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it's easier to run ft. Donna&Logan

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J. Logan Howlett
X-Men
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Classe 5 ☾ Wolverine
♠ EMPLOI : Anciennement militaire, mercenaire, bûcheron, à présent X-MEN & Professeur d'Histoire à l'Académie Xavier
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Ven 24 Nov 2017 - 17:09
Logan ne comprenait pas ce qu'il se passait, il était complètement en dehors de cet instant. Il observait Jean, ses gestes, ses expressions faciales. Elle semblait tellement concentrée, tellement captive de cet instant. Lui, lui il était juste là, tel un meuble décoratif, ne servant strictement à rien. Pourtant il savait que sa présence était bénéfique, peu importe comment pour le moment. Le mutant se devait d'être patient, de rester là, jusqu'à ce qu'on vienne à lui, jusqu'à ce qu'on lui demande d'intervenir. Mais il avait foi en Jean. Il avait foi en elle, il avait foi en ses talents. Elle lui avait prouvé plusieurs fois il y a peu de temps qu'elle retrouvait ses forces, qu'elle retrouvait ses pouvoirs et sa confiance. Alors oui, la maitrise n'était pas toujours là, pas toujours stable, mais Jean faisait de son mieux et ça lui réussissait. Il avait pu voir ses améliorations, elle était tellement puissante, il l'avait su dès le départ que ça serait bien plus vite qu'elle ne puisse le penser au départ. Logan s'était reculé, de quelques pas, voyant qu'il ne servait à rien. Il passa ses larges paumes sur son crâne, martyrisant ses cheveux au passage puis s'accroupit le long du mur, face à la scène qui se déroulait devant ses yeux. Il essayait d'imaginer ce qu'il pouvait se passer, mais ça le dépassait complètement, il n'en avait aucune idée. Le mutant resta silencieux, le cœur battant, le stress grimpant dans ses veines, jusqu'à ce que les mains et les avant-bras de Jean se mirent à trembler. Il comprit que quelque chose était en train de se passer. Il fronça les sourcils, restant au aguets. Finalement, brutalement même, Jean poussa un hurlement qui lui fit dresser tous les poils de son corps et violemment, son corps fut projeté contre le mur derrière. Il ne perdit pas une seconde à se précipiter vers elle, posant un genoux au sol et l'une de ses mains sur l'épaule de la mutante, puis l'autre sur son genoux, il lui demanda « Jean ?! » il tourna la tête vers le corps de Donna, pour voir si ça faisait quelque chose sur elle, mais elle était toujours allongée. « Jean ça va ? » non, ça n'allait pas, il pouvait le voir. Elle était terrorisée, elle était comme une enfant contre ce mur là. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Etait-ce un choc qu'elle avait reçu ? Un mutant qui se serait introduit dans cette union psychique ? Qu'est-ce qui pouvait bien la mettre dans un état pareil ? Il releva le visage de sa petite amie pour croiser son regard, essayant de dégager ses longs cheveux un peu sauvagement par ses gros doigts, cherchant une réponse à tout ça. Il attendait depuis des plombes, il ne savait pas ce qu'il se passait, qu'est-ce qu'il se passait bon sang ?! Finalement, elle lui demanda de faire quelque chose, il hocha la tête, se releva et se dirigea vers le sac que sa petite amie avait en arrivant ici. Il ouvrit la poche avant et trouva les serringues dont elle parlait. Il se tourna vers Donna, s'approchant d'elle. Il s'installa sur le bord du canapé, sur lequel elle était allongée, il fixa son visage tuméfié. Il aurait eu envie de lui dire quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Sa main se posa doucement sur l'un de ses bras, il était froid. La jeune fille était pâle comme la mort. Logan tourna la tête pour voir Jean, et puis caressant le bras de la gamine, il lui enfonça les deux aiguilles dans la chair, pour lui administrer la morphine. « Elle est gelée » murmura t-il à voix haute. Il soupira un grand coup et puis tourna sa tête vers Jean, pour chercher une explication. Sa main toujours sur le bras de Donna, alors que son autre main venait déposer les serringues sur la table près de lui, il lança tout bas « on peut rentrer à l'école maintenant, ou tu as besoin de récupérer ? » parce qu'il ne savait pas piloter le jet et que Jean avait usé beaucoup de forces pour faire ce truc qu'il était incapable de dire ce que c'était.
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Donna Holloway
Civils
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Dim 26 Nov 2017 - 16:58
The things that we want most...

J’ai peur du noir. Du noir et de tout ce qu’il représente. Jack est la noirceur même pendant que je peine à devenir une faible lumière. Un jour, il y aura une confrontation, un jour la lumière affrontera le noir. La lumière s’intensifiera ou le noir éteindra la lumière. Jack en finira avec moi.

Le paradis irlandais, c’est mon utopie, la vie que j’ai toujours rêvé d’avoir, la vie que je voulais.  La vie que cette gamine apeurée, sale, perdue, détruite voulait. L’adulte, elle, elle avait peur de l’avenir et doutait cruellement des autres. Même la faculté de lire dans l’esprit des autres lui était une torture. Pourtant… Au fond d’elle, il y avait de l’espoir. Je n’arrivais toujours pas à comprendre, après toutes ces années, comment je pouvais avoir un tel sentiment d’espoir. Il était là, tapi au fond de moi, réchauffant mon âme. C’était ma force. Espérer que demain serait mieux qu’hier. C’était une force comme d’autre la trouve dans la colère. Les sentiments néfastes à mes yeux, je veux les éviter, je veux éviter de ressembler à Jack. L’espoir, lui, il ne connaissait pas. Je le connais bien mieux que je me connais moi-même. Sans doute est-ce normal. Sans doute est-ce pour ça que même dans mon esprit, il veut me ramener à mon état de captive, dans cette cave humide pour détruire mon esprit. Faire de moi, un corps sans vie.

Je n’avais pas voulu lui faire de mal, mais j’avais conscience qu’elle perdait pied. Il y avait quelque chose en elle, cette force cachée par cette crainte. Et l’idée même d’emmener quelqu’un dans mon monde m’était insupportable. Elle avait sa vie, elle devait la vivre. Lui faire mal pour la faire sortir. Je ne voulais pas lui faire du mal, j’ose espérer qu’elle puisse le lire en moi.

Je ne voulais pas revenir, pourtant, c’était presque plus fort que moi. C’était elle ? Moi ? L’espoir ? J’étais revenu parmi les autres, et avec douleur, les esprits des deux mutants vinrent à moi. L’esprit de Logan est en ébullition. A quel point ai-je pu faire mal à cette femme qui était venue pour m’aider ? A quel point ai-je merdé en beauté ?

La chaleur de Logan m’enveloppe une fois de plus. Je peine, mais réussi à ouvrir, du moins, légèrement, un œil. J’ai bouleversé sa vie, je suis la cause de la destruction de sa maison, de tous ces événements. Je sais ce qu’il fait, je le lis fort bien en eux, mais la douleur des aiguilles je ne la sens même pas. J’avais voulu ouvrir la bouche, m’excuser, auprès de lui, d’elle, mais les mots ne sortirent pas et à nouveau, je sombrais dans mon esprit. Cette fois, sûre que je reviendrais.

Un léger gémissement alors que mon esprit s’éclaire. Enfin, s’éclairer est un bien grand mot, je suis grogi, je le sens. Bouger me semble presque impossible. Un bruit désagréable parvient à mes oreilles. C’est nouveau, inquiétant, agaçant. Mon cœur s’emballe, le bruit aussi. Mon cœur ralentit, le bruit aussi.  Mon esprit, se réveille peu à peu, me faisant ainsi comprendre que cette musique désagréable, c’est les battements de mon cœur, retranscrit dans une machine. Ce qui est étonnant quand on sait que j’étais dans une maison poussiéreuse, il y a encore quelques minutes… Quelques minutes ? Non, Logan avait parlé de rentrer. De l’école. Se pourrait-il que j’y sois ? Qu’ils m’y aient amenés ?

