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The price we had to pay. - Frank

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Donna Holloway
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MessageSujet: The price we had to pay. - Frank   Mer 22 Nov 2017 - 21:51
The price we had to pay.
Statut du sujet :  Privé ft. Mon Punikitty ▬
Date du rp : Novembre, moitié du mois.
Météo & moment de la journée : Fin de matinée, il fait froid dehors.
Autre : L'infirmerie pour les bras cassés que nous sommes.



The price we had to pay.

Son esprit est rapide. Il analyse, il change, il a peur, il a mal et je peux le comprendre. Il est un livre ouvert, qu’il le veuille ou non, que je le veuille ou non. Son histoire, maintenant, je la connais. Je le comprends plus qu’il  ne peut l’admettre à cet instant. Ce qu’il a vécut… Je tente de ne rien lui montrer, il n’a pas besoin de lire dans mes yeux, ce qu’il ressent lui-même. Je sais écouter –ce qui est logique dans mon cas-, s’il me parle, je peux l’écouter. Il n’a personne, il ne peut faire confiance.

Puis, il se lève, il part, comme ça, tout simplement. Qui suis-je pour lui en vouloir ? Il est normal de réagir ainsi. Je ne le retiens pas, je ne lui réponds pas. Je ne peux pas être vexée, je ne peux pas lui en vouloir, ni même être triste. Je comprends, tout simplement. C’est compliqué, nos histoires, pourtant, nos réactions sont simples. La fierté, la douleur, la peine, tout ça nous fait réagir.
Lui et sa technique m’ont marqué. Dans les rocheuses canadiennes, je l’ai utilisé, pour tenter de calmer la peur qui me gagnait le cœur. Même dans cette illusion que mon esprit m’avait créé pour moi, cette technique, je l’avais utilisé, comme un murmure au fond de moi, pour tenter de garder la tête froide et si ça n’est pas fructueux dans chacun des cas, ça aide. Contre la douleur, contre la faiblesse. Penser à ces chiffes, à ma respiration, me focaliser sur ça, sur rien d’autre. C’est une façon comme une autre. Une bonne façon.

Allongée sur ce lit, je tente de me reposer, autant l’esprit que le corps. La main me fait moins mal, mes côtes semblent moins douloureuses, je crois. A moins que ça ne soit le traitement que Jean m’octroie. Ma cheville semble moins désastreuse. La chaleur présente sur mon visage n’est plus aussi oppressante. Et le froid ne me semble qu’un lointain souvenir. Tout est un cauchemar et je me suis réveillée. Et pourtant, je n’aurais pu ne jamais me réveiller. A cette idée, mon corps est pris d’un frisson. Il aura failli encore me tuer.

Je me réveille, je peine à me rappeler où je suis. Et mon esprit s’amuse, finalement, à me rappeler chaque détaille de ma mésaventure. Noa avait eu raison, je n’aurais jamais du partir toute seule. C’était une mauvaise idée et je devrais la prévenir. Elle allait m’en vouloir, elle allait me faire une leçon de morale et après, avait-elle tort ? L’idée même de la revoir, de lui avouer ma mésaventure me faisait peur. Tout se chamboulait, tout se remémorait, tout se mélangeait, dont des images, des pensées qui n’étaient pas miennes. Des images, des visages, des frayeurs qui n’étaient pas miennes. Ces visages, je les ai déjà vus. Une fois.

Ma tête se tourne, je le cherche du regard. Comment se peut-il qu’il soit ici ? Je sais qu’il connait Logan, mais de ce que je fais, il n’est pas mutant, pas vrai ?
Après quelques minutes pour sortir de mon état léthargique j’arrive à me glisser sur mes pieds. Du moins, un pied, vu que l’autre me fait un peu mal, quand je le pose sur le sol. Le pied métallique qui tient ma perfusion me sert de béquille, jusqu’à ce que je me glisse jusqu’à lui, jusqu’à sa chambre, qui se trouve juste à côté de la mienne.

Il semble en autant mauvais état que moi. Je me glisse sur un fauteuil, que j’installe à ses côtés, inquiète, intriguée. Que c’était-il passé pour lui ? Ma main passe négligemment sur mon visage, partagé dans un soupire de fatigue, de douleur, quand les contours tuméfiés de ma peur me rappelle aux atrocités que j’ai subi. Mon visage se scinde en deux. Oh oui, mon visage… La vision que j’avais vu dans la maison de Logan, mon œil, ma lèvre, mon visage… Je soupire de nouveau. Cet enfer… Ce nouvel enfer que j’ai vécut, toujours à cause de ce géniteur. Il n’est pas mort, il me veut et il est prêt à tout.

Frank ne semble pas calme dans son sommeil. Je prends son dossier entre mes doigts de ma seule main encore valide. Il a failli mourir. Lui aussi.

- Oh Frank…

Je laisse son dossier reposer sur le lit avant de m’approcher un peu plus de lui, glissant de nouveau ma main sur la sienne, comme quelques semaines plutôt. Il était parti, ce qui était normal et entre temps, il avait terriblement, souffert. Lui aussi.  Peut-être que ça changerait quelque chose. Un contact, parfois, ça peut aider.

Je n’aime pas voir les gens souffrir et lui, encore moins lui. Il a eu son lot de souffrance. Il n’a personne. Il avait besoin de quelqu’un, c’était ce qu’il pensait, ce qu’il voulait et pourtant, qui pourrait lui en vouloir. Après ce qu’il a vécut, qui pourrait s’attacher, prendre le risque de se lier ? Je le comprenais mieux que quiconque. Après ce que moi-même j’avais vécut, j’avais du mal à m’attacher. Enfin… Noa et Logan étaient tous deux des exceptions. Non ?

Lâchant sa main, je la glissais lentement sur son front, caressant lentement sa peau avec mon pouce.

- Calmez-vous, Frank… Tout va bien.

Ce geste me perturba. Il n’était pas adepte de ce genre de familiarité et moi non plus. Si j’avais les capacités de Jean, le contrôle de mon pouvoir, j’aurais pu entrer dans son esprit, le tirer vers moi, vers la réalité, lui faire cesser ses cauchemars. A nouveau, ma main se posa sur la sienne.

La douleur se réveille par instant, s’évapore de nouveau, je tente de me concentrer, de trouver cette chose en plus chez moi, qui pourra me permettre de faire comme avec Logan, au Canada. D’entrer, par instant dans l’esprit de Frank, de le calmer, de le ramener, mais je suis épuisée. Mes doigts serrent doucement la main forte du Punisher, oubliant ce sentiment de mal-être. C’est presque naturel. Je ne sais pas si je peux être le genre de personne sur qui il peut se reposer, mais je sais, j’ai compris, combien c’était important d’avoir quelqu’un lorsqu’on se réveille.

