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She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)

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Jean Grey
X-Men
♠ CLASSE & NOM DE CODE : Classe 5 - Marvel Girl ou Phénix
♠ EMPLOI : anciennement professeur et médecin
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MessageSujet: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Ven 2 Fév 2018 - 23:51
She's alive ! ALIVE !
Statut du sujet : Privé ft. Matt Murdock
Date du rp : en début d'année
Météo & moment de la journée : En début d'après midi, un ciel plutôt dégagé, même s'il fait frais.
Autre : dans le cabinet d'avocat de Matt Murdock




Après avoir payé le chauffeur, Jean descendit du taxi qui l'avait conduite dans ce quartier de New York Town. Devant elle, se dressait un immeuble de briques rouges. D'un rapide coup d’œil autour d'elle, la rousse put remarquer que dans cette rue, c'était à s'y méprendre. Aussi bien l'ambiance que l'architecture des lieux rappelaient la véritable ville de New York City avant qu'elle ne soit devenue inhabitable … ou tout du moins, ce qu'avait pu en voir Jean sur des photos d'archive. Parce que pour elle, cette ville détruite restait encore très abstraite suite à son amnésie. Et même si certains de ses souvenirs lui revenaient peu à peu, ceux concernant la Ville qui ne Dormait Jamais n'en faisaient pas partie. Et dire qu'à quelques blocks de là, c'était un décor bien différent qui prenait le relais, celui de Los Angeles et de ses palmiers.

Sortant un papier de sa pochette, la mutante lut une dernière fois l'adresse inscrite dessus. Elle était au bon endroit. C'était Frank Castle qui lui avait donné ce tuyau. Visiblement, il connaissait un avocat qu'il estimait être en mesure de venir en aide à Grey pour son souci … administratif. Mourir n'était pas toujours facile … revenir dix ans plus tard à la vie, encore moins. Sans doute le Punisher se sentait-il légèrement redevable envers la télépathe pour lui avoir donné cette adresse, et ceci malgré le passif entre lui et le fameux avocat. Plantée dans ses escarpins vernis rouge, et vêtue d'un ensemble de tailleur gris complété d'un chemisier blanc, la rousse entra alors dans la bâtisse. Elle n'eut pas à aller bien loin, le cabinet de l'avocat se trouvant au rez-de-chaussée. Après avoir sonné à la porte, elle entra, comme l'indiquait un écriteau sur le mur.

Immédiatement, Jean se retrouva dans une salle meublée de plusieurs chaises réparties le long des murs. C'était visiblement une salle d'attente. Un instant, la rousse resta à l'entrée, observant la pièce, vide de tout client. Etait-ce bon signe ? En toute logique, pas vraiment. Un avocat talentueux devait sans doute être d'avantage sollicité … et également tenir son cabinet ailleurs qu'au niveau d'un rez-de-chaussée. Mais qu'importait. Frank lui avait assuré que ce type était bon dans son domaine, aussi choisit-elle de lui faire confiance. Traversant la pièce, elle alla s'asseoir sur une chaise, en attendant … en attendant quoi ? Qu'on vienne à elle ? Quelqu'un savait forcément qu'elle était là, puisqu'elle avait sonné avant d'entrer. Peut-être que l'avocat était déjà occupé avec un autre client, s'entretenant avec lui dans … son bureau ? Il y avait bien une porte qui devait forcément donner sur une autre pièce, et vu qu'ici, il n'y avait pas de quoi tenir un entretien en privé, Jean supposa que cette autre pièce devait en faire office. Pianotant nerveusement du bout des ongles sur sa pochette, elle attendit, ayant tout le loisir d'étudier les lieux. La peinture sur les murs faisait grise mine, et le linoléum au sol ne se portait pas mieux. Mais qu'importait … ce n'était avec un intérieur de rêve que l'on défendait les droits des gens.

Jean en avait conscience … si elle se montrait aussi pointilleuse sur ce genre détails futiles … c'était simplement parce qu'elle avait peur de l'échec … l'échec de cette démarche pour lui rendre un statut légal. Et cette peur la poussait à trouver le moindre prétexte, la moindre excuse pour renoncer … pour sortir de cet immeuble … pour changer de décision et ne pas entamer d'avantage de démarche pour essayer de se sortir de cette situation. Ne pas essayer était le meilleur moyen de ne pas échouer … mais c'était également la certitude absolue de ne pas réussir.

Avait-elle sonné avant d'entrer ? Les doigts s'immobilisèrent sur le cuir de la pochette, le geste comme suspendu. Un doute s'empara de Jean. Elle n'était plus certaine de l'avoir fait … personne n'était au courant qu'elle était là à attendre si elle ne l'avait pas fait. Elle ne se souvenait plus. Ce fut à ce moment là que la porte s'ouvrit, dévoilant un homme châtain, dans la trentaine, portant un costume classique et … une paire de lunettes de soleil aux verres légèrement rouges. Des lunettes de soleil … en intérieur … Ce n'était pas sans rappeler à Jean un certain X-men. Chassant cette pensée de son esprit, la rousse le leva pour aller à la rencontre du nouveau venu, lui tendant une main pour le saluer.

« Bonjour, je m'appelle Jean Grey. J'aurais souhaité m'entretenir avec Maître Murdock si possible … je suis désolée … je suis venue sans rendez-vous. »

Voilà. A présent, elle ne pouvait plus reculer ... et elle s'en trouvait presque soulagée.
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Matt Murdock
Defenders
♠ EMPLOI : Avocat.
MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Sam 3 Fév 2018 - 21:21

« SHE'S ALIVE ! ALIVE ! (FEAT. MATT MURDOCK) »

ft. Jean Grey

_____
La salle d'attente du cabinet Murdock n'a rien d'impressionnant.
À vrai dire, elle est même assez médiocre, voire repoussante ; le locataire des lieux en a conscience, mais ses faibles revenus, et le peu de temps qu'il peut accorder à la décoration, l'empêchent de faire mieux.
Généralement, ses clients font fi de ces éléments annexes, trop occupés à craindre pour leurs problèmes, trop heureux de bénéficier d'une aide de la part de l'avocat qui est désormais connu comme l'ultime espoir de New York Town.

Alors que la porte principale s'ouvre, et qu'une jeune femme extraordinaire pénètre dans la salle d'attente… rien ne se passe.
Ni bruit. Ni mouvement. Ni réaction.
Jean Grey est laissée seule, dans cette pièce triste et mal décorée - seule, avec ses doutes, ses craintes, et ses hésitations.
Mais cela ne dure pas.

La porte de la seconde pièce s'ouvre, et une forme s'en échappe - celle d'un homme, de taille moyenne, vêtu d'un costume classique d'avocat, qui affiche un petit sourire tranquille.
Spoiler:
 
La jeune femme ne tarde pas, néanmoins, à remarquer certains détails. Les lunettes rondes et rouges. Les traces de bleus, de coups. Et un étrange pressentiment, bien sûr, même si elle se lance dans son explication, comme un saut dans le vide.

"Bonjour. Vous avez de la chance, c'est la journée sans rendez-vous… en fait, c'est même la journée sans consultation, car c'est la journée de la rédaction des assignations et des conclusions, mais nous ferons exception pour vous. Et vous avez même doublement de la chance - car je suis Maître Murdock."

Il lève sa main vers elle, dans sa direction mais pas vraiment en face d'elle ; il doit donner le change, même s'il sait parfaitement où elle se trouve.

"Matthew ira très bien. Bonjour, Miss Grey."

Il se tourne, légèrement, pour ouvrir la voie vers son bureau avec sa main libre.