Je finis par ouvrir un œil, puis le refermer. Quelque chose semble vouloir me ramener dans un sommeil profond, mais j’ai assez dormi. Mes yeux s’ouvrent, la lumière me brule un peu les rétines et finalement, tout prend place peu à peu. Je tente de bouger une main, puis une autre et une grimace se lit sur mon visage. Ma main… Pourquoi j’ai si mal à la main ? Pourquoi mon corps me fait si mal ? Je tourne la tête sur le côté, j’ai l’impression qu’à chaque mouvement, mon esprit s’échappe de mon corps, que ma vision est plus lente que les mouvements que je fais. Cette sensation d’être droguée… Oui, comme dans les montagnes, comme dans ma jeunesse avec les expériences un peu étrange de Jack.
Jack, il est en vie…

Mon regard s’accroche sur une perfusion, j’en suis le cheminement jusqu’à trouver une aiguille dans mon bras, le liquide qui entre sans retenue dans mes veines. Ou suis-je ? Mon cœur s’emballe, le crissement de la machine me tape sur le système et plus j’entends mon cœur battre plus fort, plus il réagit de concert.

1-2-3-4 inspire…1-2-3-4 expire. C’est bête, mais la technique de cet homme dont je ne connais que le nom et les souffrances semblent fonctionner. A moins que ça ne soit que les antidouleurs.  Finalement, je la vois devant moi, elle, cette rousse que je connais bien à présent. Nos regards s’accrochent, et me rassure presque aussitôt. Non, je ne suis pas en danger.

- Pardon…


A quoi formuler des mots quand je sais qu’elle lit en moi ? Parce que j’ai honte. Je m’en veux, je culpabilise. Mon regard la fuit, pour regarder péniblement mon corps, ma main est recouverte d’un plâtre blanc.

Le regard de Jean se déplace sur le côté, je tourne la tête, je l’entends, il est là. Mon regard croise le sien, ma main, valide, cherche difficilement la sienne. Et la même chose s’opère en moi.

- Pardonne…moi…Logan...

Mon esprit fuse, j’aimerais m’excuser plus en détail de ce qu’il a subit, par ma faute, ma seule et unique faute, mais ma bouche refuse encore de dire ses mots, comme si les dires allait rendre concret ce que nous avions vécut. Je voulais que ça ne soit qu’un cauchemar, mais ma présence ici certifie déjà la réalité. Tout c’est passé…

- Il…est en vie...

Ma voix s’étrangle dans un sanglot retenu. L’évidence est faite. Tout ça, je lui dois à lui, ce géniteur, ce monstre. Mon regard se ferme, ma gorge me gratte. J’ai terriblement soif. Je déglutis, plus d’une fois, mon esprit semble vouloir de nouveau se rendormir, mais je refuse. Je ne sombrerais pas une autre fois. Je ne veux pas être si faible. Je ne veux plus être sa victime.





Codage par Libella sur Graphiorum
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Jean Grey
X-Men
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Classe 5 - Marvel Girl ou Phénix
♠ EMPLOI : anciennement professeur et médecin
MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Dim 26 Nov 2017 - 19:01
Un instant, Logan se montra insistant auprès de Jean. Il n'en avait même pas conscience, désirant simplement s'assurer que la mutante irait bien … s'inquiétant pour la femme qu'il aimait. Mais sa proximité avec elle, la manière dont il la força à le regarder dans les yeux, ses doigts fébriles et maladroits parcourant le visage délicat de la télépathe pour en chasser quelques mèches rousses … c'était comme s'il hurlait directement dans l'esprit de cette dernière toutes ses angoisses. Un tourment dont se serait bien passée Jean à cet instant précis. Par chance pour elle, il finit par suivre ses directives, allant alors s'occuper de Donna. Se concentrant sur elle-même, cherchant à restaurer sa paix intérieure, Grey ne prêta plus attention à ce que faisait Logan, ou même ce qu'il lui disait. Se contentant de fermer les yeux, elle essayait de mettre de côté ce souvenir qui avait ressurgi de son enfance … de mettre de côté toutes les sensations qu'il avait charrié en se ravivant. Elle aurait bien le temps plus tard de refaire le point sur cette histoire. Charles était sans doute au courant de ce tragique événement, il pourrait lui en dire plus, l'aider à comprendre, et surtout, à composer avec.

Péniblement, Jean se releva lorsque Logan lui demanda s'ils pouvaient rentrer à l'Institut. Elle les ramènerait … de toute manière, elle n'avait pas vraiment le choix. Rester plus longtemps ici aggraverait l'état de santé de Donna, il fallait au plus vite la conduire au chaud et ensuite lui administrer de vrais soins médicaux. Se massant doucement les tempes, Jean fit dans son esprit la liste des choses auxquelles il fallait penser, histoire de ne pas perdre de temps.

« Il faut … il faut lui faire des atèles au niveau de ses membres blessés avant de la conduire jusqu'au Black Bird … on ne peut pas prendre le risque de déplacer les fractures en la mobilisant. Quelque chose de rudimentaire comme deux bouts de bois et un morceau de tissu feront amplement l'affaire pour le moment. »

Jean aida alors Logan à réunir tout le matériel nécessaire, avant de le laisser confectionner les atèles. Elle le savait parfaitement apte à prodiguer ce genre de premiers secours de par son expérience militaire passée. Elle profita une nouvelle fois de ce laps de temps pour récupérer un peu de force, engloutissant une barre de céréales énergétique qu'elle avait emportée avec elle. Elle le sentait encore … il s'inquiétait pour elle. Même en s'occupant de Donna et en se faisant du souci pour cette dernière, il ne pouvait s'empêcher par moment de relever son regard sur Jean, et de s'angoisser pour son état. Chaque fois, c'était comme un coup de poignard dans le flanc de la télépathe … ce qui promettait pour le voyage de retour.

Ouvrant la marche, la mutante guida Logan jusqu'au jet, laissant à ce dernier le bon soin de transporter sa petite protégée à présent endormie dans ses bras. Dans l'appareil, elle s'assura d'installer la jeune femme le plus confortablement possible, la débarrassant de ses vêtements humides, pour ensuite l'envelopper dans une couverture de survie, et enfin l'attacher pour le temps du trajet. Hormis une perfusion pour commencer à la réhydrater, c'était tout ce que Jean pouvait faire pour le moment … le Black Bird n'était pas prévu pour pouvoir prodiguer des soins médicaux très poussés, simplement le plus basique.

Finalement, elle se tourna vers Logan, encore plus silencieux que d'accoutumé, assis dans un coin de l'habitacle avec une mine bougonne, à observer la rousse travailler. Pourtant, Jean le sentait dans son esprit … il se torturait en s'inquiétant pour elles deux.

« Arrête … », lui dit-elle simplement avec douceur.

Se rapprochant de lui, elle vint alors l'enlacer, calant son visage bourru contre son ventre, pour ensuite lui caresser les cheveux tendrement.

« Je vais très bien, tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. »

Se détachant de lui, elle alla alors prendre place derrière les commandes de l'appareil, commençant à lancer les check-lists et à planifier leur itinéraire de retour.

« Tu devrais plutôt t'inquiéter sur ma capacité à piloter cet engin … et surtout, tu devrais t'attacher. »

Prenant une profonde inspiration, Jean empoigna alors le manche à balais du Black Bird, puis, après avoir poussé la manette des gaz, se prépara à faire décoller le jet. L'opération se fit avec succès … mais non sans quelques secousses.

« Désolée … », lui dit-elle presque machinalement sans quitter l'horizon des yeux, sachant combien son homme n'était pas fan du concept de voyage aérien.


