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Entre rousses bien pensantes ft Donna

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Jean Grey
X-Men
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♠ EMPLOI : anciennement professeur et médecin
MessageSujet: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Lun 27 Nov 2017 - 21:24
Entre rousses bien pensantes
Statut du sujet : Privé ft. Donna
Date du rp : Novembre 2017
Météo & moment de la journée : la matinée, quant à la météo ... on est dans un sous-sol donc bon ...
Autre : se déroule suite à l'arrivée de Donna à l'Institut, cette dernière étant encore à l'infirmerie.




Cela faisait maintenant plusieurs jours que Jean était allée au Canada pour récupérer Logan et sa petite protégée, plusieurs jours que cette dernière était alitée dans l'infirmerie de l'Institut suite aux graves blessures qu'elle avait subies lors de son périple dans les terres du nord. Les heures les plus critiques étaient passées à présent, et même si le plus difficile restait sans doute encore à faire, Donna allait mieux et sa guérison était en bonne voie. Chaque jour, Jean venait s'assurer de la bonne évolution de l'état de santé de la jeune femme, même si elle savait pertinemment qu'un autre veillait également … sans doute même avec bien plus d’assiduité qu'elle.

La télépathe s'en doutait, les journées au fond d'un lit comme celles que vivait la jeune femme, devaient être particulièrement longues et pénibles, et ceci malgré les visites de Logan qui tentait d'aller la voir dés qu'il en avait le temps. C'était pour cette raison que ce matin là, Jean était venue prendre de ses nouvelles avec quelques livres de poche. Un polar, une histoire romantique et une histoire fantastique. Grey ignorait les goûts de sa patiente en matière de littérature, alors en misant sur plusieurs genres, elle espérait maximiser ses chances de faire mouche.

« Bonjour Donna, lui dit-elle en arrivant auprès de son lit. Comment te sens-tu aujourd'hui ? »

Auparavant, Jean avait pris soin de fermer son esprit afin de le rendre plus difficilement pénétrable. Ainsi, Donna ne pourrait lire en elle sans le vouloir. Il était apparu évident que cette mutante n'était pas en mesure de contrôler son aptitude télépathique. Cet endroit lui offrirait sans doute la possibilité de remédier à ce problème.

Tout en écoutant la réponse de la jeune femme, la rousse étudia les résultats de divers examens pratiqués la veille, puis examina brièvement sa patiente. Tout semblait en ordre sur le plan clinique, ce qui était plutôt rassurant. Ses blessures évoluaient de manière favorable, la cicatrisation suivant son cours.

« Des douleurs ou des difficultés dont tu aimerais me faire part ? », lui demanda-t-elle tout en l’auscultant.

Ses dernières informations recueillies, le médecin réajusta le traitement de Donna, tout en complétant le dossier de cette dernière avec les observations qu'elle venait de faire. Arrêtant la perfusion, elle l'en débarrassa ensuite, lui retirant le cathlon du bras. Maintenant que Donna avait repris du poils de la bête, elle pourrait prendre la suite de son traitement avec des comprimés.

Jean déposa alors les livres à côté de la jeune femme.

« J'ignore si ça te conviendra … mais ça aidera peut-être à faire passer le temps. Si tu en veux d'autres, n'hésite pas à me demander, il y a une bibliothèque pleine à l'étage. »

La mutante marqua une pause, finissant par se lancer après quelques instants.

« Et puis, si jamais tu as besoin de parler d'autres choses avec moi … n'hésite pas. »
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Mar 28 Nov 2017 - 1:21
Entre rousses bien pensantes.

C’est long. Très long. Ici entre quatre mur me rappelle la quasi-totalité de ma vie, si ce n’est que je peux suivre les cours, d’une certaine manière, en fonction des esprits des autres. Un brouhaha incessant et pourtant, assez rassurant.  La fraicheur, la douleur, la morsure du froid, tout ça n’était qu’un souvenir. Marqué au fer rouge, certes, mais un souvenir. Et je suis bien placée pour savoir, que les souvenirs, ça peut être détruit. Seulement, j’étais incapable de le faire sur d’autre, alors pourquoi et comment y arriverais-je sur moi ?

Je voyais des gens, enfin, deux personnes en principauté. Il ne voulait pas faillir à sa promesse, lui qui pensait être responsable de mon état. Moi qui pensais être responsable de ses douleurs passées. Je n’avais pas osé lui parler, à cette rousse, ce médecin, cette aide, cette télépathes de tout ce que j’avais pu subir, de ce qu’elle avait vu. C’était assez perturbant pour moi, c’était la première expérience du genre. Pour entendre Jean, pour savoir sa présence, je devais prêter l’oreille où la voir de mes yeux, son esprit m’était interdit. Je l’enviais, à quoi bon le cacher. C’était agréable, de ne pas savoir, mais aussi et surtout agaçant de ne pas savoir. Que pensait-elle de moi ? De cette situation ? Que pensait-elle tout court ? Je n’avais pas osé brisé le silence, restant dans une relation de médecin à patiente pour la simple et bonne raison, que cette fois, j’étais démunie face à quelqu’un, ne pas pouvoir parler, parce que je ne savais pas ce qui se tramait dans sa tête. Etre…normale. Finalement.

- Bonjour Jean… Je… Je m’ennuie terriblement et j’aimerais retourner travailler, mais je suppose que ça va.

Autant être sincère. Pouvait-elle lire en moi ? Pouvait-elle bloquer son esprit et lire en même temps dans l’esprit des autres ? Elle avait tellement à m’apprendre. Et pourtant, j’avais peur d’oser lui parler. J’étais ici, dans cette pièce, pour me faire soigner. J’avais mis Logan en danger. M’en voulait-elle pour ça ?

Je n’aimais pas passer sous le crible du regard de la mutante. Elle devait forcément voir mes nouvelles blessures, mais aussi les traces, les cicatrices des autres. Elle avait connu le pire de mes cauchemars, elle devait se douter que je n’avais pas fait qu’y vivre, que la torture n’était pas que psychique. Si elle doutait, elle le savait maintenant. Ces petites cicatrices blanches qui ne partiront jamais et qui trahisse du traitement de cet homme que je dois appeler père.

