la politesse de Jean. Au refus poli et à sa distance polie. Il reprend du poil de la bête, et s’avance un peu pour considérer la jeune femme avec attention. La même attention qu’il met en général à contempler un moteur ou un schéma de vaisseau spatial - il ne s’agit plus cette fois de simplement la reconnaître, vérifier que l’image correspond, mais bien de comprendre comment cela fonctionne. ”-Je veux comprendre ” Un résumé adéquat de sa vie. Il reprit plus fermement, toute peur envolée, la confusion cédant le pas au désir de comprendre, de faire sens à la situation. “- Je veux comprendre, pourquoi, Jean Grey, mon amie d’enfance, morte depuis des années se trouve devant moi.” Il articule lentement, laissant sans le vouloir sa mutation volatile se glisser dans sa voix. Cette particularité de la voix du Commander qui permet d’influencer les émotions et de donner n’importe quel ordre, jusqu’à faire ignorer la réalité, et tout ce qu’elle savait être vrai et réel, à sa victime. Il était un temps où influencer Jean Grey était possiblement dans le spectre de ses capacités, qu’il avait appris à maîtriser au maximum pour ne plus jamais les utiliser involontairement, mais c’était une entreprise compliquée, épuisante, à sa limite. Maintenant, il s’en fiche, il se rend à peine compte que sa mutation s’est glissée dans ses cordes vocales. Peut-être cela a-t-il un effet, certainement pas même, même la fermeté dans sa voix à le mérite de le convaincre lui. Il inspire profondément, fixant son ancienne amie et assène, autant une affirmation qu’une interrogation, tant ill avait besoin de réponses et de voir ce qu’il savait au plus profond de lui coller à la réalité qu’il voyait.

“- Tu es Jean Grey.” Il la regardait avec la sincérité, et l'honnêteté la plus complexe, répétant ce constat dont il ne parvenait pas à se défaire. Une partie de son esprit extrapolait les possibilités, de sa résurrection, de son oubli de son ancien camarade. Les possibilités et raisons étaient nombreuses, dans leur contexte, pour une mutante comme Jean, encore plus et Rhil avait beau être d’un esprit scientifique et rationnel, l’impossible de l’étonnait plus depuis longtemps. Il tutoyait des astres, vivait avec un extra-terrestre et avait voyagé dans d’autres galaxies. Il était prêt à tout, et sa surprise se transformait généralement en émerveillement. La partie de son esprit qui n’était pas occupé à imaginer des solutions et des réponses était occupée à convaincre Jean de ce qu’il disait. Autrefois en un claquement de langue il pouvait convaincre quelqu’un qu’il ne connaît pas son propre nom, qu’il pouvait voler ou danser au plafond. Bien sûr aujourd’hui la situation était différente. La situation en elle-même, n’avait ni queue ni tête  - deux mutants aux pouvoirs autrefois puissants, qui avaient connu l’embrasée et l’apothéose de leur vie, réduits métaphoriquement en cendres, vêtus de leur uniforme de jobs somme toutes ordinaires, et au bas de l’échelle, qui se fixaient en deux chiens de faïence, dans un dialogue de sourds.
 


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Jean Grey
X-Men
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MessageSujet: Re: Et aujourd'hui, tout recommence (feat Rhil)   Ven 17 Nov 2017 - 16:19
La question de Jane sembla rebuter le passant une fraction de seconde. C'était comme si la distance qu'elle avait naturellement prise avec lui en lui répondant, l'avait … déconcerté. Pourtant, il ne tarda pas à se ressaisir, se rapprochant d'elle pour lui répondre qu'il ne voulait rien.  L'idée qu'il puisse lui vouloir du mal traversa un instant l'esprit de la serveuse, qui nerveusement, lança des regards autour d'elle. Il n'oserait pas l'agresser en pleine journée tout de même … dans une rue bondée … Silencieux, il la fixa … comme une bête curieuse … sans un mot. Ce type devenait de plus en plus flippant, et Jean crut bien qu'elle allait se mettre à appeler à l'aide. Il avait dans son regard une troublante intensité qui ne manquait pas de mettre la rousse mal à l'aise. Finalement, il se décida à prendre de nouveau la parole … pour simplement annoncer qu'il voulait comprendre.

Devant cette phrase des plus énigmatiques, la serveuse ne sut quoi répondre. Comprendre quoi ? Et surtout … en quoi pouvait-elle bien l'aider ? Pourquoi s'adresser à elle en particulier ? Après tout … à part préparer des cafés et servir des parts de tartes et des sandwichs, elle ne savait pas faire grand chose … La suite n'en fut que bien obscure et … dérangeante. Il lui demandait comment il pouvait se tenir face à son amie d'enfance, décédée depuis plusieurs années. A la mention de l'identité de 'Jean Grey', la rousse crut sentir son cœur rater un battement, alors qu'en même temps, ses viscères s'étaient comme rétractées sur elles-mêmes. Ce prénom et ce nom sonnaient comme familiers aux oreilles de la jeune femme … pourtant, elle n'était pas en mesure de dire où elle l'avait déjà entendu. Et à en croire ce que disait ce type … c'était elle … cette fameuse Jean Grey. Mais plus que cette troublante sensation dans son ventre … c'était la voix de cet homme qui était … Jane n'était même pas en mesure de l'expliquer … comme pénétrante … entêtante … convaincante. Après quelques secondes, elle ressentit un besoin viscéral de lui répondre. Ses craintes précédentes semblèrent tout simplement s'envoler, ses inquiétudes balayées par l'intonation de son interlocuteur. Elle avait besoin de lui apporter les réponses qu'il avait demandé.

« Je … », tenta-t-elle de répondre … sans que d'avantage de mots ne puissent franchir ses lèvres.