- 1-2-3-4 inspire. 1-2-3-4 expire.

Je chuchote, pour lui, sa propre technique, espérant que ma voix pourra avoir la même intensité que la voix de Logan sur moi. Lui, il rêve, il cauchemarde, c’est d’une certaine manière moins grave qu’un esprit qui veut nous protéger et nous amener dans une vie parfaite, mais dans ma vie, mon géniteur n’était pas un monstre. Je comprenais Frank et j’aurais aimé lui donner cette possibilité. Lui offrir la possibilité de leur dire au revoir.

Sa main bouge dans la mienne, je laisse pourtant ma chaleur recouvrir sa peau et glisse un peu mes cheveux sur le côté, cachant la moitié de mon visage. Bon, en soit, avec des bleus sur le corps, une main plâtrée, une cheville plâtrée, des bleus sur le corps, je ne peux mentir, mais s’il peut éviter de croiser la moitié de mon visage qui est le plus abimé, ça peut être plus agréable comme réveil.

- Doucement, Frank… Vous voulez à boire ?

Un très léger rictus sur les lèvres pour le regarder, pour être la présence au réveil. La solitude peut faire mal, mais d’un cauchemar, croiser le regard de quelqu’un peut être rassurant, appréciable.


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Frank Castle
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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Dim 26 Nov 2017 - 15:48
c'est le visage boursoufflé que j'essaie tant bien que mal de dormir, la douleur recouvre tout mon corps, allongé il y'a peu que je puisse faire, Logan et son amie ont fait ce qu'ils ont pu pour me soigner, de là à savoir si ça serait suffisant il n'y a qu'un pas, mes nuits de sommeil sont difficiles, j'ai du mal à m'endormir et quand j'y arrive je me réveille soit à cause de la douleur soit à cause des cauchemars, la situation dans laquelle je me trouve n'est que la conséquence de mon erreur, j'ai été trop imprudent j'ai fait des erreurs de débutants chose qui ne m'arrive pratiquement jamais, j'ai l'impression de tourner au ralenti mais cela n'est due qu'aux médocs que l'on m'a injecté, le repos est la seul chose dont j'ai besoin.

Les jours s'écoulent et se ressemblent un peu tous, j'ai raconté à Logan ce que j'ai vu, il ne m'a pas dit ce qu'il comptait faire mais je me doute qu'il ne va pas rester là à ne rien faire, c'est évident, en tout cas moi je ne peux pas suivre je reste coincé ici.

Un soir Logan et Jean se ramènent en précipitation, ils passent dans le couloir je n'entends pas trop ce qu'ils disent ou ce qu'ils font ça a juste l'air important, plus tard ils ramènent un autre lit près du mien, il semblerait que je vais avoir de la compagnie...chouette.
Je me rendors sans savoir de qui il s'agit, mes oreilles bourdonnent encore ils prononcent un nom mais je n'arrive pas à l'entendre correctement.

Mes cauchemars reprennent et je suis en âge comme d'habitude, je ne fais jamais de bruit lorsque ça m'arrive mais on peut clairement voir que je ne vais pas bien, dans les couloirs sombres de mon esprit une voix me dit de me calmer et de me demande de compter, la seul technique que je connais pour me calmer, cela me réveille calmement mes yeux s'entrouvre, ma vision est brouillé pour quelques instant seulement le flous s'efface pour faire place au visage de Donna, elle me prends la main et me regarde tendrement, elle aussi a eu son lot de blessures il faut croire.

Elle me demande si je veux à boire, je me contente de hocher la tête, elle repart et revient avec un verre et une paille, je me sens comme un handicapé, bien sûr je me demande ce qu'elle fait ici, la dernière fois je n'ai pas réellement apprécier ce qui s’est produit, maintenant qu'on est là je ne vois pas trop quoi lui dire de plus, je me contente de siroter l'eau du verre, et de rester allongé.

"Qu'est ce qui t'es arrivé ?"

La question devait bien arriver à un moment ou à un autre et je me doute que la même chose viendra pour moi mais pourquoi elle serait allée chercher les ennuis ? enfin après tout je ne connais pas son histoire, mais visiblement elle a pris pas mal cher elle aussi, ma question reste légitime elle est assez timide je me demande ce qu'elle aurait bien pu faire pour se prendre tous ces bleus et ces brulures de froid, mais d'ailleurs peut être qu'elle est en train de lire dans ma tête, qu'est que j'en sais ?

Je la laisse me prendre la main visiblement ça devient un réflexe pour elle, c'est étrange on ne se connait pas depuis longtemps et elle me prend la main presque de manière instinctive, tous les deux on se retrouve dans la chambre d'hôpital il n'y a personne je sens que ça encore être une minute de confessionnal.



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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Dim 26 Nov 2017 - 17:33
The price we had to pay.

Avec un sourire gêné, je lui tends un verre d’eau, glissant la paille près de ses lèvres pour l’aider. Mes blessures, à moi, semblent me faire moins mal, sont plus superficielles que les sienne. Les fractures, Logan avait commencé à les soigner, réduire les fractures. Ca n’est qu’une longue convalescence, de la rééducation et l’apprentissage de mon esprit. Je ne sais pas ce qui est le pire, qu’elle va être la pire des douleurs.

Je fuis son regard. Ses pensées me font peur. Je n’aurais peut-être pas du venir le voir. Il ne semble pas ravi. Mon visage se baisse un peu, tristement. Une preuve que mon pouvoir est plus une malédiction qu’un don. A quoi bon m’excuser ? Il pourrait comprendre, que ça ne changerait pourtant rien.

Sa question me fait relever le visage. Je glisse ma main valide sur ma joue tuméfiée, avant de remettre mes cheveux devant mon visage. J’ai honte de mes blessures. Pourtant, je n’y réponds pas directement, je réponds plutôt à ses questions internes.

- Je… Non, ça ne fonctionne pas comme ça.

Ma voix se fait douce et pourtant hésitante. Je me mords la lèvre en soupirant, mon visage trahissant la peine que je peux ressentir, la gêne qui m’accable.

- Je ne lis pas en…toi. Je veux dire…  C’est comme si tes pensées venaient directement s’immisçaient pas dans ma tête. Imagine quand tu te retrouves dans un endroit bondé de monde, toutes ses voix, ses paroles, ses discussions, le brouhaha autour de toi, tout ça, tu ne veux pas l’entendre, ça ne te concerne pas, pourtant, tu l’entends. Et bien, c’est la même chose avec vos pensées.  Dans ma tête, c’est toujours un endroit bondé de monde. Ici, je t’entends toi, mais aussi les élèves, les professeurs… J’entends tout. J’aimerais ne pas devoir vous entendre, j’aimerais ne pas savoir et que, comme à cet instant, subir ce dégout. Je sais et je comprends que tu me détestes, mais je ne le contrôle pas… Pas encore.