* * *


Lorsque Donna revint à elle dans l'infirmerie de l'Institut, Jean était présente, s'assurant de la bonne évolution de la jeune patiente. Logan n'avait pas quitté son chevet un seul instant. La télépathe avait bien tenté de l'envoyer se reposer quelques heures, mais devant l'entêtement dont il pouvait parfois faire preuve, elle avait préféré ne pas insister.

Dans un premier temps, Jean perçut l'émergence de la conscience de Donna lorsque cette dernière reprit connaissance, ce qui fut rapidement confirmé par une altération de son rythme cardiaque retranscrit par les appareils de monitoring.

« Logan … », se contenta-t-elle de dire doucement, alors que le mutant s'était assoupi dans un fauteuil.

S'approchant de la jeune femme, la télépathe lui sourit calmement pour la rassurer, sans pour autant oublier de renforcer son esprit afin de le rendre impénétrable. Elle savait que Donna ne maîtrisait pas son pouvoir, et Jean n'avait pas vraiment envie que leurs consciences se mêlent une nouvelle fois … leur dernière expérience n'ayant pas été des plus agréables pour la X-men. La jeune femme bredouilla quelque chose, des excuses peut-être, mais Grey n'en était pas certaine. Soucieuse que ce retour à la réalité se fasse le plus doucement possible, le médecin de l'Institut augmenta légèrement la dose d'antalgique prodiguée par la perfusion. Il était inutile de se réveil se fasse dans la douleur, d'autant plus que ce médicament aiderait Donna à se détendre.

La rousse laissa alors Logan et sa protégée se retrouver, s'éloignant d'eux pour leur laisser un peu d'intimité. De toute manière, Jean devait à présent se rendre au chevet d'un autre patient, une autre connaissance de Logan, afin de s'assurer de la bonne évolution de son état de santé.


Spoiler:
 
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J. Logan Howlett
X-Men
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Dim 26 Nov 2017 - 20:12
Logan n'était pas télépathe, il ne lisait pas dans les pensées, ni dans le cœur des gens. Il n'avait pas ce pouvoir, néanmoins, il sentait. Il sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond dans l'air. Certains animaux sentent les émotions fortes : la peur, la colère, la joie. Il en allait de même pour lui, son instinct animal lui disait que non, tout n'allait pas bien. Il semblait que quelque chose s'était déroulé pendant que Jean était en train de s'attaler à récupérer Donna, psychiquement. Mais elle ne lui fit absolument pas part de cet instant. Elle ne lui raconta rien, elle ne lui expliqua rien. Lui, il l'avait juste vu forcer l'effort sur le corps inerte de la gamine, avant de se retrouver projeter contre un mur de pierre. En dehors de ça, il se retrouvait face à une mutante fermée, hermétique, qui ne laissait rien transparaître -ou presque et qui ne semblait pas vouloir partager avec lui ses impressions, ses ressentis, ses pensées. Logan ne demanda rien, il ne dit rien non plus. Il ravalait sa fierté face à la culpabilité de cet instant, et il fermait sa gueule. Il obéit à Jean, elle s'y connaissait plus que lui en médecine. Il alla dehors chercher des bouts de bois nécessaires pour constuire sommairement les atèles de la gamine, arrachant un bout du drap qui la recouvrait, pour faire tenir le tout. Il garda le silence. Quand se fut le moment de partir, le mutant saisi délicatement le frêle corps de Donna dans ses bras. Sa peau était glacée, son corps semblait à la fois si léger, et pourtant si lourd. Il avait peur de lui faire mal, peur d'aggraver la situation de ses blessures, alors il minimisait ses gestes, marchant lentement dans la forêt afin de ne pas commettre d'imprudence, de faux pas qui rajouterait du tord à la gamine. Le sac à dos de Jean sur une épaule, il portait le corps de Donna, encore inerte. C'était comme si elle n'était plus là et pourtant, il sentait son pouls battre contre son corps. Faiblement, très faiblement et d'une façon très lente. Peut-être que ses dons à lui pouvaient lui permettre de l'entendre, il n'en savait rien, mais il le sentait. Dans sa tête, il ne pouvait s'empêcher de repenser à tout ce qu'il s'était passé. Le coup de fil de Donna, son père, les attaques successives, sa maison, Jean, Donna. Le plus important était à ses yeux, qu'elles soient là, toutes les deux et surtout, que Donna revienne à elle, le plus vite possible. Toujours en silence, ils arrivèrent enfin près du jet des XMEN. Logan pénétra à l'intérieur, marquant lourdement ses pas métalliques dans l'intérieur du vaisseau. Jean lui montra l'endroit où Donna serait le mieux installée, il la déposa doucement, prenant le plus grand des soins à être le plus doux possible -ce qui n'était pas une mince affaire. Réalisant finalement qu'à ce moment là ce qui l'attendait, le mutant passa une main dans ses cheveux. Un cigare aurait été le bienvenu mais avec tout ce qu'il s'était passé, il les avait perdu... tant pis. Il souffla un grand coup avant de s'asseoir lourdement sur un siège face au corps de Donna. Jean lui murmura d'arrêter, ce qui le fit arquer un sourcil. Il se rendit compte qu'il fixait la gamine, s'inquiétant de son état. Il laissa la jolie rousse venir à lui, essayant de calmer ce qu'elle pensait être son angoisse. A vrai dire, il ne s'inquiétait pas vraiment pour Jean, mais plutôt pour Donna. Et puis il l'avait un peu mauvaise qu'elle ait le luxe de lire en lui, alors qu'il ne pouvait pas le faire et qu'en plus de ça, elle le prive de connaissance concernant ses pensées. Elle ne lui disait rien, elle ne lui expliquait rien. Cependant lui, quand elle sentait que quelque chose le tracassait, elle lui tirait toujours les vers du nez. Ce n'était pas juste et ça le gonflait, oui. Le mutant resta silencieux et attacha ses lannières de sécurité avant que sa petite amie ne décolle presque trop brusquement à son goût. Il serra les dents, ainsi que les poings. Ses coudes posés sur ses genoux, il ferma les yeux pour essayer de se calmer, jouant avec les jointures de ses poings. Mon dieu ce qu'il pouvait détester l'avion, être dans les airs comme ça. C'était sans nul doute quelque chose auquel il ne se ferait décidément jamais. Fixant le corps inerte de Donna, aux aguets du moindre mouvement trop brusque, il passa le reste du voyage en silence. Une fois à l'école, ils amenèrent directement la gamine dans les sous-sols. Là, les soins furent plus importants et surtout, plus concrets. Logan pouvait entendre le pouls de la gamine sortir de divers appareils, alors que Jean s'occupa de réduire les fractures et autres blessures que son corps avait du encaisser. Lui, il resta là, tout du long, ne quittant pas la gamine du regard. Tornade vint à leur rencontre, armée de café, ce qui l'aida à se tenir éveillé. Il ne la lâchait pas du regard, cette gamine, et il restait silencieux. Il ne voulait rien dire. De toutes façons, quoi qu'il dise, il était en présence de deux personnes qui laisaient en lui, même sans son accord, alors à quoi bon discuter ? Il croisa les bras sur sa poitrine, le dos collé au mur, refusant d'aller se reposer. Finalement, il ne tarda pas à se laisser tomber dans un fauteuil présent dans le coin de la pièce, lourdement. Les minutes ressemblaient chacunes à une heure, ou même plus. L'éternité prenait dans cette pièce, toute sa place, toute son ampleur, toute sa grandeur. Ecrasant l'existence de Logan contre chacune des parois, lui pourtant immortel et complètement victime du temps, si lent. Le mutant observait le moindre fait et geste qui avait lieu dans cette salle. Il cru à plusieurs reprises voir le corps de Donna bouger, mais comprit bien vite que sa fatigue lui jouait des tours. Finalement, après presque une journée passer à attendre un geste, un mouvement, un souffle, c'est la voix de Jean qui tira Logan de ce qui fut un demi-sommeil. Il revint à lui en vitesse, posant son regard inquisiteur sur le visage de sa petite amie et très vite, il comprit que Donna se réveillait. La jolie rousse lui administra quelque chose pour la douleur, alors que lui, s'approchait déjà du lit. Donna avait du mal à garder les yeux ouverts, la lumière était trop forte sans nul doute. Il effleura ses doigts des siens, ils étaient encore froids, mais pas autant que lorsqu'ils étaient au Canada. « Hey gamine... » souffla t-il en surplombant le lit, afin de montrer son visage à la gamine. A cet instant, Jean préféra s'éloigner lentement, Logan releva les yeux vers elle et lui lança doucement « Merci Jean » avant de la laisser quitter la pièce. Logan resta debout, près du lit, ses phallanges collées contre celles de Donna. Un geste presque inexistant, et pourtant bien réel et très affectueux. Il sourit doucement, avant que finalement de son autre main, doucement, il effleura à peine la naissance des cheveux roux de la gamine sur son crâne. Logan comprit alors que Donna était en train de s'excuser et de marmonner quelque chose. Il regarda autour d'eux, sur la table de chevet se trouvait un verre d'eau ainsi qu'une paille, il le prit pour l'apporter aux lèvres de la gamine, l'aidant alors à boire quelque gorgées. Elle s'excusait, mais de quoi ? C'était plutôt à lui de s'excuser, il n'avait pas été là à temps, et elle se retrouvait dans cet état par sa faute, il avait faillit à sa promesse et il s'en voulait. A aucun moment il ne lui en voulait de quoi que ce soit, elle n'avait vraiment rien à se repprocher à ses yeux. « Tu comptais déjà me lâcher ? » plaisanta t-il alors, parlant bien évidemment de la frayeur qu'il avait ressenti à l'idée qu'elle ne se réveille pas.