- Je dirais que ma main et ma cheville me gratte, sans doute le plâtre… Mon visage s’en sort pas mal, mais… Quand je respire trop fort, surtout la nuit avec…mes cauchemars, du peu de je dors, je suis réveillée, parce que j’ai mal. C’est pas une douleur fulgurante, mais c’est dérangeant…

Mes côtes, les deux petites côtes fêlées qui faisait de ma vie un enfer, mais surtout, qui me sauvait de mes cauchemars. Et ici, malgré tout, j’en vivais. Jack était en vie et c’était assez pour refaire de mes nuits, un enfer sur terre. Un autre.

Un soupire de soulagement traversa mes lèvres quand elle retira la perfusion de mon bras. J’étais sur la bonne voix, mais surtout, je n’aurais plus à supporter la sensation désagréable de cette chose dans mon bras.

Mes yeux s’illuminèrent quand je vis les livres. Ma main valide les pris avec un sourire à peine dissimulé. J’étais simplement heureuse qu’elle pense à moi de cette façon.

- C’est génial ! Je vous remercie ! Ca me manque cette habitude… A la librairie, j’aimais écouter les gens lire les histoires. Je me concentrais sur eux, ça me permettait d’oublier les autres…

C’était une première, pour moi, de parler de ce pouvoir sans avoir peur qu’elle ne me juge. Elle savait parfaitement ce que je vivais, pour l’avoir vécu elle-même. C’était agréable de lui parler, c’était un poids en moins, je n’avais pas besoin d’expliquer, de me morfondre en excuse, de jurer que je n’y étais pour rien. Tout ça, elle le savait déjà.

Mon regard se voila, quand les mots passèrent ses lèvres. C’était le signal que j’attendais. Je n’osais affronter son regard les premières minutes, tentant de reformer un tout dans ma tête. Que devais-je parler en priorité ? Par où commencer ?

- Je… Je suis désolée, pour vous avoir fait mal. Je savais que si je ne le faisais pas, vous alliez rester…là-bas et je ne voulais pas. A dire vrai, je ne sais pas par où commencer, c’est confus dans ma tête et ne pas pouvoir lire en vous, c’est à la fois gratifiant et frustrant.

Et c’était vrai. La douleur avait été nécessaire, pour elle plus que pour moi. Me faire revenir, parfois, par instant dans mes journées longues à mourir où j’oscillais entre réalité et cauchemar, j’en venais à me dire que c’était une erreur.

- J’ai encore du mal à comprendre comment mon esprit à pu faire ça. C’était si réel… Je sais pourquoi, je ne suis pas idiote, malgré ce que vous pouvez penser. Je… Je sais que je dois paraitre pour la petite faiblarde qui n’arrive à rien avec ses pouvoirs et qui a préféré la fuite et le suicide mentale dans un paradis surfait. Mais… C’était vrai, à mes yeux. J’ai voulu y croire…

J’avais fini par finir ce laïus par un soupire. D’épuisement et de soulagement. Mettre des mots sur tout, ça n’était pas facile pour moi. Parler n’était pas mon fort. Je n’avais pris que rarement cette habitude avec Noa. Plus facilement avec Logan, sur certaines choses, mais les paroles étaient souvent inutiles avec le mutant.

- Je sais ce que je vous ai dit là-bas. Que je ne trouvais pas ma place, ici. La douleur des autres, de leur pensée. Que je ne voulais pas de cette vie… Je ne voulais pas que l’on me plaigne, ni attiser votre pitié, mais me retrouver dans cette cave de nouveau.

Un haut le cœur me prit avec violence, me remémorant tout ce que j’avais vécut pendant ces quelques vingt-cinq années. J’étais perdue et j’avais seulement et simplement l’impression de me perdre de plus en plus. Rester ici était-ce réellement une bonne idée ?


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HRP : Sans faire gaffe, je trouve que les gifs se ressemblent x). Le destin.
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Jean Grey
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Mar 28 Nov 2017 - 15:40
Donna semblait aller mieux de jour en jour, même si elle se plaignait de quelques douleurs au niveau des côtes et de démangeaisons sous ses plâtres. Rien de tout cela n'était inquiétant, ce qui confortait le médecin dans l'idée que d'ici peu, la jeune rousse pourrait quitter l'infirmerie. La voir ainsi évoluer rassurait Jean. D'ici quelques temps, tout ceci ne serait que de l'histoire ancienne. Les livres firent naître sur le visage de la jeune femme un sourire radieux. Jean avait vu juste en lui apportant ce genre d'occupation. Mais le visage de sa patiente se ferma lorsqu'elle lui offrit la possibilité d'aborder un autre sujet … un sujet plus délicat.

Maintenant que Donna avait un peu récupéré de sa fatigue, Jean estimait que le moment était venu de parler de son pouvoir et du manque de contrôle qui était le sien. Tout était lié, et si jamais la jeune mutante n'apprenait pas à s'approprier sa capacité, alors tôt ou tard, ce serait cette dernière qui la contrôlerait. Mais visiblement, c'était un sujet qui restait difficile à aborder pour Donna, comme en attestait son regard fuyant.

Pourtant, après un instant, elle parvint à surmonter ses réticences. Jean la laissa parler sans l'interrompre. Les propos de Donna était à l'image de sa conscience : particulièrement confus. C'était un mélange de culpabilité, d'incompréhension, de méconnaissances et de peur. Elle s'imaginait être perçue comme personne idiote et faible. A ces propos, Jean fronça légèrement les sourcils. Qui avait bien pu les mettre de telles idées en tête ? Donna était clairement perdue, aussi bien à cause de son passé trouble, que de la non maîtrise de son pouvoir. A priori, personne ne lui avait proposé de réelle solution, si bien que par facilité, elle avait choisi de suivre cette voie qui l'avait conduite dans ce cul-de-sac psychique. Mais aujourd'hui, Jean comptait bien lui proposer une solution alternative.

Calmement, Jean vint s'asseoir sur le bord du lit, déplaçant légèrement la pile de livres pour se faire une place. Elle adressa alors un sourire tout en douceur à sa patiente.

« Tu n'es ni stupide, ni faible, commença-t-elle. C'était une correction qui me semblait importante. Lorsque l'on a survécu à ce que tu as traversé depuis le début de ta vie, on est même le contraire de 'faible'. Et puis, tu as eu la bonne idée de contacter Logan lorsque la situation t'a échappée … c'est le signe d'une certaine forme d'intelligence selon moi. »

Grey marqua une pause de quelques secondes, laissant son regard dériver sur les draps jusqu'à se fixer sur les livres. Finalement, après avoir pris une profonde inspiration, elle releva le regard, le posant sur celui de Donna. Le sourire de la mutante s'était progressivement effacé, jusqu'à disparaître au profit d'une mine plus songeuse et grave.