"Si vous voulez bien me suivre."

Sans un mot, il lâche la jeune femme, et se dirige vers l'intérieur ; il mène ainsi Jean dans une pièce classique, avec un meuble central, deux sièges devant, un siège derrière, des étagères sur les côtés, beaucoup de documents sur le bureau - et un ordinateur, fatigué, allumé, et bourdonnant.

"Excusez le désordre, je ne prévoyais pas de recevoir… mais cela ne pose aucun souci. Asseyez-vous."

Récupérant sa canne, posée à côté de la porte, il se dirige vers son bureau, et s'assoit.
Avant d'esquisser un immense sourire, en croisant les doigts sur le meuble.

"Oui, Miss Grey. Je suis aveugle. Mais cela ne m'empêche pas d'être avocat, et d'être un bon avocat. Si cela vous pose un problème, je le comprendrais - mais je vous assure que je suis pleinement capable de vous défendre ou vous conseiller, comme vous le souhaitez."

Sa voix est calme, douce. Posée, presque rassurante.

"Que puis-je pour vous ?"

Il sourit, et attend.
Mais il n'est pas à l'aise - il est sur ses gardes, en fait.
Car il a entendu. Car il a senti.

Jean Grey n'est pas quelqu'un de normal. Jean Grey irradie, par sa seule présence ; elle a modifié l'atmosphère du cabinet, elle irradie littéralement. Il ne voit rien, mais il sent - et il sent qu'elle est exceptionnelle, oui.
Exceptionnellement dangereuse.
Son odeur est étrange, et pas uniquement parce qu'elle tient un papier contenant des traces de Frank Castle, que Matt reconnaîtrait n'importe où. Son odeur sent… le feu ; les flammes. La puissance, brute et absolue.
Et sa voix… sa voix pourrait briser les murs. Les tours. Les mondes. Tout comme ses mouvements, les plissements de son corps.

Matt sourit et attend ; il est sur ses gardes.
Mais il l'aidera. Quoi qu'il en coûte.

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Jean Grey
X-Men
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MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Sam 3 Fév 2018 - 22:03
L'homme fit remarquer à Jean que c'était son jour de chance, puisqu'à priori, elle allait pouvoir être reçue immédiatement, même si ce n'était pas censé être une journée assignée à ce genre d'entretien. Elle faisait donc face à Matt Murdock, ou plutôt Matthew comme il l'invita par la suite à l'appeler. Lui avait-il dit cela en plaisantant … ou bien, était-il sérieux ? Il faisait une exception pour elle … mais en quel honneur ? La rousse n'eut pas vraiment le temps de se poser la question, puisqu'une autre curiosité suivit lorsqu'il lui tendit la main pour la saluer … la manquant totalement. Etait-il ivre ou un truc dans le genre ? La mutante s'occupa alors de rectifier la maladresse, légèrement prise de court par l'attitude de l'avocat, s'avançant légèrement pour venir lui saisir la main délicatement. Il l'invita ensuite à le suivre dans son bureau. Ce type était vraiment … curieux. Jean n'arrivait pas à savoir si c'était de la maladresse ou … un manque de professionnalisme.

Le moins que l'on pouvait dire, c'était que cette pièce était tout aussi sommaire que la précédente. Il n'y avait pas de place pour le superflu … juste l'indispensable. Un bureau, un fauteuil pour Matthew, deux autres en face pour ses clients, quelques étagères sur lesquelles figuraient divers dossiers et autres bouquins de droit … et pour finir, un ordinateur qui ne devait pas avoir vu une seule mise à jour depuis … le début de la décennie. Matt s'excusa pour le désordre et les dossiers et autres documents accumulés sur son bureau. Jean commençait presque à se demander ce qu'elle était venue faire ici. Mais maintenant qu'elle y était … pourquoi reculer. Après tout, ça ne l'engageait à rien. Aussi, prit-elle place dans l'un des deux fauteuils réservés aux clients.

« Ce n'est rien, l'excusa-t-elle machinalement. Après tout, c'est la journée de la paperasse de ce que j'ai compris. »

Avant de rejoindre son propre fauteuil, Matthew saisit … une canne blanche. Un aveugle … elle faisait face à un non-voyant. Qu'elle avait été idiote de croire autre chose. Honteuse, Jean sentit ses joues rosir, détournant inutilement le regard un instant par pudeur pour lui … encore un geste stupide. Une chance pour elle, il ne pouvait pas rien voir de tout ceci, ce qui épargnait à la rousse d'avantage d'inconfort et de ridicule. Toutefois, la suite laissa entendre à Jean que sa gêne n'était pas passée si inaperçue que cela, puisque Matt lui expliqua que malgré son handicap, il était tout à fait à même de la défendre dans une cour de justice. A croire qu'il avait lu dans sa tête ou qu'il avait vu ses réactions.

Grillée !

Honteusement, Jean se mordit la lèvre inférieure, baissant le regard un instant, fixant ses mains aux doigts noués entre eux sur sa pochette de cuir, elle-même sur ses genoux. Une gamine prise la main dans le sac.

« Désolée … je n'ai pas voulu vous manquer de respect », se confondit-elle.

Nerveusement, elle se passa une main dans les cheveux. Si Jean était tendue, lui de son côté, semblait plutôt à l'aise avec ce qu'il venait de se passer. En tout cas, il donnait bien le change. Sans doute avait-il l'habitude de ce genre de malaise. La rousse le regarda quelques secondes, alors qu'il lui demandait en quoi il pouvait l'aider. Un instant, elle le soupçonna presque de s'amuser de la situation. Comprenant que c'était à son tour de parler, elle commença par s'éclaircir la gorge, histoire de se débarrasser de toutes ces tensions.

« Voilà, je … euh … aux yeux de l'Etat, je suis … morte. Du coup, je ne peux plus prétendre à mon identité … et c'est plutôt handi-

Mauvais terme !

-bettant. Rien que pour pouvoir avoir une simple pièce d'identité, c'est tout bonnement impossible. Je voulais donc savoir s'il y avait un recours possible … parce que jusqu'à preuve du contraire, je suis belle et bien vivante comme vous pouvez le voir-

T'es sérieuse là ?!!!

… euh … enfin … vous voyez ce que je veux di-

Arrête !!!

Nan ! Enfin … »

Jean prit une profonde inspiration, avant d'expirer longuement pour tenter de ne pas tomber dans les pommes de bêtise.

« Il y aurait moyen que vous oubliez les trois dernières minutes … par pitié ? »
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Matt Murdock
Defenders
♠ EMPLOI : Avocat.
MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Dim 4 Fév 2018 - 19:55

« SHE'S ALIVE ! ALIVE ! (FEAT. MATT MURDOCK) »

ft. Jean Grey

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Matt esquisse un petit sourire, quand Jean Grey s'installe et réplique aux premiers échanges.

"Non… la paperasse, la logistique, comme les factures, à établir ou à régler, c'est le dimanche. Pour le jour de repos.
Aujourd'hui, c'est normalement… la rédaction des argumentaires. Un avocat ne fait pas que plaider, il prépare aussi ses plaidoiries, mais celles-ci ne sont que… le spectacle. Avant, et dans beaucoup de domaines, les procès ne se font que par écrit, par l'échange d'argumentaires, de ce qu'on appelle des conclusions ; on conteste, on attaque, on se défend.
Normalement, je ne m'occupe que de cela, aujourd'hui, et je refuse les consultations - mais il me semble clair que vous venez de loin, et je n'ai jamais su résister à une femme. Encore moins une cliente."


