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La mort vous va si bien. Loki & Isaac.

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MessageSujet: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mer 11 Sep 2013 - 21:54

Le corps tomba lourdement au sol, dans un craquement des plus sinistres. L’attaque l’avait propulsé à trois bons mètres du point de départ, le coup l’ayant frappé de plein fouet. Son regard, effrayé par la puissance de son adversaire, ne distinguait désormais plus que des ombres et une silhouette qui s’approchait désormais de lui. Ainsi, c’était le grand final ? La révérence ? Si près de ceux qu’il avait un jour aimé, si proche et pourtant si loin. Relevant les yeux, presque aveuglé par la lumière, la vie quittant peu à peu son corps. Il émit un rire rauque, qui le fit tousser. Il avait imaginé bien des façons afin de terminer sa vie, si futile jusqu’à il y a peu. Il ne l’avait jamais imaginé comme cela. Crachant du sang, Isaac se retourna, le dos contre le sol. Il réussit finalement à articuler.

La mort vous va si bien.


PEU DE TEMPS AUPARAVANT

Isaac s’étira, la journée avait été longue. Il n’y avait rien eu à faire et depuis que son affectation au service privé de Pepper et Tony avait pris fin, du moins, à sa demande, il s’en était retrouvé avec un poste aux demandes beaucoup moins importante. Ses collègues le saluèrent un à un tandis qu’il s’occupait de ranger les derniers papiers qui pouvaient traîner sur la table. S’il s’afférait ainsi à ranger son bureau, c’était pour la bonne raison que le grand chef était venu le voir, au sens propre, cela avait été un beau remue-ménage, et qu’il l’avait ordonné de prendre des congés, chose qu’il n’avait fait depuis son arrivée dans la Tour Stark, neuf mois plus tôt. Assurant au patron qu’il n’avait pas besoin de porter un traqueur et qu’il saurait s’occuper pendant cette semaine de congé, Isaac avait prévu un séjour loin de New-York et de l’agitation qui y régnait.

Cependant, avant son grand départ, le jeune Payne avait prévu un léger détour, une chose qu’il n’avait pas pu faire depuis longtemps et qui lui rongeait le moral. Visiter la tombe de sa tendre épouse et de ses enfants disparus. Sur le chemin, il allait s’arrêter prendre une fleur, une orchidée probablement, la préférée de la disparue, puis il irait la déposer. Suite à quoi, il allait disparaître de l’Amérique une semaine complète, le premier départ du pays depuis des années.

Son plan prévu, il éteignit les lampes restantes et quitta la Tour Stark. Le trajet se déroula sans problème, c’était la fin d’après-midi et pourtant, le trafic sembla fluide. Achetant les orchidées et deux petits oursons, il prit la route en direction du cimetière. Se garant quelques rues avant, il décida de finir le trajet à pied, pour profiter des derniers instants de beau temps avant un automne que les vieux de chez lui aurait surement dit qu’il serait pluvieux et humide, signe qu’ils n’étaient probablement jamais venu à New-York. Le portillon grinça alors que Payne l’ouvrait, il s’était toujours dit qu’il prendrait le temps de l’huiler, un beau jour. Quelques feuilles commençaient déjà à tomber, signe d’un été trop vite passé, donnant un aspect triste à ce lieu jamais guère joyeux.

La tombe de sa bien-aimée et de ses enfants était là, entretenue par une gentille dame qu’il avait un jour croisé et dont le mari reposait à côté. Il avait été un Marines, comme Isaac et devant le manque de temps de ce dernier, elle s’était proposé d’empêcher la tombe de s’abîmer lorsqu’elle viendrait. Chose qu’elle avait toujours fait, Payne lui en rendait grâce chaque fois qu’il pouvait venir. Déposant la fleur sur la sépulture de son épouse, il lui dépeignit ce qu’était désormais sa vie, loin d’elle, loin des filles.

Mais alors qu’il s’apprêtait à repartir, il sentit qu’on l’épiait, depuis combien de temps ? Se retournant, il remarqua une silhouette, à l’ombre d’un arbre. De si loin, malgré sa très bonne vision, il ne parvenait pas à distinguer les traits de l’homme, bien que celui-ci marchait désormais dans sa direction.
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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mar 1 Oct 2013 - 22:35

« Is this not your natural state ? »
Loki n'était pas un dieu sadique, originellement. Tout au contraire, il était un dieu subtil, plus diplomate que guerrier et violent. Mais sa vie avait pris un tournant inédit, insoupçonné, et son passage entre les mains de Thanos autant qu'avoir des humains à sa merci ici, cela lui avait donné le goût du sang, du son des os qui se brisent. il ne lui suffisait plus de tuer, il lui fallait la vengeance qui allait avec, la douleur, la peur qui brillait dans les yeux de sa victime. Qu'il se sente supérieur, le maître et le bourreau. Loki perdait pieds de plus en plus régulièrement, se laissant aller à une soif de meurtre et de carnage qui lui avait longtemps été inhabituelle. Il voulait qu'on l'implore. Il voulait savourer la mise à mort.

Isaac Payne. Un humain, un mortel, comme tous les autres qui peuplaient cette planète misérable. Il ne semblait pas appartenir aux homo superiors, mais Loki l'avait trouvé intéressant. Utile. Assez pour qu'il essaye de l'employer en tant que garde du corps, mais l'humain lui avait préparer la diva politiquement correct, Iron-Man. Une marque de mauvais goût évidente... ne savait-il donc pas que Loki finissait toujours par obtenir ce qu'il voulait, en fin de compte ? Il avait eu Hawkeye, il aurait Payne, et tout ceux dont il avait envie. Malgré son refus, le dieu l'avait gardé à l'oeil. A première vue, il avait lâché l'affaire, avec une courtoisie qui ne ressemblait pas à un dieu fou. S'il avait un minimum d'intelligence, Isaac ne pouvait pas avoir imaginé être tranquille. Ainsi il surveillait Stark, Pepper et le garde du corps ; même s'il n'avait pas besoin de l'intermédiaire de l'humain pour surveiller la diva pipelette : surgir dans l'appartement de Stark lui suffisait pour obtenir tous les renseignements qu'il désirait. Pas comme si un esprit pouvait lui résister et lui cacher quelque chose, de toute façon.