Je suis sincère, ma voix hésite par instant, bafouille, devient plus légère, plus triste, plus faible. Je suis sincère et avoue, une fois de plus, que oui, je suis « dans sa tête ». J’aimerais juste qu’il ne me déteste pas pour une chose que je ne maitrise pas. J’aimerais être normale et pouvoir ressentir cette sensation de solitude dans ma tête, comme au Canada, avant que ma vie ne tourne à l’enfer, emmenant Logan et Jean dans ma chute.

- Si…Si tu ne veux pas parler, je peux comprendre. Dis le moi et je partirais, à défaut que tu puisses partir une fois de plus…


Non, ça n’est en rien un reproche, ma voix suit le même parcours, tinté d’un très léger accent irlandais que je m’étonne d’avoir toujours. Une seule chose positive que j’ai gardée de Jack, je présume. Je finis par lâcher sa main, tentant, toujours, de cacher la partie de mon visage aussi abimé que le spectacle qu’il m’offre.
- Je suppose que…Si tu dois me faire confiance, ou si, du moins, on doit jouer sur le même pied d’égalité, je dois t’offrir, ce que ton esprit m’offre…

En soupirant, je remets la totalité de mes cheveux en place, lui laissant découvrir mon visage en entier, les deux facettes de ma personnalité, actuelle, la brisée et celle qui peine à survivre. Je fuis son regard avant de remonter mon regard vers le sien. Je sais, du moins, en surface, la relation « positive » entre Logan et lui, alors d’une certaine manière, je sais que je peux lui faire confiance. Et puis, ce que je raconte, il a vécut pire, il a vu pire…Il a fait pire.

- J’ai… vécut une bonne partie de ma vie, dans le noir. Dans une cave. Je suis sortie le jour de l’explosion, c’est pour ça que de parler de New-York m’a gêné la dernière fois…  Je suis partie au Canada, pour tenter de faire le vide et je suis tombée, enfin, des mutants me sont tombés dessus. Des hommes travaillant pour…mon père. Voilà pourquoi aujourd’hui, je ressemble à…ça.

Un léger haussement d’épaule avant de prendre de légères respirations. Une légère pointe de douleur tressailli au niveau de mes côtes. Ma main s’y glisse, comme si le touché de mes doigts pourraient y changer quelque chose. Dire la vérité n'est pas quelque chose que j'apprécie, puisque j'ai peur qu'en plus de l'animosité que représente mon pouvoir, on me regarde avec pitié.

- Je suis Donna…Une mutante qui a du mal à gérer sa liberté…Et toi, tu es Frank, le Punisher. Bien que je ne sache pas réellement ce que ça signifie.

J’avais lu, ça, dans son esprit et je n’avais fait aucune recherche. Il été recherché par la police, je ne voulais pas en savoir plus et mettre en danger, sa liberté. Après tout, je sais mieux que quiconque ce que ça représente. J’avais peut-être dépassé les bornes, face à cet homme qui voulait me voir partir, plutôt que rester et parler.



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Frank Castle
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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Sam 2 Déc 2017 - 17:22
Nous deux, on se ressemble plus que je ne suis prêt à l'admettre, elle qui semble si frêle à pourtant une grande force en son fort intérieur, elle a les mêmes trait de caractère que Maria, elle m'explique que son pouvoir lui est pour le moment incontrôlable, comment le lui reprocher ? je pense qu'on ne peut pas, pas plus que de lui reprocher le fait de vouloir rattraper une erreur qui n'en n'est pas vraiment une, je ne peux pas me mettre à sa place et je pense que je ne pourrais jamais comprendre ce qu'elle ressent, mais je peux au moins compatir à sa souffrance du moment, ça je sais faire, je suis presque devenu expert dans le domaine.

"Non... ce n'est pas grave... ce n'est pas comme si c'était intentionnel..."

Pour me prouver qu'elle est de confiance, elle me raconte une partie de son passé, chose à laquelle je ne m'attendais pas trop je lui aurais bien dit que ça n'était pas la peine seulement elle a commencé avant que je puisse sortir un mot, elle a besoin d'évacuer et moi je suis prêt à écouter.
Comme quoi la vie n'a rien d'un long fleuve tranquille, mais elle a vécu quelque chose d'aussi horrible si ce n'est plus... enfin je ne sais pas trop, vivre dans une cave ? séquestration ? des mutants qui l'ont tabassé ? son père ? son petit récit pose beaucoup de questions, mais je pense qu'il serait impoli de la brusquer son visage est boursoufflé comme le mien, j'écarquille légèrement les yeux surpris parce que je vois, et je vois des hommes sans courage qui ont frappé une femme un peu perdue, des sans couilles en somme que j'aurais bien tabassé à mon tour.

Seulement voilà elle aussi à des questions, je pense que je dois lui rendre la pareille de toute manière mon histoire on peut la trouver en deux clics sur internet, un vieux fait divers dont personne n'en a rien à foutre sauf moi, mais je n'oublie pas, elle me donne envie de raconter ce qui s’est passé alors... je me lance.

"J'étais militaire... toute ma vie je n'ai fait que ça, j'étais jeune quand je me suis engagé naïf je pensais pouvoir servir mon pays comme un bon petit soldat... les premières années elles était plutôt simple, puis j'ai rencontrer la seul personne qui m'a fait réaliser que la vie avait plus d'importance que je croyais, elle m'a donné plus que ce je croyais... une famille.
L'armée je ne l'ai pas quitté à ce moment-là et j'aurais dû, juste pour être avec eux... mais je ne l'ai pas fait ou plutôt j'ai quitté trop tard... la guerre tout ce que j'ai vu...ça ne vous laisse pas indifférent bien au contraire et quand vous pensez que vous avez vu le pire... ben... la vie en remet une couche, et pour moi ça été de les perdre... tous sans exception.
Tout à cause de criminels de raclure sans nom... si ils m'appellent le Punisher c'est parce que je tue les criminels Donna, je n'en laisse aucun en vie parce qu'ils ne méritent pas de vivre..."


Mon monologue reste sur un ton monotone, je pense chaque mot que je sors, je ne la regarde pas directement dans les yeux en le finissant, je ne saurais dire si j'en ai un peu honte ou si je n'ose juste pas lui dire à elle.

"Mais honnêtement dans tout ça, je ne sais pas ce qui est pire, de savoir que j'ai perdu ma famille, ou de savoir que même quand ils étaient la je les avais déjà un peu perdu..."