« J'avais dix ans lorsque mon pouvoir s'est éveillé … ce qui est aussi précoce que rare. Normalement, les mutations ne se manifestent qu' au cours de l'adolescence … et même à cet âge, les jeunes sont rarement prêts à un tel changement … alors autant te dire que moi, j'étais terrifiée. »

La voix de Jean était légèrement serrée à l'évocation de ce souvenir. Ce pan de sa mémoire retrouvait depuis peu était pourtant capital. Comment avait-elle pu oublier ? Mais à présent, elle s'en souvenait, récupérant une nouvelle partie de son identité.

« Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, et j'ai très vite été dépassée par ce phénomène. Mon esprit parvenait à capter les pensées de tout le quartier, de jour comme de nuit. Alors, crois-moi … je sais ce que ça fait de partager les souffrances et les tourments des autres … sans rien avoir demandé. »

Jean se releva alors, lissant sa tenue du plat de la main comme pour la réajuster, tout en affichant de nouveau un sourire plein de douceur.

« Et puis, le Professeur m'a appris à fermer mon esprit … afin de ne plus entendre les autres … ou encore, de ne laisser personne entrer dans ma tête. Et c'est ce que tu devras apprendre à faire Donna, à contrôler ton pouvoir afin de ne pas forcément le laisser voir en chacun de ceux qui t'entourent. Alors, ta vie prendra un autre tournant. »
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Mar 28 Nov 2017 - 17:05
Entre rousses bien pensantes.

Le blanc, le vide, les barrières, l’inconnu. Cette femme avait réussi à se contrôler, se maitriser et me permettais de me confronter à ceux que les autres vivaient en général. Etre seuls, face à ceux chez qui ils pouvaient deviner, mais pas savoir.

Je pouvais, pour une fois, me montrer à nu devant quelqu’un, parlait de ce que j’avais vécu, parler de ce que je ressentais, parler de tout ce qui m’avait été interdit, poser les questions et pourtant, je m’en trouvais démuni. Dans ma tête tout se bousculer, comme si aucun fil directeur ne pouvait se lire et me donner une idée de par où commencer.

- Ou de la lassitude. Je n’avais pas d’espoir, je ne pouvais rien faire contre lui. Il a toujours été bien plus fort, il arrivait, avec son propre pouvoir à détruire ma volonté, m’emprisonnait dans mon corps. Je ne me vois pas si forte que vous le pensez, ni comme Logan le pense. Je… Je l’ai appelé, parce que j’avais conscience que j’allais mourir, que seule je ne pouvais rien faire. C’est au contraire, de la faiblesse plus qu’autre chose.

Et c’était clairement ce que je pensais de moi. Bien sur je me battais contre moi, parce que j’avais l’espoir en moi qu’un jour, tout change. Je faisais face à ce que je considérais comme un fardeau plus qu’autre chose. J’avais ce travail, ces quelques peu nombreux amis, j’étais partie, seule, pris l’avion seule, dans ce pays inconnu, seule. Peut-être avait-elle raison, elle, Logan, Noa. J’avais forcément ce truc qu’on appelle courage au fond de moi, cette force, pour avoir fait ça. Mais seule, je ne l’étais pas réellement, je ne l’étais plus avec Noa. Seule, je ne l’avais pas été depuis que ce mutant faisait partie de ma vie.

C’était nouveau que l’on me parle d’un souvenir sans que j’ai besoin de le savoir avant.

- Je n’arrive même pas à me souvenir quand ça à commencé…  J’étais jeune. Jack me disait sans cesse que ça devait se montrer avec la brisure physique ou mentale, alors il a tout fait pour que ça vienne tôt.


Ma main tremblait. Je ne parlais jamais si librement de lui, mais elle, elle l’avait vu, lui, ce monstre, cette cave. Elle avait l’avantage sur beaucoup. Silencieuse, je l’écoutais. Elle se livrait à moi, elle me rassurait et me faisait confiance. Ce qu’elle avait vécut, c’est ce que je vivais. Moins, puisque j’avais fini par supporter, me laissais porter, baisser les bras par cette chose en moi, subissant et ne combattant plus réellement. Une enfant de dix ans, supporter tout ça…Et pourtant, elle avait réussi à faire sa vie, à s’en sortir. Bien sûr, je savais des choses, son problème dernier, que Logan avait du agir, qu’elle était là de nouveau. Tout ça était bien trop gros, trop conséquent, trop sérieux pour que je ne pose d’autres questions.  
Je la suivais du regard, hésitante. J’avais souffert, mais une jeune enfant, souffre tout autant, non ? Même pire.

- Vous n’entendez vraiment plus rien ? Vous êtes seule, juste et vous ? J’ai… J’ai réussi, une fois, une petite seconde à les baisser, mais elles sont toujours là. Je ne dors pas, je n’arrive pas à vivre, ni à réfléchir et…au Canada, c’était étrange. J’ai…J’ai fais des choses que je n’avais jamais faite avant. Logan, à pu me retrouver, parce que je l’ai laissé me retrouver. Je ne sais pas comment, mais j’ai réussi à lui…à lui faire voir des choses. Comment je suis censé faire pour apprendre, si les choses me dépasse ? Je pensais simplement entendre et pourtant, j’ai réussi à faire ça.

Je soupirais, tentant de calmer mon cœur et ma main qui tremblait à nouveau avant de relever mon visage vers elle.

- J’ai simplement peur. Je sais que je dois vivre avec, que rien ne pourra tout supprimer tout ça. J’ai peur d’échouer. Je sais que Logan déteste ça en moi, je sais qu’il n’est pas le seul… Je… Et si je ne peux le faire ?


C’était de vraies questions. J’avais sincèrement peur d’échouer, de ne pas avoir cette force en moi. Mon sourire n’existait plus et à nouveau ma main se mit à trembler. Je fermais les yeux, visualisant de nouveau cette cave qui était mon enfer personnel.

- Quand je ferme les yeux… Quand j’essaie de me concentrer. Il est là. Je suis de retour là-bas, c’est sombre et j’entends sa voix. Il est vivant, je suis censé vivre comment en sachant qu’il arrivera ? Je n’arrive pas à oublier, quand j’essaie, j’ai l’impression que l’oppression, que sa présence me ramène toujours là-bas. C’est possible ? Je connais mal tout ça. Ce qu’il m’a fait, ça restera toujours ?

