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La vierge et le vieux (Victoire Reecey)

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MARVEL EVOLUTION REBORN



MessageSujet: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 24 Fév 2013 - 2:52
A peine Mademoiselle Reecey venait-elle de sortir de son appartement que des hommes foncèrent vers elle au pas de course, on entendit un bruit de métal sur métal, le chargeur d’un flingue qu’on mettait en place. Des mains attrapèrent la bibliothécaire, des grands balèzes en costards et manteaux lui tombèrent dessus de toutes parts. Des mains la trainèrent dans la rue, des mains lui collèrent du sparadrap sur sa bouche et des menottes aux poignets. Une limousine noire à châssis long vint se ranger, la porte s’ouvrit et des mains agrippèrent Victoire pour la tirer à l’intérieur. Des mains la collèrent nez à nez avec le Mandarin.

Le vieux portait toujours sa fameuse tenue mélangeant kaki et vert émeraude, celle qu’il arborait déjà lors de leur dernière rencontre. Il retira ses lunettes de soleil dignes de Saddam Hussein ou Kadhafi dans un geste indolent puis fronça les sourcils en voyant de quelle façon ses hommes de mains avaient entravés et bâillonnés Victoire.

« Qu’est-ce que vous avez foutus ? »

« Bah on vous l’a amené maître comme vous nous l’avez ordonné. »

« Incapable ! Par toutes les femmes du harem de Tony Stark, je vous ai dit de me l’amener, pas de la capturer de cette façon inconvenante ! »

« On croyait que vous vouliez la tuer ? »

« Abruti ! »

Le Mandarin le gifla et on s’empressa de retirer le sparadrap et les menottes de Victoire.

« Ma chère enfant, pardonnez ces rustres. Si je ne suis pas revenu vous voir plus tôt c’est à cause de ce maudit dieu. Il m’a abandonné en Sibérie, dans la région polaire du Kamtchatka qui se trouve à 800 kilomètres de toute civilisation. Encore heureux, le pouvoir du Tao Te Ching me permet de rester plusieurs jours sans manger ni sans boire, ce qui m’a permis de survivre et de revenir chez moi. Je viens vous voir, vous vous en doutez à cause de quelque chose qui me manque. »

Le Mandarin leva ses deux mains, l’une était munis de ses 5 anneaux aux doigts, l’autre n’en avait plus.

« Je veux récupérer ce qui est à moi, grâce au lien unique que j’ai avec ses anneaux je sais où ils se trouvent exactement et j’ai pu vous observer avec ! »

Oui le Mandarin avait pu observer Victoire en train de dormir la nuit avec l’un de ses anneaux posé sur la commode à côté de son lit. Il avait pu aussi l’observer en train de s’amuser avec devant son miroir pendant qu’elle était en soutif mais ensuite elle avait remisé ses 5 anneaux au placard. Le Mandarin ne voyait plus qu’un tiroir à vêtement, il ne s’en plaignait pas, ses anneaux baignaient dans un amoncellement de lingerie fine et de petites culottes.

« J’aurais pu les faire revenir à moi en volant mais j’ai choisis plutôt de venir vous voir courtoisement pour les récupérer. »

Un sbire toqua à la vitre de la limousine, le Mandarin la baissa. Le sbire lui tendit les 5 anneaux :

« Voilà grand Khan, on les a trouvé, ils étaient dans un tiroir. »

« Quoi ? »

Le Mandarin regarda par la fenêtre de sa voiture, ses sbires avaient défoncé la porte pour entrer dans le bâtiment afin de fouiller l’appartement de Victoire.

« Par toutes les femmes du harem de Tony Stark ! Quand est-ce que vous allez cesser de faire les sauvages ! J’ai dit qu’on allait récupérer mes anneaux et non tout dévaster ! »

Il gifla son sbire et confus claqua des doigts, un sbire lui passa une valise. Le Mandarin l’ouvrit devant Victoire. Plus de 3 millions de dollars dedans au bas mot. Il referma la valise et lui colla dans les bras.

« C’est pour vous ! Une compensation pour… votre bibliothèque. Acceptez mes excuses. »

La porte de la limousine s’ouvrit, des mains firent sortir Victoire dehors avec sa valise. Puis la limousine s’éloigna, elle freine subitement et fit marche arrière pour rejoindre la jeune femme sur le trottoir, le limousine renversa une poubelle. La fenêtre descendit à nouveau, la main du Mandarin tendit une assiette entourée de papier alu vers Victoire.

« J’oubliais, voilà des beignets chinois à la banane, mon cuisinier les as fait pour vous. »

La vitre remonta et la voiture repartit aussitôt. La limousine grilla un feu rouge.
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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 24 Fév 2013 - 16:10




« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Ce matin-là, Victoire avait pris son courage à deux mains et avait décidée de rendre une petite visite à sa défunte bibliothèque, histoire de mesurer l'étendu des dégâts. Elle jeta un regard courroucé aux anneaux du Mandarin avant de les jeter au fond d'un tiroir où elle était certaine que son cousin ne viendrait pas fouiller ; ses sous-vêtements. Une fois prête, elle sortit de son appartement et n'eut pas le temps de fermer la porte qu'elle était agressée. Quoi ? Que se passait-il ? Sous le choque, elle ne pensa même pas à hurler ni à se débattre alors qu'on la traînait de force dans la rue avant de la bâillonnait avec du sparadra et de lui passer des menottes aux poignets. Une limousine noire se gara juste en face d'eux, et elle fut poussée à l'intérieur. Quoi, encore un enlèvement ? Mais qu'est-ce qu'il lui voulait tous ? En relevant les yeux, elle se trouva nez-à-nez avec le Mandarin. A tien, le revoilà lui ! Elle savait que les anneaux qu'elle avait gardé – pas totalement du vol, disons plutôt un malheureux concours de circonstance – allait lui attirer quelques ennuis. Qu'allait-il faire d'elle, cette fois ?

- Mandarin : Qu’est-ce que vous avez foutus ?
- Sbire : Bah on vous l’a amené maître comme vous nous l’avez ordonné.
- Mandarin : Incapable ! Par toutes les femmes du harem de Tony Stark, je vous ai dit de me l’amener, pas de la capturer de cette façon inconvenante ! – elle était tout à fait d'accord avec lui, ce n'était pas une manière de traiter ainsi une dame ! -
- Sbire : On croyait que vous vouliez la tuer ?
- Mandarin : Abruti !

Victoire ouvrit de grands yeux étonnés quand l'homme du Mandarin se reçu une belle gifle. Au moins, la demoiselle était rassurée sur une chose ; ce n'était pas pour l'abattre qu'il l'avait enlevée. Il voulait retourner faire un petit voyage à travers l'univers ? Non parce que si c'était ça, elle voulait avoir son mot à dire quand à leur destination, cette fois. En deux temps trois mouvement, la rousse pouvait de nouveau parler et bouger ses mains comme elle le voulait, achevant de la rassurer sur les intentions du Mandarin ; s'il avait voulu la torturer où la tuer, il ne lui aurait pas laisser sa liberté de mouvement. Dans le coup, elle n'était même plus certaine qu'il veuille l'enlever.

- Mandarin : Ma chère enfant, pardonnez ces rustres. Si je ne suis pas revenu vous voir plus tôt c’est à cause de ce maudit dieu. Il m’a abandonné en Sibérie, dans la région polaire du Kamtchatka qui se trouve à 800 kilomètres de toute civilisation. Encore heureux, le pouvoir du Tao Te Ching me permet de rester plusieurs jours sans manger ni sans boire, ce qui m’a permis de survivre et de revenir chez moi. Je viens vous voir, vous vous en doutez à cause de quelque chose qui me manque.

Un sourire amusé s'étira sur les lèvres de Victoire. Alors c'était donc pour ça que Loki l'avait ramenée seule à son appartement. Il avait largué le Mandarin en court de route, et en Sibérie en plus. C'était mesquin, fourbe. C'était Loki, quoi. Pauvre homme tout de même ; elle avait encore une fois eu de la chance d'être rentrée saine et sauve chez elle ; à la place du Mandarin, elle serait restée sur place. Le Khan leva ses deux mains, dont l'une était dépourvue de toute bague.

- Mandarin : Je veux récupérer ce qui est à moi, grâce au lien unique que j’ai avec ses anneaux je sais où ils se trouvent exactement et j’ai pu vous observer avec !

La rousse avait vu juste ; il était là pour reprendre ce qu'il lui appartenait, mais ces cinq anneaux n'étaient pas sur elle à ce moment-là. Elle les avait caché au milieu de ses petites culottes. Justement. Il savait où ils étaient. Il avait put l'observer avec. La jeune femme pâlie légèrement. Alors, il... Il savait beaucoup de chose sur elle, finalement. Loki, entre-autre, s'il avait regardé à ce moment-là. Et puis sa petite infiltration dans le SHIELD, puisqu'elle avait gardé un anneau sur elle – celui du feu – par précaution. Et une ribambelle d'autres choses auxquelles elle ne voulait même pas penser.

- Mandarin : ’aurais pu les faire revenir à moi en volant mais j’ai choisis plutôt de venir vous voir courtoisement pour les récupérer.
- Victoire : C'est trop aimable à vous. fit-elle avec un petit sourire en coin.

Quelqu'un toqua contre la vitre fumée de la limousine. Le Mandarin l'ouvrit et l'un de ses hommes lui tendit les anneaux. Le visage de Victoire passa de légèrement pâle à complètement cramoisie ; ils avaient osé fouiller dans ses sous-vêtements !...

- Sbire : Voilà grand Khan, on les a trouvé, ils étaient dans un tiroir.
- Mandarin : Quoi ? Il se pencha pour regarder par la fenêtre, inquiétant grandement la demoiselle. Par toutes les femmes du harem de Tony Stark ! Quand est-ce que vous allez cesser de faire les sauvages ! J’ai dit qu’on allait récupérer mes anneaux et non tout dévaster !

