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Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man

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MARVEL EVOLUTION REBORN



MessageSujet: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Sam 30 Nov 2013 - 23:50

Bruce Banner
Mark Ruffalo

Identité
Prénom(s) & Nom: Dr Bruce Banner.
Nom de code: The Hulk. Ou "l'Autre", comme il l'appelle lui-même.
Date & lieu de naissance: Il est né le 4 Février 1977 à Dayton, dans l'Etat de l'Ohio.
Âge: 35 ans, même si l'anxiété et la fatigue lui donnent souvent quelques années de plus.
Emploi/occupation: Scientifique spécialisé en nanotechnologies, employé par le gouvernement pour travailler sur les rayons gammas, membre des Avengers.
Centres d'intérêts: Passionné de sciences depuis son plus jeune âge, Bruce s'est toujours réfugié dans les livres et l'apprentissage pour s'isoler d'un quotidien trop difficile à supporter. Doté d'une intelligence hors du commun, la physique est sa passion première, mais il est curieux de tout et s'intéresse également à l'histoire, à la littérature (en particulier les romans anglais du XVIIIème et XIXème siècles), aux cultures étrangères... Il aime les plaisirs tranquilles, comme la lecture, a une bonne culture cinématographique, aime aller au musée... En un mot comme en cent, toute activité impliquant découverte, intellect et apprentissage est susceptible de lui plaire. C'est également un joueur d'échecs émérite et un très bon bricoleur (construire des maquettes lui offre de quoi se concentrer et oublier momentanément ses soucis).
Statut: Célibataire, et compte bien ne pas imposer son fardeau à qui que ce soit.
Groupe: Avengers.
Caractère
Bruce Banner est un homme qui peut paraître timide au premier abord, mais l'expression la plus appropriée serait "extrêmement réservé". Discret et silencieux, Bruce préfère clairement écouter que prendre la parole, observer qu'intervenir, laissant ce soin aux autres et ne le faisant que quand il n'a pas vraiment le choix. Naturellement en retrait par rapport à son entourage, c'est dans son travail qu'il s'illustre et surprend : physicien de génie, d'une intelligence dépassant (à la stupéfaction des psychologues qui ont essayé de s'occuper de lui)celle de grands noms comme Albert Einstein, ses capacités intellectuelles et créatives semblent n'avoir pas de limite, mais Banner semble réticent à l'idée de trop les exposer. Etre sur le devant de la scène le met extrêmement mal à l'aise, et il préfère de loin rester dans l'ombre ; néanmoins, il n'hésite pas à s'imposer quand il sait qu'il est l'homme de la situation. D'apparence amical et très patient avec son entourage, Bruce est en réalité quelqu'un de très solitaire depuis son enfance, et plus encore depuis qu'Hulk a élu domicile dans son code génétique. Terriblement paniqué à l'idée de blesser quelqu'un, il s'efforce de s'attacher au plus petit nombre de personnes possible, et s'implique très rarement émotionnellement dans une relation, qu'elle soit amoureuse ou amicale. Méfiant en toutes circonstances, autant des autres que de lui-même, il fuit l'agitation et le stress comme la peste et peut apparaître comme quelqu'un d'inadapté socialement. En réalité, Banner est en constant conflit avec lui-même, toujours terrifié à l'idée de faire du mal aux autres, obligé de prendre des calmants pour ne pas laisser Hulk prendre le dessus, parfois sujet à la dépression et tout aussi incapable de chercher de l'aide. Solitaire mais aussi très seul, il fait de son mieux pour vivre sans provoquer de catastrophe et se considère comme un danger pour la société ; hélas le problème semble sans issue, puisque même ses tentatives de suicide ont échoué - le Hulk semble déterminé à ne pas laisser son hôte le tuer aussi facilement... D'une nature très tourmentée sous son masque calme et patient, Banner a été traumatisé enfant par la violence de son père qui le battait, et battait également sa mère avant que celle-ci ne succombe sous les coups répétés. Bruce en a tiré le complexe psychologique à l'origine de Hulk, traître mélange de colère envers son père, de désirs de violence envers lui, et de peur maladive de la colère et de la violence et de leurs conséquences. Bruce n'a jamais parlé à personne de cette histoire, à part aux psychologues qui se sont chargés de lui pendant son adolescence et ont toujours été incapables de l'aider à la surmonter.