HRP : Merci Jean ! :21:
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Lun 27 Nov 2017 - 0:43
The things that we want most...

Elle s’apprêtait à partir. Logan la remercia, sa silhouette était flou, avec la distance, mes yeux douloureux et simplement par le réveil.

- Jean.

Je voulais la retenir, lui parler, de ce qu’il s’était passé, la haut, dans ma tête. Elle se retourna vers moi et quand nos regards se rencontrèrent, je compris que dire merci de servait à rien. Elle savait. Nous étions amenés à nous revoir, ce qu’il s’était passé, dans ma tête, dans mon esprit, dans mon Irlande, dans ma cave. Nous en discuterions. A n’en pas douter. Elle ne semblait pas m’en vouloir et c’était la première fois que je croisais quelqu’un chez qui je ne pouvais lire. C’était à la fois agréable et rageant de ne pouvoir répondre à ses questions.

Le visage de Logan trahissait sa fatigue accrue et son inquiétude. J’étais exténuée, il l’était tout autant. J’étais bien tranquille, endormie, inconsciente, pendant que lui, semblait m’avoir veillé. Sa main me procura un frisson autant agréable de par la douceur qu’elle m’octroyait que par les douleurs et dérangements que ça décuplé.

Mes yeux se fermèrent une seconde quand sa seconde main effleura très légèrement mes cheveux. Je ravalais mes larmes, je n’avais rien oublié, même si j’aurais préféré. Je m’en voulais, j’avais mal, pour moi, pour lui, pour Jean. Tout ça, c’était ma faute.

Parler me semblait difficile et Logan le comprit. Il n’avait pas besoin d’un quelconque don pour comprendre, visiblement. J’aspirais l’eau avec rapidité, comprenant à quel point j’étais assoiffée. Je bus le verre, presque entièrement, en quelques petites gorgées rapides. J’avais terriblement soif. Je fronçais les sourcils en le regardant. Ce qu’il pensait… Comment pouvait-il penser à ça ?

- La chaise…


Je voulais qu’il s’asseye, qu’il se rapproche de moi, qu’il ne parte pas, mais qu’il puisse s’asseoir et se reposer. Il ne pouvait pas rester debout, pas comme ça, pas dans cet état, pas maintenant que j’étais réveillé et qu’on pouvait, doucement, fébrilement, se retrouver, d’une certaine manière. Nous avions vu l’autre souffrir, c’était déjà une bien belle blessure.

- Tu as une sale tête…papy.

L’ébauche d’un sourire qui me rappela que mes lèvres avaient été abimées et mon sourire devint rapidement une grimace. Dans quel état, j’étais, en réalité ? Je voulais lui faire comprendre, du moins tenter de lui faire comprendre qu’il n’était en rien coupable. Ce qui est assez ironique quand on sait que pour lui, je ne suis pas coupable et que pour moi, il n’est pas coupable et qu’au fond, l’un et l’autre, on s’en veut.  Combien de fois avais-je frôlé la mort, rattrapé de justesse par Logan ? Depuis ma liberté, à aucun moment je n’avais pensé vivre cette douleur de nouveau, cette sensation d’abandon, de peur, de lâcher prise, de souffrance. De mort.  Un sourire triste se dessina de nouveau sur mes lèvres, quand mes doigts cherchèrent de nouveau les siens, tentant de les attraper comme je pouvais. La moitié de mon corps était en guimauve, l’autre, brisé. Quel savoureux mélange.

- Tu es resté… Tu n’es pas parti…

Et dans ma voix, il devait l’entendre. Cette émotion toute nouvelle, presque indescriptible pour moi. Pourtant, étais-je si réellement étonnée ? Il avait été là, quand je me pensais seule. Il avait répondu présent. Il était resté à mes côtés, dans sa maison. Resté à mes côtés en me soignant, en me sortant de ma léthargie, en appelant Jean. Il avait retourné le monde pour simplement être sûr que je sois sauve. Pourquoi faisait-il ça pour moi, alors que personne ne l’avait fait, pas même mon père ? Mon père en était la cause et lui, il avait tout fait pour m’empêcher de mourir.  C’était incompréhensible et j’avais beau tenté de faire le vide en moi, de rassembler des mots, je n’arrivais pas à m’expliquer ce que je pouvais ressentir à cet instant. Il m’avait sauvé. Mes doigts, se resserrèrent faiblement sur les siens, tentant de lui montrer, par un geste, une souffrance à peine dissimuler de bouger, que non, sa culpabilité n’avait pas lieu d’être.

- Jean…Elle t’a dit ? Expliquer ce qu’il s’est passé ?


Mon rythme était lent, je commençais à peine à me réveiller, chassant les douleurs de ma tête, combattant contre les antidouleurs. Combattant contre l’envie de dormir. Je ne voulais pas. Mon esprit me terrifiait à présent. J’avais créé cette illusion de toute pièce et si Jean n’était pas intervenue, je ne serais jamais revenue. Je serais morte, là-bas. Je tentais, de me redresser, de m’asseoir un peu, tant bien que mal et je soupirais en voyant ma cheville.

- C’est si grave que ça ?

Je voulais un topo, rapide et réel sur ce que j’avais subis. Ce qui m’attendais dans les jours, les semaines à venir. Ma main, plâtrée, ma cheville aussi, oui, mais quoi d’autre ? Me rappelant d’un rapide pas dans leur esprit avant de sombrer, j’avais appris pour mes côtes. Et mon visage… Y avait-il autre chose que j’ignore ? Je devais ressembler à un monstre de foire.

- Je… Logan, je suis désolée… Non, tai-toi s’il te plait. Déjà que lire en toi m’énerve assez en cet instant, tai-toi. Laisse-moi le dire.

Je pris de profonde respiration, je savais à quel point l’idée même que sa tête soit ouverte à moi l’exaspérée, mais ma voix avait changé. Un peu plus froide, plus dure. Ce qu’il pensait, c’était stupide.