J’avais besoin d’espoir et elle était l’exemple à suivre. Elle avait réussi, alors pourquoi pas moi ? Je me redressais un peu, prenant appuie sur ma main valide avant de chercher son regard du mien.

- Aidez-moi.


Une supplication. Une demande. Plus encore de chose dans deux petits mots qui était plus fort qu’ils ne voulaient bien l’être.


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Jean Grey
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Jeu 30 Nov 2017 - 18:43
Malgré ce que venait de lui dire Jean, la jeune femme continuait de se trouver faible. Elle s'avérait incapable de se comparer à autre chose que son père, et à tout ce qu'il lui avait fait endurer. Même loin d'elle, cet homme conservait sur la jeune mutante une influence malsaine et caustique. A n'en pas douter, ce type était un monstre. Jean en avait eu un aperçu dans la conscience de Donna, mais avec ce que venait de lui révéler la jeune femme, à présent, la télépathe en avait la certitude. Quel parent digne de ce nom pouvait infliger des tourments à la chair de sa chair, dans le simple but de forcer la mutation de cette dernière à émerger ? C'était pourtant ce que ce cinglé avait fait.

Donna sembla étonnée que le médecin parvienne à suffisamment fermer son esprit pour ne plus entendre les pensées des autres involontairement. Elle-même n'avait au mieux que réussit à atténuer le phénomène sans jamais parvenir à totalement le contrer. Pourtant, elle était consciente que par moment, elle parvenait à dépasser ce qu'elle pensait être ses limites. Il était évident que cette jeune femme manquait simplement d'un entraînement et d'un apprentissage sérieux. Dans cette école, des adolescents contrôlaient bien mieux qu'elle leurs mutations, il n'y avait donc pas de secret : seul le travail donnait des résultats. Mais dépassée par ses capacités, elle ne voyait aucun moyen de sortir la tête de l'eau. Pourtant, pour Grey, il y avait une solution des plus efficaces … bien qu'extrême … si bien qu'elle n'était pas convaincue que Donna l'accepterait. Peut-être … Elle avait une telle peur de l'échec … une telle peur de décevoir Logan, que finalement, elle serait peut-être prête à plus que ce que Jean n'imaginait.

De nouveau, Jack, ce père machiavélique revint dans la conversation. Il était toujours là … omniprésent à chaque instant de la vie de Donna. Elle ne parvenait pas à se l'ôter de la tête … C'était comme si quelque part, elle avait inconsciemment besoin de se le rappeler … comme pour justifier sa peur d'aller de l'avant … sa peur de progresser … Comme si elle se sabotait elle-même toute perspective d'avenir. Elle ne se laissait aucune chance. Même éveillée … même encrée dans la réalité … finalement, elle restait prisonnière de cette cave de son enfance.

Détournant le regard, Jean soupira doucement. Ce ne serait pas simple … et surtout, ce n'était certainement pas dans ses cordes. Elle-même devait déjà gérer avec son amnésie, ainsi que la réappropriation de ses pouvoirs. Alors, elle n'était certainement pas la personne la mieux indiquée pour aider une jeune femme qui manifestement, souffrait d'un très gros problème d'estime personnel, sans parler de ce blocage avec son paternel. Grey en était convaincue, cette personne avait besoin de quelqu'un avec beaucoup plus d'expérience dans ce domaine.

« Je … j'aimerais bien t'aider … mais je doute être la personne la mieux indiquée pour toi. Ta situation semble particulièrement complexe et j'ai bien peur que ce ne soit bien au-delà de mes compétences. Mais, je peux peut-être t'orienter vers quelqu'un qui sera en mesure de t'aider. »

Jean détourna alors le regard, se concentrant sur le négatoscope allumé un peu plus loin et sur lequel figuraient les clichés de radio d'un ancien marine que connaissait Logan. En réalité, elle ne regardait pas vraiment les images, mais préférait plutôt regarder dans cette direction que dans celle de Donna pour le moment.

« J'ai d'abord dû renoncer à mes pouvoirs … ce qui n'a pas été un choix très difficile vu ce que j'endurais. Le professeur les a bloqués … totalement. Puis, plus tard, quand j'étais adolescente, il les a peu à peu réactivés, de manière à ce que je me familiarise progressivement avec eux, que je parvienne à me les approprier sans qu'ils ne me dépassent. »

La rousse finit par reporter son regard sur sa patiente.

« C'est de cette manière que j'ai réussi à surmonter ce qu'au début j'ai cru être incontrôlable. Je suis certaine qu'il pourrait refaire avec toi ce qu'il a fait avec moi. »
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Ven 1 Déc 2017 - 12:53
Entre rousses bien pensantes.

C’est parasiter sa vie que de vivre en pensant au passé. Dans tous les livres de psychologie, qu’ils soient sérieux où non, qui se trouve dans ma librairie, c’est ainsi noté. Ne pas vivre avec le passé, en faire son deuil pour avancer. J’avais presque réussi, du moins, je me sentais plus forte avant de partir. Avant de réalisé que le début de vie que je pensais menée était un mensonge. Une attente patiente de l’irlandais qui était mon père. Il était là, toujours, encore et toujours à attendre. Il avait fait plus que de détruire ma confiance en moi. Il avait réussi à me faire douter de tout et de tout le monde, de me faire détester ce que j’étais au fond de moi, de m’amener proche de la mort, avec la simple envie que je me batte pour qu’il puisse enfin avoir ce qu’il voulait. A y réfléchir, Jean avait raison. J’étais encore présente, vivante. Brisée, détruite, sans doute, mais pas morte. Et c’était à ça que je devais me retenir. Trouver une force dans le souffle de ma vie, dans la lumière, préférant de loin, m’éloigner de tout ce qui était sombre.

Pourtant, avec le bon vouloir qui était le mien, on ne peut pas supprimer vingt cinq ans de sa vie. Ca se reflète dans la couleur pâlotte de sa peau, dans l’hésitation de sa voix, dans le refoulement de ses émotions, dans la brulure du soleil et de la lumière par instant, dans l’odeur nauséabonde de l’humidité, dans les draps propre d’un lit qu’on a si longtemps imaginé qu’il parait inconfortable. Et même dans cette pièce, au combien éclairée par les néons blanchards et qui pourtant, me ramener à une énième prison. Et ce, même si c’était pour mon bien, une fois de plus, j’étais emprisonnée, sans pouvoir sentir la caresse du vent. Je ne pouvais leur reprochés, ils m’avaient sauvés. Mais avaient-ils conscience de ce que cet endroit me faisait endurer ? De la véracité de chacun de mes cauchemars, quand, réveillée en sursaut, je tombais sur une autre cave ? Garder ses pensées pour soit, ne jamais montré ce que l’on ressent, peiné à sourire, peiné à parler. Peinée à vivre.