Il tourne légèrement la tête sur le côté, pour sonder l'inconnue et voir ainsi quelles seront ses réactions, comment elle va entendre et accepter ses mots.
La jeune femme enchaîne, finalement, sur sa gêne de ne pas l'avoir reconnu aveugle - et il sourit, avant de reprendre d'une voix douce et calme.

"Oh, ce n'est rien. Je prends comme un compliment que les gens ne voient pas de suite la cécité en moi - non pas que j'en ai honte, bien sûr. Mais j'entends, haha, être reconnu et appréhendé pour ce que je suis et ce que je sais faire, pas ce que le destin a décidé pour moi."

La nervosité enchaîne, alors.
Jean Grey demeure une énigme, et certainement une femme d'exception, dont les signaux sont perturbants voir même terrifiants, mais elle a quelques réactions normales ; c'est déjà ça.
Elle remet en place une mèche, hésite, attend ; puis se lance.
Et surprend, définitivement, son interlocuteur.

"Hem."

Il se recule légèrement sur son siège, et place ses doigts en clocher sous son menton.

"Je vois."

Un sourire, un brin enfantin, glisse sur ses lèvres la seconde d'après.

"Enfin, façon de parler."

Il ne peut jamais s'empêcher de laisser ces quelques traits d'esprit, plaisanteries s'échapper ; autant par goût personnel, que par goût de provoquer autrui, notamment ceux ou celles qui ont été un peu gênés par son handicap.
Cependant, il se reprend très vite, fait disparaître cette expression amusée, et reprend son ton professionnel et calme.

"Bref. J'envisage clairement les difficultés que vous éprouvez, Miss Grey. On l'ignore, mais beaucoup de gens sont confrontés à des sorts similaires : untel est considéré mort, car un homonyme est décédé et le mauvais nom a été coché ; et cela peut être difficile d'être ramené à la vie officiellement - difficile, mais pas impossible."

Il se penche en avant, et continue de parler en juriste.

"Beaucoup se souviennent souvent de l'histoire de ce jeune milliardaire, de ce gamin riche dont les parents ont été tués dans une ruelle sombre à la sortie d'un cinéma, et qui a disparu si longtemps que les gérants de sa société l'ont fait reconnaître mort. Mais le gamin ne l'était pas, mort, et il est revenu, pour récupérer ses parts et se passionner pour les sports extrêmes et le cuir… mais il n'y a pas que lui.
La procédure doit être présentée devant le Tribunal qui a, officiellement, reconnu le décès ou la disparition, et la demande doit être accompagnée d'éléments justifiant l'identité de la personne, notamment des témoignages ou des preuves génétiques."


Il ouvre les bras, et plonge son attention sur Jean, à la recherche d'éléments, de réactions, d'indices sur ce que ces mots peuvent déclencher en elle.

"Soyons clairs, Miss Grey : je suis prêt à vous aider, et je suis prêt à oublier ce que vous considérez comme des errements de langage, mais que je trouve juste une gêne humoristique. Mais.
Mais je vais devoir, pour cela, poser des questions désagréables."


Il soupire, légèrement, puis pose à plat ses mains sur le meuble.

"Que s'est-il passé pour que vous ayez été considérée morte ? Où l'événement ou la reconnaissance a-t-il eu lieu ? Avez-vous des preuves, des témoignages confirmant que vous êtes vous, des proches encore vivants et officiellement reconnus comme membres de votre famille ?
Et, plus important… pouvez-vous me payer ?"


Un petit gloussement s'échappe de ses lèvres, alors qu'il secoue la tête.

"Pardon… j'ai l'habitude des clients ayant des difficultés à régler. Dites-moi clairement quelles sont vos possibilités, et nous trouverons une solution."

Il lève sa main, dans la direction de Jean, bien plus précisément que précédemment.

"Je suis prêt à vous aider, Miss Grey. Mais il faudra m'aider, à vous aider."


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Jean Grey
X-Men
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MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Dim 4 Fév 2018 - 21:31
Il la corrigea lorsqu'elle évoqua les tâches administratives, expliquant qu'il avait plutôt, à l'origine, prévu de se pencher sur le travail en amont des procès, la préparation de ses défenses et autres activités propres à son travail d'avocat. Il n'omit pas non plus de préciser au passage, qu'habituellement, il n'acceptait pas de visite … mais que pour une femme, il était prêt à faire une exception. Jean afficha alors un air légèrement interloqué suite à ces mots, tout en le regardant comme … tendre l'oreille. A quoi jouait-il, bon sang ?! N'était-il pas censé traiter n'importe lequel de ses clients potentiels de la même manière, sans faire de favoritisme ? Ou bien … essayait-il une nouvelle fois de la provoquer ?

Dans le doute, Jean préféra ne faire aucun commentaire, se contentant de poursuivre en expliquant la raison de sa venue. Suite à ses excuses au sujet de sa réaction face au handicap de Matthew, ce dernier la rassura, expliquant qu'il prenait toujours plaisir à surprendre les gens, cela démontrant qu'il parvenait parfaitement à surmonter sa cécité. Puis s'enchaînèrent des maladresses de la part de la rousse, maladresses à laquelle l'avocat répondit avec humour dans le même style. Cela eut le don de légèrement rassurer Grey, qui comprit qu'il ne l'avait pas si mal pris. Elle le surprit même à esquisser un sourire. Finalement, il était en train de s'amuser d'elle … elle pouvait le sentir, et pas simplement à travers ce rictus au coin de ses lèvres. Encore une fois, la mutante n'en dit rien … après tout, c'était de bonne guerre … et elle préférait qu'il le prenne ainsi, plutôt qu'il ne s'offense.

Finalement, Matt regagna un sérieux bien plus perceptible, faisant comprendre que la glace à présent brisée, il était prêt à accorder toute son attention à cette histoire. Il la rassura en lui expliquant que finalement, sa situation n'était pas si exceptionnelle, chaque année ce genre de cas se présentant. A ces mots, Jean haussa un sourcil … non … il était loin du compte … très … loin du compte. La suite, il la lui révéla en se penchant légèrement vers elle, comme pour établir une sorte de complicité entre eux, partageant avec elle une anecdote en rapport avec ce genre d'affaire. D'un œil toujours critique, Jean l'observa faire, tout en continuant d'écouter ce qu'il lui disait. Il avait l'air si … à l'aise. C'en était presque perturbant … ou bien était-ce des restes de la honte de Jean qui continuaient de la garder sur cette sorte de position défensive.

Il commença ensuite à lui expliquer dans les grandes lignes la procédure à suivre pour mener une telle requête : des preuves de son identité, des témoins … le tout devant être porté devant le tribunal qui avait déclaré le décès. A cette idée, Jean se tendit légèrement sur son fauteuil, et le changement de position de Matt ne l'incita pas à se détendre, la surprenant à moitié, ni même ce qu'il lui demanda par la suite. Il allait devoir lui poser des questions … désagréables. La mutante crut déglutir une boule de billard tant la sensation en fut douloureuse dans sa gorge serrée, alors qu'en même temps, elle crut percevoir une sueur froide naître à la base de sa nuque, ses doigts se resserrant d'avantage que précédemment entre eux, jusqu'à lui en blanchir les phalanges.

S’enchaînèrent alors de la part de l'avocat une multitude de questions concernant les raisons qui avaient poussé à croire à la disparition de Jean. Finalement, ce n'était peut-être pas une si bonne idée que de venir voir un avocat pour tenter de régler cette histoire … Ce ne fut que lorsqu'il parla de payement que Jean se ressaisit. L'amusement que Matt manifesta acheva de déstabiliser la rousse. Où est-ce que Frank l'avait envoyé, bordel ?!