- Je suis désolée… Ta souffrance, celle de Jean, c’est ma faute. Partir semblait être une bonne idée… J’ai compris ce que tu avais ressenti en y vivant… Je suis désolée de t’avoir fait peur, de t’avoir fait subir tout ça… Comment peux-tu t’en vouloir, alors que si je suis en vie, c’est uniquement grâce à toi ? Je suis désolée pour tes blessures et…pour ta maison… Ma faute…

Parler était, non pas douloureux, mais gênant, mais cette sensation de culpabilité, il devait la faire taire, si j’étais en vie, c’était grâce à lui. Il avait répondu présent, il avait bravé les dangers, juste pour s’assurer que je puisse vivre et pour ça, il aurait ma reconnaissance éternelle. J’aurais aimé lui dire ce que je ressentais, mais peu habituée, les mots restaient bloqués en moi. J’avais tout dit d’une traite, voulant que ça soit rapide et pourtant, parler de sa maison, ma voix se brisa. Il ne pouvait pas mourir, mais ses souvenirs… Et j’avais détruit sa maison. Moi et mon père. Moi et mes soucis. Moi et mes dangers.

Il avait tué, pour moi. Une fois devant mes yeux et pour l’autre, dans sa maison…Avait-il subit le même sort ? Et pourtant, je m’étais dépassé pour le faire venir jusqu’à moi, pour me sauver, pour le sauver. Des pouvoirs que je ne contrôlais pas, une douleur qui irradiait mes membres, mes os.

- Logan…Merci.

Et dans ma voix, sans doute était-ce assez perceptible que c’était un merci bien plus fort que le mot ne voulait bien l’avouer. Logan avait été mon sauveur, mon bouclier, mon protecteur, la voix qui m’avait fait réagir, alors que Jean n’arrivait pas à me faire sortir de ma torpeur. Cet homme qui, quelques semaines plus tôt m’étais inconnu représentait, beaucoup. Beaucoup trop. Je lui ressemblais plus que je ne ressemblais à Jack. Il arrivait à me faire découvrir des choses que j’ignorais en moi, comme le courage. Dans un univers parallèle, j’aurais aimé que ça change et qu’il soit mon père. Loin de l’enfance modèle et utopique, il aurait été dur, parce que c’est ce qu’il était, mais ö combien quelqu’un d’aimant.




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J. Logan Howlett
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Lun 27 Nov 2017 - 11:10
Les premiers mots qui glissèrent d'entre ses lèvres furent envers Logan. Elle voulait qu'il s'asseoit, qu'il soit plus à l'aise. L'idée de s'asseoir sur une chaise ne lui convenait pas vraiment, il se décida à poser une fesses sur le bord du lit de la gamine, toujours en la regardant de façon douce et bienveillante. La voir les yeux ouverts, avec un visage apaisé par les médicaments qui soulageaient sa douleur, et l'entendre lui parler : ça y'est. Tout était désormais fini. Jean avait fait un boulot incroyable. Il ne pu s'empêcher de rire doucement quand elle lui fit une remarque sur la tête qu'il avait. Ouais, il devait être abominable. Depuis son départ pour le Canada, il n'avait finalement dormi que quelques heures par ci, par là. Rien de fameux. Il sentait les cernes se creuser sous ses yeux petits, tandis que ses traits étaient tirés, épuisés, fatigués. La main de Logan vint passer sur son visage, creusant davantage ses yeux et il ne pu s'empêcher de laisser un léger rire retentir dans l'espace, doucement. Donna sembla surprise de réaliser qu'il avait veillé sur elle tout ce temps, qu'il n'avait pas bougé d'un pouce. Il ne trouvait rien d'exceptionnel à cette attitude, alors il dit simplement « je voulais être là à ton réveil ». Ses lèvres s'étirèrent tandis que ses pupilles étaient plongées dans celles de la rouquine. Le visage de Donna était encore tuméfié, mais les couleurs changeaient, doucement, et d'ici quelques jours, il n'y resterait plus grand chose, heureusement. Donna voulu savoir ce que Logan savait, à propos de ce qu'il s'était passé entre elle et Jean au Canada. Il fronça les sourcils, et ouvrit la bouche sans trouver quoi y répondre, avant de finalement dire en fixant les doigts de la gamine contre les siens et en les effleurant au passage « on en parlera plus tard, d'accord ? » ouais, il n'avait pas envie de parler de ça, ici et maintenant. Tout ce qui comptait à ses yeux en cet instant, c'était qu'elle ne souffre pas, qu'elle soit en sécurité et qu'elle se remette de tout ce qu'il s'était passé au Canada. Ca s'était sa priorité et il n'y avait rien d'autre à savoir, ni à dire, ni à expliquer. Il replongea son regard doux dans le sien, accumulant un silence qui enfouissait bien plus de paroles bienveillantes que n'importe quel discours. Elle voulu connaître ses blessures, Logan suivit le regard de la gamine vers sa cheville et puis très vite, il soupira en expliquant « Jean m'a dit que tu avais la cheville et la main cassées. Tu as deux côtes fêlées, la lèvre et l'arcade ouvertes aussi » il marqua une pause et puis reprit « pour le reste, je pense que Jean t'expliquera tout ça mieux que moi... » à vrai dire, il parlait surtout des blessures psychiques. Celles que lui, ne pouvait pas voir, ni guérir. Il se doutait bien que ce qu'il s'était passé à l'arrivée de Jean au Canada avait produit des blessures -peut-être même des deux côtés- mais il en ignorait les tenants et les aboutissants. Elle reprit la parole, très vite, Logan lança « Donna... » en soupirant, mais elle l'arrêta en plein essor pour le faire taire. Elle avait apparemment quelque chose à lui dire, quelque chose qui ne pouvait pas attendre, elle ne voulait pas attendre. Non. Alors il se tu et il l'écouta parler. Elle s'excusait, et elle s'en voulait pour tout ce qu'il s'était passé. D'être partie, de lui avoir fait peur, de l'entraîner dans cette histoire, mais elle avait tord et Logan, souriant doucement, ne tarda pas à venir dégager le visage de Donna de quelques mèches hirsutes avant de lui répondre « Donna... tu as eu raison de partir.... et c'est pas de ta faute tout ça. C'est Jack le coupable et c'est à lui que j'en veux. Pour t'avoir fait tout ça, que ça soit dans cette cave, ou même encore aujourd'hui » avoua t-il doucement. Il marqua une pause, alors que Donna le remercia. Il ne comprit pas vraiment pour quoi elle le remerciait, mais il lui répondit « Tu me remercieras quand je me serai occupé de Jack, et pas avant, ok ? » parce que oui, il comptait le retrouver ce cinglé et puis lui régler son compte. Que ça soit aujourd'hui, demain, ou dans dix ans, il avait l'éternité devant lui pour s'occuper du cas de ce malade mental. Elle avait évoqué sa maison, Logan soupira et esquissa un léger sourire avant de répondre « et pour ma maison... elle avait besoin de travaux... j'voulais y faire une chambre d'amis en plus, au cas où une certaine gamine viendrait squatter » et en disant amis, il pensait plus à enfant, mais il se garderait toujours de le lui dire. Il caressa sa main, doucement et puis regarda autour du lit, voir si peut-être, elle avait besoin de quelque chose. « Tu as besoin de quelque chose ? » beh ouais, elle avait peut-être envie de pisser la gamine, il n'en savait rien lui. « Dans tous les cas, tu devrais te reposer, j'vais rester là, ok ? » promit-il encore une fois.
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Lun 27 Nov 2017 - 12:16
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Finalement, qu’il choisisse de s’assoir sur le lit fut la meilleure solution. Même si la chaleur et la fraicheur me semblait être des notions bien éloignés –que je mis sous le joug des antidouleurs-, sa présent me rassurait. J’avais peur de fermer les yeux et de revivre les différentes scènes que j’avais vécu, que nous avions vécu, là-bas, au Canada. La fissure mentale semblait s’effriter et si les antidouleurs que Logan m’avait administré plus tôt m’avait assommé, une fois de plus, il y aurait ce moment où mon sommeil, le réel, le vrai sommeil prendrait le relai et me rappeler à cet enfer.  J’avais conscience de cette peur sous-jacente qui attendait patiemment de trouver sa place dans ma tête. L’instant où je réaliserais que ça c’était passé. C’était sans doute grâce à sa présence, que je ne craquais pas. Il me ramenait à la réalité, pas au passé et pourtant, le passé était toujours présent. Je n’avais ni sa force, ni son habitude. J’avais réalisé qu’il était en vie, qu’il était là, tapi dans l’ombre, à attendre. Et cette fois, j’en avais la certitude. Pourtant, pour une fois, la peur se tintait d’une couleur chaude. Pourquoi devrais-je avoir peur, je veux dire, terriblement peur à m’en rongeait les sangs, alors que pour la première fois de ma vie, je n’étais pas seule. Pourtant, rien n’enlevait à cette équation qu’ils étaient en danger et si Logan ne pouvait pas mourir, ses proches, oui. Et Jack se vengerait.