Tout dévaster ? Ah non ! Pas son appartement ! Surtout qu'elle vivait avec son cousin pour le moment, merde ! Agent du SHIELD et tout et tout ! Il allait lui demander ce qu'il s'était passé, et qu'est-ce qu'elle allait répondre ? Qu'elle avait péter un plomb ? Ouaip, certainement. Qu'avait-elle d'autre à lui dire, hein ? Certainement pas que le Mandarin et ses hommes étaient passés chez elle. Chez eux. Quoi que, cela aurait permis l'arrestation du mécréant... Le problème étant juste qu'elle ne voulait pas qu'il se fasse arrêté. Oulalah, elle devenait folle...

Le sbire reçu une deuxième baffe – il ne devait rien comprendre, le pauvre – et un autre donna une valise à son maître. Le Mandarin l'ouvrit, et Victoire fronça les sourcils. Il y avait énormément d'argent là-dedans. Qu'est-ce qu'il voulait ? Non non, elle ne se ferait pas payer, elle ne ferait rien !

- Mandarin : C’est pour vous ! Une compensation pour… votre bibliothèque. Acceptez mes excuses.
- Victoire : Je...

Elle n'eut le temps de rien dire que, déjà, on l'attrapait pour la sortir. En un rien de temps, elle était sur le trottoir, la valise dans les mains et la limousine s'éloignait. Enfin, jusqu'à ce qu'elle ralentisse et fasse machine arrière. Victoire ne bougea pas de là où elle était, encore un peu sonnée par ce qui venait de lui arriver. La voiture s'arrêta au même endroit qu'un peu plus tôt, renversant une poubelle au passage. La vitre se baissa et la main du Mandarin tendant une assiette recouverte de papier aluminium apparut.

- Mandarin : J’oubliais, voilà des beignets chinois à la banane, mon cuisinier les as fait pour vous.
- Victoire : Euh... Merci...

La jeune femme attrapa l'assiette, la regardant avec étonnement, mais déjà la limousine disparaissait, grillant un feu rouge. Elle resta encore là, sur son trottoir, l'air un peu nigaud, avant de remonter vers son appartement au ralentit. Elle posa les beignets sur la table, et regarda avec des yeux ronds le carnage. Heureusement, l'appartement n'était pas en si piteux état que sa chère bibliothèque. Elle courut jusqu'à sa chambre, et remis rapidement de l'ordre dans son armoire, cachant la valise et la cape de Loki dans ses sous-vêtements – c'était décidément la meilleure cachette, du moins contre les cousins un peu trop curieux.

Et puis, alors qu'elle se redressait, elle sembla recevoir un coup de jus. Une seconde. Il venait de lui offrir une sacrée somme d'argent pour qu'elle remette sa bibliothèque sur pied, il lui avait demandé d'accepter ses excuses et il lui avait même offert des beignets à la banane – à supposer qu'ils ne soient pas empoisonnés. Et quelque chose lui disait que non, ils ne l'étaient pas. Ce fut assez pour que Victoire ai envie de savoir pourquoi tant d'attention. Elle se doutait bien que le dieu des mensonges ne devait pas y être pour quelque chose, non... C'est pourquoi elle décida sans réfléchir plus de grimper sur sa moto pour retrouver le super-vilain. Mais où aller ? Ne nous focalisons pas sur les préjugés, mais le Mandarin était asiatique, non ? C'est pourquoi Victoire décida de se rendre à Chinatown sans plus tarder.

Elle gara sa chère Harley là où elle pu, accrocha son casque à la roue avant, elle-même accrochée à un lampadaire, avec un gros antivol. Okay, elle était parée. La jeune femme avança d'abord dans la rue principales mais, ne voyant rien qui ressemblait à une limousine où un repaire de méchant, elle vira soudainement à droite dans une ruelle un peu trop sombre à son goût. Elle cligna des paupières et, apercevant des hommes en noir un peu plus loin, s'avança avec un grand sourire jusqu'à eux.

- Victoire : Excusez-moi, je cherche le Mandarin, est-ce vous feriez partie de sa clique par hasard ? En fait, je...

Victoire s'arrêta et fronça les sourcils. Il y avait quelque chose qui clochait. Déjà, les trois hommes ne parlaient pas un mot d'anglais. Génial. Se serait-elle trompée de personne ? Sans aucun doute. Victoire le boulet come back. Un petit sourire gênée apparut sur son visage alors qu'elle reculait de quelques pas en s'excusant. L'homme le plus proche d'elle se glissa dans son dos, empêchant sa retraite. Génial. Et maintenant, qu'allait-elle faire ? Se battre ? Cramer tout le monde ? Aller on se calme et on attend de voir ce qu'ils lui veulent – en espérant qu'ils parviennent à se faire comprendre parce que pour le moment, Victoire ne comprenait rien de ce qu'il était en train de lui raconter.


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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Mar 26 Fév 2013 - 5:24
Le Mandarin venait de finir de boire son thé au Jasmin. Le restaurant Ming Li Fo appartenait aux triades chinoises. Il venait de rendre visite au proprio, une connaissance New Yorkaise. Le criminel entretenait de très bons rapports avec les caïds de la pègre asiatique dans les grandes villes comme New York ou Hong Kong. Il sortit par la porte arrière du restaurant avec ses sbires lorsqu’il aperçut la jeune Victoire Reecey (encore elle !) aux prises avec des malfrats qui visiblement en voulaient à son argent (ou à sa vertue…).

« Par toutes les femmes du harem de Tony Stark ! »

Furieux il pointa son poing sertit d’anneaux et balança un jet de flamme pour cramer l’un des importuns, les autres prirent la fuite sans demander leur reste.

« Encore vous mon enfant ? Laissez-moi deviner, vous avez dévorés mes beignets à la banane et vous en voulez encore, alors vous êtes accourus au seul endroit de New York où on en fait d’aussi bon : Chinatown. Je connais justement un excellent restaurant qui en fait des fameux à l’angle de Guanang Street, venez donc avec nous ! »

Les sbires poussèrent Victoire « courtoisement » jusqu’à la limousine du Mandarin qui était garé à proximité dans la pénombre. La jeune femme se retrouva coincée sur la banquette arrière entre le Mandarin et l’un de ses hommes. Un employé du restaurant qu’ils venaient de quitter s’approcha du véhicule et leur tendis par la vitre un amoncellement de manteaux de fourrures.

« C’est un cadeau de mon maître, c’est l’un de ses produits de la contrebande de marchandises de luxes. Il vous remercie de votre visite grand Khan et aimerait que vous lui rendiez un service. Un écrivain hindou répondant au nom d’Hassan Raghupatti qui est l’une des relations de notre maître doit faire une allocution dans moins d’une heure dans le plus grand lycée de Chinatown. Malheureusement l’écrivain s’est blessé dans un accident de voiture et comme vous avez euh…une tête d’hindou, mon maître songeait que vous pourriez peut être… »

Le Mandarin avait envie de l’envoyer se faire voir, mais il songea aussitôt qu’il tenait une occasion de faire très bonne impression devant Victoire.

« Bien entendus ! Je vais me faire passer pour lui et le remplacer, j’adore les enfants ! »

Un beau mensonge. La vitre de la limousine se referma et le véhicule démarra. Les sbires examinèrent les manteaux, ils farfouillèrent dans les fourrures, ils zyeutèrent les zibelines, ils palpèrent les putois, ils chahutèrent les chinchillas. Le Mandarin fit un large sourire à Victoire :

« Vous voulez un manteau ? Ça peut s’arranger ! Et pourquoi je dis vous ? Tu peux me tutoyer ! Après tout on a failli crever tous les deux à cause de ce rejeton asgardien mal dégrossi qui mérite juste une bonne correction de la part de son père. »

Ils arrivèrent devant le lycée où était prévue la visite. La grille de la cour était ouverte. Tous les élèves étaient sortis dans la cour. Une banderole annonçait : Bienvenue à Hassan Raghupatti. Il y avait peut-être 200 élèves au bas mot dans la cour. La limousine se gara en plein sur le terrain de sport du lycée sous les yeux ébahis des surveillants. C’est quoi ce bordel ? Le Mandarin sortit avec sa suite et se dirigea vers le coffre que l’un de ses sbires ouvrit. Le criminel barbus attrapa un sac et marcha droit vers la tribune qui avait été installé pour recevoir la personnalité littéraire. Les gens hallucinèrent en voyant sa tenue orientale. C’est ça le grand écrivain Hindoue ? Pourquoi il est attifé comme ça ? Le Mandarin agita son sac devant les élèves, il se planta sur l’estrade face aux gamins en essayant d’avoir l’air gentil. C’était le moment d’impressionner Reecey. Les mômes lancèrent des applaudissements. Quelques profs paumés observaient la scène. Les mômes lancèrent des cris, les profs ravalèrent leur salive. Le Mandarin cessa de sourire.

« Du calme ! »

Les mômes martelèrent leurs sièges et scandèrent des cris. Le Mandarin hurla :

« La ferme bande d’insecte ! »

Les mômes s’écrasèrent, les profs firent la tronche, le Mandarin fit une leçon de morale.