Capacités & Mutations
Capacités intellectuelles : d'une intelligence très largement supérieure à la moyenne, Bruce Banner est ce que l'on pourrait aujourd'hui appeler un génie. Son cerveau est une machine très perfectionnée capable de performances remarquables dans tous les domaines, et Bruce a eu la chance de s'en rendre compte assez tôt pour cultiver ces capacités. Rapidité de réflexion, raisonnement pratiquement intuitif, mémoire encyclopédique, capacité créatives et inventives, flexibilité de l'esprit, aucun problème intellectuel ne lui résiste. Très observateur, il remarque très souvent ce qui échappe aux autres, résout les questions et problèmes plus rapidement que ses congénères, comprend les implications de données en un claquement de doigts, il est capable de résoudre des problèmes très complexes sans utiliser d'ordinateur. Il est aussi très bon pour voir une situation complexe dans son ensemble et en tirer les points essentiels en un temps record pour proposer une solution efficace.

Facultés physiques : Lorsqu'il se transforme en Hulk, il semblerait que la force de Banner ne connaisse plus de limites. Hulk dans son état "normal" est capable de faire des sauts de presque un kilomètre de hauteur et deux kilomètres et demi de longueur, de soulever, compresser, manipuler des poids allant jusqu'à 90 tonnes comme des avions. Doté d'un épiderme dont la résistance rappelle le diamant, toute balistique semble inefficace contre lui : balles, canons, rockets et autres explosions entament à peine la peau verte du monstre. Il est possible de blesser Hulk, mais son organisme se régénère à une vitesse surhumaine, en quelques secondes seulement. Chaleur, froid, maladie, poisons, substances dangereuses n'ont aucun effet sur lui. Invincible, Hulk ? Pratiquement, apparemment ; et si son niveau de rage augmente encore, ses capacités croissent également, en faisant une machine de guerre capable de tout ruiner sur son passage. Il est également pratiquement imperméable à la manipulation mentale, et semble doté d'un instinct de survie surdéveloppé, puisqu'il a même réussi à empêcher Banner de se donner la mort.

Eh toi là, t'es qui en fait ?
Prénom/pseudo ♦ ClaptonZ. Âge ♦ 20 ans dans sept minutes. Weeeh 8D Scénario ou inventé ♦ Prédéfini ! Comment as-tu atterri ici  ♦ En fouinant sur PRD. Fréquence de connexion ♦ Régulière, mais variable selon la montagne de boulot pour la fac qui s'entasse sur mon bureau. Mais j'ai un rythme de rp régulier et je suis toujours présente sur les forums au moins pour voir ce qu'il s'y passe, répondre aux demandes de liens, etc ! Remarque(s) ♦ Vous êtes fous   Code du règlement ♦ Validé par Logan o/ (WESH)

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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Sam 30 Nov 2013 - 23:51
Raconte-moi une histoire
Assis seul dans la pièce qui servait de salon à son logement de fortune à Calcutta, Bruce Banner observait d’un air absent les trois pilules au creux de sa main. Deux blanches, une jaune. Ses calmants, ces fidèles alliés qui lui permettaient à nouveau de garder le contrôle depuis la tentative d’invasion de Loki et son armée de Chitauris. De fidèles alliés, et aussi la preuve accusatrice de son échec. Il avait failli réussir, pourtant. A maîtriser Hulk. En tout cas, il l’avait cru pendant un court laps de temps. Il avait cru en la possibilité de revenir en arrière, d’être capable de reprendre le contrôle des montagnes russes, de sauter du bateau et de nager jusqu’à l’île déserte la plus proche : mais il était toujours coincé sur le pont, et la plupart du temps, ce foutu bateau avait l’air d’être bloqué en pleine tempête. Evidemment qu’il avait du mal à garder l’équilibre. Et avec ce monde qui devenait de plus en plus dingue, il se sentait lui-même glisser irrémédiablement vers cette instabilité qui s’était efforcé d’éviter depuis qu’il avait élu domicile à Calcutta quelques années avant de se faire enrôler par les Avengers. Un semblant de rire dépité franchit les lèvres du docteur. Il fallait vraiment qu’il arrête de se bercer d’illusions. Sa vie n’avait jamais vraiment ce qu’on pourrait appeler un modèle de stabilité, après tout.