A quoi bon dire qu’il n’était pas obligé de rester, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’il avait pu ressentir. J’avais été trop fragile, trop faible, trop humaine. J’avais la certitude, maintenant, qu’il ne partirait pas, comme Noa resterait, je ne pouvais pas me laisser si faible, les laisser me défendre et risquer leur vie. Cette chose génétique dans ma tête qui me permettait de lire en eux, n’était en rien utile à cet instant. Les actes plus forts que les mots, j’avais souvent lu ça dans les livres. C’était donc ça qu’on ressentait quand les mots été inutiles ? Les pensées obsolètes ? Qu’un regard se fasse plus agréable qu’un mot ? Et que ça vienne de lui, ça en était que plus agréable, il ne s’épanchait pas.

Je me faisais le tableau de mes blessures –les physiques- grimaçant au passage. En soit, j’avais échappé à la mort. Et visiblement, le froid, la neige, ça m’avait sans doute aidé.

- Je dois être pitoyable à voir…

Heureuse, fus-je, de ne pouvoir voir mon visage.  Jean… Oui, je devais la voir, puisqu’elle était l’une des seuls, dans cet endroit à pouvoir m’aider, à pouvoir comprendre ce qu’il s’était passé. Pas juste parce qu’elle avait fait un tour dans mon enfer personnel, mais aussi, parce qu’elle avait accumulé un bel enfer psychique et qu’elle connaissait.

« Même encore aujourd’hui ». La vie utopique, de par définition, est utopique. Mais une pause, n’est-ce pas juste possible ? Ne pas avoir à craindre derrière soi qu’il arrive et détruise tout. Je ne voulais pas spécialement mort, quand j’avais appris sa disparition, je n’avais pas spécialement aimé, j’étais juste rassurée de pouvoir vivre sans lui. Beaucoup ne comprendrait pas pourquoi je ne voulais pas le voir mort, beaucoup le voudrait, comme Logan. Parce que ses mots étaient clairs et j’avais cette impression que j’aurais beau faire, jamais Logan ne m’écouterait. Et pourtant…C’était la violence qui m’avait amené ici, à vivre tout ça, alors non, plus de violence pour moi, ça n’était pas la solution. J’avais, tout de même, conscience que Jack mort signifierait que je pourrais vivre dans une semi-tranquillité d’esprit. Qu’un jour, je soignerais les blessures internes de son oppression et que je pourrais simplement, être heureuse, sans peur. Peut-être que mourir était une solution. Ma mort. Une pensée que j’allais taire face à lui, face aux autres. Jean, elle, elle savait, cette envie cruelle que j’avais de mourir et que tout cesse. A demi-mot, elle l’avait comprit. Je n’avais pas voulu partir, après tout. Et comment réagirait l’homme en face de moi en sachant que je n’avais pas voulu la suivre ? Revenir ? Comment allait-il réagir le jour où il comprendrait que mon retour n’était qu’une erreur de ma part ? Je n’étais pas assez forte pour affronter Jean, mais plus forte, je l’aurais fait partir elle et je me serais enfermée dans mon esprit. Non, on ne va pas le dire maintenant.

Je fronçais les sourcils en secouant légèrement la tête. Il en était hors de question.

- Tu ne peux pas…  Ca serait mettre en danger tes proches, ce à quoi tu tiens. Ne fais pas ça, Logan…

Je tu la simple phrase de lui dire de ne pas le tuer, je ne voulais pas m’épancher sur le simple fait que tuer Jack, c’était détruire le peu de j’avais. Jack est et restera ma famille. Mon sang, mon nom, mon point de départ. Jack est qui je suis. Perdre le dernier membre de ma famille, le seul et unique, me retrouver orpheline, pour de bon, sans aucun repère, sans jamais pouvoir savoir qui je suis, d’où je viens, qui est ma mère, qui je suis. Je voulais réellement le taire…Je le voulais plus que n’importe quoi.

- Il est tout ce que j’ai… Son sang coule dans mes veines, je porte son nom… Aussi étrange que ça soit, il est ma famille, ma seule et unique famille. Savoir que malgré tout, je ne suis pas seule. Le seul point tangible de ma réalité. Ma seule opportunité de savoir, un jour, qui est ma mère, de savoir d’où je viens. Il est… mon père.

Je fermais les yeux, ma voix tremblait. Comment pouvais-je avoir envie de le garder pour moi et pourtant, de mettre des mots sur cette douleur. Avoir un nom, devoir s’y tenir, même si c’est savoir que ce nom n’a rien apporté de bon, mais avoir une identité, un point de départ. Et si un jour, confrontation il y aurait, je défendrais cet homme en face de moi qui avait mis sa vie en danger, pour moi. Enfin, sa vie c’est relatif quand on est immortel. Mais il avait sacrifié beaucoup, juste pour moi. Il avait agi, comme un père aurait du le faire. Pourtant, mon père, c’était ce monstre que Logan voulait combattre. Il était ma faiblesse.

Quand il parla de sa maison, de cette chambre, j’eu l’impression de regresser en âge. En moi se bat l’enfant apeurée et détruite, l’ado qui n’a pas vécut et l’adulte qui tente de trouver une place dans ce monde, mais avec Logan, c’était un beau bordel dans ma tête. Ce côté paternaliste me ramené souvent à mon état d’enfant, d’ado. Ces sentiments, paroles, émotions, sourire, rire, discussion, tout ce que j’aurais du connaitre avant, je les connaissais maintenant. Elle est bien belle l’adulte… Je lui rendis son sourire avec une reconnaissance qu’il ne pouvait qu’effleurer. Quand on a personne, entendre qu’on a trouvé, ne serait-ce qu’un peu une place, dans le monde, dans la vie de quelqu’un. Ne plus être seule. Avait-il une simple idée de ce que ses mots pouvaient provoquer en moi ? L’enfant en manque d’amour, de la reconnaissance, de l’attention d’un père absent. C’est violent cette claque quotidienne.

Ma main quitta la chaleur de la sienne pour m’aider à me relever. Ce qui ne fut pas une mince à faire avec ce corps de guimauve endormi qui était mien.  Des grimaces, des difficultés et une quinte de toux quand je fus assise. La douleur qu’une légère griffure dans ma psyché, mais bien présente, mais surtout, le dérangement de tout ce qui m'harnachait à mes douleurs.