« Travaillez bien, apprenez vos leçons, ne volez pas d’alcool dans les magasins, ne vous avouez jamais battus, allez à l’église, utilisez des préservatifs avec les filles, venez me voir foutre une raclée à Iron Man. Je vais le renvoyer dans sa baraque de Malibu à coup de pied cet alcoolique. »

Le Mandarin s’arrêta et sourit de toutes ses dents, les mômes qui ne s’attendaient absolument pas à ce qu’un grand écrivain Hindoue leur tienne ce discours, l’acclamèrent (même s’ils avaient rien compris à propos d’Iron Man). Les profs applaudirent du bout des doigts la mine vexée. Comment un écrivain invité d’honneur du jour, osait-il s’adresser aux lycéens sur ce ton ? Le Mandarin agita son sac, prit une poignée de billet dedans et aspergea l’assemblée. Les mômes attrapèrent les liasses de billet au vol. Ils se jetèrent dessus et se cognèrent les uns aux autres. Le Mandarin continuait à balancer son fric par grosse poignée. Des élèves sautaient en l’air et retombaient, des bagarres se déclenchèrent. Le Mandarin fit au revoir d’un signe de la main et sauta dans sa limousine avec sa suite. Les mômes suivirent en courant la voiture qui quittait le lycée. Le Mandarin se tourna vers Victoire :

« Ma petite, je suis dans un bon jour, tu peux me poser les questions que tu veux. »
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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 3 Mar 2013 - 14:20




« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Victoire adressa un petit sourire innocent à l'homme qui se tenait dans son dos. Elle n'avait rien sur elle ; pas de sac, même pas d'argent. Ah, si les clef de sa Harley. Mais ça, s'ils les voulaient, ils devraient d'abord lui passer sur le corps et prier pour se découvrir une mutation qui protège contre le feu ! Ils continuèrent à lui parler asiatique alors qu'elle s'acharnait à leur dire qu'elle ne comprenait rien, en articulant autant qu'il lui en était possible. Elle finit par pousser un profond soupir, et l'un des hommes lui attrapa le bras en la secouant, visiblement prêt à l'embarquer ailleurs. Elle pensait sincèrement à se défendre lorsqu'une vois familière vint lui taquiner les tympans ;

- Mandarin : Par toutes les femmes du harem de Tony Stark !

Cette expression... Pas de doute, il ne pouvait s'agir que du Mandarin ! Un sourire victorieux s'étendit sur son visage alors qu'un jet de flamme venait attaquer l'homme qui lui avait agrippé le bras, et ils prirent tous la fuite. Un petit morceau de son foulard prit feu ; elle attrapa la petite flamme et joua avec avant de la faire disparaître. Peut-être qu'un jour elle réussirait à vraiment maîtriser sa mutation et à l'assumer totalement.

- Mandarin : Encore vous mon enfant ? Laissez-moi deviner, vous avez dévorés mes beignets à la banane et vous en voulez encore, alors vous êtes accourus au seul endroit de New-York où on en fait d'aussi bon : Chinatown. Je connais justement un excellent restaurant qui en fait des fameux à l'angle de Guanang Street, venez donc avec nous !
- Victoire : Oui, ça doit certainement être ça ! fit-elle en riant.

La jeune femme se laissa pousser jusqu'à la limousine, notant avec satisfaction qu'elle ne faisait ni menotter ni bâillonner. Le service s'améliorait dites moi ! Elle se retrouva coincée entre le Mandarin lui-même et l'un de ses sbires (heureusement qu'elle n'était pas grosse !), alors qu'un homme faisait passer tout un tas de manteaux de fourrures par la fenêtre, avant de lui demander un petit service.

- Mandarin : Bien entendus ! Je vais me faire passer pour lui et le remplacer, j'adore les enfants !

Victoire secoua légèrement la tête en souriant, amusée, alors qu'elle sentait le voile glacée du mensonge. Non, il n'adorait pas les enfants ! La fenêtre se referma et la limousine repartit, alors que les hommes du Mandarin se disputaient les manteaux.

- Mandarin : Vous voulez un manteau ? Ça peut s'arranger ! Et pourquoi je dis vous ? Tu peux me tutoyer ! Après tout on a faillit crever tout les deux à cause de ce rejeton asgardien mal dégrossi qui mérite juste une bonne correction de la part de son père.
- Victoire : Mal dégrossi ? Je le trouve tout à fait... commença la rousse en fronçant les sourcils, avant de se racler la gorge, gênée de s'être laissée emporter. C'est gentil, mais je n'en aurais pas l'utilité. Du manteau. ajouta-t-elle précipitamment ; elle ne parlait pas du tutoiement ou du mauvais garçon d'Asgard !

Ils arrivèrent finalement devant un petit lycée où tous les élèves avaient été regroupés dans la cours. La limousine se gara au milieu du terrain de sport, et tout le monde sortir de la limousine ; Victoire ne s'en éloigna pas pour autant. Elle s'adossa contre la belle carrosserie noire, bien entourée par deux des hommes du super-vilain. Victoire se mordit la lèvre pour ne pas rire devant le show du Mandarin ; elle en avait vu, des conférences d'auteurs, mais jamais de tels ! Évidemment qu'elle savait que le vieil oiseau n'avait rien d'un écrivain, mais tout de même, c'était un drôle de spectacle. Une fois qu'il eut terminé son discours, il lança des liasses de billets dans son public avant de regagner la limousine. Victoire eu tôt fait de retourner à l'intérieur du véhicule, le corps encore secoué de son rire qu'elle avait étranglé pour ne pas paraître impolie devant les professeurs mais, finalement, elle aurait tout aussi bien put se promener nue qu'ils n'avaient d'yeux que pour le Mandarin.

- Mandarin : Ma petite, je suis dans bon jour, tu peux me poser les questions que tu veux.

Ah tien, voilà qui était intéressant ! Des questions, la bibliothécaire en avait quelques unes. Elle voulait comprendre. Décidément, ces vilains allaient lui faire perdre la tête si elle devait chercher à comprendre pourquoi dès qu'ils se montraient ''gentils'' envers elle – mais, avouons, elle ne s'en plaignait pas ; elle préférait largement cette attitude à celle qu'ils avaient lorsqu'il était dans leur... Mauvais moments ?...

- Victoire : Félicitation pour votre... Victoire fronça furtivement les sourcils avant de se reprendre rapidement : Ton petit discours. Très réussi !

C'était finalement assez intimidant sur le coup de tutoyer le Mandarin. M'enfin, cela était plutôt bon signe !

- Victoire : En fait, oui, je me posais quelques questions... Vous n'aimez pas Loki n'est-ce pas ? Depuis longtemps ? Pourquoi ?

Victoire eut soudainement envie de se frapper très violemment la tête contre une mur ou, à défaut de murs, contre la vitre de la limousine. Mais ce ne serait pas très élégant et pas sûr que le Mandarin apprécie de voir quelqu'un se frapper contre ses vitres. Déjà elle avait oublié de le tutoyer et puis ensuite, si le dieu des mensonges l'avait laissé en Sibérie, il avait une très bonne raison de ne pas l'apprécier. Quelle idiote. La rousse tiqua juste légèrement en se mordant la joue avant de se reprendre ;

- Victoire : Désolée, j'ai encore un peu de mal... En fait, j'aurai plutôt aimé savoir pourquoi vous... Tu as fait tout ça. Tes anneaux d'abord, puis l'argent et... Les beignets.

Elle s'adossa au fond de son siège, en jetant un coup d'œil au sbire qui était assis à côté d'elle.

- Victoire : Il me semblait être un fardeaux, indésirable et... Enquiquinante ? fit-elle avec un large sourire, trouvant le dernier adjectif utilisé parfaitement ridicule. Oh, et ce n'est pas la peine de me mentir, je le sentirais. Mais tu le sais déjà, non ? ajouta-t-elle avec un sourire amusé.


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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 10 Mar 2013 - 10:00
Les sbires dans la voiture furent terriblement étonnés de voir leur grand khan autoriser quelqu’un d’aussi insignifiant à leur yeux être autorisé à tutoyer le Mandarin, suprême honneur. La rousse hésitait et était intimidée. Le Mandarin sortit un couteau à cran et se cura les ongles avec. L’invitée lui posa plusieurs questions et c’est avec indolence qu’il répondit :

« Loki ne cesse de me trahir à chaque fois que je fais appel à lui ! S’en est trop, la prochaine fois je le tue ! Et puis que peut-on attendre d’un dieu dévoyé qui a tout échoué ? Il a été banni d’Asgard, a manqué son invasion de la terre, il n’est plus rien dans le cosmos, juste un raté. »

Il l’observa médusé en train de se cogner la tête contre la vitre de sa limousine et continua :

« Pourquoi je t’ai aidé mon enfant ? Mais parce que tu m’es sympathique (ce qui est rare), tu as été agréable et audacieuse dans un environnement hostile pendant que le rejeton asgardien me fichait des bâtons dans les roues en plus de me traiter avec son mépris habituel (pour ne pas changer). Je me devais donc de te rembourser pour les dégâts de ta bibliothèque surtout que j’ai obtenus le livre original du Tao Te Ching, un pouvoir qui n’a pas de prix. Je peux donc me montrer magnanime.»

Les dernières paroles de Victoire étaient assez espiègles et elle faisait preuve d’audace comme si au final elle n’avait plus peur de lui ou ses hommes. Le Mandarin piqua une suée, comment ça il ne pouvait pas lui mentir sinon elle le sentirait ? La limousine s’arrêta dans l’arrière-cour d’un resto-chinois. Ils descendirent et entrèrent dans le bâtiment. Les sbires les laissèrent. Le Mandarin guida victoire vers une grande salle privée avec un mobilier asiatique raffiné. Il s’assit en tailleur sur un tapis persan somptueux et l’invita à faire de même. Il désigna le livre du Tao qu’il avait installé sur un plateau d’argent au sol.

« Tu le reconnais, c’est le livre pour lequel j’ai dû traverser les mondes d’Odin et faire un pacte avec cet abruti de dieu pour qui tu fais les beaux yeux. »

Le Mandarin prit une pipe à narguilé et caressa sa barbe tout en savourant le tabac, s’entourant d’un épais halo de fumée.

« Ouvre et lit le à la page 33, la page des rêves, elle ouvre une porte sur le passé des gens, les souvenirs surgissent de façon aléatoire, sans aucune cohérence ni sans obéir à une quelconque chronologie. »

Lorsque Victoire ouvrit le livre à la fameuse page, les images du passé jaillirent, la plongeant dans une espèce de songe où elle pouvait assister aux visions du passé.