Mais déjà, Murdock la rassurait. Cette question n'était qu'une manière de savoir qu'elles étaient ses possibilités de payement … car visiblement, il n'était pas très regardant sur la manière dont ses honoraires étaient réglés … ce qui expliquait finalement les locaux dans lesquels il tenait son cabinet. Une nouvelle fois, il lui tendit la main, comme pour sceller leur accord. Cette fois-ci, il avait avancé cette dernière exactement dans l'axe de Jean … qui se demanda presque s'il était réellement aveugle ou … s'il n'était pas en train de se moquer d'elle. Non … elle devenait parano … bien sûr qu'il était aveugle … la manière dont il s'était penché vers elle un peu plus tôt pour la 'détecter' en disait long … c'était un réflexe de non-voyant à n'en pas douter. Mais cela n'en faisait pas moins un personnage des plus … perturbants.

Prenant une profonde inspiration, Jean finit par saisir cette main, acceptant de confier son cas à Maître Murdock.

« Toutefois …, reprit-elle sans lui lâcher la main, si je dois tout vous révéler sur mon histoire … j'aimerais que vous gardiez certaines choses pour vous … il me semble que vous êtes tenu à une sorte de secret professionnel, n'est-ce pas ? »

Ce ne fut qu'après sa confirmation qu'elle relâcha sa main.

« Pour ce qui est du payement, je devrais pouvoir vous régler sans délais et de manière conventionnelle. »

Cette étape franchie, Jean regagna le fond de son fauteuil. A présent, il s'agissait sans doute de l'une des parties les moins simples pour elle : fournir à Matt les réponses dont il avait besoin pour lui venir en aide.

« Bien … par où commencer ? Euh … ça s'est produit à San Francisco … il y a dix ans. J'ai été 'poignardée'. C'est ce qui a conduit à la déclaration de mon décès. Et … je sais que ça va vous sembler étrange … »

Jean sentit son cœur accélérer dans sa poitrine, à l'évocation de toute cette histoire. Elle ne voulait pas mentir à son avocat … et encore moins à un aveugle, mais elle ne se sentait pas non plus capable de tout lui révéler avec exactitude … déjà parce qu'elle n'en avait aucun souvenir … tout au mieux avait-elle revu la scène en explorant la mémoire de Logan … mais aussi parce qu'elle ne voulait pas mettre ce dernier en difficulté avec la justice.

« … mais ma vie a repris son cours cet été. Je suis revenue à moi amnésique … ayant même oublié qui j'étais … sans comprendre ni savoir ce qu'il m'était arrivé. J'ignore ce qu'il s'est passé durant ces dix dernières années … ni même où j'étais. »


Nerveusement, Jean replaça une mèche rousse d'une main légèrement tremblante. Se mordillant les lèvres, elle tenta de surmonter l'émotion de ses premiers véritables souvenirs … ce retour à la vie si déstabilisant … dans un état de confusion totale.

« J'ai finalement réussi à retrouver mon identité, grâce à des personnes qui me connaissaient. Ce sont les seuls à pouvoir attester de qui je suis. J'imagine que vous ne vous attendiez pas à ça … alors si … si ça vous semble insuffisant ou improbable … si vous pensez que c'est perdu d'avance, je comprendrais … »
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Matt Murdock
Defenders
♠ EMPLOI : Avocat.
MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Lun 5 Fév 2018 - 8:55

« SHE'S ALIVE ! ALIVE ! (FEAT. MATT MURDOCK) »

ft. Jean Grey

_____
La discussion s’enchaîne, donc.
Et Matt ne cesse de récolter des éléments intéressants, pour caractériser cette mystérieuse Miss Grey.

Par quelques plissements de lèvres et micro-mouvements, il note qu’elle est surprise de l’exception qu’il réalise – et elle ne comprend pas, donc, le petit numéro qu’il réalise ; intéressant. Cela dénote une forme de distance avec le monde, et même dans les rapports sociaux, une forme de difficulté de communication que certaines maladies peuvent provoquer… ou certains exils, voire certaines disparitions.
Elle est rassurée, néanmoins, par le fait qu’il ne prenne pas mal ses maladresses, ce qui indique, malgré ses difficultés, un intérêt pour autrui – ou pour l’appréciation qu’autrui a d’elle ; intéressant également.
Cependant, cette légère relaxation, détente disparaît quand il aborde les sujets épineux ; elle est mal à l’aise. Elle se tend, comme l’indiquent ses mouvements sur le fauteuil, dont le cuir crisse à chaque fois ; une nouvelle forme de sueur apparaît, celle qui accompagne les moments de tension.
Si elle se détend, enfin, quand il finit sur une note d’humour et de contrôle, il a bien enregistré tous les éléments, toutes les informations.

Intéressant, pense-t-il.
Vous semblez avoir bien des choses à cacher, Miss Grey. Il me tarde de les découvrir.

Elle saisit, enfin, la main tendue, non sans avoir tiqué sur sa capacité à la trouver ; une bonne chose. Il aime brouiller les pistes, mais surtout obtenir l’accord de ses clients.
Jean Grey se lance, alors.
Et l’esprit vif et discipliné de Matt Murdock fait de même, enregistrant les éléments, les informations pour son futur dossier.

« Hin-hin. »

Par quelques grognements, mouvements de tête, il l’invite à continuer, à avancer ; et elle le fait.
Jean Grey s’ouvre, déballe… se déballe. Et l’avocat comprend alors que ce qu’il a pressenti, ce qu’il a appréhendé n’est pas faux ; Jean Grey est exceptionnelle.
Exceptionnellement dangereuse, sûrement.
Mais dans une difficulté exceptionnelle, aussi.

« Le secret professionnel est la base de ma profession. Et, étant moi-même de foi catholique, j’ai une appréciation certaine du principe de confession – si je ne suis pas un prêtre, Miss Grey, soyez sûre que tout ce que vous venez de dire restera entre nous. Je m’y engage. »

Ces quelques mots viennent après le long exposé de la jeune femme.
Après qu’elle se soit placée dans le creux du siège, par réflexe défensif. Après l’accélération de ses battements de cœur, dénotant son émotion. Après ses hésitations. Après ses doutes. Après sa nervosité, qui la pousse à remettre en place des cheveux qui l’étaient déjà.
Après sa confusion ; mais après ses révélations, surtout.

« Nous gérerons le paiement plus tard, Miss Grey, mais mes honoraires sont ceux de la moyenne de la profession. Ni plus, ni moins.
Cependant, encore une fois, nous verrons cela plus tard. Vous, d’abord. »


Un sourire rassurant. Une voix douce. Une tête penchée en avant, en signe de mi-soumission, mi-complicité.
Matt entend être apprécié par sa cliente ; pour l’aider, tout simplement.

« Nous déposerons donc une requête à San Francisco – ce qui est une bonne nouvelle, car j’ai eu récemment la folie d’y déposer un dossier et je peux désormais plaider là-bas.
Quant aux circonstances que vous évoquez et aux moyens de preuve à votre disposition… je ne vais pas vous mentir, Miss Grey. Un avocat ment, mais jamais à son client ; pas les bons avocats, en tout cas. »


Un petit clin d’œil, puis il continue.