- Ca va…

Dis-je surtout pour le rassurer avant que le haut de mon corps s’approche du sien pour poser ma tête sur son épaule. Si je voulais le prendre contre moi, du moins, me blottir dans les bras de l’homme qui m’avait sauvé la vie, c’était la seule chose que je pu avec mes bras invertébrés et mon corps qui ne répondait pas à mon cerveau. Ma tête bien blottit dans sa nuque, une légère et unique larme glissa de mon œil jusqu’à la peau du mutant. Je ne voulais pas pleurer, à dire vrai, elle n’était pas triste cette larme. Elle n’était pas douloureuse. C’était les mots qui étaient prisonniers de mon cœur, ces mots que je n’arrivais pas à dire, mais que mon cœur ressentait pour la première fois. Des émotions qui n’avaient été que théorie, que jalousie, quand, dans les livres, devant mes yeux, dans les pensées, les gens s’aimaient. Les gens, non. Les parents, les enfants. C’était ce que je jalousais le plus. Avide de vouloir connaitre ce que les autres connaissaient et que j’étais privé.

Si j’avais besoin de quelque chose ? Je pris quelques secondes pour réfléchir et un léger sourire amusé perla sur mes lèvres.

- J’ai faim… Pas toi ? Oh oui… Un téléphone. J’ai besoin d’un téléphone. Je dois prévenir une amie. Je suis sûre qu’elle s’inquiète et je n’ai pas envie que le SHIELD débarque ici, parce qu’elle sera inquiété.

Et bien quoi, un ami chez les XMEN, une amie au SHIELD, je choisi visiblement bien mes proches. Enfin, c’est surtout le destin qui m’est des personnes incroyables sur mon chemin.

Je quittais son épaule, sa nuque, pour plonger un regard sérieux, aussi angélique que pouvais rendre mon visage boursouflé par les coups. Ma décision était prise.

- Moi aussi, je vais rester là. Enfin… Si ta proposition est toujours d’actualité, bien sûr…

C’était la meilleure chose à faire. Autant pour moi, que pour eux. Je ne pouvais pas me laisser faire une énième fois, j’avais besoin d’apprendre. J’étais partie pour me découvrir, pour répondre à mes questions, à savoir qui j’étais et si je n’avais eu aucune réponse, certaines autres semblaient se découvrir devant moi.





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J. Logan Howlett
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Lun 27 Nov 2017 - 18:48
La gamine s'était redressée, non sans mal. Logan était resté attentif, levant machinalement la main pour intervenir en cas de besoin, si elle se loupait, si sa main glissait, ou bien si ses forces la quittaient subitement. Mais il n'eu pas besoin de se mêler à ce mouvement, Donna s'en sortit très bien toute seule et très vite, il comprit ce qu'elle voulait faire. Il sourit doucement par ses lèvres pincées et accueillit la jeune fille contre lui. La tête de Donna vint s'établir sur le haut de son épaule, il sentait son souffle chaud caresser la peau intérieure de son cou. Il passa sa main derrière le dos de la gamine, sans pour autant la toucher, juste en prévention si jamais son corps ne tenait plus dans cette position, elle ne retomberait pas lourdement en arrière, son bras serait là. Une sensation humide vint chatouiller sa peau, est-ce qu'elle pleurait ? Il ne pouvait pas le voir d'ici, et si elle le faisait, c'était bien là son droit. Après tout ça. Sa main libre vint caresser l'épaule de la gamine, la gardant un peu plus contre lui. Il ne parvenait pas à lui dire tout ce qu'il aurait eu envie de lui dire : qu'ici, elle serait en sécurité, que désormais, elle ne craignait plus rien, et qu'il serait là, quoi qu'il arrive dans le temps ou même dans l'espace. Seulement voilà, Logan arrivait tout juste à exprimer ses sentiments avec Jean, il ne parvenait pas encore à faire de même avec Donna. Il aurait voulu lui dire tout ce à quoi il pensait. Qu'il aurait été prêt à aller la chercher n'importe où sur cette Terre, qu'il était prêt à tuer quinconque lui voudrait, lui ferait du mal, qu'il était prêt à être de nouveau hors-la-loi, qu'il était prêt à perdre ses souvenirs physiques comme sa maison et que tout ça, ça n'était rien, du moins pas grand chose dans la vie d'un immortel. En tous cas, ça n'était rien comparé à elle. Non pas qu'il n'y ait qu'elle, non. Logan aimait Jean du plus profond de son cœur et de son âme. Donna, c'était son instinct animal, paternel qui parlait avec son instinct profondément demandeur de sécurité. C'était comme si leurs deux histoires avaient été écrites à deux époques, dans deux contextes bien différents, mais pour une seule et même lecture. Ils se comprenaient sans se poser la question du pourquoi du comment ; chaque élement de l'un, toruvait une réponse chez l'autre et ce, de la façon la plus naturelle possible. Pourquoi chercher à tout comprendre ? A tout analyser ? C'était juste comme ça. Et même si Logan savait pertinament que c'était une erreur de s'attacher autant à une gamine, qu'elle finirait par être bien plus vieille que lui un jour, et qu'elle finirait aussi par partir, il ne voulait pas perdre une seconde de plus à penser à tout ça et ne pas profiter d'elle comme il le pouvait aujourd'hui. Aujourd'hui elle était là, bien vivante, belle et bien là et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. « Ca ne fera qu'aller gamine » souffla t-il en réponse à sa phrase. Instinctivement, sa main glissa dans le dos de Donna et il recula un peu son visage pour venir embrasser le haut de son crâne. Pas besoin de grand discours, ni de grands gestes. La simplicité se suffisait à elle-même. Finalement, lorsqu'ils s'éloignèrent un peu l'un de l'autre, elle lui fit part de ses besoins. Elle avait faim et elle voulait un téléphone. Le SHIELD ? Mais elle connaissait qui de cette organisation ? Il arqua un sourcil et ne tarda d'ailleurs pas à être curieux « le SHIELD ? » demanda t-il afin d'avoir des explications. Si c'était Natasha, il allait rire, vraiment. A croire qu'il ne se lie qu'avec des rousses et qu'elles se lient les unes aux autres par la suite. Donna ne tarda pas à ajouter quelque chose, une phrase mystérieuse. Il arqua un sourcil, avant de comprendre. Parlait-elle de l'école? Il ne voulait pas qu'elle se sente forcée, ni contrainte de venir vivre ici parce qu'elle avait vécu un traumatisme, même si cette décision le soulageait, quelque part au fond de lui. Il ne voulait pas qu'elle abandonne son désir de s'épanouir par elle-même, comme ce voyage au Canada était prévu à la base. « j'vais aller chercher à manger et on en parle, ok ? » Il sourit et se relèva un peu afin d'en sortir l'épave téléphonique cachée dans le fond de la poche arrière de son jeans. Ouais, ce téléphone est vieux « vintage » mais c'est le sien et c'est tout ce qu'il peut lui proposer. Lui tendant l'appareil, il se releva un peu et lança « j'te laisse une petite demie-heure, ça ira ? » prévint-il. Le mutant passa sa main derrière la tête rousse de Donna pour embrasser à nouveau son front -le voilà presque tendre maintenant- et très vite, il quitta la pièce laissant la gamine seule. Il traversa les couloirs afin d'aller retrouver sa moto. Une fois dessus, il prit la direction du centre-ville, il avait une idée en tete pour faire plaisir à la gamine. Le mutant alla chercher une pizza, dans la pizzéria où ils étaient déjà allés par le passé. Une fois sa commande en main, il retourna à l'école. La pizza dans la main, un pack de bière et une bouteille de soda dans l'autre, le mutant traversa les couloirs en sens inverse afin de retrouver le chemin de la pièce dans laquelle se trouvait Donna. Il se râcla la gorge pour prévenir de son arrivée, ne pouvant pas toquer à la porte, et entra en montrant ses bras chargés.
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: it's easier to run ft. Donna&Logan   Mar 28 Nov 2017 - 0:04
The things that we want most...