30 ans plus tôt

La suite d’hôtel dans New York était magnifique, « Daddy » Hammer Sr l’avait acheté au Hilton sur le champ. Une centaine de personne laissaient la pièce principale à moitié vide, la baie vitrée offrait à la vue tout central park. Le Mandarin était déguisé en homme d’affaires, il n’avait ni barbes, ni cheveux. Il se faisait passer pour un dirigeant d’entreprise, il piquait ses crevettes de cocktail en jetant des regards mauvais à Howard Stark là-bas entouré d’un groupe d’homme qu’il faisait rire. Daddy Hammer vantait les mérites de son môme capricieux, un petit merdeux qui s’appelait Justin. Daddy Hammer avait le sens de l’humour, il avait appelé sa fille ainée, la grande sœur du mioche, sous le nom de Justine avec un E au bout. Daddy Hammer prenait ses enfants pour des trophées. Howard Stark se marrait, il parla de son fils à LUI. Un certain Tony, il tourna en dérision l’attitude de Daddy avec ses gosses. D’ailleurs Justine n’était plus une enfant mais une femme selon son père, et quelle femme !

Les invités défilaient devant les vestiaires lorsque Justine Hammer la grande sœur surgit. Elle trainait son vison derrière elle. Un groom service faillit trébucher en s’y prenant les pieds. Justine faisait tourner toutes les têtes des hommes présents. Elle était plus que ravissante, elle demanda au maître d’hôtel de câliner son vison, elle insista pour qu’il l’essaya. Elle traversa la foule sur un pas de mambo qui fit suer le Mandarin et piqua le verre de son père, Daddy Hammer se marra. Il lui offrit une petite boîte sous emballage cadeau, elle le glissa dans son sac à main sous le regard envieux du petit Justin bigleux à lunette qui ne devait pas dépasser les 8 ans selon le Mandarin. Il resta à la contempler sans rien faire jusqu’au bout. Elle quitta la suite, une tapée de groom se précipita pour ouvrir la porte à la fille du patron. Le Mandarin la suivit. Dehors elle se tint dans la rue, elle ôta l’emballage du cadeau de son père. Le Mandarin était à quelques mètres d’elle. Le cadeau était une broche de diamants enserrée d’un rouleau de billets de 1000 dollars. Un poivrot passa en vacillant, Justine lui donna la broche. Le vent souffla la liasse en éventail, révélant au bas mot 50 000 dollars. Le poivrot se mit à glousser et regarda la broche. Le Mandarin éclata de rire. Un taxi vint se ranger, la femme au vison se pencha à l’intérieur et dit :

« 681, 5éme avenue. »

Le Mandarin lui ouvrit la portière.

« Ne trouvez-vous pas la famille Hammer ennuyeuse ? »

Les yeux de la demoiselle étaient translucides, d’un vert à vous faire tomber raide.

Le songe se brouilla complétement, le livre du Tao fit apparaître une autre vision du passé.


Daddy Hammer était mort d’une crise cardiaque, le Mandarin força la porte de la maison de Justine sans difficultés. La demoiselle était assise sur le plancher, elle avait le visage gonflé et strié de larmes. Elle avait entortillé plusieurs de ses mèches. Le Mandarin se dirigea vers elle, elle se recula à son approche et cala son dos contre le mur. Elle leva son regard translucide vers lui.

« Mademoiselle Hammer, mon vrai nom est Zhang Tong, il y a très longtemps que je vous contemple et je vous serais très reconnaissant de bien vouloir me parler. »

Ils laissèrent ouverte la porte donnant sur la terrasse pour avoir de l’air frais. Elle alluma des bougies. Il lui dit qu’il aimait la lumière des flammes sur ses cheveux, elle les fit voler en secouant la tête. Il dit qu’il y avait vu des étincelles. Leurs pieds se heurtèrent, elle le regarda, ses yeux disaient : oui maintenant. Il l’embrassa, c’était doux, elle l’embrassa sauvagement en retour. Il fit sauter un bouton de son chemisier, il posa les mains sur ses seins. Elle lui ôta sa chemise et découvrit les cicatrices de coups de fouets qui recouvraient le dos de Zhang Tong, il commença à lui raconter l’histoire. Elle le fit taire. Cela voulait dire : tu n’as pas à te justifier. Il lui ôta ses bottines et elle s’arc bouta sur le plancher, son chemisier était relevé. Son jean déboutonné, il fit courir sa bouche sur la peau nue qu’il découvrait et elle se cabra. Il lui ôta son jean et sa culotte et se débarrassa de ses chaussures et de son pantalon. Le chemisier de Justine était à moitié ouvert, il défie les 3 derniers boutons. L’éclairage des bougies et des ombres créait une ambiance inhabituelle, leurs esprits convergèrent de façon bizarre. Elle roula sur le lit, il l’accompagna, ses muscles se tétanisèrent, Justine lui massa les épaules, elle le força à se détendre et le décrispa. Un coup de vent froid donna la chair de poule à la demoiselle, Il se fit protecteur, il se drapa sur elle. Ses mains dansèrent sur lui. Ses cheveux se déployèrent tandis qu’elle le touchait. Leurs esprits se connectèrent à nouveau. Il se laissa aller en arrière et ferma les yeux. Les flammes des bougies vacillèrent, des ombres se formèrent sur les murs. Il tenta de la faire rouler sur elle-même, elle ne se laissa pas faire, elle s’empala sur lui et elle s’agita en les emmenant ailleurs. Cela dura un bon moment et les bougies se consumèrent jusqu’au bout. Elle lui fermait les paupières en les couvrant de baisers et caressait son cou avec sa bouche, il enfouissait son visage dans ses cheveux pour qu’elle ne puisse pas le voir. Elle lui embrassait les paumes et lui emprisonnait les doigts pour les garder dans sa bouche.

Quelques mois plus tard.

Justine ouvrit son sac à main et sortit un polaroïd, elle souleva son pull pour montrer à quel point elle avait changé. Elle tint l’appareil à bout de bras et prit une photo de son ventre. L’épreuve sortit aussitôt, l’image se révéla peu à peu en moins d’une minute. Justine mit l’image dans l’enveloppe et y ajouta son mot :

Je croyais que j’étais stérile, je multipliais les amants pour enfin avoir mon enfant, je prenais des gélules avec des herbes médicinales pour la fertilité, j’ai supplié des années mon corps de concevoir, une tâche insensée, j’étais stérile et je m’obstinais malheureuse. Mais toi tu as réussi, parmi les dizaines d’amants, il fallait que ça soit toi. Zhang Tong, je suis heureuse que cela soit arrivé avec toi.

Justine Hammer


Il s’écoula bien des jours avant que Zhang Tong ne reçoive la lettre. Lorsqu’il la lu, il devint blême puis pleura. Il n’avait pas de journal intime ou quoi que ce soit, mais un jour, il écrivit à son tour quelque chose qu’il destinait à son enfant le jour où elle pourrait enfin le lire :

Mon instinct me dit que tu es une fille, j’ai toujours payé le prix fort pour avoir des enfants, pour ton frère Temudjin comme pour toi dont j’ignore encore le nom. Je veillerais sur toi plus tard. Je prie le Tao pour que cette lettre te parvienne et que tu ne te trompe pas sur le sens de ma dévotion pour toi. A chaque fois que je voyage, je dessine un portrait de toi en t’imaginant. Je vois des jeunes filles qui pourraient être toi et je les observe jusqu’à ce que leur aura se désintègre, je retiens mon souffle en attendant le jour où ça sera toi. Mes pensées fluctuent souvent entre le maintenant et le autrefois, je vis dans le premier avec réticence et je vis dans le second avec la rectitude d’un enfant naïf. Le visage de ta mère est là en permanence, elle n’en finit pas de se dérober, à jamais inaccessible.

A la femme que j’ai perdue, à l’enfant que j’ai perdue, et à moi, le vieil homme qui n’oublie jamais.

Le Mandarin



Les songes du livre du Tao Te Ching disparurent, ce qui fit revenir Victoire à la réalité, le vieux barbus était toujours là à fumer sa pipe à narguilé, vautré sur son tapis. Il s’était passé à peine quelques secondes en réalité.

« Impressionnant ce livre n’est-ce pas ? Alors ? Qu’elles images de ton passé a-t-il fait revenir à la surface ? A moins que le livre dans ses facéties habituelles t’ai montré le passé de quelqu’un d’autres, aurais tu vu celui de Loki ? »

Le Mandarin s’esclaffa tout seul et en pleura de rire. Il s’arrêta en observant Victoire avec un affreux doute. Elle en fait une tête et si le livre avait… non il n’osait y penser, une goutte de sueur coula sur son front et d’une main tremblante il lui arracha le livre du Tao.
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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 10 Mar 2013 - 22:10




« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Victoire sourit. Elle se demandait comment elle avait bien pu s'attirer les sympathies du super-vilain, mais au fond, elle s'en moquait un peu. Le fait était qu'il l'aimait bien, et elle n'allait tout de même pas s'en plaindre. Avec l'argent qu'il lui avait donné, elle allait pouvoir faire mieux qu'avant. Elle lui en était reconnaissante, même. Et dire qu'il y a quelques temps encore, elle n'aurait même pas pu le voir en peinture !

Victoire avait été amenée dans l'arrière-cours d'un restaurant. Le Mandarin la guida jusque dans une grande pièce vide. Ils étaient seuls, ses hommes étant partis... Elle ne savait où, mais une chose était certaine ; pas avec eux. Le vieil homme s'assit en tailleur sur un magnifique tapis persan, et l'invita à le rejoindre ; elle ne mit pas longtemps à l'imiter.

- Mandarin : Tu le reconnais, c’est le livre pour lequel j’ai dû traverser les mondes d’Odin et faire un pacte avec cet abruti de dieu pour qui tu fais les beaux yeux.

Victoire eut un léger sourire amusé, mais ne releva pas sa dernière phrase. Elle baissa le regard sur le livre désigné par le Mandarin. Effectivement, comment oublié ce livre ? Celui qui était caché dans les murs de sa bibliothèque – ou plutôt de son ex-bibliothèque – sans qu'elle le sache. Celui qui l'avait fait voyagé vers Jotunheim, celui qui avait apparaître Loki, celui qui... Bref, le Tao Te Ching. Oui, elle l'avait reconnu.