Ca n’était pas la vie que je voulais. Je voulais devenir forte. Une femme, dépassée le stade de l’enfant apeurée pour l’affronter. Parce qu’au fond, je le sentais, je ne laisserais personne d’autre que moi l’affronter. Le sacrifice de la martyre. Il me faudrait du temps et ce temps, je n’étais pas sûre que Jack me l’offre.

Je pouvais donner le change autant que je voulais à des inconnus, face à ceux qui me connaissaient, ceux qui savaient, je n’arrivais pas. Je ne suis pas une bonne menteuse et sans doute que ça marche en ma défaveur à présent.

Quelqu’un en mesure de m’aider. Cette chose, je l’avais déjà entendu, plus ou moins. Si Jean ne pouvait m’aider, il ne restait qu’une seule personne ici, capable de le faire.

- Le professeur Xavier, c’est ça ? Logan y pense souvent. Il le tient en profond respect et semble être aimé de tout le monde ici.

Je vivais en dessous d’eux, mais j’entendais ce que chaque personne pouvait penser, alors oui, ce Professeur semblait ne plus avoir de secret pour moi, du moins, avec l’esprit des autres. Jean semblait différente. Un peu plus fragile que celle que j’avais pu rencontrer dans mon esprit. Je la savais morte, à une époque. Vivre de nouveau devait être un changement de taille et il était vrai que je ne pouvais pas me reposer sur elle, qui devait se reconstruire. Ni sur Logan qui se devait d’être là pour celle qu’il aimait.

Bloquer ses pouvoirs ? Mes yeux s’écarquillèrent, ma bouche fit un « oh » de surprise et pourtant, aucun son ne pu en sortir. C’était donc possible de renoncer à ce que nous étions ? Pendant des années, j’avais voulu, secrètement, que l’on me retire tout ça, pour n’être plus rien aux yeux de Jack et vivre, tranquillement.
Quand nos regards s’accrochèrent, je compris le but de la manœuvre et ma respiration se coupa quelques secondes.

- Je ne peux pas. Je l’ai voulu pendant des années, ces quelques dizaines d’années. Je l’ai voulu, secrètement, priant pour que ça soit possible, mais aujourd’hui, je ne peux pas. A force d’avoir affronté, si je peux dire ça comme ça, nos esprits, je sais qu’un lien étrange nous relis. Si je refuse ce que je suis, si je mets derrière moi ce que je suis capable de faire, c’est le faire gagner. Quand j’étais au Canada, c’est ce qui m’a permis de sauver ma vie. En appelant Logan, en l’aidant à me retrouver. Je ne connais pas bien les rouages de mon pouvoir, mais si je lui tourne le dos, Jack arrivera par surprise.

Je ne pensais pas que je répondrais si rapidement, si facilement avec une voix sans émotion. Un peu comme dans la cave, dans mon esprit, quelques jours plus tôt.

- Je préfère souffrir, les entendre, qu’ils me haïssent même, mais ne pas les mettre en danger. Je ne peux pas vous mettre en danger, vous, cette école et encore moins Logan. Je sais, que je joue les martyres, mais ma vie, moi, j’ai appris à la mettre derrière moi. Je sais que je n’ai pas le choix que d’apprendre, même si je m’en sens incapable.

Je pris une petite respiration, grattant le dessus du plâtre de ma main, de ma seconde, nerveusement. Ces blessures me ramenaient à ce que j’avais vécut, mais aussi, à ce que j’avais pu faire d’étonnant, d’exceptionnel. J’avais décidé de rester, d’apprendre, pour être forte, pour ne plus souffrir, pour me sauver et même si à l’instant, j’avais l’impression que c’était tout bonnement impossible, j’en venais à simplement me dire, que ça n’était plus dans ma cave, que je vivais.

- La reconstruction, c’est un travail périlleux, je ne vous apprends rien. Et j’en suis terrifiée. J’ai peur de prendre gout à tout ça et de tout perdre. J’ai peur, je ne le cache pas, de simplement y arriver. J’ai peur de l’inconnu et pourtant, pour quelqu’un comme nous… l’inconnu se faire rare. Les maux de crânes, les émotions des autres, les secrets, tout ça, je vis avec depuis des années. Je me suis oubliée, sans doute que je ne me suis pas découverte, mais si je tourne le dos à ce que je suis, c’est le faire gagner…Et je crois qu’après ce que j’ai vécut dernièrement, je ne suis pas prête.

Les larmes étaient montées peu à peu, sans qu’elles ne coulent. Ne pas flancher, ne pas craquer, ne pas ressentir. S’éloigner et avancer. Un peu à la manière de Jack. Sans émotions et avec détermination. Bien évidemment, je venais, aussi, à demi-mot, de lui avouer que ce qu’elle avait vécut, j’en avais eu vent. Pas dans sa totalité, mais je savais pour elle.



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Jean Grey
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Ven 1 Déc 2017 - 15:07
Visiblement, Donna avait déjà entendu parler du Professeur. C'était ce que semblait indiquer ses propos. Mais rapidement, Jean réalisa qu'en réalité, personne ne lui en avait véritablement parlé … En réalité, la jeune femme sous-entendait d'avantage avoir obtenu des informations sur Charles à travers ce qu'elle avait pu voir et entendre dans l'esprit de différentes personnes, notamment Logan. Un instant, la mutante se demanda comment Wolverine percevait ce genre d'intrusion dans son esprit, lui qui était farouchement opposé au fait qu'on s’immisce dans sa tête. Une chose était sûre, Donna allait devoir apprendre rapidement à contrôler son pouvoir afin de cesser de s'introduire ainsi dans l'intimité des gens … ce n'était éthiquement absolument pas acceptable … et si elle continuait ainsi, elle ne tarderait pas à se faire des ennemis. Jean savait de quoi elle parlait … même si de son côté, elle avait rapidement appris à ne plus lire dans les esprits sans s'en rendre compte, elle savait la méfiance que les télépathes ne manquaient jamais de faire naître chez les autres … Après tout, tout le monde avait ses petits secrets … et l'idée qu'un parfait inconnu puisse y avoir accès librement, n'était jamais agréable.