Les espions de Loki, des hommes sous son emprise disséminés aux quatre coins de New York et du monde l'avaient alertés que Isaac bougeait. L'humain était d'un ennui mortel depuis qu'il s'était détaché du service de Miss Potts et de Stark, mais il semblait s'organiser pour un voyage. Le dieu du chaos ne pouvait s'empêcher d'être curieux et marcha dans ses pas ce jour-là, jusqu'à ce que Payne le conduise dans un cimetière. Cette étrange coutume faisait sourire Loki en coin ; il était le père de la déesse des morts, des enfers. Il connaissait l'au-delà et tout ce cérémonial le faisait doucement rire. Une tombe, un cadavre pourrissant sous la terre ; quelle importance ? Asgard ne reconnaissait même pas cette tradition symbolique de la faiblesse inhérente à la race humaine.  Et son tempérament mélancolique ; en ce début d'automne, l'atmosphère du cimetière était tout particulièrement lugubre, même si Loki ne la percevait que d'une façon détachée. Il fallait aimer se faire du mal pour aller pleurer les siens ici.

Isaac se tenait solennellement devant une pierre à qui il parlait. Cela lui donnait l'air un peu ridicule, et Loki avait du mal à ne pas rire. Il était resté à l'autre bout du cimetière, nonchalamment appuyé contre une haute pierre tombale. D'un point de vue esthétique, il s'harmonisait bien avec le paysage, avec ses cheveux noirs, son costume soigné et sombre, son teint pâle. Luttant contre l'impatience, l'asgardien laissait Payne converser tout seul, sans s'approcher. C'était de la diplomatie de base plutôt que de la sensibilité. Il lui fallait ménager l'humain pour obtenir des informations, et si celui renâclait, il en finir enfin avec cette mascarade. Il l'avait laissé en vie bien trop longtemps compte tenu de son inutilité. Lorsqu'enfin –  tout cela avait apparu comme une éternité à Loki – Isaac cessa de parler et s'apprêta à quitter les lieux, le dieu vient le rejoint à grandes enjambées, sa canne frappant avec régularité le sol humide. Il lui offrit un large sourire rayonnant, qui chez Loki ressemblait plus à celui d'un requin qu'autre chose :

« - Monsieur Payne. Cela faisait une éternité. »

Je vous ai manqué ? Une fois parvenu près de lui, il s'arrêta devant la tombe qu'il considéra un instant, avant de tapoter doucement celle-ci du bout de son canne et de dire d'un ton pensif, mais quelque peu détaché du fait de son calme ;

« -Votre femme, je suppose ? Mes condoléances.»



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That’s all. And we can rewrite our stories, all of us. Write our own happy endings, our own redefinitions. We don’t have to be what we’re told to be, even by ourselves. But…if you really want to change, you can’t just trick yourself into thinking you already have. That’s a trick never worth playing.
 
   
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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mar 22 Oct 2013 - 19:36

Le son d’une canne se fit entendre. Un son qui paraissait rendre l’endroit plus lugubre, plus mélancolique qu’il ne l’était déjà. Ce claquement régulier résonnait dans le vide, dans le silence et le vide qu’il peut régner dans un cimetière.  Clac. Clac. Clac. Pas à pas, le sinistre personnage s’approche et son visage se découvre, ce teint blanchâtre, ces vêtements d’une classe d’un autre monde. Pas de tenu extravagante aujourd’hui, Isaac peut au moins lui reconnaitre ça, que ce dieu respecte ou non les croyances d’un monde qui n’est pas le sien, il a la décence de ne pas l’afficher.  Son sourire se veut chaleureux, quelques naïfs ont dû croire que ces dents blanches renfermaient la vérité qu’ils auraient dû avoir, mais seule la vérité qu’ils avaient besoin d’avoir en était sortie. Loki avait tenté le coup avec Isaac des semaines plus tôt, mais le garde du corps de Lady Stark n’avait rien dit à présent, il n’allait d’ailleurs rien à dire à présent non plus.

« - Monsieur Payne. Cela faisait une éternité. »

Payne ne quitta pas des yeux le dieu, trop attentif à son interlocuteur, d’une puissance tellement supérieur, d’un pouvoir intouchable pour un humain comme Isaac. Il y a un temps, bien avant l’ouverture du ciel par des extraterrestres, bien avant les monstres des profondeurs ou l’entité qu’est le Phénix, où Isaac avait cru à une puissance divine bienveillante qui gouvernerait sur ce monde. Puis il y avait eu l’Afrique et il avait perdu cette foi. Cette divinité des écrits bibliques avec lesquels il avait grandi s’inspirait-il d’être comme Loki, ou comme son frère ?

« - Veuillez m’excuser, je ne trouve pas de termes qui puissent vous sied sans paraître désagréable.»

Répondis Isaac sur un ton du plus respectueux qu’il le pouvait. Malgré son aversion pour l’ennemi de l’Homme qu’est aujourd’hui Loki, il n’en reste pas moins un être divin et, d’une quelconque manière, supérieur. La canne de celui-ci frappa sans violence la tombe de la défunte femme de Payne. Son cœur chavira. Que fallait-il attendre d’un tel geste ?

« -Votre femme, je suppose ? Mes condoléances.»

Ce n’est pas le ton calme et détaché du dieu qui surpris l’homme, ce n’est même pas cet air ni hautain ni méprisant qu’il avait pu voir à de nombreuses reprises sur des vidéos représentant Loki. C’est bien ce qu’il dit. Isaac s’était doucement remis de sa perte, de la perte de la femme qu’il avait aimée si fort, au point même de fonder une famille avec elle. Cette mort l’avait déchiré et conduit ici même, des mois plus tard.

« - Je vous remercie. »

Isaac s’avança jusqu’à faire face à Loki. Sa présence ici ne devait pas être anodine, loin de là, pensa Payne. Il n’y avait pour l’homme aucune échappatoire. Personne ne le savait ici et tout le monde le pensait sur la route pour le départ. Autant dire qu’il allait devoir jouer le jeu qu’allait présenter le dieu du mensonge. Ses yeux passèrent par la tombe garnit de sa femme et de la tombe de ces deux enfants mort-nées. Papa n’a jamais été loin, vous savez. Toujours à deux blocs. Humidifiés par les émotions et les années blanches que représente ces tombes, Payne fixa le dieu du mieux qu’il put, mais il ne réussit pas à garder le contact et fini par détourner le regard.