- Mandarin : Ouvre et lit le à la page 33, la page des rêves, elle ouvre une porte sur le passé des gens, les souvenirs surgissent de façon aléatoire, sans aucune cohérence ni sans obéir à une quelconque chronologie.

La jeune femme se saisie du livre et l'ouvrit à la page dite par le Mandarin. Sa curiosité ne pouvait qu'être piquée au vif ; ce livre semblait soudainement si... Merveilleux. Elle caressa la page du doigt, avant de se retrouver happer par le livre. Elle était plongée dedans, c'était le moins qu'on puisse dire, et absolument pas de manière imagée. Elle ne lisait pas les souvenirs ; elle les voyait. C'était époustouflant.

Elle voyait tout. Comprenait tout. La passion naissante d'un jeune homme qu'elle reconnu comme étant le Mandarin, pour cette femme qu'elle ne connaissait pas elle-même, qu'elle n'avait jamais vu avant ''aujourd'hui''. La vision se brouilla, mais Victoire n'en fut pas libérée pour autant ; un deuxième souvenirs pris la place du premier. L'atmosphère y était plus sombre, chargé de tristesse. La même jeune femme que dans la première vision se tenait là, le visage mouillé de larmes. Elle apprit ainsi que le véritable nom du Mandarin était Zhang Tong. Elle vécu avec eux leur nuit d'amour. Si l'esprit de Victoire, qui ne pouvait se dégager de la scène, observa sans broncher, son corps lui dû devenir livide. La grossesse de Justine, son mot. La tristesse du Mandarin, sa lettre magnifique... Tant d'émotions – trop d'émotions. Et puis tout disparu. Quand Victoire revint à la réalité, ses yeux la picotaient. Ils étaient embuées de larmes qui n'avait pas encore couru le long de ses joues, et qu'elle s'empressa d'essuyer.

- Mandarin : Impressionnant ce livre n’est-ce pas ? Alors ? Qu’elles images de ton passé a-t-il fait revenir à la surface ? A moins que le livre dans ses facéties habituelles t’ai montré le passé de quelqu’un d’autres, aurais tu vu celui de Loki ?

Quoi ? Le Mandarin ne savait pas ? Le voilà que lui pleurait de rire alors qu'elle était toujours émue. Trop sensible.

- Victoire : Je suis désolée... fit-elle d'une voix rauque, la gorge encore serrée par l'émotion.

Le Mandarin lui arracha le livre des mains ; elle n'opposa aucune résistance. Elle ne savait que dire, elle ne savait que lui dire. Et, également, elle ne savait pas que ce qui fonctionnait pour elle fonctionnait pour lui. C'est ainsi que le livre dévoila également des morceaux de son propre passé au Mandarin.

« Papa ? Maman ! »

Une petite fille rousse qui était encore assez loin d'avoir atteint ses dix ans se releva précipitamment dans un lit trop grand pour elle. Elle revoyait encore et encore la scène ; le feu, ses parents morts, les pompiers étonnés de sa survie... Voilà un peu plus d'un an qu'elle revivait cet enfer chaque nuit. Une femme entra dans la chambre, et prit la petite dans ses bras. Elle lui susurra des mots doux, vide de sens. Victoire le savait, elle le sentait. Mais elle était trop petite, trop apeurée pour que cela ne la blesse réellement, de savoir que sa tante ne l'aimait pas...

oOoOoOo

Le décor avait changé, la date aussi. Elle était assise sur une table, dans un cabaret, en très charmante compagnie. Un homme venait de se faire tuer – ou presque – et il neigeait au-dehors. Mais peu importe. L'homme qui était assise à côté d'elle avait toute son attention. Et plus encore lorsqu'il l'attrapa par la taille pour l'attirer près de lui et l'embrasser. Au diable les fourberies, au diable qu'elle ne soit pas aimé comme elle pouvait l'aimer. Quand on s'éprenait d'un dieu, on ne faisait la difficile. Quand on vous volait votre premier baiser, on ne s'en plaignait pas, au contraire. Alors peu importe que Loki se serve d'elle ou qu'il tienne un tout petit à la rousse. Elle lui rendait son baiser avec tout l'amour dont elle était capable, se moquant des conséquences et du destin qui refermait ses griffes acérés sur elle.

oOoOoOo

L'endroit était bondé de monde. Grand, lumineux. Mais bondé de monde. Une jeune femme d'environ dix-huit ans observait par les immenses fenêtre les pistes de décollage d'où partaient des avions. A la fois effrayée et émerveillée, Victoire était immobile, son billet en main. Il ne lui restait presque plus rien pour subvenir à ses besoins, mais elle se débrouillerait. Elle se débrouillerait toujours, de ça, elle en était certaine. Elle s'espérait un grande destin, quelque chose qui sortait de l'ordinaire, comme dans tous ces livres qu'elle aimait tant. Enfin, assise à bord de l'avion, elle quittait sa tante sans regret, ressentant juste un pincement au coeur à l'idée de quitter son Angleterre natale.

Recroquevillée sous un porche, Victoire tremblait. Elle avalait par petite bouchée ce qu'il lui restait d'une barre chocolaté, tout en comptant ses maigres économies. Elle en avait ras le bol de ces petits boulots. Ras le bol de ne pas avoir de toit. Mais elle ne se plaignait guère, elle n'abandonnait pas. Elle continuait à se battre. Et ses efforts portèrent leurs fruits ; Tom, un vieil homme, la prit sous son aile. Bibliothécaire, Victoire n'aurait put rêver mieux. Elle avait à présent un toit, un travail et quelqu'un pour veiller sur elle, pour la guider, pour remplacer sa famille disparue. Une nouvelle vie allait pouvoir commencer.

oOoOoOo

Victoire observait par la fenêtre un homme passant la pelouse en boxer. Combien de fois encore son cousin allait faire ça ? Les agents du SHIELD étaient-ils tous aussi... Etrange ? Non que ça la dérange réellement. Ce qui la dérangeait en fait, c'était qu'il fasse ça devant tout l'immeuble. Et qu'il dorme nu aussi. Parce qu'il n'y avait malheureusement qu'un lit dans l'appartement – le canapé étant pris par un chat, et Helmett avait peur des chats. Sa vie avait changé du tout au tout depuis qu'il était arrivé. En bien comme en mal. Elle était heureuse qu'il soit là, heureuse de savoir qu'un membre de sa famille était encore en vie. Mais, à l'inverse, elle avait l'impression d'être constamment surveillée. Comment vivre ainsi, elle qui chérissait sa liberté ? Vivement que la maison soit terminée, qu'elle ai sa propre chambre, son espace vitale.

Victoire complotait. Elle avait envie de mener une double-vie, elle voulait pouvoir échapper au regard d'Helmett. Elle voulait pouvoir aimer Loki sans avoir l'impression de devoir aller pourrir dans l'une des prisons du SHIELD, elle voulait pouvoir penser au voyage extraordinaire que lui avait offert le Mandarin sans avoir l'impression d'être dans le tord. Elle se demandait comme allaient les deux super-vilains. Encore des pensées qui seraient certainement sévèrement puni par son cousin. Elle s'en fichait. Elle n'avait pas voulu se l'avouer, mais elle se complaisait dans le mal. C'était tellement plus excitant. Si seulement elle pouvait les revoir...

Les souvenirs s'effacèrent. Tout ceci en l'espace d'une larme qui avait coulé le long de la joue pâle de la jeune, et qu'elle était venu essuyer. Elle prit une grande inspiration pour calmer ses émotions. Peut-être avait-il retrouvé sa fille après tout ? Il lui avait parlé d'une certaine Sasha. L'idée que le Mandarin ai put subir le même 'traitement' qu'elle ne lui effleura pas l'esprit. Néanmoins, elle lui retira doucement le livre des mains pour le reposer sur le plateau d'argent.

- Victoire : Tout va bien ? s'enquit-elle finalement d'une petite voix, alors que le silence s'étirait.


(c) Ségo Soyana
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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Lun 11 Mar 2013 - 11:20
En prenant maladroitement le livre du Tao qui était ouvert à la page 33 pour le retirer des mains de Victoire, le Mandarin effleura sans le vouloir la page onirique et fut à son tour projeté dans l’inconscient de Victoire, il scruta son passé et ses réminiscences sans pouvoir y échapper. S’il ne fut pas surpris de la voir envouté par Loki, il le fut en découvrant son pouvoir. L’avait-elle utilisé dans leur bataille contre les sbires de Gerroed ? Il ne s’en souvenait plus. Ce passé sombre sans doute dû à ce pouvoir, était-elle mutante, magique ou autre ? Les apparences étaient décidément bien trompeuses et le destin avait un sacré sens de l’humour. Victoire lui reprit le livre des mains et il revint à la réalité.

« Oui tout va bien, le livre du Tao fouille au plus profond de l’inconscient et montre les moments les plus sombres, les plus amers et les plus inavouables de l’existence humaine. Les mauvais souvenirs que chaque être humain souhaite oublier. Il montre le passé de la personne à qui l’ont pense en touchant cette fameuse page calligraphié par Lao Tseu en personne il y a plusieurs siècles. J’ai pu voir le passé tortueux de plusieurs personnes comme Stark ou Nick Fury depuis que j’ai ce livre. Jamais ouvrage magique n’en avait autant révélé sur les individus. Essaye à nouveau, maintenant que la surprise et le dépourvu sont passé, tu pourras voir encore plus nettement le passé d’une personne. »

Le Mandarin empoigna le livre, l’ouvrit à nouveau à la page 33 et le tendit à Victoire.


New Jersey, 1988

Justine Hammer était pelotonnée dans son lit dans sa luxueuse résidence, le climatiseur fonctionnait au maximum. Déréglé par sa leucémie, son système ne connaissait plus que des extrêmes, soit elle était gelée, soit elle était bouillante. Le Mandarin s’approcha et s’assit près d’elle.