Car il n'y avait tout simplement aucun mot à fournir … aucune pensée à même de formuler une réponse adaptée … rien que Jane, ou plutôt Jean, n'avait à sa connaissance. Et pourtant, son esprit se démenait pour trouver quelque chose à dire … quelque chose à annoncer pour satisfaire la demande de cette homme. Il fallait lui répondre, d'autant plus qu'à présent, il l'avait convaincue qu'elle était bel et bien Jean Grey. Il venait de le lui confirmer une nouvelle fois, avec cette voix toujours aussi … envoûtante … Il ne pouvait pas mentir … et surtout, la conscience de Jean ne pouvait pas refuser de le croire. C'était une évidence, il avait raison. C'était irrationnel … sorti de nulle part … sans aucune preuve … pourtant, la serveuse n'avait d'autre possibilité que de le croire.

« Je suis … Jean … Grey, répéta-t-elle lentement, le regard comme légèrement vague. Je … suis … ici … », tenta-t-elle de poursuivre, sans pouvoir une nouvelle fois continuer.

Comment se faisait-il qu'elle se trouvait ici ? Cette question devenait une obsession pour la rousse. Elle devait trouver la réponse … elle devait la partager avec cet homme. Ne pas y parvenir lui fendait le cœur … elle allait le décevoir. Or, elle ne voulait pas le décevoir … il le lui avait demandé … elle devait lui répondre. Elle n'avait pas le choix. Le laisser dans l'inconnu semblait être une torture insoutenable. Mais comment lui fournir cette solution ? Ce cadeau ? Alors qu'elle-même en ignorait tout …

Pourtant, Jane entendait encore la voix de son interlocuteur résonner dans son esprit, se répercutant dans les méandres de sa conscience, tournant en boucle … telle une litanie obsédante qui ne cesserait qu'une fois qu'elle aurait trouvé ce qu'elle cherchait.

Progressivement, le corps de la rousse sembla se détendre, ses épaules s'affaissant et ses bras retombant mollement le long de son corps, lâchant son club sandwich qui termina sa course sur le trottoir. Son regard sembla se perdre d'avantage dans le vide, les paupières lourdes et au clignement ralenti … comme si elle était plongée dans une forme de léthargie.

Les réponses étaient là … au plus profond de son subconscient … dissimulée afin de la préserver … pourtant, ces réponses tendaient à refaire surface sous l'injonction phonique du mécano. Comme hypnotisée, à peine consciente de ce qu'il se passait, Jean finit par reprendre le cours de ses propos.

« Les étoiles … les étoiles meurent … leur sacrifice nous a ramenées … », annonça-t-elle d'une fois monotone et engourdie.

Le regard hagard toujours perdu dans le vide, comme si Jean ne prêtait même pas attention à son interlocuteur, elle poursuivait son récit sans queue ni tête, dans un rythme lent et redondant.

« Face aux heures sombres … qui approchent … la Vie relève son gardien … »

Jean releva alors son regard vers celui de l'homme, le fixant avec une lucidité nouvelle … une lucidité différente de celle de la serveuse. Une fraction de seconde, les iris émeraudes de Jean gagnèrent une lueur de braise ambrée, avant de reprendre ce vert intense qui était le sien, alors que dans un murmure, elle prononçait des paroles qu'autrefois elle avait formulées.

« Je suis … le Feu et la Vie incarnées … maintenant et à jamais ... »

Cela n'avait duré qu'un bref instant … le temps d'une phrase … pourtant, c'était comme si le cours des choses avait été suspendu. Comme si plus rien autour n'avait d'importance … comme si plus rien d'autre que ce duo de mutant n'existait.

Mais déjà, Jean semblait revenir à elle, ne se souvenant pas de ce qu'il venait de se passer. Elle ne se rappelait même pas que le mécanicien s'était autant rapproché d'elle, sursautant de surprise devant tant de proximité. Il avait l'air … aussi troublé qu'elle, ne la lâchant pas du regard. Plusieurs secondes, elle l'observa, se demandant ce qu'il voulait encore. Puis, jetant un rapide coup d’œil par terre, elle constata que son déjeuner était étalé à même l'asphalte. Quand l'avait-elle fait tomber ? Et pourquoi ?

« Qu'est-ce qu'il vient de se passer ? », lui demanda-t-elle avec une voix saturée d'incompréhension et légèrement paniquée.

Il devait avoir les réponses. Il avait été témoin des derniers instants. Pourquoi ne se souvenait-elle de rien ? Etait-ce son amnésie qui prenait un nouveau tournant, la privant désormais de sa mémoire immédiate ? Un instant, Jean se sentit gagnée par la peur. Puis … elle se rappela d'un détail … cet homme venait de lui donner son identité … non pas celle de Jane Doe qu'elle utilisait depuis plusieurs mois maintenant … mais bel et bien une véritable identité : Jean Grey.

Elle eut un rire nerveux, mais en même temps un rire de joie. Elle avait un nom. Il la connaissait. Il savait qui elle était. Il était sa porte de sortie pour échapper à l'enfer de cette amnésie. Il avait les réponses. Les yeux humides de larmes de joie, elle le regarda encore, lui souriant, ne parvenant pas toujours à retenir un court rire de bonheur et de soulagement. Elle voulut porter une main sur la joue de cette homme, pouvoir le toucher et s'assurer qu'il était bien réel … mais également lui offrir un geste affectueux. Mais avant même qu'elle ne la pose sur son visage, elle retint son geste. Il n'aimait pas qu'on le touche … comment le savait-elle ? Elle l'ignorait … mais une chose était sûre … elle le savait.

« Je vous remercie … qui que vous soyez … »
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