Lorsque Jean aborda la possibilité de brider ses pouvoirs à la jeune femme, pour les lui rendre ensuite progressivement afin qu'elle apprenne à se familiariser avec eux, cette dernière se braqua totalement, refusant en bloc cette proposition. D'après elle, même si longtemps elle avait souhaité se débarrasser de ses capacités, aujourd'hui, y renoncer signifiait se mettre en danger face à son père … perdre par forfait. Elle préférait endurer son impuissance face à ce pouvoir, plutôt que de prendre le risque de mettre en danger cet endroit et ses occupants.

Pour Jean, tout ceci n'avait aucun sens, mais elle préféra ne rien dire. De toute manière, il était évident que Donna était convaincue de ce qu'elle pensait. Tenter de lui faire entendre autre chose n'était sûrement pas possible. Pourtant, Grey restait persuadée que son idée restait la plus simple et la plus efficace. Actuellement, Donna n'était pas dans les meilleurs conditions pour apprendre à gérer son potentiel … elle partait avec un handicap majeur … plusieurs en fait. Le premier était ce pouvoir qu'elle ne comprenait même pas, qu'elle subissait … qui la tourmentait. C'était comme espérer monter une toile de tente en pleine tempête, sans parler du fait qu'avec le temps, les choses empireraient jusqu'à faire de Donna un danger pour les autres … un télépathe hors contrôle n'était jamais une bonne chose. Le second handicap … c'était tout simplement cette fixation qu'elle faisait sur son père … cette conviction qu'il était tout puissant et invincible … et qu'il parviendrait sans souci à l'atteindre jusqu'ici. Et finalement, son dernier handicap, c'était cette façon qu'elle avait sans arrêt de se mettre en position de victime … en position de personne vulnérable … comme si elle doutait d'elle-même. Pourtant, plus tôt, elle l'avait elle-même dit, elle était parvenue à se dépasser au Canada. Alors pourquoi sans cesse se rabaisser et se convaincre de ne rien pouvoir changer ?

Si elle ne leur faisait pas confiance, alors Jean doutait qu'ici quiconque puisse lui venir en aide.

Donna poursuivit, tenant toujours un discours plein de contre-sens. Elle parla de son désir de réussir … mais également de sa peur de réussir. Encore une fois, Jack continuait de venir jouer les troubles-fête. Encore une fois, l'influence qu'il avait sur elle, l'empêchait d'avancer … la gardant prisonnière de son joug. Cette fois, Jean ne parvint à retenir un rire sec et sarcastique, avant de regagner son calme. Sans doute avait-elle craqué en comprenant que cette jeune femme savait des choses sur elle … alors qu'en fait, elle était sans doute très loin du compte … très loin de savoir ce que ressentait la rousse.

« Tu ne vois donc pas, Donna ?, finit-elle par lui répondre. Tu ne vois donc pas qu'en te morfondant sur toi-même, qu'en refusant les mains tendues, ainsi que les possibilités d'avancer, en gardant cette attitude de petite fille blessée et faible … tu ne vois donc pas qu'il a déjà gagné ?! »

Jean avait conscience que ses propos étaient durs, mais elle ne voyait plus d'autres moyens à présent. Elle devait secouer Donna, lui faire une sorte d'électrochoc pour que cette dernière réalise l'impasse dans laquelle elle se plaçait toute seule.

« Tu fais tout pour que Logan vienne te chercher et te sauver, quitte à ce qu'il se mette en danger. Tu parviens à obtenir de lui une solution, un moyen de t'en sortir, et maintenant que tu l'obtiens … que tu es à deux doigts de réussir … tu y renonces. Et pourquoi ? Parce que tu as peur que la suite n'en soit que meilleur ? Est-ce que tu réalises l'absurdité de cette situation ? Il t'offre la possibilité de t'en sortir, d'être en contact avec les bonnes personnes, celles qui seront en mesure de te donner une solution, et toi … tu continues de fuir ? »

Nerveusement, Jean passa une main dans ses cheveux, tentant par la même occasion de redescendre en pression. Après un long soupir, elle se sentit de nouveau plus calme et à même de poursuivre.

« Ici, tu ne crains rien. J'ignore de quoi est capable ce Jack … mais crois-moi, s'il a un minimum de bon sens, jamais il ne s'attaquera à cet endroit. C'est une sorte de télépathe flippant ? Ok. Mais entre ces murs, il y a sans doute le plus puissant télépathe de cette planète. Alors, je doute sérieusement que ton père puisse faire le poids contre lui. »
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Ven 1 Déc 2017 - 16:03
Entre rousses bien pensantes.

L a douche froide. L’impression de tomber, de dégringoler, de ne jamais s’arrêter, de supporter ses mots, aussi tranchant que des lames de rasoirs qui brisent peu à peu la carapace que je tente de garder autour de moi. Je tente de garder constance, ne rien montrer mais au fond de moi, c’est comme si explose une bombe pour détruire tout ce qui était un tant soit peu de tangible autour de moi.

La petite fille blessée et faible… C’était celle qui était resté dans sa cave, à l’abri du monde, protégé d’elle-même, mais pas de Jack. Comment pouvait-elle être aussi dure ? En moi, le fil de pensées explosa, sans pouvoir trouver un lien conducteur. Mêlé à ceux des autres, les miennes semblaient dérisoires.
Elle se trompait sur toute la ligne et pour une fois, il était hors de question que je craque, je tombe un peu plus, sans me défendre.

- Vous avez eu quelqu’un quand vos pouvoirs se sont montrés à vous. Moi, je n’avais qu’un père qui a toujours tout fait pour m’affaiblir, pour les faire sortir. Et vous n’avez strictement aucune idée de tout ce que j’ai pu vivre là-bas.

De nouveau, froide, sans presque aucune émotion. Il n’était pas ici question de fierté, mais de douleur. La douleur à l’état pur. Elle n’avait donc aucune idée de ce qu’est une personne hésitante, brisée, perdue ?

- Vous arrivez ici avec vos grands discours, mais que savez-vous quand on a passez 25 ans à vivre dans le noir ? Que la première fois qu’on voit le soleil, c’est pour vous confronter à la guerre ? Que la seule personne que j’ai pu voir, chaque jour, c’était un homme violent ? Je ne renonce, pas, sinon, je n’en serais pas là où je suis aujourd’hui. Pour vous, c’est sans doute rien, mais pour moi, c’est beaucoup. Je n’ai pas eu la chance d’avoir une famille, des mentors, une école pour m’aider, des amis. J’ai été toute seule, toute ma vie, alors ma retenue, elle est légitime.