La guerre ne m'avait pas fait du bien ça c'est sur et pour les enfants c'était une source d'incompréhension.

"Je suis recherché par la police parce que c'est ce que je fais, les criminels me recherchent parce qu'ils me haïssent, c'est pour ça que je suis parti du café la dernière je n'ai pas à risquer ta vie parce que j'avais besoin de sortir..."

C'est bien la triste vérité, je ne sais pas si elle va l'accepter ou s'enfuir en courant, honnêtement je n'y pense pas vraiment.



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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Lun 4 Déc 2017 - 2:34
The price we had to pay.

Un léger sourire de façade, comme l’habitude prise à force de travailler en face des autres et que j’avais compris que sourire, face à la clientèle, permet de la fidéliser. Ce léger sourire en coin pour ne pas paraitre trop froide, parce que les gens n’aiment pas les gens froids. Ceux qui hésitent, ceux qui sont différents, étranges, étonnants. Pourtant, ce monde, ne l’est-il pas ? Ils sont au courant des aliens, des mutants, alors pourquoi, encore, faire preuve d’intolérance face à la différence ? Lui, cet homme brisé en face de moi, semble ne pas fonctionner de la même manière. Au contraire, il semble même faire preuve de compréhension face à celle qu’il a pourtant fuit quelques jours, semaines plus tôt. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à savoir pourquoi, alors que cette fois, il semble moins envieux que je parte. Il ne peut pas partir, après tout.

J’étais mal à l’aise de parler de moi, à un parfait inconnu. Et ce, même si Logan avait confiance, je suppose, en lui. S’il était un danger quelconque, Logan ne l’aurait pas amené ici et il ne m’aurait pas mis en danger en me mettant près de lui. Logan, je lui fais confiance, après tout. Mon regard le fuis quand je lui montre mon visage, presque honteuse. Après tout, c’était ma faiblesse qui m’avait amené ici et à vivre cette histoire, d’abord avec Logan, ensuite avec Jean. D’un geste mal défini, je remets mes cheveux en place pour cacher mon visage. J’ai un peu de mal à ce qu’il me voit ainsi. Logan et Jean savait pourquoi j’étais ainsi et j’avais déjà du mal, alors face à lui. La première fois que nous nous étions rencontré, c’était dans un endroit que j’aimais, ici…C’était comme une prison. Je pris quelques secondes avant de reposer mon regard sur lui, de mon œil visible.  

- Je… Pose tes questions… J’ai pas grand-chose à cacher.

J’ai pas assez de passé pour ça. Et puis, quoi, ça finira par se savoir, non ? Tout fini toujours par se savoir. Ses pensées, la violence qu’il ressent face à ce que je lui ai dit, face à ce que j’ai vécut  finalement, ça le révolte. Sans doute que c’est normal. J’ai un peu plus honte de me montrer comme ça. Je n’aime pas montrer que la faiblesse fait partie de moi. J’ai un super radar dans la tête pour me protéger, et ça semble ne servir à rien.

Je ne m’attendais pas à ça. Pas à ce qu’il me parle, alors qu’il avait fui littéralement, la dernière fois. Notre état change tout, sans doute. Son histoire, elle m’émeut. Comment être insensible à ce qu’il me dit ? Je n’ai pas besoin de lire en lui pour sentir ce qu’il ressent. De la peine, du regret, de la colère. Son prénom, à sa défunte femme, je le connais de par son esprit et je ne le prononcerais pas à haute voix et ce, même s’il trouve certains traits de caractère entre elle et moi. Une famille… Je peux comprendre ce qu’il peut ressentir. Je donnerais tout pour en avoir une.

Les perdre… Je me souviens de ce qu’il m’avait montré, contre son gré. Sa famille détruite. Par sa faute ? S’en prendre à une famille pour s’en prendre à un autre, c’est… atroce. Je ne peux pas lui en vouloir d’être aussi « distant ». Après tout, qui pourrait le juger ? Qui pourrait lui reprocher d’agir ainsi ?

Ma main s’était glissée sur la sienne au fur et à mesure de ses propos. Sans vraiment m’expliquer pourquoi, sans doute pour le pousser à se livrer ? Que j’étais là, que je l’écoutais, que ça me touchais. Une présence. Comme ma main posée sur la sienne quand il s’est réveillé, pour lui montrer, qu’à un moment, on n’est pas seul.   Pourtant, ma main tremble et relâche la sienne lorsqu’il me dit qu’il tue. Cette façon de me le dire, avec la prononciation de mon prénom, ça me fait frissonner.  Sa phrase me fait peur. Elle m’effraie, je ne pourrais dire le contraire. Il est ce qu’il est. Le Punisher, c’est ça. Il tue. Frank tue. Je déglutis, fuyant un peu son regard. Qu’est-ce que je suis censée dire, moi ? La violence, c’est quelque chose que je fuis et lui… Il ne semble éprouver aucun remord à ses actes. Pourtant…Qui suis-je quand j’ai vu Logan tué un homme devant moi, pour me protéger. Il avait fait ça, parce qu’il pensait que c’était juste, parce qu’il y avait du danger.

A dire vrai, de toute son histoire, je ne sais pas quoi dire. Et pourtant, son esprit me frappe encore, dans un mode de pensée qui m’étonne. De la honte ? Ou me dire ça à moi ? Je parais donc si fragile que l’on ne veuille pas me le dire ? Avec le peu que je lui ai dis sur mon passé, je peux comprendre, mais… Je ne veux pas que l’on m’épargne. A dire vrai, il ne l’a pas fait et d’une certaine manière, j’aime ça.

Il reprend, sa tendresse envers sa famille, sa douleur, elle me parle et une fois de plus, je ne peux pas me détacher de lui. Mon regard se pose sur lui, la douleur est commune. Ma main se relève, lentement et je me rappelle, que les contacts, ça n’est pas son fort, alors je refuse de lui infliger ça. Je n’ai pas les mots. Je déglutis de nouveau et mon regard accroche le sien, sans une seule once de peur, de jugement.

- Ta… Ta famille elle est toujours présente…


Ai-je besoin de dire, qu’elle reste présente en lui, dans le souvenir qu’il en a ? Qu’elle est la réelle douleur de perdre sa femme et ses enfants ? Cette rage, qu’il ressent, elle est…compréhensible.  C’est ce qui l’anime en tant que Punisher. Qui pourrait lui en vouloir. Certainement pas celle sans passé, un peu paumée.
Et puis, il reprend, alors que le silence, chez moi, fait sacré preuve de résonnance. Il m’explique enfin pourquoi il est parti si…rapidement. Mon regard trahi l’étonnement. Il a fait ça pour…me protéger ?