« Il faudra m’indiquer quels sont ces proches qui peuvent attester de votre identité : sont-ils de votre famille ? des amis ? des connaissances de travail ? Y a-t-il eu un lien officiellement admis entre vous, publiquement ? Des photographies antérieures, actant votre lien ? Par principe, y a-t-il des traces écrites et officielles, type contrats de travail ou de location ou de prêt, qui peuvent acter qu’eux et Jean Grey aient été en lien, précédemment ?
Cela est indispensable pour que leur témoignage soit jugé valide par un Juge. Par exemple, je suis prêt à témoigner que vous êtes bien Jean Grey, mais je ne sais rien de la Jean Grey antérieure ; tout l’intérêt d’avoir une trace, un écrit pour justifier le lien antérieur, qui devrait être réintroduit du fait de leurs témoignages.
Et… au niveau familial ? Y a-t-il encore quelque chose ? Rien ne vaut un test génétique, hélas. »


Sa voix a repris ce ton sûr et professionnel, presque professoral, que ses proches lui connaissent bien ; quel dommage qu’ils aient presque tous disparu.

« Enfin, dernière question… vous avez été poignardée, donc. OK. Vous avez repris connaissance, ou conscience, cet été, dix ans après. OK.
Mais… avez-vous une idée de ce qu’il s’est passé ? Pour simplifier, savez-vous si… un corps a été enterré ? Si une autopsie a été réalisée ? En bref, savez-vous si vous avez été déclarée morte pour absence, ou si vous avez été déclarée morte car l’on pensait que vous l’étiez ? »


Matt marche sur des œufs, mais il ne peut l’éviter ; ces questions sont fondamentales, et son instinct, nourri par les étranges sensations sur l’aura de Miss Grey, lui font penser qu’il y a plus, ici, qu’elle ne veut le dire.
Plus qu’une affaire normale, définitivement.

« Et… je pense que ça peut bien se passer, Miss Grey. Vraiment.
Je vais vous aider. Je veux vous aider. Mais il me faudra tout savoir, tout connaître, pour cela… »


Il sourit, pour la rassurer.
Et l’encourager à continuer, évidemment.

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Jean Grey
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MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Lun 5 Fév 2018 - 16:31
Ce fut avec une attention toute particulière que Matt écouta le récit de sa cliente, son silence uniquement perturbé par quelques onomatopées d’acquiescement de sa part. Sans doute pour d'avantage mettre la rousse en confiance, il lui rappela le secret professionnel auquel il était tenu, en ajoutant de plus que de par sa confession catholique, il mettait un point d'honneur à ne rien révéler de ce qu'elle souhaitait garder secret. A cette idée, Jean se surprit à esquisser un sourire rassuré du coin des lèvres. Les catholiques étaient toujours perçus comme des personnes un peu étranges … mais finalement, ils ne l'étaient pas d'avantage que les autres. Si Matt était étrange … une chose était sûre, ça n'avait aucun rapport avec sa religion. Non, il y avait autre chose chez lui …

Jean pouvait sentir en cet homme une véritable bonté, un désir franc et honnête de vouloir venir en aide aux autres. Pourtant, elle ne pouvait également s'enlever de la tête la sensation qu'il simulait … qu'il s'amusait … sans vraiment parvenir à mettre le doigt sur ce dont il s'agissait. Ce qui lui faisait penser cela ? Déjà, le fait qu'il était relativement flexible quant à la manière d'être rémunéré, permettant ainsi aux plus démunies de tout de même pouvoir bénéficier de ses services. C'était une preuve de générosité indiscutable … un trait de caractère typiquement catholique à bien y réfléchir. Son sérieux lorsqu'il écoutait Jean, le professionnalisme de ses explications, c'étaient là une autre piste qu'avait remarqué la mutante. Matthew savait ce qu'il faisait, c'était certain. Pourtant … il ne pouvait s'empêcher par moment d'avoir ce côté provocateur …

Finalement, Jean fut rassurée lorsque l'avocat l'informa qu'il déposerait donc une requête au tribunal de San Francisco. Cela signifiait qu'il acceptait de la représenter et de mener ce dossier. Toutefois, il lui faudrait des preuves concrètes pour avoir une chance de succès. Le clin d’œil qu'il lui adressa provoqua une nouvelle fois la surprise de la rousse. Les aveugles faisaient-ils ce genre de chose ? Pourquoi pas après tout ?

Matt avait besoin de preuves tangibles sur lesquelles s'appuyer pour pouvoir faire valoir les droits de Jean quant à son identité : photographies, documents officiels étayant ses liens avec des personnes qui pourraient attester de son identité … famille. Jean détourna le regard. Qu'en était-il de sa famille ? Etaient-ils seulement encore en vie ? Et si oui, où se trouvaient-il à présent ? L'attention de la rousse se porta de nouveau sur son avocat lorsque ce dernier demanda d'avantage de détails sur sa mort. Un nouveau frisson parcourut l'échine de Grey, remontant de la base de son dos jusqu'à la base de son crâne. Matthew acceptait de l'aider, à condition qu'elle-même l'aide à comprendre.

Il avait terminé de manière un peu plus légère et positive, mais le mal était déjà là … si bien que Jean se leva, nerveuse. Elle avait besoin de se détendre … de faire quelques pas. Ce fut donc ce qu'elle fit, traversant la pièce en plusieurs fois, d'un pas lent et relaxant. Les bras croisés sous sa poitrine, elle se mordillait le coin de la lèvre inférieure, réfléchissant à ce qu'elle pouvait dire ou non … à ce qu'elle savait de sources sûres, ce dont elle avait le souvenir … ou encore, ce qu'elle supposait sans en avoir de véritable certitude. Et puis … il y avait ces preuves matériels qu'il lui avait demandées … que pouvait-elle fournir ? Qu'avait-elle à disposition ?

Il fallait lui faire confiance … à lui, le secret professionnel auquel il était soumis … sa foi. Il fallait crever cet abcès et l'aider à mieux comprendre … à mieux appréhender toute la complexité de la situation … l'aider à ne lui demander que ce qui était possible. S'immobilisant au milieu de la pièce, Jean finit par se tourner vers lui.

« Maître Murd- … Matthew, je vais vous dire tout ce que je sais … malheureusement, je ne sais pas grand chose … au mieux des brides de toute cette histoire. J'espère simplement que cela sera suffisant pour vous aider. »

La rousse reprit alors place dans le fauteuil, cherchant à se détendre au mieux, malgré un stress évident toujours présent en elle.

« Parmi les personnes qui peuvent actuellement attester de mon identité, il y a le Professeur Charles Xavier, directeur de l'Institut du même nom. Il a été mon mentor durant mon adolescence … et par la suite aussi, d'ailleurs. »

Jean se retint d'en dire d'avantage durant quelques secondes. Une nouvelle information venait de tomber ... une information que la rousse n'était jamais emballée de divulguer.

« Oui ... je suis l'une d'entre eux ... une mutante. », finit-elle par admettre.

Le temps d'un regard circulaire dans la pièce, sans doute pour fuir futilement celui de Matt ... encore un réflexe ridicule, Jean marqua un nouveau temps de silence, avant de poursuivre.

« Il a publié plusieurs thèses auxquelles j'ai participé. Scott Summers peut aussi témoigner. Nul doute qu'il doit encore avoir des photo de nous deux. Vous pouvez également demander à James Howlett, même si de son côté, je ne suis pas certaine qu'il dispose d'autre chose que de sa parole. Pour ce qui est de documents … il y a dix ans, je vivais dans l'état de New York. Aujourd'hui, j'ignore tout simplement où peuvent être toutes ces preuves potentielles. »

Jean marqua une pause, avant de baisser le regard sur le bord du bureau de Matt, fixant l'arrête avec intensité, comme pour canaliser sa peine.