« Tu as changé Zhang, tu n’avais pas ce chignon sur ta tête et cette barbe autrefois. »

Justine sourit, le Mandarin sourit.

« Je suis venus car je sais pour ta leucémie, je te surveille toi et ta fille depuis longtemps. »

Justine se mit à rire ce qui provoqua chez elle une quinte de toux et une suée soudaine. Elle repoussa ses couvertures, sa chemise de nuit voleta, le Mandarin aperçut des creux et des zones de chairs flasques. Il lui épongea le front avec la manche de sa tunique verte aux symboles chinois, elle frotta son nez contre le bras de son ancien amant et fit mine de le mordre. La chambre était glacée mais Justine était inondée de transpiration, elle se mordit les lèvres alors que le Mandarin lui caressait la joue, les veines battaient ses tempes, elle se toucha le ventre et le Mandarin reconstitua l’itinéraire de sa douleur. Il pointa son anneau d’illusion vers son front et lui envoya un songe apaisant dans le crâne. Le temps d’une pulsation, elle se raidit et s’apaisa. Elle tomba dans le sommeil, le Mandarin prit son pouls, il était faible et irrégulier, son bras ne pesait presque rien. Il s’assit en tailleur au sol sur le tapis et regarda Justine dormir.


Le goutte à goutte par intraveineuse s’était vidé, Justine s’était assoupie en regardant la télé. Le Mandarin lui prit son pouls, il était faible, presque normal, la télé diffusait les infos du soir, à faible volume. Justine bougea et tressaillit. Le Mandarin installa une nouvelle poche de liquide à perfusion. Elle ouvrit les yeux.

« Tu sais je n’ai jamais eu de chances avec les hommes. »

« Moi de même avec les femmes, ma première épouse s’est suicidé et il y a eu toi, je n’en ais pas eu d’autres. »

Le liquide commençait à s’écouler hors de la poche, il circulait dans le tube, le Mandarin manipula le cadran et régla le débit, elle frissonna, la perfusion atteignit son bras et transmis un peu de chaleurs à son visage. Le Mandarin lui prit les mains. Justine s’évanouit en un instant, il lui prit le pouls, trop faible pour être normal. Avant de s’évanouir elle lui avait dit :

« Quand nous avons couché ensemble, tu avais des cicatrices nombreuses sur le dos, comme des marques de coup de fouet. Tu avais essayé de me dire pourquoi mais je t’en avais empêché, j’ai toujours été curieuse et je me suis demandé pendant longtemps pourquoi tu avais ces marques. Aujourd’hui je voudrais savoir. »

« Ça n’a plus d’importance. »

Ses draps étaient moites, sa chemise de nuit trempée de sueur. Son pouls était faible, le Mandarin tourna le cadran d’un cran et envoya le liquide dans la perfusion. Il épongea le front de Justine. Il lui prit les mains alors qu’elle n’était plus que sueurs et frissons. Elle ne semblait ne rien peser, tout en os et en veines. Elle perdit connaissance en grelotant. Le Mandarin arrangea ses cheveux sur l’oreiller.


Il était sur la terrasse, il observait Manhattan de l’autre côté de la rive. Le Mandarin rentra à l’intérieur et revint dans la chambre. Son support d’intraveineuse et la poche de liquide étaient renversés sur le tapis où il s’asseyait en tailleur pour la contempler. Le tube était encore attaché au bras de Justine, l’aiguille à demi-enfoncé, à demi-sortie. Des fioles vides sur la table de nuit, du séconal et du dilaudid. Un petit mot sur la table de nuit : « Je sais que tu es un criminel, mon frère me l’a révélé et je m’en fou, mais je ne comprends pas pourquoi tu as tué des gens autrefois, qu’est-ce qu’ils t’ont fait pour que tu sois comme ça ? »

Justine était morte en agrippant les draps, le Mandarin déplia ses doigts, libérant ses mains qu’il croisa sur sa poitrine, puis il l’embrassa.


Hong Kong, 1996

C’était un terrain vague abandonné, le Mandarin était debout aux côtés de son fils Temudjine qui avait 17 ans, un membre des triades chinoises qui pleurait était étendus au sol. Temudjine tentait de charger un flingue. Sous l’émotion sa main glissa et le pistolet tomba, son père le ramassa :

« Tue-le. »

Temudjine observa la victime à terre en train de supplier.

« Tue-le. »

Temudjine fixa incrédule et triste la victime au sol, le chinois qui gémissait fixa Temudjine, il regarda à nouveau son père.

« Tue-le. »

Le chinois sanglotait, Temudjine tremblait, il lâcha son arme et se mit à pleurer à son tour. Le triade rampa au sol, se releva et s’enfuit. Le Mandarin gifla son fils.

« C’est à l’âge de 17 ans que j’ai tué pour la première fois, toi aussi tu dois t’endurcir, il le faut, car bientôt tu tomberas sur des êtres plus puissants et dangereux que toi, regarde tous ces mutants, regarde tous ces agents du SHIELD, regarde tous ces héros en costumes, regarde tous ces super-criminels encore bien plus fort que nous deux, nous ne sommes rien, le seul moyen de leur survivre c’est de devenir encore plus impitoyable que quiconque. Je serais mort dans le Laogaï à ton âge si je ne n’avais pas fait preuve d’un gigantesque instinct de survie. »

Temudjine s’arc-bouta sur ses genoux et vomit. Le Mandarin lui asséna un crochet dans la mâchoire et le fit tomber à terre tout en lui foutant des coups de pieds.

« Un jour ils t’assèneront la pire des douleurs et feront preuve de la pire brutalité, ces super-héros, ces super-méchants, ces êtres magiques, mutants ou extra-terrestre, peu importe. Et tu ne survivras qu’en te montrant plus impitoyable qu’eux et ce jour-là tu me remercieras en comprenant que tous ceux autour de toi ne sont que des bêtes sauvages. »



Chine, province du Sichuan, 1961

Le Laogaï, l’un des camps de concentration maoïste. Zhang Tong avait 17 ans, il travaillait dans les plaines du camp avec les autres détenus, ils étaient tous torse nue, avaient tous le crâne rasé et arboraient tous des traces de coup de fouet sur le dos. Les gardes déambulaient en les surveillant pendant qu’ils travaillaient dans la pleine. Zhang avait été mis là ici il y a 3 ans après que Mao a fait exécuter ses parents. Motif ? Il était enfant d’ennemi politique bien qu’il n’ait pas atteint l’âge d’homme. Zhang bêchait et taillait dans la plaine 10h par jour, il en oubliait les vagues de chaleur venant du Guangdong et les pluies torrentielles, il gardait la tête basse, halluciné, oubliant l’état de son corps, il était maigre et squelettique, il avait la peau jauni et sale. Il était assaillit par l’odeur de terre humide et de bois éventrés. Il était courbaturé de partout. Le mois dernier il avait eu une lombalgie et une tendinite à cause du travail. Ses réflexes diminuaient, il avait comme un temps de retard à chaque fois qu’un garde l’appelait par son numéro. Il crut devenir fou lorsqu’ils le transférèrent au déchargement et poubelle. L’une des tâches les plus durs du camp pénitentiaire à porter en permanence des sacs lourds. Il se retrouvait détrempé de saleté à porter des sacs ou des carcasses d’animaux mort. Il n’arrivait plus à se débarrasser de la graisse et du cartilage qui recouvrait ses mains en permanence.

Il y avait trop de prisonniers qui arrivaient depuis la « campagne des 100 fleurs » et le « grand bond en avant ». Les gardes commençaient à exécuter les prisonniers en trop qui ne pouvaient plus travailler pour faire de la place. 2 gardes saisirent bientôt Zhang Tong pour l’exécuter lui aussi. Lorsqu’ils attrapèrent le môme de 17 ans, ses cordes vocales se figèrent, il eut l’impression de fondre, il vit 1000 clichés de ses parents et son grand père tous exécutés par Mao. Il essaya de hurler alors que les deux le trainèrent à travers la boue entre les casernements du laogaï. Ils le larguèrent dans la remise et fermèrent la porte le temps d’aller chercher leurs armes. Des rats grouillaient sur le plancher, il essaya de rouler sur lui-même pour leur échapper, ils grimpèrent sur son dos nu et parcoururent les traces de coups de fouets. Il vit son grand-père, il se mit à pleurer, les rats se précipitèrent sur son visage. Il vit leurs puces et les plaies ouvertes de leur corps. Leurs queues s’enroulaient sur elles-mêmes et le fouettaient de leurs anneaux acérés comme des dents de scie. Les deux gardes revinrent, l’un d’eux pointa un flingue sur lui. Un rat marcha sur son visage. Zhang Tong ouvrit la bouche pour crier sans y parvenir. Le rat regarda à l’intérieur. Les deux gardes se marrèrent, c’était la fin.

Zhang Tong
Né en1943 – mort en 1961


Quelque part dans l’abime

Mais…

Il fit abstraction de tout bruit extérieur, il entendit l’air produire le propre bruit de sa respiration, il sentit le sol tournoyer sous ses pieds. Son pouls battait fort, ses yeux larmoyèrent. Il vit des mains sertit d’anneaux, il vit un démon en armure rouge et or, il vit…

Mais…

Il referma violemment sa mâchoire sur le rat pour le décapiter, le rat se débattit. Le môme ne lâcha pas prise, le sang et le gout de son pelage lui soulevaient le cœur. Le rat se tortilla et mourut dans sa bouche. Les deux gardes en restèrent bouche bée comme effrayés. Il se releva soudainement en s’emparant de leur flingue, ils se figèrent d’horreur face à l’expression effroyable qu’il arborait sur son visage. Il avait la gueule d’un démon sortit de l’enfer. Il recracha enfin la dépouille du rat, pointa son flingue en hurlant et leur fit sauter la tête. Les détonations mirent fin à ses cris et le sang de ses victimes se mit à jaillir sur un vieux panneau entreposé dans la remise, il y était écrit en chinois :

Il n’y a aucune issue



Le Mandarin
Né en 1961 - Mort en ?
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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 17 Mar 2013 - 1:33


[Désolé, c'est pas super, je fais pas avancer grand chose T.T]



« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Le Mandarin tendit de nouveau le livre à Victoire, ouvert à la page 33. Elle n'était pas certaine de pouvoir se replonger dans le passé du super-vilain. Elle en avait la volonté ; oui, il n'y avait aucun problème de ce côté-là. Disons simplement qu'elle aurait préférée ne pas se montrer si faible devant le super-vilain. Malgré tout, elle ne pu résister à l'appel du bouquin.