Bruce Banner était né à Layton, dans l’Ioha, et était le fils unique de Brian et Rebecca Banner. De son enfance il ne gardait qu’un souvenir obscur et brumeux : il ne savait même plus s’il avait vécu dans une maison, un cottage, ou un appartement en ville, à quels jeux il pouvait bien jouer, s’il avait eu des camarades à l’école. Comme tous les adultes éclopés, son cerveau, aussi performant soit-il, avait décidé de lui-même de stocker quelques informations dans un recoin bien sombre de sa mémoire où il ne pourrait pas mettre la main dessus si facilement. Mais Bruce Banner était aussi un surdoué, quelqu’un dont le cortex cérébral refusait le fonctionnement normal et conservait les données passées avec une étonnante lucidité. Ce dont Bruce Banner se souvenait de son enfance, il s’en souvenait avec une précision effarante. Le silence à la maison qui suivait les explosions de colère, le bruit des débris de vaisselle ou des meubles abîmés par les traces de coup ; les sanglots de sa mère alors qu’elle essayait tant bien que mal de réparer les dégâts, tant dans la maison que sur leurs propres corps. Brian Banner avait été un physicien éminemment respectable avant de perdre son boulot et de sombrer dans l’alcoolisme ; comme mari et comme père en revanche, il faisait partie de ces ordures dont on ne voit jamais la fin de la noirceur. Il avait fallu beaucoup de temps à Bruce pour l’accepter. Rebecca, elle, n’avait jamais réussi. Bruce se souvenait parfaitement du regard de sa mère alors qu’elle s’effondrait au sol pour la dernière fois sous les yeux de son fils. Il se souvenait de l’exacte teinture de rouge qui se répandait sur la moquette alors que le sang désertait le corps de Rebecca, du son de la sirène d’ambulance et de celle de la police alors que les voisins, alertés par le bruit et les cris, avaient alerté les secours. Profondément ébranlé, Bruce avait mis des semaines à rouvrir la bouche, à accepter de parler pour raconter précisément ce qu’il s’était passé. Le savait-il lui-même ? Tout ce qu’il avait pu comprendre à l’époque, c’était que son père le haïssait, d’une haine suffisamment féroce pour lui administrer des corrections qui auraient parfois valu une visite à l’hôpital si Brian ne l’avait pas formellement interdit. Sous l’emprise de l’alcool et de ses délires, le physicien s’était imaginé que son fils avait été contaminé par ses recherches et devenait un mutant, et qu’il lui volait l’amour de son épouse ; et dans ces moments-là, Brian devenait pire qu’une bête sauvage. Aujourd’hui, quand il se regardait dans un miroir, Bruce ne voyait plus la moindre trace de cicatrices sur son corps (Dieu savait qu’elles avaient été nombreuses, pourtant) mais il avait parfaitement conscience que le traumatisme était profond et irréversible. Il l’avait toujours su, et en quelque sorte, l’avait accepté avec fatalité. Et surtout, il avait toujours su, depuis qu’il avait vu la tête de sa mère heurter violemment le pavé, qu’il ne vaincrait jamais la terreur que lui inspirait son père. Ce n’était pas un hasard s’il avait menti au tribunal, affirmant que son père ne les avait jamais frappés, et que Rebecca avait voulu s’enfuir sans aucune raison… Une erreur qui avait valu à Brian d’être libéré faute de preuves, jusqu’à ce qu’il ne se remette à martyriser son fils et qu’une institutrice à l’école, inquiète de l’état du petit garçon, ne vienne chez eux et ne surprenne Brian en train d’essayer de frapper son fils avec le tisonnier. De nouveau arrêté, Brian avait cette fois été condamné et jeté en hôpital psychiatrique. Quant à Bruce, il avait été placé chez sa tante, Mrs Susan Drake.

Il fallut quelques secondes à Bruce avant de se rendre que sa main tremblait et que sa vue se brouillait. Aussitôt il sentit son cœur accélérer, et n’attendit pas plus longtemps avant d’attraper le verre d’eau sur la table basse et d’avaler les trois calmants. Keep cool, Bruce. C’est du passé tout ça. Inutile de ramener l’Autre à la surface pour si peu ; ça ferait beaucoup trop plaisir à ton père.