Cette pression dans le regard, dans l’attitude, être sur qu’il ne m’arrive rien, c’est étrange. Noa, elle était un peu plus distante, mais le regard été resté le même, pendant mes mois d’apprentissage. En soit, Noa ne m’avait jamais vu si près de la mort, sans doute qu’elle aurait été pire que Logan. A réfléchir, oui, Noa aurait été plus hystérique que Logan quand au moindre de mes mouvements. Je ne voulais pas mettre dans cet état. Et pourtant, il fallait que je la prévienne.

Je ressentais vaguement la chaleur du mutant et c’était agréable. Cette sensation devenait presque habituelle entre deux mutants qui avaient eu, par la force des choses, un abandon de sentiments. Cette force que je découvrais me plaisait. Je venais à comprendre ce que les autres ressentais et je commençais à comprendre pourquoi les autres, les proches, les gens, les sentiments étaient chéris par d’autre. Et que d’autres pouvait les haïr, parce qu’au final, c’était dangereux. C’était se livrer à un autre. Et je ne pouvais pas hair ce que je ne connaissais pas, ce que je découvrais et qui m’avait toujours manquait. Non, l’espoir, cette pensée positive d’espérer que demain soit meilleur, ça me poussait à avancer et à apprécier. Apprécier de sentir sa douceur à peine voilée dans ses gestes. Son esprit fusait, ces choses qu’il se refusait de me dire, ces choses que je pensais. Cette ressemblance à de l’amour, non pas amoureux, ça n’était pas ça, c’était une autre sorte.

Les larmes peuplèrent de nouveau mes yeux. La tristesse, la douleur, tout ça semblait si loin à présent. Je relevais les yeux vers lui, croisant son regard. Il devait être conscient que je savais ce qu’il avait pensé, conscient que même sans le dire, je l’avais su, mais que l’entendre, c’était la plus belle des promesses, la plus agréable des musiques. Les mots manquaient. Et j’espérais que mes yeux lui montrerait que tout ce qu’il venait de s’avouer à lui-même, était plus que partagé. C’était bien trop beau pour quelqu’un qui n’avait connu que la peine, de trouver quelque chose d’aussi fort. Aussi étonnant. Aussi soudain. Aussi étonnant. Mon regard s’accrocha au sien, se laissant bercer par les pensées du mutant. Il ne voulait pas le dire, il ne savait pas. Je ne voulais pas répondre, je ne savais pas.
Je me redressais, venant apposer mes lèvres sur sa joue. Exit la sensation de poil mal rasé mes lèvres trouvèrent leur place laissant l’instant perdurait quelques secondes. Pour une raison X, c’était lui qui était venu me chercher, quelques semaines plus tôt, pour m’amener dans cet endroit où j’avais fini par arriver. Et ça n’était pas une mutante, pas juste ça qu’il était venu chercher. Ca n’était pas juste un professeur que j’avais fini par trouver.

- J’peux rien craindre avec un papy qui fait pas son âge à mes côtés.

Un clin d’œil amusé, autant que je pouvais le visage, ce qui s’avérait plus compliqué que prévu. Je m’étais attendue à cette réaction. Un peu comme la réaction de Noa quand je lui avais parlé de Logan.

- C’est une longue histoire. Elle a été la première à me trouver… Elle m’a prise sous son aile, dès la première seconde. Et…Elle travaille au SHIELD. C’est à elle que je dois mon identité, ma vraie où l’autre, que je dois beaucoup, à dire vrai. Noa est très gentille…

Je voulais plus ou moins la défendre, comme j’avais défendu Logan en la présence de la jeune femme. C’était assez gratifiant qu’ils s’inquiètent. Savait-il au moins pour la seconde identité ? Avais-je encore mon passeport ? Noa n’allait pas apprécier si elle devait m’en faire un autre.

Je hochais la tête. L’idée même de manger fit gargouiller mon ventre. Ca faisait combien de temps, au juste que j’étais ici ? Que nous étions rentrés ? Je pris le téléphone entre mes doigts, arquant un sourcil, presque amusé pour le regarder, lui, et le téléphone, puis de nouveau lui.

- Sérieusement ? Même moi qui n’y connait rien, j’en ai…Enfin, j’en avais un, plus récent.

Un hochement de tête comme toute réponse. De toute façon, que pourrait-il se passer ici ? Je n’avais rien à craindre.

A peine eut-il passé la porte que je composais le téléphone de Noa, la boule au ventre. « Agent K », me fit presque sourire et quand elle entendit ma voix, elle perçu le souci. J’avais eu beau choisir les mots, je du reculer le téléphone de mon oreille pour ne pas qu’elle me brise un tympan. Je du lui donner chaque détail, me rappelant ainsi de chaque douleurs, chaque instant de doutes, chaque moment où j’avais souffert, où j’avais vu souffrir Logan, pour moi. Je passais sous silence Jean et sa venue dans ma tête. A quoi dire à Noa que j’avais failli ne pas revenir, quand mon esprit s’était refermé autour de moi ?

Le bip incessant de mon cœur qui s’emballe en était la conséquence et même Noa l’entendit à travers l’appareil. Elle comprit pourquoi ça n’était pas mon numéro qui était affiché et qu’il me faudrait un nouveau téléphone. De nouveaux papiers, aussi. Lui apprendre, aussi, que Jack était pour de bon en vie et qu’il n’en avait pas terminé avec moi. A cette idée, me sentant plus faible, prête à craquer, je m’excuser auprès de mon ami, lui jurant que je n’étais pas seule, surveillée, en sécurité et qu’à la première occasion, j’irais la voir, du moins, que je demanderais à Logan, si ici, elle pouvait venir, se rassurer quand à mon état de santé, mental et physique. En silence, temporisant ma voix, les larmes se mirent à couler et je raccrochais, laissant le téléphone me tombait de ma main. La seconde, la blessée, la brisée se trouvant sous mon champ de vision me rappela le coup de chaussure, la peur dans cette auberge, les morts, par ma faute. Ma respiration se fit filante, rapide, saccadée. Comme si on s’amusait à s’asseoir sur ma poitrine.

Je m’allongeais de nouveau, cachant mon visage dans l’oreiller qui étouffa mes pleurs. De longues minutes à me remémorer tout ça. La survie de Jack, le simple fait qu’il ne m’avait pas oublié et surement, suivi depuis le début. Ce mensonge que représentait ma vie. Les yeux fermés, mon esprit s’amusait à me faire revoir chaque instant qui s’était déroulé, de mes coups, à ceux subis par Logan, au cri de Jean, à la ma douleur. Par pudeur, par habitude, mes larmes se firent en silence, bercé par la musique de mon cœur qui tantôt s’emballait, tantôt s’accélérait. Il fallait que je parte, je ne sais comment. Je me redressais consciente que je devrais partir avant qu’il ne revienne et quand mon pied se posa au sol, l’esprit et la voix de Logan se firent entendre. A demi assise, à demi prête à souffrir en me levant et partant, je croisais le regard de Logan, le mien encore rougis par les larmes. D’un revers de main, j’essuyais mes larmes restantes, remontant dans le lit en tentant de donner le change. Je suis une piètre menteuse et mon regard fuyant devait être une réponse en soi. A quoi bon tenter de lui mentir ?

- Cette odeur…Pizza ?... C’est génial. Je suppose que j’ai pas le droit à une petite bière ?


Donner le change, tenter de montrer que les larmes n’étaient rien, que ma pâleur n’était dû qu’à la douleur, ne pas montrer que ce pied par terre était synonyme de fuite. Donner le change, quand on ne sait pas mentir, ça n’est pas une mince à faire.

- Noa se demande si…Enfin, je veux dire… Tu penses qu’elle pourrait venir me voir ? Elle s’inquiète vraiment…


Je pris son téléphone dans ma main, de nouveau, oubliant la moquerie pour fuir son regard avant de lui tendre.






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it's easier to run ft. Donna&Logan

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