- En toute sincérité et…Comme tu le vois, tu ne risques pas ma vie. Je le fais assez bien par moi-même, sans réellement le vouloir. Tu… Je suis peut-être mal placée pour parler, mais… Tu ne devrais pas t’empêcher de vivre ou de partager avec d’autre parce que… Parce que tu fais ça.

Ma voix est douce, tentant de lui montrer que je ne le juge pas. A dire vrai, je ne le juge pas et j’ai envie qu’il le voit. J’ai trop gardé le silence jusqu’à maintenant.

- Je mentirais si je disais que c’est facile pour moi d’assimiler tout ce que tu me dis. Je suis une piètre menteuse, de toute façon.  Je…Je ne compte pas partir. Je n’en ai aucune raisons.

Et c’était vrai. Je pris une profonde respiration, me détachant une grimace dû à la douleur provoquée par mes côtes avant de le regarder de nouveau. Un léger sourire aux lèvres, cette fois, moins faux, plus sincère, plus vrai, plus…doux.

- Je ne te juge pas, sur ce que tu as vécut où…Ce que tu fais. Je pense qu’on peut comprendre. Je ne dis pas que ce que tu fais est bien et que je le cautionne, ni même que je ne le cautionne pas. Je n’ai pas mon mot à dire. Mais si tu es ici, c’est à cause de ça, pas vrai ? Tu devrais faire attention à toi.

Je change de position, un peu nerveuse. Je reste sur la chaise, tentant de trouver une place un peu plus adéquate alors que ma main et ma cheville plâtrées me dérangent.  Un léger sourire gêné, avant de reprendre, ne voulant pas en rajouter d’avantage.

- Je… Je ne sais pas si je serais capable de faire quelque chose contre Jack, mais… Je peux comprendre, ceux qui ont plus de courage, de haine, de faire ce que tu…fais. Je vois peut-être les choses, uniquement de mon point de vue, mais, qui peut, réellement, juger quelqu’un qui fait ce qu’il pense juste et qui sauve des vies ? J’ai... reproché ça à Logan en fait… Que personne n’était là, pour moi, alors je suppose que si on a les moyens de faire ça…

C’était assez étrange. Ca devenait de plus en plus étrange. Je ne cautionne pas les atrocités que j’ai pu voir, que je peux deviner. Mais nous en venions à en discuter, j’en venais à le comprendre. Si quelqu’un de plus faible avait besoin, lui tournerais-je le dos ? Serais-je capable de faire ce qu’il était en train de me dire ? Ce que Logan avait fait pour moi, deux fois, au Canada ? A-t-il réellement confiance en moi, pour me dire tout ça ? Ne craint-il rien ? Il n’a plus rien à perdre… Mais on a toujours tout à gagner, non ?




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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Mer 6 Déc 2017 - 13:07
Il fallait au moins s'attendre à ça, elle enlève sa main de la mienne et fuit mon regard, mais je ne cache pas la vérité me concernant, je reste vrai à ce que je suis et je ne vais pas faire semblant, oui je suis un tueur, un tueur de criminels, au final je me suis fait à cet idée, je reviendrais pas dessus je suis sûr de ce que je fais, tant pis si elle n'approuve pas je ne lui en veux pas, elle a le visage de quelqu'un à qui on ne reproche rien, son innocence me touche comme Maria l'avait fait avant elle, malgré ses boursoufflure je ne peux m'empêcher de la regarder même si je sais que ce n'est pas possible... que rien ne sera possible entre nous deux, peut-être qu'elle a entendu cela qu'elle a scanner mon esprit et à entendu cette pensée même furtive, j'aurais préféré ne pas y songer... ou peut-être que si.

Elle remet sa main dans la mienne, elle fait preuve de compassion visiblement, je ne suis pas sûr qu'elle comprend cependant toute la portée de ce que je fais, peut-être par naïveté je ne sais pas, en tout cas ça ne doit pas être ça, peut-être qu'elle se voile la face ou peut-être qu'elle comprend parfaitement ce que je veux dire, je ne la connais pas suffisamment encore pour lui donner toute ma confiance pourtant mon instinct me dit que je ne crains rien avec elle, j'admets que je pensais ne jamais ressentir ces sentiments un jour, c'est bien trop perturbant et peut-être malsain, ma vie est terminé de ce que je comprends la sienne commence à peine, je n'ai pas à la freiner et à la ralentir elle plein de choses à vivre moi je les ai déjà vécu.

Elle n'a pas grand-chose à répondre, elle me dit que ma famille est toujours présente avec moi, je le crois en partie seulement et elle enchaine lisant dans mes pensées et me dit que je n'ai pas à m'empêcher de vivre ou de partager avec d'autres, ce qui est une pensée bien trop optimiste, il est bien trop tard pour ça même si j'aimerais la croire.

"Je ne crois pas ma grande...

Elle admet qu'elle a du mal à saisir pourquoi je fais tout ça, elle est honnête et j'apprécie ça, il y'a quelques temps maintenant Karen avait la même honnêteté avec moi, je ne pense pas que cela me garder les pieds sur terre mais en tout cas avec elle la réalité me rattrapait et c'était une bonne chose, elle me gardait sain d'esprit quelque part.
Donna me dit de faire plus attention et avec cette petite attention je décroche un sourire et un léger rire, la manière dont elle le dit me fait penser à Maria, mon sourire s'efface assez vite, sachant que je répète la même chose à tout le monde.

"Je n'y prête pas attention... parce que quelqu'un doit faire quelque chose pour ce qu'il y'a dans L.A, les criminels ils doivent tous payer, ce qui est arrivé à ma famille... ça ne doit pas arriver à d'autres.

Elle prononce encore le nom de Jack, visiblement cet homme lui fait peur, je me demande si je peux l'aider, et de toute façon tout ce qui s'approche de près ou de loin à un crime me concerne aussi forcément non ? enfin en parler maintenant serait contreproductif et je suis encore assez fatigué par ce que je viens de me prendre, je me demande combien de jour j'ai dormi d'ailleurs et ou je suis exactement, ces questions je ne me les suis pas posé dès la première seconde ou je me suis levé.

"Donna... tu n'as pas à te reprocher quoique ce soit, ce Logan et moi nous faisons on le fait parce que c'est nécessaire, on a découvert un réseau d'esclavage... de mutants... j'essayer de démanteler une planque qui aurait pu être un quartier général, mais c'était un piège et maintenant je suis ici à cause de ma négligence, mais ça ne veut pas dire que tu es obligé de nous suivre tu peux vivre ta vie en dehors de tout ça..."