Parce que tout ça, je le savais. Elle n’avait donc aucune idée de ce que c’était que de se réveiller un jour et devoir tout apprendre, en peu de temps, pour tenter de suivre le monde et sa rapidité ? D’être perdue à ne pas savoir par quoi commencer, avec qui, comment et où ?

- J’ai peur et je ne m’en cache pas. Dans votre tour d’ivoire, vous avez un passé ! Moi, j’ai quoi, si ce n’est la violence et les coups ? La peur de ce que je suis, puisque jamais personne ne m’a appris à m’en servir, à me contenir ! Vous croyez que je ne me haï pas assez pour avoir fait subir ça à Logan ? Que je ne revis pas sa souffrance, pour quelqu’un comme MOI ?

Sans doute était-ce la colère, la peine, peut-être la fierté finalement, mais les larmes, coulèrent, silencieuses sur mes joues. De toute façon j’étais faible à ses yeux, en remettre une couche, peu importe ici.

- Votre solution, c’est de supprimer la seule chose que je connais et qui me permet de tenir ! Parce que mon apprentissage, de la vie, ça vient des autres et de ce qu’ils savent. Ca vient de mes arrières que je dois protéger en sondant, si jamais il n’est pas là ! Alors traitez-moi de lâche, si vous le voulez. Mais j’ai accepté la proposition de Logan ! De rester ici et d’apprendre ! Et dans votre monde, ça veut peut-être dire qu’on oublie, le reste, mais pas chez moi ! Accepter ne veut pas dire de supprimer la peur ! Il a fait de ma vie un enfer et ça n’est pas une piètre année de liberté qui me fera oublié plus de vingt ans de peur !

Ma voix tremblait, s’intensifiait par instant. J’avais déjà bien assez de me combattre, moi, mes faiblesses, ma peur. Je refusais de la laisser m’abattre. Parce que visiblement, elle n’avait aucune idée de ce que pouvait être mon esprit. Non pas les voix, mais moi, juste moi. J’ignorais tout de moi et avoir cette vision en face de moi me donner envie de hurler. Chaque jours, je me levais, tentant de trouver des solutions. Pour elles, elles n’étaient pas forcément bonnes, mais pour moi, c’était la seule chose que je pouvais faire seule.

- C’est justement ça, votre problème. Vous ignorez tout de Jack. Un visage, des dires, des cicatrices, ça ne vous apprend rien sur lui. Vous ne pouvez pas arriver ici et me dire d’oublier tout ce que j’ai vécu. Croyez-moi, j’ai essayé ! De retourner mes pouvoirs contre moi à me faire tout oublier, parce que je préfère ne rien savoir que de penser chaque jour à tout ça. De me réveiller en sursaut, de ne jamais réellement dormir, parce que jamais je n’ai pu avoir une seule nuit de sommeil sans craindre qu’il ne vienne ! Je n’ai jamais pu apprécier un vrai repas. De me sentir en prison, sans cesse. Vous croyez que c’est facile ? De ne faire confiance à personne ? De craindre un visage au loin ? Je n’ai pas eu la possibilité, une seule fois, de me reposer sur quelqu’un. Seulement…

Ma voix se brisa, un sanglot éclata. C’était bien trop dur, ce que je venais à lui dire, c’était mes craintes, mes frayeurs, mes pensées mises par les mots. Faire partager ce que j’étais… Et ce que j’étais, je n’en savais rien.

- Voyez-moi comme faible. Je suis brisée, je ne le cache pas, pas ici, mais je me lève chaque jours. Je vais travailler, chaque jour. J’apprends, chaque jour. Je tente de combattre l’influence qu’il a eue sur moi et qu’il continue à avoir. Je créer des liens, chaque jours. J’arrive même à sourire, chaque jour. Vous arrivez à vous reposer sur les autres, il vous a fallut combien de temps, à vous, pour ne pas avoir peur ? Arrivez-vous seulement, à ne plus jamais avoir peur ? Parce que vous ne pouvez pas exigez de moi, que je fasse confiance à quelqu’un, quand je ne sais même pas qui je suis. La seule chose que je sais, c’est que je suis la fille d’un monstre qui a joué avec mon esprit, avec mon corps et que j’en paie encore les conséquences.

C’était sans doute, l’une des premières fois où j’arrivais à parler avec tant de simplicité. Ce que j’avais sur le cœur, sur l’âme. Si j’avais un cruel manque de confiance en moi, que je me trouvais fiable, je savais surtout, que j’étais en vie, que j’étais capable d’autres choses. Mais ça n’est pas sans temps, ni en sortant d’une énième rencontre avec la mort que je pourrais croire que tout est possible.

Je baissais la tête, tentant de refouler mes larmes. Étonnamment, je me sentais un peu plus...calme. Comme si parler avait fait sauté une partie du poids de mes épaules.

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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Ven 1 Déc 2017 - 19:22
Donna explosa suite aux propos du médecin. Visiblement, elle avait été piquée au vif, et à présent, elle n'était plus capable de se contrôler. Elle se lança dans un déballage de justifications, de diatribes et de critiques qui semblèrent sans fin, comme si un barrage avait cédé en elle. De son côté, Jean la laissa déverser sa colère, l'écoutant de manière stoïque, même lorsqu'elle était comparée à une moralisatrice mal placée et qui n'y comprenait rien, et à qui la vie avait tout donné. La crise dura plusieurs longues minutes, durant lesquelles Grey ne décrocha pas un mot, se contentant de rester immobile et imperturbable malgré les accusations qui pleuvaient. Quelque part, en voyant la réaction de la jeune femme, Jean avait parfaitement compris qu'elles étaient toutes les deux dans une impasse. Insister d'avantage n'aurait été qu'une perte de temps … temps précieux que la télépathe pouvait investir de manière plus productive dans d'autres projets.

Lorsque Donna eut enfin terminé, la rousse continua de garder le silence, sans quitter du regard la jeune femme qui à présent baissait la tête et peinait à retenir ses larmes. Il était évident que pour l'heure, cette personne n'était pas prête à entendre une autre vérité que la sienne. Bloquée dans cette perception du monde qui était la sienne, elle n'était pas prête pour ce que cet endroit avait à lui offrir. Jean avait soigné son corps, elle l'avait réparé physiquement. Mais pour ce qui était du mental, elle avait bien essayé … mais quelque part, en face, il n'y avait qu'un mur. Qu'importait la manière dont elle abordait le problème, elle finissait systématiquement par arriver au même endroit … à la même situation.