A quoi aurait ressemblé sa vie si rien de tout ça ne s’était passé ? Serait-il quand même allé étudier à la Science High School, d’où il était sorti avec les félicitations du jury, avant de s’embarquer dans des études de physique nucléaire à la Desert State University au Nouveau-Mexique, puis à la Pennysylvania State Univeristy, et enfin au California Institute of Technology où il avait obtenu son doctorat avec tous les honneurs ? Probablement se disait-il, après tout ses capacités cognitives n’étaient pas remises en cause par ce que lui avait fait subir son père. Seulement, il n’aurait probablement pas été l’enfant, puis l’adolescent, puis le jeune étudiant sérieux, silencieux, effacé et distant qu’il avait été. Il aurait peut-être eu plus confiance en les autres, au lieu d’essayer de cacher sa méfiance et sa peur maladive derrière une muraille de froide assurance de scientifique ; une muraille qui ne s’était effritée qu’occasionnellement, lorsque ses recherches avec ses consorts l’avaient passionné au point de laisser tomber le masque et permettre au Bruce émerveillé par les sciences de reparaître à la surface. Il n’aurait pas perdu autant de temps sur les divans des thérapeutes qui n’ont jamais pu rien faire pour l’aider, et n’aurait probablement pas perdu confiance en la psychanalyse qui n’a rien pu faire pour lui non plus. Marche ou crève Banner, c’est la règle dans ce bas monde. Avec ton boulet au pied évidemment, mais des casseroles, qui n’en a pas ?
Il avait commencé à travailler pour le gouvernement tout de suite après l’obtention de son diplôme, ses extraordinaires capacités ayant évidemment attiré l’attention des plus hauts placés. Il avait vingt-sept ans à l’époque, venait de se faire quitter par sa petite amie qui en avait (et c’était compréhensible) assez de passer après son travail et ses recherches, et la vie devant lui. Un nouveau point de départ, une nouvelle chance. Tu parles, Charles. Son père l’avait toujours qualifié de « monstre » et d’ « anomalie » : délires d’alcoolique enragé peut-être, mais néanmoins prémonitoires. Quelle ironie, quand on y pensait. Lui qui avait passé sa vie à fuir le fantôme d’un père abusif en essayant de devenir meilleur que lui, meilleur physicien et meilleur être humain (car malgré sa froideur toute scientifique, Banner pouvait s’enflammer pour des causes comme la justice, l’éthique de la science, et était profondément humaniste et non-violent), il avait fini par devenir le monstre prédit. Pendant plus de quatre ans, Bruce avait travaillé sur un projet top-secret pour le gouvernement, la bombe-G : une bombe révolutionnaire utilisant des rayons gammas pour principale technologie, un tout nouveau type de bombe nucléaire. Comme Einstein ou Oppenheimer avant lui, Banner s’était leurré en pensant que sa création pourrait contribuer à dissuader les dirigeants de ce monde à se faire la guerre, et ainsi œuvrer pour la paix. Pauvre fou, songea-t-il en soupirant, observant l’eau tournoyer dans son verre alors qu’il jouait avec presque inconsciemment. Comme d’habitude, tout ce qui intéressait le gouvernement, c’était le pouvoir. Et Banner n’en pouvait plus, de la violence. Elle le rendait malade. A l’université il s’était essayé à la boxe pour évacuer l’anxiété et la colère réprimée durant son enfance ; il n’avait pas tenu plus de deux semaines. Et il était resté comme ça, sans savoir quoi faire de ce magma intérieur qui bouillonnait depuis des années et le rongeait sans cesse depuis les premiers coups, comme un acide. Avait-il, inconsciemment, cristallisé toute cette amertume et cette rancœur dégueulasse dans la bombe Gamma ? Peut-être. En tout cas, il en avait payé le prix lors de ce test raté, alors qu’il refusait avec entêtement de donner la formule à son collègue Igor Starsky pour s’assurer de la sécurité de l’opération, alors qu’il lui ordonnait de retarder le détonateur pendant qu’il s’élançait sur le terrain pour hurler à ce gamin inconscient de dégager, qu’une bombe nucléaire allait exploser, alors qu’il le traînait puis le jetait dans la tranchée de sécurité. Nick Jones s’y trouva à temps : Banner fut frappé de plein fouet par le souffle de l’explosion et les rayons Gamma. Par quel miracle ne fut-il pas tué sur le coup ? Personne ne le savait. Mais ce que personne ne savait, et Bruce encore moins que les autres, c’était que le destin qui l’attendait était encore pire que la mort.