« - Je vous soupçonne de ne pas être là pour une raison des plus agréable. »

Payne n’avait guère envie d’avoir à faire avec Loki, mais il n’avait plus le choix, n’est-ce pas ? Ici, dans ce cimetière perdu de Brooklyn, il allait devoir tenir tête à un être d’Asgard. S’il l’avait su plus tôt, il serait venu armer, afin de maintenir l’illusion, la maigre et ridicule illusion, qu’il avait une chance de s’en sortir.
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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mer 6 Nov 2013 - 21:10

« Tell me you're gonna appeal to my humanity. »
Les mensonges sont le fond de commerce de Loki. Il en oublie souvent la frontière entre la vérité et ce qu'il dit, éprouve, finissant par habiter les mensonges qu'il bâtit. Les humains blâment les menteurs, les mettent au ban de la société avec une moue dégoutée. Mais il n'y aucun mensonge qui tombe dans l'oreille d'un sourd, seulement dans les oreilles des hypocrites. Les humains se languissent pour le mensonge, ils le gobent avec gratitude. Loki est un dieu charitable, il ne fait que donner à autrui ce qu'il a le plus besoin.Les dieux ne sont que peu différents des hommes, dans cette matière.

Les manières raffinées, le sourire innocent, les yeux clairs et le costume soignées font souvent la moitié du travail pour le dieu à la langue d'or, et les humains sont sous sa coupe avant même qu'il n'ouvre la bouche ou use de la magie. Le regard du dieu rencontre celui du mortel : le temps a passé mais les yeux d'Isaac présentent toujours la même méfiance, le même scepticisme que lorsque Loki avait fait sa proposition pour la première fois. A croire que les super-héros ont fini par embaucher du bon personnel.
Isaac ne dira rien, Isaac ne pliera pas. Il lui avait résisté la première fois, et semblait bien d'avis de continuer sur cette voix. Pourquoi ne comprenait-il pas que cela était son propre intérêt ? Loki plongeait son regard dans celui du mortel et il réalisait l'évidence. Que leur rencontre du jour n'a qu'une fin possible, puisque Isaac ne En tous cas, pas sans un minimum d'aide généreuse de la part du dieu; n'importe qui finit par s'agenouiller, une fois qu'on lui a minutieusement brisé les jambes. Ou qu'on leur ôte toute possibilité de libre-arbitre. C'est dommage, presque du gâchis. Mais si l'humain insiste...

« - Veuillez m’excuser, je ne trouve pas de termes qui puissent vous sied sans paraître désagréable.»Loki a un sourire amusé et narquois. Peu lui importe. Isaac est sur la défensive, Loki est en promenade digestive. « - Je vous remercie. » Bref moment de paix et de sincérité. Un ange passe, pour ceux qui croient à ces choses là. Loki est détaché et indifférent à la souffrance de l'homme. Il n'est pas doué pour l'empathie, mais cela ne l'empêche pas de pouvoir comprendre. Le nombre de fois où sa femme ou ses enfants ont failli lui être arrachés le rends plus sensible à ces deuils. Sans doute l'une des rares choses pour lesquelles il peut avoir une once de compassion, envers un humain. Cela ne veut pas dire qu'il montrera de la pitié.

Au contraire, l'heure est au face à face, à un face à face que le dieu est certain de gagner. Un sourire suffisant passe sur les lèvres de Loki alors que Payne détourne le regard, incapable de défier le dieu plus longtemps. Le regard vert a de quoi mettre mal à l'aise les plus braves, ou les plus inconscients. « - Je vous soupçonne de ne pas être là pour une raison des plus agréable. » Quel devin ! Loki pose le bout ferré de sa canne dans la boue du cimetière, la terre des morts, et, mains jointes sur le pommeau s'appuie dessus pour livrer un sourire carnassier à son interlocuteur. Sa proie.

« -D'après ce que j'ai compris, ce type d'endroit n'est pas fait pour être agréable. Plutôt pour les morts. Ce qui le rends particulièrement approprié, ne trouvez-vous pas ?»

Soit ils quitteront le cimetière bras dessus bras dessous tels deux amis, soit un seul le quittera, et il n'y a nul besoin d'être devin ou bookmaker pour savoir que Loki serait le gagnant. Il lève les yeux au ciel, inspire et expire profondément, avant de regarder l'humain droit dans les yeux.

« -Les temps sont durs, pour vous autres humains. Moi-même... Disons qu'il est temps d'accepter sa place et son rang dans l'univers. Je ne peux me permettre de laisser derrière moi des électrons libres. »

La place d'Issac est à genoux devant lui. Il est temps de faire un tri, de discerner ses amis, ses ennemis et ce qui n'osent  le confronter directement. Et d'éliminer les deux dernières catégories.. Ceux qui ne sont pas avec lui, sont contre lui. Loki rompt la distance qui les séparent d'un pas félin, jaugeant Isaac de bas en haut d'un regard méprisant, qu'il laisse traîner sur l'humain. Un tic agite sa mâchoire, alors qu'il relèvent les yeux pour planter son regard dans celui de l'homme. De charmant un instant auparavant, il passe soudainement à maléfique.

« -Avez-vous reconsidérer mon offre, monsieur Payne ? Cela serait tellement plus facile ... et agréable que de vous forcer à le faire. »


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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mar 26 Nov 2013 - 19:12

Comment un humain comme lui pourrait tenir un tel regard. Malgré ce faible contact entre les deux paires d’yeux, Isaac n’a pas pu, plus de quelques secondes, rester concentré. Il s’est renseigné sur Loki, du moins, du peu d’accès qu’il lui a été donné par le Vengeur qui lui sert de patron. Manipulateur et ambitieux, voilà les deux termes que Payne choisirait pour résumer son interlocuteur. Sans pitié serait également une bonne description. Cependant, il est rare qu’un ennemi soit considérer comme conciliant et loyal, faudrait-il pour Isaac y voir ici une chance, minime et quasiment inexistante, de s’en sortir indemne ? Une faute d’appréciation générale ? L’ancien militaire n’y croit guère, mais l’espoir fait vivre, parait-il.