« Quant à ma famille … de ce que j'ai compris, elle se composait de mes deux parents et de ma sœur aînée. Encore une fois, j'ignore où ils sont … où même s'ils sont toujours en vie. Eux aussi vivaient dans l'état de New York. »

Qu'est-ce qui était le plus terrible ? Ne pas savoir ce qu'il était advenu d'eux … ou tout simplement, de ne même pas se souvenir de leur visage ? La télépathe releva alors son regard, le posant sur la surface rouge des lunettes de l'avocat.

« Quant à la manière dont mon décès a été déclaré … si vous trouviez mon histoire étrange, alors la suite risque de vous surprendre encore bien plus. J'ai été déclarée morte … parce que j'étais morte. Mon corps a été enterré dans le comté de Westchester. Je n'avais pas disparu, ou on ne soupçonnait pas ma mort. J'étais … réellement … morte. Vous comprenez à présent pourquoi je souhaitais que vous gardiez secrets certains pans de mon histoire. »

Sans même s'en rendre compte, Jean s'était progressivement penchée en avant, se rapprochant peu à peu du bureau, et par conséquent, de Matt. A présent qu'elle en prenait conscience, elle se ressaisit, retournant par la même occasion, se caler dans le fond du fauteuil.

« Vous pensez toujours que 'ça peut bien se passer' ? », le questionna-t-elle avec une légère pointe de sarcasme dans la voix.

Elle détourna le regard tout en soupirant lorsqu'elle réalisa l'amertume déplacée dans le ton de sa voix. Matt n'y était pour rien. Au contraire, il voulait l'aider … et c'était de cette manière qu'elle le remerciait.

« Désolée … je ne voulais pas dire ça … C'est juste que …, tenta-t-elle de se justifier d'une voix chargée de culpabilité, … d'évoquer tout ça,  c'est … compliqué. »
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Matt Murdock
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MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Lun 5 Fév 2018 - 19:37

« SHE'S ALIVE ! ALIVE ! (FEAT. MATT MURDOCK) »

ft. Jean Grey

_____
Jean Grey analyse chaque mouvement, chaque réaction de Matt.
Ce dernier n'en est pas surpris - il fait de même, depuis le début de l'entretien. Et plus ce dernier avance, plus il comprend pourquoi sa nouvelle cliente est tellement en retrait, tellement prudente ; il comprend bien mieux, aussi, ses doutes, ses troubles, ses étranges sensations.
Les révélations arrivent - comme d'immenses explosions, de flammes et de puissance.
Mais cela ne veut pas dire qu'elles sont agréables.

Au fil des mots échangés, la jeune femme commence d'abord par se détendre, quand il confirme la bonne tenue du secret professionnel… et surtout sa foi ; étonnant. Matt ne pensait pas que cette révélation rassurerait autant sa cliente - mais l'information est bonne à prendre.
Cependant, le trouble ne tarde pas à revenir, quand il appuie le besoin de preuves, d'éléments pour justifier sa demande ; ce trouble réapparaît, et grandit, grandit au point de devenir une forme de boule, d'étouffoir pour la jeune femme.
Il n'en est pas surpris - il s'y attendait. Et observe, maintenant, la suite.

Elle détourne le regard, d'abord. Puis se reconcentre sur lui. Puis frissonne, avant de bouger sur son siège.
Puis se lève - car, même s'il a fini sur une note plus positive, cela ne suffit pas à l'apaiser ; à la calmer. À la rassurer.
Elle est tendue… rongée par la tension, en vérité. Elle se lève, elle marche quelques pas, pour exprimer - expulser ses frustrations, ses doutes. Ses peurs, surtout.
Jean Grey est terrorisée, en vérité, Matt en est désormais persuadé. Mais Jean Grey continue malgré tout, malgré la lèvre qu'elle mordille, dont les micro-bruits sont captés par son ouïe, et que le bruit de ses talons sur le sol ne couvre pas entièrement.

Jean grey se bat, donc.
Et reprend la parole, d'abord pour confirmer son souhait de continuer - ensuite, après s'être assise à nouveau, en libérant pleinement ses mots ; son argumentaire.
Son histoire.

Charles Xavier, donc, comme professeur, directeur d'un Institut ; pas mal, officiel, éducatif, autorité - intéressant. Puis le gros truc - le gros morceau.
Mutante. Le mot est lâché.
Mutante. C'est une Mutante.

Elle continue, alors. Elle fuit d'abord un peu un regard qui, de toute façon, ne pourrait pas se modifier envers elle, mais continue.
Scott Summers. James Howlett. Deux hommes - deux témoignages. Et sûrement bien plus, pour elle, mais Matt n'en dira rien ; il n'est pas comme ça.
Elle continue, encore. Elle donne des informations, des données… en vrac, mais il saura faire le tri. Une famille. Des proches, perdus, mais ça peut être retrouvé. Même si ça lui fait mal, même s'il sent la crispation et les phéromones associées qu'elle libère.

Elle continue, enfin.
Et annonce, finalement, le vrai gros truc. Le définitif.
Elle est morte. Vraiment.
OK. Ça explique l'annonce de décès, en fait.
Alors qu'elle s'est avancée pour tout révéler, elle se recule, s'abandonne au sarcasme, avant d'en éprouver une certaine honte, et de s'excuser.

Jean Grey a tout dit - elle s'est livrée entièrement.
Et Matt n'a rien dit.
Jusqu'à maintenant.

"Ha."

Si son visage n'a exprimé que concentration et compassion jusqu'à maintenant, il esquisse soudain… un sourire. Qui s'étire rapidement. Qui se transforme en expression sincère, presque amusée.

"Vous m'avez dit beaucoup de choses, Miss Grey, mais permettez-moi de me concentrer d'abord sur les deux dernières - votre question, et votre dernière phrase."

Il s'avance lui-même sur son bureau, et croise les bras pour se projeter presque dessus.

"Vous n'avez pas à vous excuser, Miss Grey. Quiconque aurait vécu le quart de votre expérience aurait pleinement le droit à un peu de sarcasme ou de mordant - et je vous trouve autant douce que combative, et même déterminée alors que beaucoup pourraient se morfondre.
Vous m'impressionnez, Miss Grey, et je serais ravi de vous aider… et de vous aider à obtenir ce que vous souhaitez.
Car, oui, je vous le confirme : je pense que ça peut… que ça va bien se passer. À la fin, bien sûr. Au début et au milieu, ça sera un peu sportif, si vous me pardonnez l'expression."


Il sourit, et sa voix est douce et calme ; rassurante, autant que possible.

"Soyons clairs : je me contrefiche que vous soyez Mutante… ou, plutôt, cela ne change rien pour moi. Vous êtes quelqu'un ayant besoin d'une aide que je peux offrir. Vous êtes une cliente. Vous êtes une cliente qui pouvez payer.
De mon point de vue, vous êtes une bénédiction."


Un petit gloussement.
Tout, de sa voix jusqu'à ses mots en passant par son langage corporel, vise à la mettre à l'aise.

"Reprenons. Votre qualité de Mutante ne change rien, mais il impliquera sûrement des questions de la part du Juge, notamment votre… décès. Bon, clairement, je ne suis pas habitué à cela, et tout un chacun non plus. Mais.
Mais depuis Tony Stark, Hulk, les Chitauris, la Purge ou Asgard, hein… les mentalités changent. Les surhumains existent. Les super-héros aussi. Les super-vilains aussi. New York avait par exemple quelques justiciers expéditifs… les mentalités changent.
Bref. Vous êtes morte - OK. Vous êtes revenue - OK, aussi. Au-delà du fait que j'en suis ravi, ce n'est pas forcément impossible ou improbable. Le fait de disposer d'au moins trois témoignages est une bonne chose ; le fait de pouvoir rechercher votre famille, aussi.
Cependant, c'est là où vous prenez la main : dites-moi ce que je peux faire, Miss Grey. Puis-je interroger et faire témoigner vos trois connaissances ? Puis-je chercher votre famille ?
Je le demande, car… bah, ne nous mentons pas. L'Institut Xavier ? Des Mutants ? Je ne vais pas être insultant, et je ne dirais pas leur nom, mais le groupe associé peut et a eu des soucis avec la Justice. Vous devinez aisément, j'espère, mon point de vue positif sur eux, mais il va falloir des gens pour témoigner et se mettre à disposition de la Justice. Si certains ne veulent pas ou ne peuvent pas, dites-le-moi.
Idem pour votre famille : je vais devoir les retrouver… leur dire que vous êtes là. À nouveau. Cela peut… être tôt, pour vous. Ou difficile."