Il était resté des heures à l’infirmerie, se demandant pourquoi on le retenait là alors qu’il allait bien. Attendait-on de le voir mourir ? Savait-on quelque chose de son état qu’il ignorait ? L’angoisse l’avait étreint, et à mesure que les heures passaient, l’étouffait de plus en plus. Il se souvenait de la compression de ses poumons, de son rythme cardiaque affolé, de la sueur sur son front, et du malaise qui avait suivi. La dernière chose dont il se souvenait avant de s’être transformé en Hulk pour la première fois, c’était du regard effaré de Nick Jones qui le regardait, hébété, devenir le Monstre.

Jamais il n’avait connu d’expérience plus terrifiante. Il n’avait aucun contrôle sur ce corps en mutation, difforme et effrayant, et pourtant était conscient de ce qu’il se passait ; il savait qu’il était en train de défoncer le mur rien qu’en poussant dessus, il savait que ces rugissements de l’Enfer venaient de sa cage thoracique, il savait que c’était ses poings qui envoyaient voler les gardes qui essayaient de l’arrêter contre les murs. Et pourtant, ce n’était pas lui qui avait le contrôle. C’était l’Autre. Hulk. Lorsqu’il avait retrouvé son état normal, il était dans le désert, à quelques mètres d’une petite bourgade, ses vêtements en lambeaux. Incrédule et surtout terrifié, il avait mis de longues minutes à être de nouveau capable d’agir, et s’était fait violence pour se relever et se mettre à l’abri. Après ça, nul doute qu’on se lancerait à sa poursuite. Il avait volé des vêtements qui avaient été mis à étendre devant une maison, et s’était débrouillé pour rallier une plus grande ville en stop. Complètement démuni et perdu, il n’avait dû son salut qu’au jeune Nick Jones, qui l’avait retrouvé et, par gratitude pour lui avoir sauvé la vie, avait décidé de l’aider. Grâce à Nick, Bruce avait de nouveau son porte-feuille et les clés de son appartement : juste ce qu’il lui fallait pour rentrer en quatrième vitesse rassembler des affaires et fuir. Et ne plus jamais se retourner.

Mais les autorités, et surtout le SHIELD étaient déjà sur le coup. Il avait réussi à rentrer chez lui et repartir en avion pour New York, où il comptait bien se faire oublier mais le colonel Ross et le SHIELD retrouvèrent sa trace rapidement. Leur erreur la plus fatale fut d’essayer de l’arrêter. Ce soir-là, tout le monde comprit qu’il était impossible d’arrêter Hulk. Une partie d’Harlem fut pratiquement détruit, on décompta plus d’une dizaine de victimes (principalement des policiers que Hulk avait envoyés dans le décor) et la créature s’était volatilisé. Lorsque, le lendemain matin, Bruce vit les nouvelles dans le journal et comprit la monstruosité de ce qu’il avait commis, il prit la résolution de partir. Un exil, un autre. Betty avait essayé de le retenir, Betty qui l’aimait malgré tout, Betty qui croyait en eux quoi qu’il arrive. Mais c’était au-dessus de ses forces. Pour le moment, Bruce était un danger pour son entourage. Il était impératif qu’il s’en aille. Si Betty avait été victime de sa nouvelle condition, il ne l’aurait pas supporté. Il avait donc quitté le pays sans projet de retour, et avait voyagé aussi loin qu’il le pouvait, à la recherche de solution pour se ‘soigner’, pour essayer de comprendre le monstre qui l’habitait. Mais malgré tous ses efforts, Hulk finissait toujours par réapparaître et faire des ravages sur son passage. Bruce n’en pouvait plus. Quelque part en Amérique du Sud, désespéré, il prit un revolver, mit le canon dans sa bouche, et tira. Et comme il devait l’expliquer quelques années plus tard aux Avengers : « l’Autre a recraché la balle ». C’était sans issue. Alors il se remit en route, errant sans autre but que d’essayer de mieux comprendre et mieux contrôler la Bête qui sommeillait en lui.