« -D'après ce que j'ai compris, ce type d'endroit n'est pas fait pour être agréable. Plutôt pour les morts. Ce qui le rends particulièrement approprié, ne trouvez-vous pas ? »

Payne déglutit de la manière la plus discrète qu’il puisse, l’asgardien a raison dans la forme, les cimetières sont généralement les derniers endroits où l’on souhaite se rendre, ils sont même souvent les derniers endroits où l’on se rend. Isaac ne peut s’empêcher de repenser à cette fois si particulière où il fit la connaissance de Tony Stark, également dans un cimetière.

« - Nombres d’histoires commencent dans un cimetière, mais aussi peu d’entre elles s’y terminent réellement. »

Ses propos ne sont guère plus que ceux d’un homme qui n’a pendant longtemps rien eus à perdre. Encore aujourd’hui, Isaac Payne se considère comme une âme seule, une âme déchue de l’attention des Dieux. Surprise, Mr Payne, vous revoilà au premier rang face à ceux dont vous avez longtemps refusé l’existence.  

« -Les temps sont durs, pour vous autres humains. Moi-même... Disons qu'il est temps d'accepter sa place et son rang dans l'univers. Je ne peux me permettre de laisser derrière moi des électrons libres.  »

Le regard de Loki pèse sur Isaac. Il pèse d’autant plus que les mots du dieu résonnent dans l’esprit du soldat. Sa place et son rang. Payne n’a jamais eu de doute quant à cela. Il n’a pas le temps d’échapper à son sort. Il n’en aura jamais l’opportunité. Sans que l’air ne bouge, sans qu’il n’y ai le moindre bruit, Loki se déplace et nargue Isaac. Celui-ci relève la tête, la mâchoire se serrant  par l’anxiété et le mépris qu’il peut avoir face à ce non-humain, face à celui responsable de tant de mort et de désolation.

« -Avez-vous reconsidérer mon offre, monsieur Payne ? Cela serait tellement plus facile ... et agréable que de vous forcer à le faire.  »

L’acier semble moins froid que le regard de Loki à ce moment précis. Il devrait avoir peur du dieu. Il devrait trembler et tenter de fuir. Mais à quoi bon ? Son esprit guerrier est calme, Payne sait reconnaître la défaite et il sait quel goût amer elle laisse dans la bouche. Un goût ferreux, âpre. Un gout de sang.

« - Je mentirais en disant que vous ne m’impressionnez pas, monsieur. Cependant, je pensais avoir été clair à notre première rencontre.  »

Le poing de l’homme se sert. Il oublie l’idole qui se dresse face à lui. Il oublie la corruption de son corps et de son âme par la vie qu’il a menée.  Il ne s’adresse pas à un dieu quelconque, à un avatar de la religion qu’il a choisi. Il préfère prier pour sa femme, pour ses enfants. Puissent-ils pardonner les choix qui l’ont amené à se dresser, dans l’anonymat le plus total, face à l’ennemi de l’humanité.

« - Monsieur, vos regards et vos belles paroles ne concernent que ceux suffisamment stupide pour croire que vous les honorerez. Vous avez cependant dû apprendre une chose de l’homme, c’est qu’il ne plie pas si facilement.  »

Alors qu’il achève sa phrase, Payne arque ses jambes puis lève le poing en direction du visage du dieu. Son cœur s’affole et bat d’une chamade qu’il n’a jamais connu. Ce n’est pas la peur ou la haine qui l’anime. Seulement l’excitation du combat. Du  combat qu’on ne peut gagner.
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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mer 27 Nov 2013 - 21:20

« Kneel !»

Payne n'en mène pas large, Loki mène la danse, et il aime ça. Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent, disent les mortels. Et la peur nourrit Loki comme le croque-mitaine. « - Nombres d’histoires commencent dans un cimetière, mais aussi peu d’entre elles s’y terminent réellement. » Un sourire poli, mais amusé, traverse le visage de Loki comme un éclair. Qu'il est mignon, dans un sens, c'est presque attendrissant. Naïveté, espoir, optimisme . Tant de choses dont le dieu est dépourvu. Peut-être espère-t-il quelque au-delà conforme aux textes de son peuple ? Le dieu monstrueux est un habitué des enfers, et il sait qu'il n'y a nul dieu miséricordieux, nul espoir de voir la valeur récompensé. La mort n'est pas plus juste que l'existence. Ou peut-être est-il suicidaire ? Loki connaît ce sentiment, et il le côtoie aussi familièrement qu'il le ferait avec un animal domestique. Il pourra lui offrir ce repos bien mérité, celui qu'il cherche décidément en le défiant. Mais les minutes passent, et l'issue devient inéluctable.

La peur est absente du regard de l'humain alors que le dieu plante ses yeux froids dans les siens, prêt à en finir avec ces tracasseries mortelles. Loki apprécie, respecte ça, autant qu'il hait ce phénomène. Père aurait été fier de cet humain, de ce guerrier. Ne pas fuir, affronter le combat et la mort la tête haute, se battre pour l'honneur même quand tout espoir est perdu. Il faut savoir quand il est temps d'affronter son destin, et de donner le meilleur de soi, de se montrer digne de la vie qu'on a mené. Et de la mort qui nous attends. Loki n'est pas doué pour ça. Il est faible, et la présence de la mort lorsqu'elle ne revêt pas l'identité de sa fille révèle ce côté couard en lui. Une réalité qu'il refuse de voir en face, même si...Tant mieux. Les héros meurent, les faibles survivent. « - Je mentirais en disant que vous ne m’impressionnez pas, monsieur. Cependant, je pensais avoir été clair à notre première rencontre.  »

« - Vous me flattez. »

Il l'impressionne. A la bonne heure. Au moins ne se drape-t-il pas dans une impertinence qu'il ne peut se permettre. Mais le prince est tout aussi clair quant à l'avenir de l'homme s'il persiste dans son idiote rébellion. On ne gagne rien à s'opposer à un dieu. Oui, il se remémore parfaitement les paroles du mortel, sa voix résonne encore dans son esprit. Aussi clair que l'eau de roche, aussi tranchante que la défaite. Non. Jamais. Cette détermination ne fait que renforcer celle du dieu, dont la langue d'or à l'habitude d'avoir le dernier mot, le monde à ses pieds et de toujours arriver à ses fins. Par quelque manière que ce soit.