J'avais pris sa main un peu plus fermement sans m'en rendre compte, frottant mon pouce contre le dos de sa main, je pense ce que je lui dis et sincèrement j'espère qu'elle suivra mon conseil.

Je relâche un peu l'étreinte de ma main, et regarde autour de moi, me frottant les yeux encore grogis par la lumière des néons

"Combien de temps est-ce que j'ai dormi ? ou est-ce que je suis ?"

J'essaie de me relever mais la douleur est bien trop forte, je pense que je vais devoir encore rester dans le lit d'hosto pendant un moment mais si elle est avec moi, ça me semble être un bon deal.



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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Mer 6 Déc 2017 - 21:31
The price we had to pay.

Il est ce qu’il est. Sans détour et brute de décoffrage. Honnête et sincère. Sans remord dans ses actes. Le Punisher n’est pas juste une partie de lui, il est ce qu’il est. Je ne pourrais pas dire que cela m’enchante, même si je peux comprendre son point de vue, pourtant… Je remarque les formes qu’il fait preuve pour me dire la vérité. D’ailleurs, pourquoi me la dire ? Nous sommes deux inconnus et quand nous seront en état de partir, nous nous éloignerons, n’est-ce pas ? Qu’il tue des criminels, est-ce que ça change quelque chose ? Frank est un tueur.

Mon cœur loupe un battement. Peut-être plus. Ses pensées sont… perturbantes. Pourquoi pense-t-il ça ? Pourquoi refuser l’éventualité de…Non, pourquoi penser qu’il pourrait se passer quelque chose ? Je ne sais pas, à dire vrai le plus perturbant. Verra-t-il une légère rougeur sur sa joue visible ? D’ailleurs, pourquoi est-elle là ? Je suis…gênée. Et je ne saurais pas dire comment, ni pourquoi.
Ses pensées me perturbent. Pourquoi penser qu’il peut me freiner ? Que se passe-t-il réellement dans sa tête que j’ignore ? Et pourquoi, je n’arrive pas à lui poser les questions ? Pourquoi, j’évite le sujet ?

Je fronce un peu les sourcils en secouant la tête. Je ne suis pas d’accord avec lui et cette fois, je ne le passerais pas sous silence.

- Tu as tort. J’ai conscience, du moins, en partie de ce que tu as pu vivre, ce que tu fais, ce que tu te sacrifie à faire. Pas même pas pour toi, mais pour les autres… Mais tu ne peux pas te battre, juste pour les autres et t’oublier. Je sais que je ne connais pas grand-chose à la vie, mais… Si tu es vivant et que tu te bats, tu dois te battre pour toi aussi. Je sais que tu dois te protéger, mais tu ne peux pas passer le reste de ta vie, seul.


Qui peut vivre seul ? Sans famille ? Sans amis ? Sans confiance ? Oui il a perdu sa famille et sans doute que le traumatisme est puissant, mais il ne peut pas vivre seul. C’est une chose que j’ai compris, en appréciant la compagnie et l’amitié de Noa, ainsi que de Logan. Sans doute que la peine de sa famille est présente, à chacune secondes, je peux le lire, parfois en lui. C’est sans doute ce qui lui permet de vivre jusqu’à aujourd’hui, de faire au mieux son travail. N’a-t-il plus l’espoir de retrouver la flamme qu’il avait un jour ? Et je ne suis sans doute pas celle qui peut l’aider. Je ne suis sans doute pas celle qui peut trouver les mots. Alors que moi, je ne suis pas sûre d’arriver à faire ce que je lui conseille.

Son sourire est contagieux. Son rire m’étonne et mon sourire ne peut que s’agrandir. C’est la première fois qu’il apparait devant moi avec ce visage, ce visage d’homme plus qu’un homme meurtri, loin du Punisher. Pourtant, cet homme par bien trop rapidement à mon gout.

- Depuis quand n’as-tu pas ris ?

C’est la question qui passe mes lèvres, rapidement, sans que je le veuille réellement. Pourtant, c’est important, non ? Ca doit l’être.

- Je n’irais pas à dire si c’est bien où non. Mais tu ne peux pas t’enterrer dans une cause, à en risquer ta vie. Si réellement, tu veux continuer dans cette voix, tu dois être prudent, pour…continuer. Tu dois…aussi penser à eux.  Tu dois vivre…pour toi, pour celui qu’ils voyaient…

Ma voix hésite un peu plus, je sais que parler de sa famille peut l’énerver et qu’il exige que je parte. Je sais aussi que je ne suis pas la mieux placer pour parler, mais ce qu’il m’offre, sans réellement le vouloir, dans sa tête…Et si je pouvais le faire réagir ? Lui faire comprendre que sa vie, est importante. Parce que la vie est importante, peu importe la personne. Sans doute pas les criminels, à ses yeux, mais la sienne ?

Il ne peut pas m’aider. Je ne peux pas lui demander ça. Ni le laisser faire. Je n’ai déjà pas envie de le demander à Logan, bien qu’il soit impliqué maintenant, mais à lui, je ne peux pas. Sa vie est déjà bien chaotique pour que j’y mette mon nez, non ?

- Un réseau d’esclavage de mutant…

Les mots sont faibles quand je le répète. C’est grand…Dangereux… Mon dieu, comment est-il possible de faire ça ? Il a été tout seul dans cet endroit ? N’est-il pas un peu idiot ? J’ouvre la bouche, je m’apprête à parler et… Je sens la pression de sa main sur la mienne, je sens même son doigt caresser ma peau. Mon cœur réagis presque aussitôt. Il s’affole, peu habitué à ce genre d’attention. Je déglutis, tentant de calmer mon cœur, heureuse de ne plus être reliée à cette machine qui aurait trahi la musique de mon cœur.  Pourtant, mes lèvres s’étirent en un léger et doux sourire. Dire que ça ne serait pas agréable serait mentir. Totalement.

- Tu n’aurais jamais dû y aller seul…


Ma voix est douce, je lui reproche sans lui reprocher. Qui suis-je pour lui dire ce qu’il doit faire, dans un combat qui me dépasse ? Sa main se fait plus douce, pourtant… Nos mains restent en contact. Ca en devient presque agréable. C’est rassurant. Le voit-il seulement comme ça et pas comme une entrave de sa vie privée ? Je ne sais pas pourquoi, j’ai plus de facilité avec lui. Sans doute parce que sa douleur me touche et que j’aimerais qu’elle disparaisse, qu’il se sente mieux.
Quand il se relève, rapidement, je m’approche de lui, ma main plâtrée sur son torse pour appliquer une très infime pression. J’ai lu son dossier, il ne doit pas bouger. Pas pour l’instant. Mon regard se fait un peu plus sérieux, un peu plus inquiet alors que ma main lui indique qu’il devrait rester allonger.