« Si tu as envie de prendre les choses ainsi, c'est ton droit. Visiblement, tu n'es pas encore prête pour aller de l'avant, et pour libérer ton esprit afin d'apprendre efficacement à contrôler ton pouvoir. Et puisque tu sembles convaincue que je ne peux rien comprendre de ce que tu as traversé et de ce que tu vis actuellement, alors il parait évident que je ne peux rien de plus pour toi », lui annonça-t-elle d'une voix neutre.

Donna pourrait toujours tenter d'apprendre par ses propres moyens, mais sans quelqu'un pour la guider, pour lui dire comment s'y prendre, le processus serait sans doute beaucoup plus long et hasardeux … voire, douloureux et périlleux. Et c'était compter sur le fait que cette habitude qu'elle avait de lire dans la conscience des gens sans leur autorisation, ne manquerait pas de lui attirer des ennuis. Les mutants n'avaient pas vraiment la cote, et encore moins ceux qui vampirisaient les souvenirs. Mais ce problème d'éthique n'était pas l'aspect le plus grave de cette situation désastreuse. Il y avait bien pire qu'un télépathe sans scrupule … il y avait un télépathe dépassé et qui perdait le contrôle. De cette configuration, Donna pouvait déjà clairement cocher la case 'dépassée' … ce qui n'augurait rien de bon pour son avenir. Car tôt ou tard, un mutant aux capacités psychiques, qui n'apprenait pas à les maîtriser, perdait inévitablement le contrôle et devenait le propre instrument de son pouvoir.

« Je dois toutefois te mettre en garde : un télépathe qui ne sait pas se contrôler est un danger … une véritable bombe à retardement … aussi bien pour lui-même que pour les autres … y compris pour les personnes qui lui sont chères. C'est également une faille que tes adversaires ne manqueront pas d'exploiter. Bien entendu, tu fais ce que tu veux de ces avertissements. »

Aujourd'hui, elle n'était plus au milieu de la campagne. Si elle perdait le contrôle, les victimes ne seraient pas les rares voisins qui l'entouraient. A présent, elle était à Los Angeles, l'une des villes à la plus haute densité de population. En cas le problème, le nombre de victimes pourrait rapidement se compter en centaines, voire en milliers de personnes.

N'ayant rien d'autre à ajouter, Jean laissa alors la jeune femme, s'éloignant d'elle pour aller s'occuper d'autres affaires qui l'attendaient plus loin.
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Donna Holloway
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MessageSujet: Re: Entre rousses bien pensantes ft Donna   Dim 3 Déc 2017 - 23:56
Entre rousses bien pensantes.

J’avais l’impression qu’elle refusait de comprendre ce que je lui avais dit. Pas prête pour aller de l’avant ? C’est ce qu’elle pensait, après tout ce que j’avais traversé pour finir ici ? La route était longue derrière moi et si elle l’était devant moi, qu’elle me terrorisé, je ne baissais pas les bras. Encore moins maintenant.

- Avoir peur ne signifie pas que je refuse quoi que ce soit. Je ne veux pas dire au revoir à mon pouvoir, ne serait-ce que pour un temps. Si j’ai réussi à calmer et supporter les maux de crâne, je me dis que je peux le supporter. Vous ne pouvez pas comprendre ce que j’ai vécut, comme je ne peux pas comprendre ce que vous avez vécut. Le passé est propre à chacun.


J’avais trouvé des réponses, des brides de réponses, du moins, dans les livres de psychologie que j’avais pu lire. Le cerveau humain est bien plus compliqué que ce que je peux le voir. Après tout, je n’ai accès qu’aux pensées, pas à ce qui se passe au plus profond et pourtant, c’est tellement intéressant

- Je suis…libre, si on peut dire ça, depuis tellement peu de temps, que tout me parait insurmontable. Mais je sais aussi de quoi je suis capable. Vous l’avez dit vous-même, c’est le contraire de faible. C’est encore une version que j’ai du mal à voir. J’ai accepté de venir ici, alors ne dite pas que je ne suis pas prête. Je… Je veux juste garde ce que j’ai toujours connu.

Parce que si on m’enlevait ce que j’étais, qu’est-ce qui me restait ? J’aurais voulu qu’elle comprenne ça. Je n’avais ni mère, ni père digne de ce nom, ni passé, ni réelles ambitions si ce n’est de m’en sortir. Elle connaissait la cave qui me définissait, sans doute à tort, elle pouvait comprendre que le changement était impressionnant.

A l’écouter, je frissonnais. Etait-ce pour ça qu’on lui avait supprimé ses pouvoirs ? Avait-elle connu autre chose que ce que j’avais vu dans l’esprit de Logan ? Cette femme était un mystère, d’autant plus que je ne pouvais lire en elle. Je l’enviais.

- C’est pour ça que je veux apprendre, d’abord, à fermer mon esprit. C’est le plus important, la tâche que je veux faire en premier lieu. Je sais que j’en suis capable. A dire vrai… J’ai réussi, quelques secondes par-ci, par-là. Alors je me dis que si j’ai réussi par instant, je peux aussi le faire.

J’essayais de lui faire comprendre que je ne refusais pas son aide. Parce que ça n’était pas le cas. Aucune aide, je ne pouvais la refuser, au contraire, vu ma situation, c’était du suicide et après ce que j’avais vécut, c’était un peu stupide.

- Ne partez pas… Je ne veux pas que vous pensiez que je vous manque de respect où que je refuse votre aide. Je ne peux pas rejeter mes pouvoirs, pas maintenant que je suis arrivée à ce point. Ca serait comme revenir en arrière. Peut-être que ça vous échappe, mais… J’ai envie d’avancer. C’est pour ça, aussi, que je suis là.

Je soupirais, reprenant les livres entre mes doigts en caressant la couverture de chaque. Elle avait pensé à ça, c’était vraiment appréciable et j’étais ravie. Un léger sourire sur les lèvres avant de soupirais, une nouvelle fois, d’une voix un peu plus douce.

- Comment je peux cloisonner mon esprit ? La concentration ?

J’avais compris, que vu sa situation, elle ne pouvait pas m’aider, réellement et je ne pouvais pas l’en blâmer, elle avait, elle-même, sa propre vie à reconstruire. J’avais cru comprendre, dans l’esprit des autres, que le professeur était absent, alors autant demander, ne serait-ce qu’une piste, pour pouvoir avancer. Parce que, c’était ce que je voulais.

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Entre rousses bien pensantes ft Donna

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