« - Monsieur, vos regards et vos belles paroles ne concernent que ceux suffisamment stupide pour croire que vous les honorerez. Vous avez cependant dû apprendre une chose de l’homme, c’est qu’il ne plie pas si facilement.  » L'humain est obstiné, c'est en effet une caractéristique qu'à découvert Loki depuis son arrivée sur cette planète misérable. Plus exactement ; un défaut auquel il s'est heurté de plein fouet.
Obstiné, têtu comme une mule et doué d'un esprit de contradiction qui vaut presque celui de Loki lui-même. Il crève pour la soumission, il s'enchaîne à ses patrons, à son travail, au culte de l'argent et de la sécurité, il se pisse dessus à l'idée d'être livré à lui-même...mais quand un véritable dieu lui ordonne de s'agenouiller, il lui prends soudain des velléités de liberté et d'autonomie. Pitoyable. Obstiné, doté d'un esprit contradictoire, créateur de désordre et de chaos, ambitionne la puissance sans en être capable... Un vrai miroir de Loki, dans un sens il est plus à son aise parmi eux que parmi les asgardiens. Mais penser cela en sa présence sonnerait le glas de votre existence.

La colère gronde en Loki, qui s'apprête à lui répliquer qu'il s'agit bel et bien d'un honneur, qu'il devrait le supplier à genoux de lui accorder autant d'importance, pleurer de reconnaissance de voir un dieu lui courir après pour obtenir ses services…. Un pain. Un vulgaire coup de poing en pleine figure. Le choc de la trivialité qui rencontre brutalement le monde divin. Le dieu ne s'attendait pas à ça. Un poing humain ne peut pas lui faire grand mal, physiquement parlant : s'il recule d'un pas, c'est sous le choc et la surprise plus que la douleur. S'il porte la main à sa joue, ce n'est pas tant pour accuser le coup que pour toucher du doigt la réalité de l'injure. Du blasphème. Un dieu frappé par un mortel, un mortel qui saute au niveau d'un dieu, une idole fracassée par un David qui se dresse sur ses ergos pour mourir plus vite.

Lorsqu'on rencontre Loki, on a du mal à croire qu'il s'agit encore du fou encorné qui a ravagé New York. Il vient de présenter avec sincérité ses condoléances à l'humain. Et il s'apprête à le tuer d'un même geste. Un main de fer dans un gant de velours. Un gentleman qui cache le psychopathe. Un vernis de sourires et de malice, qui craquelle soudain pour laisser place à ce que Loki est devenu, au monstre que cache son apparence asgardienne. Un fou enragé, ivre de violence et de pouvoir, que le goût du sang appelle plus qu'un loup lui-même. Impitoyable, furieux et cruel.

La violence résolve tout, voilà comme Loki a été élevé du côté paternel, et même s'il a résisté à cette idée barbare durant toute son enfance, n'étant pas vraiment du type barbare qui parle avec ses poings, bien au contraire. Mais en dernier recours, ou bien lorsqu'on le pousse à bout...Il est le dieu de la destruction. Le dieu fou tends la main dans un geste furieux et une vague magique vient frapper le mortel, le propulsant plusieurs mètres plus loin. Il change sa canne de main dans un geste habile et la lève pour frapper, briser et tuer, éructant furieux après le mortel qui a osé souiller l'idole :

«- A genoux, mortel ! »



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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Ven 6 Déc 2013 - 23:20




La mort vous va si bien.
Il n’est pas d’homme plus misérable qu’Isaac à cet instant. L’instant qui sépare son poing du visage du dieu lui parait irréel, intensément long et pénible.  Il y met  l’énergie qui a fait battre son cœur jusqu’ici. Il y met l’amour qu’il a pour l’humanité. L’amour qu’il a pour ceux qui ont cru en lui. S’il avait pu se persuader d’une fin où il marcherait pour sortir du cimetière, elle s’envole dans un bruissement d’air, celui de la respiration vindicative de Loki.

Le coup est porté. Le poing de l’homme s’écrase avec fracas sur le visage du dieu qui titube, vacille. L’idole se brise pour Isaac. Il n’est pas naïf au point de croire que Loki, la terreur des Vengeurs, pourrait souffrir de cette attaque. Le dieu porte la main à son visage, l’expression de celui-ci  transpire la haine. Voilà donc le véritable visage du dieu du mensonge ? Alors qu’Isaac s’avance pour lancer son second poing dans l’abdomen de son ennemi, celui-ci n’hésite pas et lance son attaque, qui frappe l’humain de plein fouet. La force de cette magie fait décoller Isaac et l’éjecte des mètres en arrière, ses côtes se brisant sous l’impact. Il sent le liquide chaud remonter dans sa gorge. Pourtant, il ne peut s’empêcher de rire malgré la douleur. Quelle idée, Isaac, de défier ainsi les dieux. Il crache et tousse tandis que Loki s’avance et arrive à sa hauteur.

« - Je peux mourir, désormais. » crache Isaac, peinant se relever, se plaçant sur ses genoux, une main au sol, vomissant plus de sang dans un bruit lugubre. Il halète et relève la tête face à Loki.

«- A genoux, mortel ! » scande la divinité, levant sa canne au-dessus de l’humain. N’importe quel religieux hurlerait au blasphème, en appellerait peut-être même à la miséricorde d’un dieu qui a désormais prouver à mainte reprise qu’il n’en a aucune. Isaac ne peut lever la tête plus haut que ce qu’il ne le fait déjà, incapable de voir le visage de Loki, le voilà qui se recroqueville, crachant une nouvelle fois du sang. Sa fin est proche, inévitable désormais. Il ne regrette rien. Il a vécu comme il l’entendait, il a survécu à plus de chose que beaucoup d’autres hommes, il a même frappé un dieu, c’est pour vous dire.