Je me replace sur ma chaise, ma main tenant mes côtes. Dans le mouvement, je me suis fait mal, j’avais presque oublié les douleurs internes. Je relève mes yeux vers lui, cherchant son regard avec sérieux.

- Tu dois rester allongé. A défaut que Jean soit présente pour te donner les instructions, tu vas devoir suivre ce que je te dis. Et crois moi, tu devrais te méfier d’une mutante blessée.  


J’esquisse un sourire. Je sais ce qu’il est en dehors de ces murs et j’aimerais seulement qu’il ne pense pas que je puisse être une menace pour lui, mais ici, je suis ce qui se rapproche le plus de son…infirmière ? Aide de lit ? Je peux être sur mes pieds, moi, après tout.

- Surtout que…Vu comme on est arrangé, on va passer beaucoup de temps ici. Alors tu vas devoir apprendre à me supporter. Et inversement. Alors, je vais emmètre mes règles. Ici, tu n’es pas le Punisher. Alors, si tu veux éviter les maux de crânes intempestifs que tu pourrais me causer, tu vas éloigner cette facette de toi, d’ici et tu vas apprendre à redevenir Frank. Parce que si je dois vivre tes combats…Ca va vite m’épuiser.

C’est une vraie demande, mais cette fois, autant pour lui que pour moi. Un petit sourire, presque amusé sur les lèvres et de nouveau, je suis installé sur la fauteuil, le regard rivé sur lui. Il est dans le genre d’homme de Logan. Et de Logan, j’ai beaucoup à apprendre, alors de lui, aussi.

- Je ne sais pas depuis quand tu es ici, à dire vrai. J’ai…pas mal dormi, enfin, si on peut appeler ça dormir. Ici, tu es à l’institut des mutants. Tu ne sais pas comment tu es arrivé ici ?

Moi, au moins, je sais comment je suis arrivé. Dans un état catastrophique et vu l’état du corps de l’homme en face de moi, je ne suis pas la seule.





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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Lun 11 Déc 2017 - 15:17
J'ai du travail... je ne devrais pas être ici, pourtant je suis encore trop faible pour faire quoique ce soit, j'ai survécu à une explosion mais j'en suis ressorti avec des blessures trop importante, je regarde un instant mon flanc gauche, la cicatrice va être plus grosse que toutes celles que j'ai jusqu'à maintenant, j'ai peine à croire que je m'en sois sorti, je crois que je ne serais jamais assez reconnaissant envers Jean pour m'avoir rafistolé comme elle a pu, mais est ce qu'ils se concertent à propos de ce qui s'est passé ? vont-ils faire quelque chose ? le choix qu'on nous a imposé et plutôt clair : restez en dehors de notre chemin ou mourrez, c'est basique simple et clair, ils devraient tous se préparer... et elle ne devrait pas se trouver au milieu des tirs quand ça arrivera.

Sa main se pose sur mon torse, elle tient à moi étrangement malgré tout ce que j'ai pu lui dire, elle doit faire preuve de compréhension, à vrai dire je ne sais pas son regard et assez perturbant mais en même temps apaisant pour une raison qui m'échappe, je ne cherche pas à lui opposer une quelconque résistance et de toute façon je suis trop faible pour me relever, je retombe aussitôt comme une pierre sur le lit, grognant un peu douleur.
Elle essaie tant bien que mal de faire de l'humour ou peut être est-elle sérieuse, moi qui doit suivre les ordres de la mutante réservée et timide ? j'esquisse une sourire et un petit rire m'échappe encore, seulement j'essaie de me contenir pour éviter de me faire mal ou de faire sauter les sutures.

"Tu donnes les ordres par ici ? j'ai intérêt à me tenir un carreau alors..."

La notion de télépathie c'est quelque chose qui m'échappe, apparemment vu qu'elle ne se maitrise pas elle entend toute les pensées de tout le monde mais visiblement vu que nous sommes que deux elle n’entend que mes pensées, j'ai tendance à l'oublier mais en même temps elle ne peut pas m'empêcher de penser, en tout cas j'essaierais de faire le vide dans ma tête si ça peut l'aider à dormir, mais je ne suis pas sûr de pouvoirs maitriser mes cauchemars... rien n'est moins sûr.

"J'admets que ça doit pas être facile, je vais faire de mon mieux, mais je dois te dire que je me sens un peu à nu pour le coup..."

Elle se rassois et on ris ensemble, c'est probablement parce qu'on a vécu tous les deux les pires choses possible et on se comprend plus facilement, ou peut-être parce qu'il est plus facile d'en rire, le temps passe beaucoup plus vite avec elle, on a parlé pendant presque une heure et j'ai l'impression que ça ne fait qu'une minute qu'on discute, sa compagnie m'est agréable on peut dire qu'elle apporte un peu de lumière malgré ce que je lui ai raconté, je suis assez d'accord pour ne pas en rajouter et lui infliger ça.

"Je n'ai aucune idée de comment j'ai débarqué ici... la seule chose dont je me rappelle c'est d'avoir survécu à l'explosion, mes souvenirs devrait me revenir petit à petit, mais toi qu'est ce qui t'es arrivé pour que tu es une main cassé et le visage boursoufflé ?"

Je pose la question sans concession, je ne sais pas si je devrais me mêler de ce qui ne me regarde pas mais elle à peut-être besoin d'aide et le moins que je puisse faire et d'y apporter mon soutien, même si très honnêtement je ne pense pas que je laisserais les hommes qui lui ont fait ça... en vie.

"Tu peux le garder pour toi si tu veux... mais ça n'améliora pas ta situation, crois moi la dessus"



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MessageSujet: Re: The price we had to pay. - Frank   Aujourd'hui à 13:40
The price we had to pay.

Il semble réceptif à ma façon de faire et ça m’arrange, puisqu’au final, je ne sais pas faire d’autre chose. Sinon me murer dans le silence, et ça n’est pas ce que je veux. Nos regards se cherchent, se trouvent, se parlent. C’est assez étonnant, étrange. Il est docile, se laisse retomber, las, sur le lit et un léger sourire perle mes lèvres de nouveau. Il m’écoute, où simplement est-ce la douleur ? Un mélange des deux pour quelqu’un qui n’a plus l’habitude qu’on s’occupe de lui ?  Je fronce les sourcils, sa douleur m’inquiète, mais je ne peux pas y faire grand-chose… A dire vrai, si, je pourrais, mais je ne me maitrise pas assez et je pourrais faire plus de mal qu’autre chose.