Il sourit, encore, mais avec cette fois-ci énormément de compassion.

"Vous êtes morte, Miss Grey. Et vous êtes revenue. Je me doute que vous avez énormément de questions, de problèmes à gérer rien que sur ce principe… rajouter la difficulté légale et administrative, cela ferait trop.
Je peux gérer ça. Je peux régler ça. Je peux affronter les Juges racistes et xénophobes, je peux briser les argumentaires mesquins, je peux imposer des témoignages de Héros considérés comme des hors-la-lois, et je peux ramener, officiellement, Jean Grey à la vie.
Mais.
Mais je ne peux le faire qu'avec les armes que vous me donnez… que vous voulez bien me donner. Alors dites-moi. Dites-moi ce que je peux faire. Dites-moi ce que je peux utiliser, et je m'adapterais."


Il se recule, légèrement, et ouvre doucement les bras.

"Dites-moi quelles sont mes armes, Miss Grey.
Et laissez-moi faire de l'affaire Jean Grey contre l'Etat de Californie une jurisprudence qui vous ramènera à la vie - et fera ma gloire."


Un petit sourire, une petite blague.
Mais pas que.
Si Matt est calme, rassurant, pédagogue, il n'est pas si sûr de lui, au fond. Il sent, anticipe, appréhende les difficultés à venir - mais fait le choix de ne pas les évoquer avec elle.
Jean Grey a déjà beaucoup souffert, et il se doute que ce n'est que le début ; c'est une membre des X-Men, il le sait. Des Héros. Elle aussi.
Elle mérite qu'il se batte pour elle.
Elle mérite qu'il réalise l'impossible.

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Jean Grey
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MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Mar 6 Fév 2018 - 1:34
Durant toutes les explications de Jean, le visage de l'avocat resta impassible … indéchiffrable, même lorsqu'elle se montra un peu plus incisive sur la fin, avant de se reprendre et de s'excuser. Concentré sur ce qu'elle lui révélait, Matt resta flegmatique, même devant les plus détonantes des révélations. Il n'eut aucune réaction particulière, que ce fut lorsqu'elle lui révéla être une mutante, ou même lorsqu'elle avoua être littéralement revenue à la vie … comme si tout ça n'avait rien d'extraordinaire. Silencieux, il se contenta d'attendre que la rousse eut terminé avant de donner son point de vue sur la situation et sur les éléments qu'elle venait de lui fournir. Il mit d'ailleurs quelques secondes avant de prendre la parole, se mettant alors à afficher un sourire sincère … qui ne manqua pas d'exacerber un peu plus la culpabilité de la mutante pour son instant de faiblesse.

Il tint dans un premier temps à revenir sur deux points … les deux dernières phrases de Jean, plus précisément. Déjà, il s'était penché par dessus son bureau, offrant une sorte de curieuse, et pourtant agréable, complicité entre lui et sa cliente. Il lui annonça, toujours aussi souriant, qu'elle n'avait pas à s'excuser, son parcours des plus atypique et difficile semblant l'en dispenser. Au contraire, il lui manifesta une sorte … d'admiration face à la résilience qu'elle manifestait dans toute cette histoire. Sincèrement touchée par ces paroles, Jean sentit sa gorge se nouer et ses yeux s'humidifier. Si elle s'était attendue à ça … car, à présent au courant de la complexité de cette affaire, il tenait toujours à vouloir lui venir en aide, à vouloir la représenter, et il semblait en être convaincu, ils obtiendraient gain de cause. Même s'il la mit en garde face aux obstacles qu'ils ne manqueraient pas de rencontrer durant cette procédure, le bonheur de Jean, tout autant que son soulagement, n'en furent en aucun cas affectés ou émoussés.

A travers ces quelques phrases réconfortantes, ces quelques mots parfaitement choisis, Jean avait à présent une totale confiance en cet homme. Qu'importaient les locaux dans lesquels il travaillait, le matériel informatique qu'il utilisait, ou bien encore sa particularité physique … la mutante savait qu'elle pouvait compter sur lui. Expirant profondément, elle laissa les tensions accumulées durant ces dernières minutes se délier, ce poids sur ses épaules s'envoler, parvenant tout juste à murmurer un « merci » gorgé d'émotions.

Le fait qu'elle soit une mutante ne semblait pas lui poser de problème. Il la considérait comme n'importe quelle personne venant le voir. Lorsqu'il s'amusa sur le fait qu'elle avait en plus la possibilité de le payer, Jean ne put retenir un rire nerveux, que son soulagement récent ne parvint à contenir. Avec sérieux, mais sans pour autant être dénué de compassion et de douceur, il détailla d'avantage la façon dont il voyait les choses se présenter. La résurrection surnaturelle dont Jean avait été le sujet, ne semblait pas l'inquiéter. D'après lui, le monde avait changé ces dernières années, avec notamment l'émergence de nouvelles technologies, ainsi que des super héros et autres surhommes, mais également avec la confirmation que l'humanité n'était pas seule dans l'univers. Dés lors, un retour à la vie ne semblait pas être la chose la plus difficile à défendre dans ce genre de contexte.

Toutefois, pour parvenir à construire sa défense, Matthew devait auparavant obtenir l'autorisation de Jean d'utiliser les témoins dont elle lui avait parlé. A cette pensée, Jean se mordit une nouvelle fois la lèvre inférieure, hésitante sur ce qu'elle pouvait ou non faire … sur ce qu'elle devait permettre ou non … Elle n'avait aucun doute sur le fait que chacun d'entre eux étaient prêts à tout faire pour l'aider … quitte à se mettre en difficulté … Et c'était justement de cela dont il était question … elle ne voulait surtout pas leur apporter d'avantage de complications qu'elle ne leur en avait déjà causées.

De nouveau, Matt lui adressa un sourire plein de compassion, ce qui la força à détourner le regard un instant, replaçant une nouvelle fois cette mèche de cheveux qui pourtant n'avait pas bougé d'un iota par rapport à la première fois. Il était si prévenant et touchant dans ses propos qu'elle ne savait pas vraiment si elle méritait toute cette attention. Mais lui semblait convaincu du contraire, estimant qu'en revenant à la vie, elle avait d'autres soucis à gérer qu'une histoire d'administration. Alors, pour l'aider, il souhaitait endosser cette part. Et pour y parvenir, il était prêt à se battre … à affronter n'importe qui ou n'importe quoi dans un tribunal … à condition qu'elle lui en fournisse les moyens et l'autorisation. En l'écoutant ainsi déterminé, elle fut convaincue par ce qu'il lui racontait, certaine qu'il réussirait.

« Je … je vous avoue que je ne sais pas trop quoi dire … j'étais loin de m'attendre à recevoir une telle … écoute. Et encore moins, à rencontrer une personne aussi compréhensive que vous. »
, avoua-t-elle encore sous le coup de l'émotion.