Et peu à peu, il y parvint. Des heures, des jours, des mois de solitude et de réflexion pour cerner le problème, affronter sa terreur, faire face au Monstre à l’intérieur. La colère et la peur étaient la clé. La colère et la peur qu’il n’avait jamais cessé de ressentir autant que de redouter depuis son enfance, ce poison savamment distillé dans ses veines par son père, étaient la cause de la présence de Hulk et la détente qui le poussaient à s’éveiller dans certaines situations. Fort de cette certitude, Bruce s’était dès lors efforcer de contrôler non pas le monstre, mais ses émotions. Il enferma son émotivité dans un placard fermé à double tour, travailla énormément sur lui-même, suivit plusieurs initiations en Chine ou en Inde dans des temples pour apprendre l’art de la méditation ou de la maîtrise de soi. Il ne devait plus rien laisser échapper à son contrôle. Et peu à peu, cet apprentissage paya. Bruce Banner avait réussi à enfermer l’Autre, et retrouvé un peu de sérénité. Pour la première fois depuis des années.

Cela faisait un an qu’aucun incident ne s’était produit quand Natasha Romanoff fit irruption dans sa vie. Il était alors établi à Calcutta, où il se rendait utile comme médecin grâce à ses souvenirs de ses cours de médecine à la Science High School. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était mieux que rien, et s’il n’était pas heureux il n’était pas non plus trop malheureux. Natasha était un brusque rappel à la réalité. Il avait hésité, et même en acceptant il était toujours réticent, angoissé à l’idée que Hulk puisse refaire surface dès qu’il poserait le pied sur le sol américain. Et une fois encore, rien ne s’était passé comme prévu. Banner avait accepté d’aide SHIELD et Nick Fury, et à son grand étonnement s’était plus ou moins intégré à ce groupe étrange que Fury appelait « les Avengers ». Une bombe à retardement selon Banner, qui n’avait confiance ni en lui-même ni en les capacités de contrôle de ses camarades, mais la suite l’avait détrompé. Il ne se pardonnait pas d’avoir failli tuer Natasha, mais n’oublierait jamais cet instant où il était revenu, où il avait enfin pris son courage à deux mains, et avait fait face à cette espèce de monstre-dragon de l’espace qu’Iron Man avait amené sur eux. « Tell him to suit up », avait-il dit. Et Bruce avait réussi. En une seconde, il avait rassemblé tout ce qu’il avait appris au cours de ces dernières années de vagabondage, avait fait face à toutes ses hantises et ses cauchemars les plus profonds, avait chopé le Monstre par la peau du cou et l’avait amené à la surface. A la différence que cette fois-ci, c’était lui qui était aux commandes. Comme Stark lui avait dit : « I learnt how ». Bruce esquissa un sourire amusé au souvenir de ce moment particulièrement jouissif où il avait malmené Loki – mais la vengeance était justifié, cet enfoiré avait failli lui faire tuer sa camarade – comme un mioche de trois ans envoie valdinguer un hochet. Puny God. Puis il étaient repartis, chacun de leur côté. Bruce n’avait pas essayé de revoir Betty. Il avait essayé de penser à elle le moins possible ces dernières années, de se détacher complètement de son souvenir pour que son image arrête de lui faire mal et de l’empêcher de dormir. Et petit à petit, il pensait avoir réussi. Leur collaboration passée, leur amour naissant à l’abri du regard du colonel Ross, le soutien sans faille de Betty alors qu’il se cachait à New York avec elle, ses larmes alors qu’il lui annonçait qu’il partirait et ne reviendrait pas. Aujourd’hui, ces images étaient comme figées dans son esprit, anesthésiées. Jamais parties, mais suspendues dans le temps. Et il craignait plus que tout de revoir Betty, ignorant quelle serait sa réaction, ignorant même ce qu’elle était devenue. Il craignait d’apprendre qu’elle avait refait sa vie alors qu’il en avait été incapable, il craignait d’apprendre qu’elle l’aimait encore, il craignait de réaliser qu’il ne l’avait en réalité jamais oubliée. Alors il attendait, enfouissait, réprimait. Ca, c’était au moins quelque chose qu’il savait très bien faire.