- Et bien, il faut bien que quelqu’un t’empêche d’aggraver ton cas. Et entre moi et Logan, je suppose que tu feras le choix le moins…brutal ?

Un sourire amusée et pourtant, je suis terriblement sérieuse. Il ne peut pas être ici, après ce qu’il a vécut et faire comme si de rien était. Et manque de chance pour lui, j’étais très au courant de ce qu’il se passait dans sa tête, alors, jusqu’à la séparation, il devrait suivre les directives de Jean, mais aussi de sa voisine de lit.

- Je suis désolée de te faire vivre ça. J’aimerais que ça soit différent. Ca te permettra, aussi…De te vider la tête. De penser à tout, sauf à ce qui te ronge. Je pourrais t’aider, si tu veux… En fait, j’ai d’autres capacités que la télépathie et si tu veux te sentir mieux, l’espace d’un petit temps, je pourrais…

C’était un risque de lui proposer ça. Pour moi, comme pour lui, mais j’avais aussi conscience que pour maitriser cette partie de ma personnalité, je devais m’entrainer sur des êtres vivants. Logan se porterait volontaire, j’en avais la quasi certitude, mais en son absence, que devrais-je faire ? Frank semble plus ou moins bien vivre mes pouvoirs, mais sera-t-il aussi compréhensif que Clint si es émotions s’affolent ?

- Tu en fais souvent… des cauchemars ?

Ca n’était pas tant de savoir si je dormirais mal avec lui à mes côtés, mais surtout, de le faire parler et qui sait, de lever le poids qui lui reste sur les épaules. Je ne sais pas grand-chose sur les relations sociales et la psychologie que je peux connaitre de par les livres, ne fonctionne déjà pas sur moi. Fais ce que je dis, pas ce que je fais. Classique.

Cette ambiance est étrange. Comment peut-on rire alors que nous venions de passer si proche de la mort. Et pourtant, c’est agréable. Ca retire un poids de ce qu’il s’est passé.  Je pourrais entrer dans sa tête et chercher les souvenirs mais… Je ne peux pas. Je n’ai pas la technique et pourtant, j’aimerais l’aider. Son esprit serait un cadeau et je pourrais le faire sourire, tenter de lui faire ressentir moins de mal.

- Logan le sait peut-être, non ?

Et mon regard se voile, mon visage se baisse quand il me pose la question. Je l’attendais et pourtant, ça n’est pas facile. Je soupire un peu en reposant mon dos sur le dossier de ma chaise, ma main effleurant mes côtes. La main et le visage ? Non, les côtes et la cheville aussi. Et le froid… La mort et le froid.

- Tu as oublié ma cheville..

Je lui montre la cheville et son plâtre avant de regarder ailleurs, glissant de nouveau mes cheveux devant mon visage, l’air un peu gênée.

- Mon visage est si catastrophique ? Je ne me suis pas vue…Et je n’ai pas forcément envie de me voir.


Ma main glisse sur ma lèvre, coupée par endroit avant de soupirer de nouveau. Je n’ose pas réellement le regarder, je cherche mes mots, pour ne pas me refaire de mal, à moi. Encore. Ses pensées… Je les comprends. Je comprends aussi Logan.  Et puis, c’est ce qu’il fait en général, alors c’est normal qu’il pense ça. Il reprend, comprenant mon silence. Il sait, puisque lui-même, en général, il garde sous silence sa vie. Pourtant, avec moi, il parle, alors, par toute logique, je devrais faire la même chose, non ?

- Je… C’est mon père qui m’a enfermée toute ma vie. J’ai été sauvé par un agent du SHIELD, qui m’a créer une vie et qui me pousse à vivre, du moins, qui reste à mes côtés quand le monde me fait peur…Et il me terrifie. C’est pour ça, aussi, que je suis partie au Canada, parce que mon don est un fardeau pour vous, comme pour moi. Sauf que… Depuis que je suis sortie de ma cave… J’étais sûre qu’il était mort. J’avais eu un héritage, la paix…  J’étais confiante, parce que pour une fois, je n’étais pas obligée de regarder derrière moi. Je pouvais vivre pour moi…

Nous étions en train d’en rire… Et pourtant, à la seconde, les larmes se mirent à couler, silencieuses et pudiques. A force de garder tout pour moi, pour ne pas inquiéter les autres, c’était devenu un énième cauchemar. Je me souvenais de ma fuite dans mon esprit, ne voulant pas revenir. De la dureté de la neige qui m’avait emmené proche de la mort. De la douleur… Et le choc du Canada, ne m’aidait pas. Je n’avais pas voulu craquer devant Logan, j’avais voulu me contenir et même au téléphone avec Noa, j’avais voulu tout garder en moi. Pas cette fois.

- J’ai appelé Logan, parce que l’esprit de quelqu’un était venu détruire mon silence… J’ai su être en danger. Avant que Logan n’arrive, il m’a assommé. Brisé la main d’un coup de pied, me rappelant à quel point j’étais fragile…  Pour le reste, c’est flou. Je suis restée des heures durant dans la neige. J’ai failli mourir de froid. Une fois de plus. Logan s’est battu pour moi, pour me sauver. Et il l’a fait. Jack, mon géniteur, avait envoyé deux mutants pour m’avoir,  parce qu’il a remarqué ma proximité avec Logan et par ma faute, Logan est devenue une proie de choix pour lui… On s’est mutuellement aidé mais… Maintenant c’est devenu dangereux…

Ma voix se brise dans un sanglot et je relève la tête, la penchant en arrière pour respirer, pour tenter de reprendre le contrôle de moi-même. Je ne devrais pas craquer enfin…Ca, c’était fait. Pleurer en parlant de soi, se montrer plus faible encore qu’on ne l’est. Et j’étais en colère contre moi. Je n’aurais pas du parler où me montrer aussi forte que les personnes que je côtoyais maintenant. Je serrais ma main valide, d’un poing douloureux.

- J’ai décidé de rester ici, parce que j’ai besoin d’apprendre à me gérer, moi et mes pouvoirs, mais aussi parce que je sais que je suis en danger. Qu’il est là, pas loin. Qu’il me surveille toujours. Et j’ai pas envie de vivre dans la peur. J’en ai plus envie.

Ma voix se brise par instant, dans un maelstrom de colère, de peur, de peine. Je ne le regarde pas, je n’y arrive pas. Il pensait se sentir mis à nu ? Nous étions deux à présent.

- Je n’aurais pas dû en parler…

Non, je n’aurais pas dû… En fait, j’en sais rien. Pourquoi, je lui parle à lui ? Juste parce qu’il m’a parlé ? Parce qu’il comprend ? Mais ils comprennent tous, non ?





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