Respirant un grand coup, elle tâcha de se ressaisir, et surtout de retenir les larmes qu'elle sentait pointer au coin de ses yeux. Elle devait à présent lui donner une réponse, lui dire ce dont il pouvait disposer pour faire son travail … et il s'agissait de ne pas lui rendre la tâche impossible en lui mettant trop de contraintes. Plus il aurait de liberté d'action, plus les choses avaient une chance de se dérouler comme ils l'entendaient.

« Très bien, se lança-t-elle, s'éclaircissant la voix pour bannir toute dernière trace de trouble. Je pense que vous pourrez sans problème demander au Professeur ou à Scott de témoigner. Ils le feront très certainement de bon cœur. En revanche … si possible, j'aimerais que vous laissiez Logan, je veux dire James, en dehors de ça. Je n'ai pas envie de lui imposer de telles démarches. »

Oui, c'était sans doute mieux. Il était inutile de lui ressasser encore une fois cette histoire. Il culpabilisait suffisamment pour ce qui était arrivé. Lui demander d'intervenir dans cette affaire, aurait été une nouvelle façon de le confronter à tout ce qu'il avait traversé. Jean ne voulait pas lui infliger cela.

« Quant à ma famille … si vous y tenez, vous pouvez toujours essayer de les retrouver. Qu'importe si c'est tôt ou difficile pour moi … cela fait dix ans qu'ils souffrent de ma perte. S'ils sont toujours de ce monde, ils méritent de connaître la vérité au plus vite … de mettre un terme à cette souffrance. »

Ses consignes données, Jean espérait à présent que Matt parviendrait à lui rendre un statut de vivant aux yeux de l'administration.

Spoiler:
 
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Matt Murdock
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MessageSujet: Re: She's alive ! ALIVE ! (feat. Matt Murdock)   Mar 6 Fév 2018 - 11:17

« SHE'S ALIVE ! ALIVE ! (FEAT. MATT MURDOCK) »

ft. Jean Grey

_____
Les mots prononcés par Matt sont sincères ; et réfléchis.
Alors que Jean Grey parlait, autant par les mots que par ses réactions physiques, lui a analysé tous les éléments – puis s’est lancé, s’est positionné. Et a parlé.
Il veut l’aider. Il va l’aider.
Même si ce sera compliqué. Même si ce sera difficile. Même s’il devra se battre.
Il va le faire.
Et il va réussir.

Et alors qu’il terme, qu’il achève sa réponse, et qu’il laisse Jean Grey reprendre, réagir, répondre… les éléments que ses sens détectent confirment qu’il a bien fait.
Jean Grey mérite d’être aidée.
Et Jean Grey le touche, surtout.

D’abord, la culpabilité qui demeure malgré ses mots, malgré son comportement ; puis l’appréciation, le soulagement d’être réellement excusée, et de ressentir la création de cette complicité qu’il espérait instaurer. Puis la surprise et le plaisir devant l’admiration, réelle, qu’il exprime ; la stupéfaction, même, qui indique qu’elle n’est définitivement pas habituée à ce type de retour.
Puis la gorge qui se noue, langue qui claque dans la bouche, le déglutissement difficile ; l’odeur salée des larmes, rapidement refoulées, contrôlées, disciplinées.
Le soulagement, définitivement. Le plaisir. La satisfaction.
Alors qu’elle continue à révéler ses pensées et réactions, il ne peut s’empêcher de sourire ; il est content. Il est content de provoquer cela, chez elle.

La confiance, enfin, se ressent. Elle se sent en confiance – elle se sent bien.
Et il aime cela. Il aime créer cela. Il aime la rassurer.
Il acquiesce, en silence, pour son remerciement ; pas besoin de répondre. Pas besoin d’en rajouter, surtout après ces soupirs, ces hésitations, ces troubles.

Elle détourne le regard, ensuite, après avoir réfléchi – pesé les mots, raisonné, tenté de trouver la bonne solution, la bonne voie ; il comprend. Il demande beaucoup. Il va au fond des choses, au fond de son cas, au fond de sa vie. Il pénètre pleinement dans l’intimité de Jean Grey, une quasi inconnue quelques instants plus tôt, une cliente pour laquelle il se battra jusqu’au bout maintenant.

« Les apparences sont trompeuses, Miss Grey, vous le savez bien. Mais je suis ravi de pouvoir vous accompagner dans vos démarches légitimes. »

Il sourit, en répliquant doucement à ses premiers mots après plusieurs secondes de réaction, de gestion des émotions ; il n’en rajoute pas, à nouveau. Par respect et pudeur.
Elle respire, ensuite, se ressaisit, contrôle au mieux ses larmes et son soulagement ; c’en est touchant, même s’il tente de ne rien montrer, de ne rien développer, pour ne pas gêner.

« Je solliciterais Monsieur Xavier et Monsieur Summers, donc. Aucun problème. »

Il se doutait qu’au moins l’un des proches de Jean Grey poserait souci ; il est content de l’avoir détecté avant de devoir le présenter devant le Juge.

« Je note votre accord pour solliciter votre famille, donc. Je ferais… au mieux, pour eux et pour vous. »

Il acquiesce, et confirme ainsi qu’il n’ira pas en sauvage auprès des Grey pour les informer de la survie, ou de la renaissance, de leur fille.
Bon sang, pense-t-il. Comment vais-je leur annoncer que leur enfant décédé est de retour ? Tu t’embarques dans une sacrée folie, Matt. Comme si tu n’avais que ça à gérer.

« Je vais vous laisser me transmettre les coordonnées de vos proches, ainsi que vos informations sur votre famille, et enfin les moyens de vous joindre, par courriel. »

Il repousse ces pensées négatives, car il préfère se concentrer sur l’espoir et surtout sa détermination, avant de chercher quelque chose dans un tas de papier ; il en ressort une carte de visite, qu’il tend à Jean.
A nouveau, il la tend en sachant parfaitement où elle est. A nouveau, il a cherché et trouvé sans difficulté. Sans gêne.
Sans handicap.

« Faites ça à tête reposée… mais rapidement, si possible. Pour que je puisse débuter au plus vite.
Je solliciterai alors ces messieurs, puis votre famille. Je vais contacter le Tribunal de San Francisco et introduire la requête. Un délai est alors prévu pour constituer le dossier, que je traiterais donc. Je vous propose d’établir un rendez-vous, un point d’étape dès que j’aurais finalisé mon brouillon du dossier.
Nous pourrons alors échanger sur le contenu, et sur mes premiers contacts avec le Juge. Est-ce que ça vous convient ? »


Matt sourit, puis se relève, se redresse.

« J’ai conscience de la difficulté de la tâche, Miss Grey, et surtout de la sensibilité de votre demande. Je ne vous mens pas : ce sera difficile. Mais je peux le faire. Mais je vais le faire. »

Il lève alors sa main, à nouveau vers Jean.

« Je vous propose d’échanger par courriel – mon matériel est vieux, mais j’ai réussi à obtenir quelques logiciels utiles pour les malvoyants. Je vous tiendrais informée de la suite. »

Il se penche légèrement, et esquisse encore un comportement rassurant.

« Je vais réussir, Miss Grey. Je vais vous ramener, officiellement, à la vie. »

L’entretien tire à sa fin.
Le plus dur ne fait que commencer.

(HJ/ Je pense que cette première rencontre peut s’achever là, en effet. Si ça te dit, je te propose que tu enchaînes en postant un message situé quelques semaines après, quand Jean aura été invitée par Matt à venir le voir pour faire ce fameux point sur la situation ! /HJ)

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