Elle assista ainsi à la mort de Justine. Son coeur se serra en essayant d'imaginer la douleur qu'avait pu ressentir le Mandarin. En y réfléchissant, elle n'avait jamais perdu quelqu'un à qui elle tenait autant... A part Tom, peut-être, mais c'était différent. La scène se brouilla sur un dernier, un ultime baiser, avant de passer à une autre. Une toute aussi triste à sa manière. Le Mandarin battait son fils parce qu'il ne voulait pas tuer le chinois que lui désignait son père. Qui avait-il de mal à cela ? Elle reconnue la rancune dans ses paroles, même si elle n'était pas tout à fait d'accord avec ce qu'il disait. .. Le décor changea de nouveau. Victoire ne reconnu tout d'abord personne. Puis elle comprit qu'elle avait, en quelques sortes, remonté le temps. Elle vit l'affreuse transformation de Zhang en Mandarin, en eut le souffle coupé, l'estomac retourné, la gorge serrée. A nouveau.

Son retour à la réalité fut peut-être plus difficile encore que le précédent. De ses mains tremblantes, elle referma le livre sans pour autant le reposer. Le souffle court, elle resta immobile encore quelques secondes.

- Victoire : Je... C'est... Ton passé que j'ai vu...

Elle prenait pleinement conscience que le Mandarin était devenu ce qu'il était non pas pas choix mais plutôt par obligation. Et quand on à le choix entre la vie et la mort, qu'importe ce qu'on deviendra, la vie prime toujours sur le sommeil éternel. L'histoire de l'homme qui se tenait face à elle avait été dure, très dure, et le destin ne l'avait pas épargné. Il avait été fort, il s'était battu et avait survécu. Mais à quel prix ? Elle prenait conscience de pas mal de choses, au fond.

- Victoire : Je suis désolée pour... Tout. Elle n'avait jamais vraiment compris cette formule mais qu'importe, elle l'appliquait. Victoire réfléchie pendant quelques secondes, avant de continuer : Je... Je ne pense pas qu'il y ai d'un côté le mal et de l'autre côté le bien. Ce serait trop simple si ces deux choses totalement abstraites avait une limite, une ligne à ne pas franchir sous peine de tomber dans l'un, ou l'autre. Je ne pense pas qu'il y ai réellement des méchants, en fait. Au fond, chacun sert un idéal. Celui que je pensais 'vilain' hier ne me semble plus l'être autant aujourd'hui. Je comprends mieux, je crois. On suit tous une voix, d'une façon plus ou moins... En suivant plus ou moins les règles. Je pense que les lois peuvent être enfreintes si il nous semble qu'elles doivent être enfreinte pour servir notre cause. En fait, les vrai ''méchants'' seraient plutôt ceux qui les enfreignent pour le plaisir et qui s'en prenne à des innocents sans avoir de motif. Qu'il soit bon ou mauvais, d'ailleurs, mais assez... Important pour pouvoir les pousser à faire ça. La société pointe du doigt ceux qui sont différents. Les super-vilains en premier, puis les dieux et les mutants. Un pas de travers et c'est bon, nous avons franchi la ligne enfantine qui nous fait tomber du mauvais côté de la pente. Mais si ils pouvaient se mettre à la place de leurs ''méchants'', peut-être qu'il comprendrait que le bien et le mal sont beaucoup plus que ça ? Certes, on peut bien qualifier de vilains les troubles-paix et tous ceux que chassent les X-men, les Avengers, le SHIELD... Les enfermer... Mais je ne pense pas que de cette façon ils réussiront à les rendre ''gentils''. Parce qu'il ne cherche pas à comprendre. On ne né pas ''méchant'', non, je ne le pense pas. Chaque homme, porte la forme entière de l'humaine condition, comme a dit Montaigne. Nous ne vivons pas dans une société bien définie, arrêté, où tout se ressemble, non... Qu'est-ce qui fait le bien et le mal, au fond ? Juste la différence entre un être et un autre. Quand on ne prend pas le temps de comprendre et de tolérer... On en reste à cette vision limité de... Lumière et de ténèbres. Au fond, il n'y a pas de méchants ou de gentils, mais des ennemis et des amis... Potentiels ou non.

Victoire garda la bouche entrouverte avant de la refermer précipitamment. Un sourire désolé s'étira sur ses lèvres – parce que oui, elle l'était. Elle s'était laissée emporter dans sa réflexion et perdue dans le fil de ses pensées. Elle craignait de l'avoir agacé, qu'il lui en veuille pour avoir découvert son histoire à son insu. Ses doigts tenaient toujours le bouquin fermée entre ses mains, mais ses yeux ne quittait plus l'homme qui était en face d'elle. Si elle avait gardé un peu de rancune envers lui, elle venait de disparaître avec toutes ses convictions. Si pour le New-Yorkais, Iron Man était un gentil et le Mandarin – son ennemi – un méchant, cela faisait que pour le Mandarin qui pourrait considérer Iron Man comme méchant, les New Yorkais l'étaient aussi ? Aïe, Victoire sentait le mal de crâne toquer contre ses tempes ! Elle ferma les yeux en prenant une grande inspiration, lâchant le bouquin d'une main pour se masser la tempe, guettant encore la réaction de l'homme assis face à elle.


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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Dim 17 Mar 2013 - 21:51
Le Mandarin écarquilla les yeux en écoutant Victoire. Le livre lui avait montré son passé à lui ? Décidément le Tao Te Ching était facétieux et réservait des surprises. Il souffla un nouveau nuage de fumée avec sa pipe à narguilé et finit sa tasse de thé au jasmin. Puis caressant sa barbe il tint ce discours à Victoire :

« Le bien, le mal. Ces notions sont typiquement occidentales. Avec leur religion et leur philosophie ils sont persuadés que l’un et l’autre sont séparés et qu’on doit choisir l’un ou l’autre. Mais les asiatiques comme moi pensent autrement. Ma mère était hindouiste et venait du Panjab, c’est d’ailleurs à elle que je ressemble et non à mon père qui était chinois. La religion de ma mère expliquait que le véritable problème de l’homme ce n’est pas le péché mais la souffrance. De même pour mon père qui était un chinois bouddhiste, le vrai problème de l’homme ce n’était pas le péché avec le bien et le mal, mais l’ignorance. Moi je suis un adepte du Taoïsme et je pense que ce n’est pas le bien et le mal qui compte mais l’harmonie globale. Je pense que le bien et le mal sont en chacun de nous, rien n’est blanc et rien n’est noir. Voici le symbole du Taoïsme. »

Le Mandarin ouvrit son livre du Tao à la toute dernière page et montra le symbole à Victoire.


« Voici le bien et le mal, noir et blanc mais indissociable et à égalité, aucun n’est supérieur à l’autre en taille et le monde a besoin des deux pour continuer à tourner. On remarque que chacun s’emboîte l’un dans l’autre et possède en lui une partie de l’autre, ainsi ceux qui sont d’avantages mauvais possèdent en eux une possibilité de rédemption et ceux qui sont d’avantages bons ont une possibilité de damnation. Nul ne peut échapper à ce schéma. »

Le vieil homme referma le livre du Tao et se releva doucement de son tapis.

« J’ai peut-être 70 ans, mais je suis encore jeune et… AÏE !!! MES RHUMATISMES ! »

Un serviteur arriva en courant.

« Tout va bien grand Khan ? »

« HORS DE MA VUE ! »

Le Mandarin fit un signe agacé de la main et de l’autre fit signe à Victoire de le suivre.

« Tu vois ma grande, j’ai tout réussis dans ma vie, j’ai une fortune, du pouvoir, un livre magique, 10 anneaux qui font de moi un surhomme et toute une bande d’imbécile qui m’obéît, je n’ai qu’une seule contrariété, je n’ai pas encore réussit à envoyer Iron Man à la ferraille. Mais malgré tout j’ai un échec que rien ne serait résoudre. Mes deux enfants refusent de me parler. »

Il fit volte-face brutalement devant Victoire et déploya sa cape aux motifs de Sun Tzu.



« Regarde-moi, franchement est-ce que tu crois que je leur fais honte ? Sois-honnête et répond moi franchement. Est-ce que je devrais repenser mon style vestimentaire ?»

Peu après le Mandarin et Victoire montèrent sur le toit du repaire de Chinatown où attendait un hélico avec de grosses enceintes sono sur le côté.

« Viens ma fille ! Allons gâcher la journée de Tony Stark ! »

Ils grimpèrent à bord de l’engin et les deux sonos survolèrent bientôt New York en balançant cette musique :


Le vieux ne cessait de jouer avec sa barbe et avait revêtu ses grosses lunettes de soleil.

« Aujourd’hui il est prévu qu’il se rende à la Stark Expo du New Jersey pour honorer ses fans, il n’en aura pas l’occasion ! »
L’hélico arriva en vue de la Stark Tower. Le Mandarin attrapa un haut-parleur et hurla en direction du dernier étage :

« Eh la boîte de conserve rouge et jaune ?! Ta mochetée d’immeuble ressemble à rien, désolé mais il fallait bien que quelqu’un se décide à te le dire, et je crois que Loki a oublié de détruire cette horreur architecturale lors de son attaque de la ville, mais on lui pardonne, cet empaffé de sous-doué est incapable de finir le boulot que ce soit en matière de conquête ou en matière de femmes ! »

Il tendit son mégaphone à Victoire et lui dit :

« Vas-y ! Balance-lui un mot bien sentis ! Ce décadent est trop occupé avec les femmes de son harem pour oser répondre quoi que ce soit ! »

Puis l’hélico balança une série de missile sur les limousines et les voitures de sports garées sur le parking des cadres en bas de l’immeuble.