« - Nous nous reverrons… » ne peut-il s’empêcher de dire, le souvenir d’un vieux film que sa défunte femme adorait en mémoire avant de s’écrouler, perdant connaissance.  Mourant, agonisant, Isaac ne sait pas qu’au cœur même de son cœur, s’il crache ce sang, ce ne sont pas pour ses côtes, fêlées certes mais n’ayant perforé aucun organe. Il ne sent pas son corps convulser à terre aux pieds de Loki. Il ne sait même pas que sa vie n’est pas celle qu’il a toujours cru avoir.
Son corps, jusque-là en parfaite santé, dans la force de l’âge, commence à perdre de sa superbe. Les muscles de l’homme se détériorent, pour ne plus être qu’un vestige d’une gloire passé. Les cheveux de Payne blanchissent, tout comme sa barbe, qui devient plus légère, moins hirsute, plus fine.  Sa peau se ride, vieillit à vue d’œil. Sous l’œil du dieu, non responsable de ce changement, Isaac Payne vieillit à une vitesse improbable.

Si les changements physiques sont impressionnants, il en est de même pour l’esprit du soldat. Alors que ses os se fragilisent, que la transformation prend fin, Payne ouvre les yeux sans comprendre qui il est ni où il est. Plusieurs secondes s’écoulent avant qu’il remarque qu’il n’est pas seul. Le dieu est là, face à lui. Je ne suis pas mort ? S’étonne Isaac. L’homme se redresse, les vêtements de celui qu’il avait été étant désormais trop grand pour lui. Il tousse, du sang coulant au coin de ses lèvres. Des flashes ponctuent sa mémoire. Des flashs de choses dont il n’a pas le souvenir, de guerres auxquels il n’a pas participé.  Plus les secondes s’écoulent, plus de choses s’inscrivent dans son esprit. Des choses horribles, qu’il fut forcé de faire.

Son expression change. Il apprend peu à peu la vérité sur son être. Sa liberté n’avait été qu’illusion. Berné par l’armée et le gouvernement, il avait été utilisé comme arme, son corps truffé de nanomachines ayant bloqué son vieillissement et par la suite, sa mémoire.  C’est pour cela que l’on avait laissé Isaac partir, car sa vie n’était que mensonge. Un sentiment qu’il aurait le passé rejeté fit surface. Un sentiment de haine et de vengeance. Un sentiment de vie volée.  Il n’avait plus que faire de l’humanité. Il avait été utilisé, puis jeté. Ses supérieurs auraient mieux fait de se débarrasser de lui quand ils en avaient eu l’occasion. Plaçant son regard, rempli de désir morbide, dans celui du dieu qui avait voulu sa mort plus tôt, Isaac pris la parole avec ce qui serait désormais sa voix.

« - Il semblerait que les choses aient changé. Je suis prêt à coopérer avec vous, monsieur. »

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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Ven 3 Jan 2014 - 18:28
[ Désolée pour le temps de réponse >.< ]
« I like it !»
Est-ce que le jeu en valait la chandelle, est-ce que frapper Loki lui avait fait tant de bien que ça ? Cela n'avait été qu'un dernier round pour l'honneur, une tentative désespérée de se hisser à la hauteur d'un dieu, comme pour pouvoir se vanter d'avoir frapper Loki en pleine face. Se vanter auprès de qui ? Hela, déesse des morts ? Car Isaac n'allait pas adresser la parole à quiconque de sitôt.
On dit que l'être humain a un instinct de conservation particulièrement développé, mais chaque jour, chaque humain rencontré, lui prouve le contraire. Ils se moquent de leur misérable vie. Parce qu'elle est courte, ils semblent aimer voler au-devant de leur mort . Ils ont la passion du panache. De la mort avec panache. Ils n'ont pas les rêves du Valhalla pour les guider, plus de dieux à satisfaire d'une envolée héroïque, mais ils sautent dans le feu tout de même. Pourquoi, pour qui ?
Tout ça pour rien. C'était navrant. Leur rencontre aurait pu se terminer autrement, voyez Loki : Isaac lui a forcé la main, ce n'est pas la faute du dieu.

« - Je peux mourir, désormais. » Ne peut-il donc pas implorer pitié ? Humain buté, âne bâté. L'impulsion magique lui a sans doute brisé les côtes, mais il joue la carte de la bravade. Soyons honnêtes : il aurait pu pleurer, supplier, prier, Loki n'aurait pas arrêté son geste pour autant. La miséricorde ne fait pas partie de ses traits caractéristiques. Le rire d'Isaac ne parvient même pas à ses oreilles, il ne l'entend plus, il est aveuglé par la fureur qui grandit en lui. Tuer, briser, massacrer. C'est une envie primaire qui ravage tout comme un feu de dragon.
Loki est vexé, outragé et fou furieux. Isaac cristallise alors tous ceux qu'il veut voir à genoux devant lui, battus à morts, et crachant sang et vie, le cœur au bord des lèvres. La liste est longue et l'espérance de vie de l'humain fort courte. Loki lève la canne, l'abaisse....il aurait pu faire ça toute la journée, toute son éternité, jusqu'à ce que le mortel ne devienne qu'un amas de chairs sanguinolentes, un magmas informe de sang, de peur et de mort, un corps déjà décomposé et démembré.

Mais il s'arrête au milieu d'un coup. Le corps de Isaac se transforme, se modifie et tombe dans la décadence, la déchéance morbide. Il se rapproche de la tombe et du cadavre squelettique. Si au début le dieu immortel n'y prends pas garde, son œil finit tout de même par s'arrêter sur la barbe, les cheveux blancs comme neige, sur cette peau qui au lieu de se marbrer de coups et de tâches de sang, marques du courroux divins, se rident et se marquent de l'âge. La connaissance de Loki de l'anatomie humaine est réduite, mais il sait tout de même que ces êtres ne sont pas censés vieillir d'un moment à l'autre au seuil de leur mort.

Le dieu s'immobilise, s'arrête dans son mouvement. Son visage déformé par la rage se teinte soudain de curiosité, de scepticisme. Son regard vert restait posé sur l'humain, détaillant les changements qui s'opéraient sous ses yeux avec un intérêt tout scientifique. Un scientifique qui examinait une souris mourir soudainement du cancer en laboratoire, et développer des mutations impromptues. Intéressant. Indifférent, sans émotion autre que celle que le désir de ne rien manquer de cet événement inédit. Loki s'appuie sur le pommeau de sa canne, le bout plein de sang enfoncé à nouveau dans la terre du cimetière.