Et puis le monde était devenu fou. Ces manifestations contre les super-héros et autres êtres surhumains, cette Purge comme ils l’appelaient, cette haine aveugle l’avaient stupéfait. La peur était revenue. Mais cette fois, Bruce savait que tout n’était pas sans espoir. Il avait reçu l’appel de Steve, et évidemment, il avait accepté. Bruce Banner n’était toujours pas un combattant, ni un soldat ; il détestait toujours autant se servir de ses poings et n’était toujours pas complètement maître de Hulk. Mais cette fois la différence était assez notable pour le convaincre d’y retourner : cette fois, il n’était plus seul.


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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Sam 30 Nov 2013 - 23:58
Ouais on est fous, mais tu nous aimes bien quand même non ? :77:

Bienvenue à toi, excellent choix tu pourras toujours faire Wanda en DC : tu as 7 jours pour finir ta fiche, si tu as des questions ou besoin d'un délai, n'hésite pas ♥


*ceci fait, cours se cacher très loin du monstre vert*


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A lie is a story told.
That’s all. And we can rewrite our stories, all of us. Write our own happy endings, our own redefinitions. We don’t have to be what we’re told to be, even by ourselves. But…if you really want to change, you can’t just trick yourself into thinking you already have. That’s a trick never worth playing.
 
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 0:07
Bienvenue  ! Youpiiii, la bande est au complet *_* ! Bonne chance pour ta fiche, il me tarde de rp avec vous Mr.Banner *_* !
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 0:21
Mon copain Banner qui a bien failli me faire ma fête si Thor n'était pas intervenu

Bienvenue parmi nous, cela fait énormément plaisir, les Avengers bientôt réunis :28:  (Tony on va finalement l'avoir notre rp )
Je suis impatiente de pouvoir rp avec toi, si tu as la moindre question, le staff est là pour te venir en aide alors n'hésite pas
Bon courage et à très vite docteur :21: 
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 0:32
Merci vous tous pour votre accueil !  

Loki - Bien sûr que je vous aime bien quand même, c'est positif d'être fou sur un rpg Rire  et puis avec l'accueil que j'ai eu sur la CB, comment ne pas être heureuse comme tout ? :21: 

Lucy - De même Miss Patterson, vous avez une place toute réservée sur ma future fiche de liens ! :28: 

Natasha - NATASHAAAAA (oui, j'aime d'amour ce personnage :27: ) ! Sans rancune j'espère, j'étais pas tout à fait moi-même, et ça va mieux depuis :51: par contre je suis curieuse de savoir de quel rp avec Tony tu parles dis donc, on peut en savoir plus ? :face:  merci pour ton accueil en tout cas ! :61: 

Ca me fait presque regretter de partir en excursion demain, mais je reviens en force lundi pour faire cette fiche ! :52: :52: 
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 0:52
Sans rancune, mais j'espère juste ne plus avoir à revivre cela et puis Loki est un meilleur joujou n'est-ce pas
Tony est impatient de pouvoir rp avec tous les Avengers, une réunion secrète peut-être
Avec ton arrivée et celle de Spiderman, ce rp ne va plus tarder

Pas de soucis, tu as 7 jours pour remplir convenablement ta fiche
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 0:54
Loki a une meilleure pénétration dans l'air, et il rebondit mieux au contact du sol, je te le concède *ZBAF* et puis on frappe pas les copines, non mais oh !

OH OUAIS, un rp tous ensemble de réunion secrète de ouf comme des agents secrets trop superpuissants  (et à la fin le local sera totalement détruit, ruiné, bousillé, parce qu'ils se seront chamaillé... VDM xD)
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 1:03
BANNER ♥ bienvenue chez nous    
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MessageSujet: Re: Bruce Banner - The Hulk - One Angry Man   Dim 1 Déc 2013 - 1:13
Bruuuuuuuuuuuce Wayne Bienvenuuuuuuuuuuuue officiellement sur le forum et bonne chance pour ta fiche !

C'est agréable de voir de nouveaux visages aha . J'espère que tu te plairas parmi nous . j'ai vu que tu avais hésité à jouer Wanda . L'un ou l'autre , cela reste pour moi un très bon choix . Mais bon , comme l'a dit Loki , tu pourras toujours te faire la belle Maximoff en DC (a) . Bon jeu sur MER !
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