« Voilà ! Le rejeton Stark ne pourra pas se rendre à la Stark Expo ! On va y aller à sa place ! »

L’hélico fit demi-tour, survola Manhattan et franchit l’Hudson River pour se rendre dans le New Jersey. Lorsqu’ils arrivèrent en vue de la Stark Expo, les fans crurent qu’il s’agissait de Stark à cause de la musique rock’n roll qui s’échappait des deux enceintes de l’hélico. Iron Man avait pour habitude de surgir aux Stark Expo sur une musique d’AC DC. L’appareil se posa en plein sur la grande scène face aux hordes en délires mais ils furent ébahis en voyant un vieux barbus en tunique verte en descendre à la place du milliardaire en smoking.

« Merci public ! Inutile de m’applaudir, ma modestie naturelle va en souffrir. Les enfants, il est temps pour vous de voir la réalité en face, les héros, ça n’existe pas ! Prenons par exemple les Vengeurs. Leur archer est un tueur qui obéit à un ancien criminel de guerre borgne, leur espionne est une tueuse russe au passé sanguinaire, leur capitaine n’est qu’un faux soldat de propagande abjecte, leur monstre est une abomination qui a failli anéantir Harlem, leur dieu est un chevelus issue d’une religion barbare adopté par les pillards vikings et leur type en armure est un riche décadent plein d’orgueil qui se fiche des pauvres. Cessez donc de les aduler et rentrez chez vous ! »

Le Mandarin pointa ses 10 anneaux et projeta boules de feu, d’électricité et de flammes vers le grand globe terrestre de la Stark Expo qui s’écroula avec retentissement. Il se frotta les mains satisfait pendant que la foule courait dans tous les sens en hurlant. Puis il se dirigea vers un stand renversé et attrapa une peluche en forme d’Iron Man. Il regagna son hélico en agitant le nounours.

« On est pas venus pour rien ! J’ai trouvé de quoi me faire une poupée vaudou ! »
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MessageSujet: Re: La vierge et le vieux (Victoire Reecey)   Mar 26 Mar 2013 - 18:46




« La curiosité est un vilain défaut »

«Le Mandarin & Victoire»


Victoire avait écouté avec attention la réponse du Mandarin à son 'discours'. Elle était plutôt d'accord avec lui, en fait. La jeune femme observa le symbole en noir et blanc, fronçant légèrement les sourcils. Elle avait certainement déjà dû lire quelques écrits sur ça, sur le Yin et le Yang... Elle fixa le petit point blanc présent dans la partie noir du symbole. ceux qui sont d’avantages mauvais possèdent en eux une possibilité de rédemption... Voilà une idée qui lui plaisait bien ! L'ennemi d'Iron Man referma le livre pour se relever doucement.

- Mandarin : J’ai peut-être 70 ans, mais je suis encore jeune et… AÏE !!! MES RHUMATISMES !

Victoire eut un sourire amusé et retint juste à temps un petit rire. L'un de ses hommes arriva en courant, s'inquiétant de l'état de son maître, mais fut congédié tout aussi rapidement. Victoire se releva à son tour sur le signe de main du Mandarin.

- Mandarin : Tu vois ma grande, j’ai tout réussis dans ma vie, j’ai une fortune, du pouvoir, un livre magique, 10 anneaux qui font de moi un surhomme et toute une bande d’imbécile qui m’obéît, je n’ai qu’une seule contrariété, je n’ai pas encore réussit à envoyer Iron Man à la ferraille. Mais malgré tout j’ai un échec que rien ne serait résoudre. Mes deux enfants refusent de me parler. Il fit volte-face, déployant une cape avec d'étrange symboles qu'elle ne parvenait pas à déchiffrer. Regarde-moi, franchement est-ce que tu crois que je leur fais honte ? Sois-honnête et répond moi franchement. Est-ce que je devrais repenser mon style vestimentaire ?

Victoire fronça légèrement les sourcils. En voilà une question difficile. Sauf s'il ne faisait évidemment référence à son physique.

- Victoire : Hmm... Non, je ne pense pas. Il doit certainement y avoir une autre raison... fit-elle doucement, de ''peur'' de le froisser.

Ils se retrouvèrent très vite sur un toit, où était posé un hélicoptère. Le Mandarin l'y fit monter, l'air absolument réjouit à l'idée d'aller « gâcher la journée de Tony Stark ». Ah oui c'est vrai, le milliardaire était Iron Man. Un moment d'égarement. Elle pensa rapidement à l'homme souvent trop sûr de lui qui était venu lui demander des conseils à propos de livre de mariage, quelques mois plus tôt. Assise dans l'engin volant, elle observait le Mandarin qui jouait avec sa barbe, tout en écoutant distraitement ses complots. Stark Expo – elle n'avait jamais eu l'occasion de s'y rendre – empêcher Tony d'y faire une apparition... Ils arrivèrent finalement en vue de la Tour Stark. Grand et imposant bâtiment qui faisait des envieux. Le Mandarin attrapa un micro pour balancer quelques mots à ce cher playboy ;

- Mandarin : Eh la boîte de conserve rouge et jaune ?! Ta mochetée d’immeuble ressemble à rien, désolé mais il fallait bien que quelqu’un se décide à te le dire, et je crois que Loki a oublié de détruire cette horreur architecturale lors de son attaque de la ville, mais on lui pardonne, cet empaffé de sous-doué est incapable de finir le boulot que ce soit en matière de conquête ou en matière de femmes !

Cette fois, Victoire ne pu retenir un petit rire. Bien trouvé, bien balancé – même si elle n'était pas tout à fait d'accord avec les dernières paroles du vieil homme. Quoi qu'elle ne pouvait rien dire pour prendre la défense du dieu non plus... La rousse se retrouva avec un mégaphone sous le nez, et jeta un regard interrogateur au Mandarin.

- Mandarin : Vas-y ! Balance-lui un mot bien sentis ! Ce décadent est trop occupé avec les femmes de son harem pour oser répondre quoi que ce soit !

Qui que quoi ou quand comment ? Non ! Elle n'était pas prête, elle ne savait pas quoi dire, elle...

- Victoire : Euh... Elle réfléchit à toute vitesse, et se remémora un film dont on ne citera pas le nom ; Tu pues !

Victoire se racla la gorge, son visage virant au rouge. Oui, elle allait devoir s'améliorer niveau insulte à froid ; on l'avait déjà vu, elle avait fait bien mieux. Bien plus personnel, bien plus piquant, bien plus blessant qu'un ridicule « tu pues ». Oui, elle avait honte. Très honte. Les missiles de l'hélicoptère explosèrent toutes les voitures présentent sur le parking, et il déclara d'un ton triomphant que Tony ne pourrait pas se rendre à la Stark Expo ; Victoire se retint bien de lui faire remarquer qu'il avait toujours son armure. Ils firent demi-tour pour se rendre à ladite Stark Expo sur une musique Rock. On les acclama, on les applaudit, on les hua avant même de voir qui ils étaient. L'hystérie tomba immédiatement quand ils se rendirent compte que ce n'était pas le génie tant espéré qui faisait son apparition.

La bibliothécaire descendit à sa suite, mais resta légèrement retrait. Elle écouta avec un grand sourire le petit monologue du Mandarin. Décidément, cet homme était très bon orateur ! Une fois sa tirade achevé, il entreprit de faire s'écrouler le grand globe terrestre qui s'écroula au sol. Et Victoire eu une envie sordide.

Elle serra les dents, ferma les yeux, se concentra. La rousse canalisa son énergie, et tendit une main, paume ouverte, en direction de la grosse boule roulante. Doucement. Tout doucement. Elle pouvait, elle pouvait y arriver, elle... Victoire fut propulsée de trois bon mètres en arrière, roulant sur elle-même avant de se relever, un peu sonnée. La boule de feu qu'elle venait d'envoyer en direction du globe était beaucoup plus grosse et chaude que prévue – d'où son magnifique roulé-boulé en arrière. Un petit rire secoua ses côtes alors que le globe s'enflammait ; elle avait réussit ! Elle n'avait pas incendier la salle entière, juste son objectif ! Elle n'avait pas pris feu, elle... Oh, shit. Victoire agita son bras de haut en bas tout en le frappant de l'autre main, pour éteindre les flammes qui avait commencé à lécher sa manche. Elle réussit à les éteindre rapidement, mais le bout de la manche droite de son blouson en cuir était sacrément brûlé ; grah ! Elle soupira et l'ôta avant de le lancer dans la foule, à présent en jean skinny et en chemise d'un jolie vert pâle. La rousse remonta immédiatement dans l'hélicoptère avec le Mandarin. Une soudaine pensée pour le SHIELD lui fit regretter d'avoir abandonner son blouson... Oh et puis, au diable le SHIELD ! Tout ceci était bien trop amusant.

- Mandarin : On est pas venus pour rien ! J’ai trouvé de quoi me faire une poupée vaudou !
- Victoire : Un nounours ! fit-elle en riant.

Ses yeux pétillaient. Elle s'en voulait un peu – à peine – d'avoir incendier le globe de la Stark Expo. Elle espérait juste ne pas avoir fait trop de dommages collatéraux. Victoire passa une main sur sa nuque pour se masser le cou. Elle allait devoir apprendre à gérer l'énergie qu'elle propulser avec les flammes, pour ne pas toujours faire de superbes cascades en arrière – sauf quand elle voulait soigner ses sorties.

- Victoire : Où allons-nous à présent ? demanda-t-elle en jetant un coup d'œil à l'extérieur.


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