L'humain se relève presque comme si de rien n'était sous l'oeil expert, avide de l'asgardien qui le dissèque du regard. Ses vêtements ne lui vont plus, il n'a rien à voir avec l'homme que Loki s'apprêtait à battre à mort. Evoluer pour survivre. Loki se projette un instant dans son esprit, curieux de savoir ce qui a opéré un tel changement ; de la même manière que des flashs bouleversent à présent la vision du monde de Payne, le dieu observe les débris de mémoire, de vie et de vérité.

L'entière existence du mortel est un mensonge. Un sourire en coin, cynique et sarcastique étire la bouche du dieu du mensonge. Il aime ce développement inattendu. Beaucoup. Surtout les sentiments qu'il sent poindre en l'humain alors qu'il se retire de son esprit pour laisser leur confrontation prendre un nouveau tour.

« - Il semblerait que les choses aient changé. Je suis prêt à coopérer avec vous, monsieur. » Loki éclata de rire. Penché sur sa canne, il riait comme un bossu, d'un rire maniaque qui fait douter de sa santé mental au moment même où il a repris ses esprits. Le dieu rit aux éclats pour la première fois depuis très longtemps. Pas un rire fou de joie, oh ça non, il n'y a pas une once de joie dans cet éclat. Et pourtant. Il profitait pleinement de l'ironie de la situation, du retournement de situation. Cela servait ses intérêts et cela faisait bien longtemps qu'une telle boule d'excitation et de curiosité n'avait pas émergé de son être.

« -Enfin, nous y voilà. »

Il sourit, placidement, son regard fixé à l'humain en face de lui. Il lâcha sa canne d'une main, pour s'adresser au mortel d'un large geste de main.

« - Je préfère ça...même si je crains que vous n'ayez perdu une partie de votre intérêt pour moi, monsieur Payne. A moins que vous n'ayez d'autres tours dans votre sac ? Je suis curieux. »


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That’s all. And we can rewrite our stories, all of us. Write our own happy endings, our own redefinitions. We don’t have to be what we’re told to be, even by ourselves. But…if you really want to change, you can’t just trick yourself into thinking you already have. That’s a trick never worth playing.
 
   
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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Dim 9 Fév 2014 - 18:28




« Une guerre est juste quand elle est nécessaire. ».
« Enfin, nous y voilà. » Isaac comprenait l’engouement du dieu. Son précédent lui avait, et avec une répulsion certaine, repousser l’extraterrestre cherchant à obtenir des informations pour un plan qu’il préparait, probablement odieux. Le flot de pensée de l’humain se perdait dans la multitude de souvenir qui l’avait empli à l’instant.

La plupart d’entre eux n’étaient que des souvenirs de guerre, d’un soldat qu’il avait jadis été. Des opérations secrètes visant à éliminer des agents gouvernementaux, des dirigeants politiques ou même civils. Toutes ces années passées sous silence grâce à une technologie imparfaite, mais qui aurait pu prévoir que cet ancien agent de la mort finirait par servir un Vengeur pour finir par affronter un être venu d’Asgard ? L’ironie de la situation échappait encore à Isaac, mais il aurait tout le temps de penser à cela dans le futur, puisque sa vie n’était plus en jeu pour le moment. De nombreux visages d’anciens chefs lui revenaient en tête. Vu l’époque, ils devaient être morts ou bien séniles, ce sentiment de vengeance enivrant Payne allait donc se reporter sur ceux qui allaient croiser son chemin. Et quel meilleur moyen d’emmerder l’Amérique et le monde qu’en s’alliant à l’un des meilleur ennemi de la nation.

« - Je préfère ça...même si je crains que vous n'ayez perdu une partie de votre intérêt pour moi, monsieur Payne. A moins que vous n'ayez d'autres tours dans votre sac ? Je suis curieux. »

Isaac émit un rictus méprisable, les derniers instants de son alter-ego résonnaient avec distance dans son esprit. Quarante ans étaient arrivés pendant ces quelques minutes, mais il se souvenait clairement de la demande du Dieu. Il souhaitait que l’homme ne le rejoigne en laissant traverser les informations qu’il pourrait détenir. Choisir un partie, voilà ce qu’avait refusé l’âme amoureuse qu’était celle du jeune Payne. S’il aimait encore sa femme et ses enfants, leur souvenir s’était dissipé. Le monstre qu’était en réalité l’homme le répugnait, bien qu’il ne s’en soit pas encore rendu compte, et il rejetait tout l’amour qu’il connaissait pour épier ses gestes passés et futurs.

Le corps d’Isaac était devenu plus faible en apparence, mais malgré ce corps, Payne n’avait pas l’impression de s’être ramollit, il avait même l’impression que sa force ne l’avait pas quitté. Il faudrait qu’il essaye ça plus tard.

« Bien des choses semblaient enfouies dans mon esprit. De nombreuses informations que le gouvernement n’a pas crues convenable de laisser à un homme qui les avait servis pendant plus d’une décade. » Tapotant du bout du doigt sur sa tempe droite, Isaac ne détache pas son regard du divin. « Je tiens à vous excuser ce cinéma fait par celui que l’on voulait que je sois. Désormais complètement responsable et possédant toute ma mémoire, je ne vois aucune objection à m’opposer à vous. A dire vrai, je vois même plusieurs bonnes raisons. Mais sachez cela, si je vous aide, ce n’est que par pur désir de vengeance. Je vous rejoins afin de débarrasser la planète d’un système corrompu. Je ne vivrais surement pas assez longtemps pour voir un nouveau monde émerger, mais voir celui-ci bruler me conviendra amplement. »

S’appuyant contre une pierre tombale proche de lui et croisant les bras, il réfléchit un instant, laissant un silence de plomb dans le cimetière, dont la lumière commençait à faiblir. Il cherchait ce qui pourrait pousser Loki à accepter sa requête. Son dernier souvenir concernait l’opération qu’il avait subi afin de ne pas vieillir, ou du point, de mettre en pause son vieillissement.  Des opérations secrètes, des assassinats, rien de bien convainquant. Sa recherche mentale lui rappelle ce visage de femme, dont il n’arrive pas à se rappeler le nom ni l’endroit, mais un sentiment de bien-être se lie à ce visage souriant. Encore quelque chose à chercher dès que cet entretien d’embauche est terminé.

Il trouve finalement l’information qui plaira au dieu. « Saviez-vous que les services secrets avaient établis une base en arctique dans les années 80 afin d’y faire des tests afin d’isoler le génome mutant ? Peu concluant, ils ont laissés la base en état, me demandant, à mon équipe et moi-même, de faire le ménage. Consciencieux, mais prévoyant, j’ai laissé des indices, au cas où j’aurais besoin de me défendre. Que diriez-vous d’aller y jeter un œil ?»

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MessageSujet: Re: La mort vous va si bien. Loki & Isaac.    Mer 12 Fév 2014 - 15:39

« I like it !»
Loki était le dieu du chaos. Beaucoup comprenaient ce titre comme un synonyme de dieu de la destruction. Oh, c'est le dieu du chaos, il aime mettre des choses en feu et danser autour des corps sanguinolents de ses victimes. C'était vrai. Indéniablement. Son activité du jeudi soir entre 17h et 19h, avant d'aller boire un whisky au club. Mais être du dieu du chaos c'était également être diablement curieux et ouvert à toutes les opportunités, tous les changements de plans et les surprises que le destin peut mettre sur votre chemin. Quelque chose d'imprévu surgissait, quelque chose qui ne pouvait pas avoir lieu avait lieu, ça pétait dans tous les sens sans aucune logique ? Le dieu sautillait de joie comme un enfant humain le matin de Noël.

Aujourd'hui c'était son anniversaire : sa victime presque morte changeait d'apparence et de personnalité pour se transformer en quelqu'un d'étonnant. Une partie de Loki se demandait toujours pourquoi, étudiant les causes et les connaissances avec une curiosité toute scientifique – et le désir d'en tirer toujours plus profit – mais Loki profitait du cadeau sans chercher plus loin. Le dieu chaotique ne cessait de regarder Isaac, un éclat étrange dans les yeux et un large sourire aux lèvres. Amusé. Ravi. Fou.

« Bien des choses semblaient enfouies dans mon esprit. De nombreuses informations que le gouvernement n’a pas crues convenable de laisser à un homme qui les avait servis pendant plus d’une décade. » Loki releva le menton, attentif et un sourcil levé. Le gouvernement. Tous les gouvernements des neuf royaumes, et Odin avait la même façon de penser que Fury ou que les fous qui s'agitaient en ce moment au sommet de la pyramide hiérarchique des mortels. Loki était le dieu de ses gens : mensonges, méfiance, duperie. Oh oui, il voyait où Isaac voulait en venir. «  Mais sachez cela, si je vous aide, ce n’est que par pur désir de vengeance. Je vous rejoins afin de débarrasser la planète d’un système corrompu. Je ne vivrais sûrement pas assez longtemps pour voir un nouveau monde émerger, mais voir celui-ci brûler me conviendra amplement. » Loki aimait savoir quelles ficelles il avait à sa disposition, quelles étaient les motivations des gens qu'il cotoyait et comment il pouvait les briser. Le candidat voulait travailler pour lui fort, bien : mais qu'avait-il à gagner que son jeune et beau moi n'avait pas ? Pourquoi Loki ne devrait-il pas finir ce qu'il avait commencé ?

La meilleure motivation était la vengeance.
Loki lui-même...Il ne cracherait pas sur le pouvoir absolu, et un trône, non. Mais ce n'était pas l'important. L'important était de montrer au monde qu'il existait et ce dont il était capable. L'important était d'entasser les corps à ses pieds. L'important était de semer le chaos et la destruction de son passage – tout en élégance et en sarcasme, évidemment ;  Les paroles d'Isaac sonnaient comme un cri de victoire aux oreilles du dieu. Isaac n'avait plus rien à perdre. Isaac venait de se faire voler sa vie et sa certitude et de se voir rendu une vie plus cynique que précédent.

La majorité des gens, le commun des mortels et des dieux pour ainsi dire pensaient qu'on ne peut faire confiance à quelqu'un qui veut juste voir le monde partir en cendres. L'argent, le désir de pouvoir, de sexe, de luxe étaient des leviers sûrs, et même les « vilains » n'étaient jamais sûr qu'engager quelqu'un qui ne désirait pas une récompense était une bonne idée. Ils étaient trop imprévisibles, pas assez fidèles.

Mais Loki n'était pas de cette trempe. Isaac voulait détruire le monde tel qu'il l'avait connu et faire tomber quelques têtes ? Fort bien, de toute façon cela rentrait dans le plan global du dieu. Le sourire en coin du dieu montrait que le mortel avait son intérêt et son intention. Appuyé sur sa canne, d'un air de dandy nonchalant qui convenait mal au lieu ou au dernier usage de la canne en date.

« Saviez-vous que les services secrets avaient établis une base en arctique dans les années 80 afin d’y faire des tests afin d’isoler le génome mutant ? Peu concluant, ils ont laissés la base en état, me demandant, à mon équipe et moi-même, de faire le ménage. Consciencieux, mais prévoyant, j’ai laissé des indices, au cas où j’aurais besoin de me défendre. Que diriez-vous d’aller y jeter un œil ? » Le dieu l'ignorait, oui. Si les tests étaient peu concluants, l'intérêt de la base et des secrets qu'elle pouvait contenir était moindre. Pourtant...les mutants et les expériences que l'on pouvait pratiquer sur eux étaient un point capital dans Midgard tel qu'il était actuellement. Plus Loki aurait de cartes en main, plus il régnerait en maître sur son nouveau terrain de jeu.

« - Montrez moi. »

Il tendit la main, dépliant lentement ses doigts dans la direction du mortel. Lentement, délicatement et avec sur les lèvres un sourire charmeur qui valait celui du serpent tentateur. Si Isaac posait sa main dans la sienne, le dieu n'aurait que peu d'efforts à faire pour les téléporter en un instant là où l'esprit de l'humain le désirait. Loki reprit de la même voix doucereuse et basse :

«- Servez moi. Et je vous offrirais une place de choix pour l'apocalypse. Ce monde brûlera, je peux vous l'assurer. »
Il eut un petit rire. « -Vos ancêtres me prenaient pour le dieu du feu, après tout. Ma liste et assez longue pour que vos désirs de vengeance soient exécutés en même temps que les miens. Mais je veux des résultats. »


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